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Il ne faut pas désespérer MÉLENCHON

Après Billancourt (Hauts-de-Seine), c’est une autre cause désespérée qu’il s’agit de soutenir : Jean-Luc MÉLENCHON. Le président du Parti de gauche (PG) confie sa lassitude au site internet Hexagones. Il se dit « fatigué », « avoir besoin de bailler aux corneilles » et reconnaît même un « échec » du Front de gauche (FDG). L’homme annonce prendre du recul par rapport à son action politique.

Ce n’est plus une déprime, c’est une dépression. Après l’échec immérité du Front de gauche aux européennes (un des rares à avoir un programme) et face aux communistes qui cherchent à casser l’alliance du Front de gauche, c’est six années d’efforts depuis 2008 qui sont remis en cause et une grande absence de reconnaissance envers l’homme aux 11 %.

MÉLENCHON, le socialiste qui voulait rénover le communisme

Quand en 2007, Marie-George BUFFET mobilisait 700 000 électeurs pour faire 1,93 % des suffrages, MÉLENCHON en captait 4 millions soit 11,1 % en 2012. Un score à deux chiffres que les communistes n’avaient plus connu depuis les 15,35 % de Georges MARCHAIS en 1981. Mais surtout un résultat permis par le rassemblement autour d’un homme de socialistes, de communistes, d’écologistes et d’alternatifs. En 2008, MÉLENCHON créé le PG comme une dissidence au PS, revenant aux fondamentaux de la gauche, dévoyée par un PS social-libéral. À l’occasion des élections européennes de 2009, il propose le rassemblement du FDG pour conforter cette alliance et réalise 6,05 %. Outre, les désirs de revenir dans sa vraie famille politique (des trotskistes) et de profiter du réservoir de voix communistes, il y avait aussi la volonté de créer une vraie gauche, fidèle à MARX et à JAURÈS, ce que les électeurs dits « de gauche » n’ont jamais compris.

La rupture viendrait du Parti communiste (PC) qui préfère le PS au PG

Au PC, la plupart des cadres n’ont jamais pu « encadrer » Jean-Luc MÉLENCHON. Pour autant que Pierre LAURENT, secrétaire général du PC et Marie-George BUFFET se forcent, André CHASSAIGNE, président du groupe communiste à l’Assemblée ne se prive pas de critiquer l’ancien Essonnien. Les élections municipales de 2014 ont laissé paraître le malaise latent avec une frange du PC franchement hostile à MÉLENCHON, qui a lâchement préféré aller se cacher avec le PS tout en espérant obtenir plus de poste. Ce fut le cas à Paris où cela ne servit que les intérêts de Ian BROSSAT ou à Savigny-sur-Orge où le PC se décrédibilise avec un Laurent LIEPCHITZ qui ne connaît pas la ville. Tout le problème vient du fait que le PC ne comprend pas qu’il perd en visibilité et donc en voix en se terrant avec le PS qui ne manque pas une occasion de les trahir, comme Ramzy HAMMADI le fit en 2012, leur ravissant la septième circonscription de Seine-saint-Denis.

Une stratégie politique du PC minable à court terme, mortelle à long terme

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le PC perd en effet ses derniers bastions qui lui sont conquis par le PS. (En 2014, par la droite à cause du rejet massif de la gauche qu’incarne HOLLANDE). L’exemple de la Seine-saint-Denis est frappant à ce sujet avec les offensives massives de Claude BARTOLONE à chaque élection pour implanter le PS au détriment du PC. Les socialistes se croient malins à épuiser son principal réservoir de voix, jusqu’à ce qu’il n’existe plus. Les socialistes se prennent pour MITTERRAND sauf qu’ils n’ont pas l’habileté politique de notre dernier président de droite (de conviction, pas d’action). La ceinture rouge des années 1960 s’étiole progressivement tandis que le PC perd toujours plus d’élus, de villes, de cantons, de circonscriptions. Leur message politique est parfaitement inaudible. On ne se souvient plus du PC lorsqu’on parle de la fête de l’Humanité ou qu’on revoit Robert HUE à la télé ou des archives de Georges MARCHAIS.

Incapables d’incarner une alternative à la gauche molle du président HOLLANDE 

Mais le problème du FDG est de n’exister que grâce à MÉLENCHON dont les coups de gueule répétés ont fini par en agacer plus d’un. L’ancien plus jeune sénateur de France, élu à Massy (Essonne), vole immanquablement la vedette à ses camarades (sauf peut-être à Clémentine AUTAIN). Pourtant, les personnes proches qui l’entourent sont aussi intelligentes, voire parfois plus compétentes que lui : Martine BILLARD, Clémentine AUTAIN, François DELAPIERRE, Éric COQUEREL, Marc DOLEZ, Jacques GÉNÉREUX, Alexis CORBIÈRE, Gabriel AMARD son gendre, RAQUEL GARRIDO son avocate… Jérôme GUEDJ aurait eu sa place s’il n’avait pas préféré le PS… De 2008 à 2012, ils ont été les chantres de l’antisarkozysme. Mais c’est le PS qui en a récolté tous les lauriers. Et aujourd’hui, trop peu leur font confiance pour faire mieux que HOLLANDE à gauche.

Terrassé par la guerre des fronts puis par la guerre républicaine (UMPS contre FN)

Elle était annoncée pour 2012 mais elle a tourné au désastre : 17,9 % pour le FN à la présidentielle de 2012 contre 11,1 % pour le FDG. MÉLENCHON se voulait le seul vrai pourfendeur de Marine LE PEN. L’homme a  bien compris que les extrêmes ne sont pas figés et passent de la gauche à la droite en fonction du climat politique. Mais les Français ne l’ont pas suivi. Et on ne peut alors pas impunément taper sur la gauche à laquelle on appartient. Dans le même temps depuis 2013, les électeurs traditionnellement PC, partent au PS, craignant un nouveau « 21 avril 2002 », tandis que nombreux au PS cèdent aux sirènes du FN. Alors dans ces conditions, blessés par leurs divergences programmatiques comme par exemple les positions sur le nucléaire (PC pour ; FDG contre), l’extrême-gauche communiste ne peut pas survivre. Et le choix de MÉLENCHON apparaît, éclairé ainsi, comme le plus raisonnable : renoncer à diriger un ensemble indirigeable qui s’est lassé de lui.

C’est une histoire qui n’est pas finie. Au dernier moment, le PC ne lâchera pas MÉLENCHON dont ils ont trop besoin. Mais l’utopie du « pouvoir au peuple » et du FDG est morte. Jean-Luc MÉLENCHON ne peut plus dire « Place au peuple » en ne rassemblant que 6 % de la population. Il est certain que sa pause politique, si l’extrême-gauche ne se recompose pas, affectera durablement la gauche française jusqu’à créer un nouvel équilibre :

– Gauche-Extrême-gauche : 32 %

– Centre (droit) : 10 %

– Droite : 33 %

– Extrême-droite : 25 %

Et l’élimination systématique de la gauche lors des grands scrutins.

P.-S. : J’ai déjà rencontré Jean-Luc MÉLENCHON un jeudi midi dans le Xème arrondissement parisien. Il marchait seul, vêtu d’un blouson en cuir, et tenant sous le bras un journal écrit par ceux qu’il fait tant semblant de détester pour attirer l’attention médiatique. Il m’a paru « petit » puisqu’il doit mesurer autour de 1m70, quand j’en fais 1m75. Nous avons un ami commun en la personne de Mgr Guy HERBULOT.

Et Jean Estivill reparut

Article initialement rédigé à destination du site www.vivons-savigny-autrement.fr

Il voulait casser du « catholique intégriste » pendant la campagne des élections municipales 2014. Il injuriait copieusement tant ma personne que mes colisitiers VSA sur son site marxiste. Nous avons fait 6,47 %. Ils ont fait 2,84 %. Il avait disparu. Il est de retour et n’a toujours rien compris à rien : voilà Jean Estivill.

Commençons par démystifier le personnage.

1. Il fut le complice de Marsaudon qui bloquait la gauche à Savigny. Il fut ensuite celui de Spicher-Bernier. Et s’il n’avait pas fait un petit score en mars 2014, il aurait fusionné avec l’ancienne édile et Fabre.

2. Son parcours est sinueux : il a commencé contre le maire Bockelandt. Jusqu’à s’en réclamer à compter de 1995. Il est passé par le PS puis le PC puis le FDG puis le POI, le modèle de David Fabre ?

3. Ce marxiste est malhonnête. Il n’a même pas suffisamment d’amis sur la ville pour composer sa liste. Alors il est obligé de mettre trois personnes de sa famille sur sa liste en 2008 comme en 2014 (Lui en N°1, son ex-femme Monique Goulène-Estivill et toujours une de ses filles). Une légende urbaine veut même qu’en 2001, une femme ait été inscrite contre son gré.

4. Le grand professeur d’Histoire du collège Mermoz n’a qu’une courte carrière à Savigny (et dans l’enseignement en général). Il fut longtemps un des 20 000 planqués de l’Éducation nationale, préservés des têtes blondes par ses activités militantes et syndicales. Tant mieux ! C’est toujours des générations préservées des socialo-communistes.

5. Les discours de Jean Estivill, président de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants) sont toujours hors-sujets. C’est parce que l’homme instrumentalise l’ARAC pour exister et se montrer (et participer au repas des anciens combattants). Moi, j’ai du mal, avec une partie de l’ARAC, celle qui a saboté les équipements militaires français depuis 1940 au nom de l’idéal socialiste.

6. Il a légèrement revu sa biographie. Le fils de républicains espagnols est né en 1947, soit au minimum 7 ans après que ses parents aient quitté la péninsule ibère. Donc le gamin Jean a eu une instruction des plus françaises.

7. Que Jean Estivill n’oublie jamais qu’il n’est pas le seul fils de déportés. Quand on voit la manière dont il se comporte avec d’autres fils de déportés, au Conseil municipal de Savigny lorsqu’il était élu notamment, on voit que le bonhomme n’a pas de leçons à donner.

8. Sauvés par ses amitiés mélenchoniennes, Jean Estivill ne disparaîtra jamais. mais il va tranquillement passer le flambeau à ses filles qui vont lui succéder.

Maintenant, pourquoi revient-il pour une réunion publique sur les rythmes scolaires (le 4 juin à 20 h 30 à la salle Carnot) ? L’homme qui ne s’intéresse pas à la vie publique s’il n’est pas élu (il n’a pas remis un pied en Conseil municipal ni à l’agglomération), prétend que la nouvelle municipalité est favorable à l’application des rythmes scolaires.

OR, elle est CONTRE. Et les bébés Marsaudon étant aussi incompétents les uns que les autres, Éric Mehlhorn ne dérogeant pas à la règle, il a proposé une motion contre les rythmes scolaires à Savigny.

1. Quelle manque de personnalité pour ce nouveau maire qui est obligé d’appliquer les consignes départementales de l’UMP !

2. À quoi sert une motion prise en Conseil municipal ? Nous renvoyons l’équipe municipale au Code général des collectivités locales.

3. Que vaut une motion contre la Loi française ? Soit on a l’ambition et on n’applique pas, sans justification. Soit on s’écrase…

Que se sera-t-il passé à la réunion du camarade communiste ? je ne sais pas. Je n’avais pas de temps à perdre à aller l’écouter bavasser. Mais pour quelle résultat. L’homme n’a plus aucun pouvoir.

À moins que le nouveau Maire – bébé Marsaudon de surcroît, qui devrait être, vu le thème de la réunion décidé récemment, à l’origine du prêt de salles, ait besoin d’un soutien comme ses prédécesseurs du côté de l’extrême-gauche.