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Des questions sur la communication de Nadège ACHTERGAËLE

Ce n’est pas la première fois que j’épingle Nadège ACHTERGAËLE, première adjointe de Savigny-sur-Orge, sur sa manie de donner à croire qu’elle travaille en publiant des photos de piles de dossiers des services techniques. J’avais d’ailleurs commencé en tweetant qu’à Savigny-sur-Orge, les stylos travaillent plus que les élus. Blague à part, et au delà de l’exercice communicationnel flagrant, une telle photo pose plusieurs questions.

D’un point de vue de lecture de l’image (notre cerveau lit en F), c’est d’abord la masse de dossiers qui s’impose à nous ; le rôle du stylo ne se comprenant d’ailleurs qu’en lisant le commentaire accompagnant le post Facebook. D’où cet insidieux sentiment d’admiration ou de jalousie qui se dégage que c’est l’adjointe à l’Urbanisme qui a tout fait de bout en bout, alors qu’elle s’est limitée à signer des arrêtés ou des autorisations, qui n’ont même pas été rédigés par elle !

C’est maintenant qu’il faut dénoncer le scandale de la récupération politique du travail d’une administration ? N’importe qui de n’importe quel parti, qui serait adjoint à l’Urbanisme à Savigny, aurait eu à signer ces documents. Il n’y a donc réellement aucun mérite pour la dame de le faire, d’autant que c’est le maire de la commune, qui même s’il lui a donné délégation de signature, reste responsable devant la Loi des contentieux qui pourraient naître de ces affaires.

Si beaucoup de dossiers signifie beaucoup de travail, le fait qu’il y en ait 31 sur la photo nuance cependant l’effectivité du travail accompli. Non pas que je doute des capacités de Nadège ACHTERGAËLE, certainement brillante ingénieure, et bardée de tout un tas de diplômes que je n’aurais jamais pu obtenir, mais je ne pense pas qu’il soit possible, en une seule matinée, de traiter convenablement 31 dossiers d’urbanisme, laquelle matière est particulièrement réglementée.

Est-ce finalement à comprendre que Nadège ACHTERGAËLE se limite à signer des documents, a fortiori sans les lire ? Est-ce que le boulot d’un maire-adjoint à l’Urbanisme, dont la compétence a d’ailleurs été transférée à l’intercommunalité du GOSB, se résume à parapher des documents ? La communication de Madame ACHTERGAËLE est en plus mauvaise, en tant qu’elle ne couvre qu’un seul aspect de son rôle d’adjoint, là où elle pourrait en faire plus.

Reste enfin un aspect psychologique. Pourquoi la dame a-t-elle besoin de publier régulièrement de telles photos ? Est-ce que Nadège ACHTERGAËLE ne fait pas tout cela pour en fait s’auto-convaincre personnellement qu’elle travaille et qu’elle est utile dans sa mission d’élue ? Or, il y a vraiment des dizaines de personnes sur Facebook qui trouvent que c’est génial, alors que signer des documents lorsqu’on est élu n’est qu’une partie de la mission normale d’une élue…


Une communication enfantine qui oscille entre propagande et manipulation.



À Grand-Vaux (Savigny-sur-Orge), le Parisien fait de la communication politique

Dans la presse, il y a une règle, c’est trois sources par article pour pouvoir les confronter. Ce mercredi 2 novembre 2016, le Parisien Essonne a encore offert une tribune à Farid BOUCHELOUCHE qui a manifestement raconté n’importe quoi, à moins que le journaliste Laurent DEGRADI n’ait rien compris de ses explications. Toujours est-il qu’on continue la manipulation à Grand-Vaux en développant l’idée d’une fiction participative citoyenne.

Comme c’est bizarre ! Plusieurs dizaines d’habitants me disent ne pas être informé de ce que fait le Conseil citoyen (si toutefois, ils savent qu’il existe). De toute façon, ils ne croient très majoritairement plus aux inventaires des dysfonctionnements ou aux pétitions qu’on leur fait signer depuis des années. Alors la rénovation, elle relève plus du mythe, surtout qu’à bien écouter les habitants, que ce soit 2020 ou 2024, ils espèrent bien ne plus vivre dans le quartier…


De la propagande

En fait, il manque la mention de publi-communiqué au dessus de l’article. C’est beau, c’est lisse, c’est positif, c’est constructif. On ne s’interroge pas sur les sept démissions au bout d’un an. On ne cherche pas à comprendre l’opacité, pourquoi on demande aux membres du Conseil citoyen de garder le secret sur leurs travaux. On ne se mouille surtout pas pour émettre un avis sur la plainte de M. VAGNEUX relatif à un certain nombre de dysfonctionnement factuels !!!


Réécrire l’Histoire

Le Conseil citoyen n’est pas un rassemblement citoyen spontané mais bien une obligation légale qui ne vise qu’à donner une caution populaire légitimante aux projets choisis en vérité par la Ville et l’ANRU. D’ailleurs, les conseillers citoyens ne peuvent se prononcer, de manière consultative, que sur des projets déjà établis entre lesquels on leur donne le choix. Rappelons au passage que le Conseil citoyen est établi par le service Politique de la Ville, à sa discrétion.


Des intérêts (personnels et collectifs) de peser

Comme j’ai l’esprit tordu, je traduis « peser » par « faire pression« . Or en plus, quand tu es un acteur à part entière d’un projet, tu n’as pas besoin de « peser » pour te faire entendre. Et c’est là que le bat blesse, parce que sur la photo de cet unique lieu de débat connu, qui doit représenter les « ils » voulant peser, je n’y vois surtout que les amis de la CNL (Confédération nationale du Logement), présidée par Farid BOUCHELOUCHE. Serait-ce donc un lobby ?


D’autres incohérences

  • Le Conseil compte désormais 32 membres alors que son dernier règlement intérieur fixait le maximum à 27, chiffre impair devant donner la majorité au collège Habitants…
  • Si 32 membres sont élus, combien siègent réellement ?
  • La venue de la Préfète est un faux-événement. Son déplacement est un spectacle politique protégé pour montrer que l’État va dans les quartiers sensibles. Mais rien n’a changé, d’autant que comme lorsque JUPPÉ va à Argenteuil ou qu’un ministre va dans une prison, on a tout bien nettoyé avant ! Donc elle ne peut même pas faire semblant de prendre conscience de ce qu’elle sait déjà qui ne va pas.
  • L’abandon de Grand-Vaux est une légende urbaine qu’on fait circuler pour entretenir un mythe et se faire plaindre. C’est un des quartiers dans lequel on a dépensé le plus d’argent, notamment pour les constructions et les rénovations. Ensuite, peut-être que si certains habitants ne caillassaient pas certains services publics, alors peut-être que ces derniers seraient encore là…
  • Alors que Farid BOUCHELOUCHE a toujours eu des conflits avec le bailleur qui ne respecte pas ses engagements, voilà qu’il accepte de relayer un énième sondage bidon qui doit être remis aux acteurs de l’ANRU qu’ils sont eux-mêmes. Quel aveu d’impuissance du Conseil citoyen et du bailleur, qui ont encore besoin d’un diagnostic après tous ceux qu’on leur a soumis… Ils achètent la paix sociale en se bougeant.
  • Voilà maintenant que Farid BOUCHELOUCHE, qui n’est que président de la CNL, qui n’est qu’une des deux associations (avec la CLCV) représentante des locataires auprès du bailleur, est devenu « responsable de l’association des locataires« . Certes, il représente un courant majoritaire, ce qui reste à relativiser au vu de la participation, mais il n’est pas tout seul.
  • Le Conseil citoyen espère faire venir des médecins grâce à son action… Je ne suis pas certain qu’il ait bien compris son rôle…
  • Je suis gêné par l’emploi de ce mot de priorités. Comme si on pouvait dire qu’il y a des sujets plus prioritaires que d’autres alors que dans le cas présent, ils sont tous liés !!!
  • Sacrée Louisette DA SILVA (« la retraitée ») et son obsession de l’offre de soins.
  • Pas un mot sur la maison du projet qui aurait dû ouvrir au plus tard en septembre. Nous sommes en novembre.

maison-du-projet


Pendant ce temps, la Ville refuse toujours de communiquer le texte du protocole de rénovation signée par la Préfète, donc ils savent déjà qu’il comporte des éléments que le public ne doit pas connaître. Dommage donc qu’une minorité, gonflée d’orgueil parce qu’on leur a donné une responsabilité en carton, ne joue pas le jeu, et qu’ils instrumentalisent la presse, sûrement au moyen de certaines aides, pour faire paraître un contre discours illusoire face à la dure réalité.


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