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L’Homme est ontologiquement de droite ; être de gauche est une construction sociale et un caprice civilisationnel

Avoir l’ambition de traiter ce sujet sous la forme d’un billet de blog, alors qu’il mériterait un essai entier, est intellectuellement très discutable.

Mais comme je m’étais bien déjà essayé de le faire pour dire que l’Homme est ontologiquement religieux


À plus forte raison contestable lorsqu’on s’essaie d’observer le caractère ontologique (naturel, par essence) d’une valeur, dont vous expliquez dans le même titre, que son opposé n’existe que par le fait d’une construction sociale !

Tout le débat étant déjà de savoir si la vie en société est-elle même ontologique à l’Homme…

Personnellement, je pense que OUI, et que la première mini-société de l’Homme est sa famille, depuis même les temps préhistoriques.

Mais je pense aussi que cette affirmation est discutable.


Alors que savons-nous de l’essence de l’Homme ?

Certains historiens, philosophes, sociologues, anthropologues ainsi que des psychiatres nous donnent quelques pistes : il y a des instincts (de vie et de mort) et des comportements communs que l’on observe dans la nature.

Je vous propose de partir de cette base et de les observer au travers du prisme de l’Histoire, sur des centaines de milliers d’années.


Passé ce premier obstacle, s’impose le débat autour de la définition des termes : la gauche, la droite, la société et la civilisation.

Avec cette difficulté supplémentaire que la gauche et la droite ont évolué dans le temps, et que ces concepts n’ont de sens que par rapport au contexte européen qui entoure leur naissance et qui en a défini un certain nombre de caractères.


Personnellement, je situerai la naissance de la gauche au moment de ce que Paul HAZARD a appelé la « crise de la conscience européenne » (1680 – 1715). D’où le fait qu’il ne devienne réellement possible de parler de « gauche » qu’à partir de ce moment de l’Histoire. Oui, les Gracques, au IIe siècle avant J.-C. proposent une politique, qui à l’aune de nos critères serait de gauche, mais cela n’a pas de sens de parler de gauche à l’époque ; pas plus que de droite.

Par contre, je soutiens que le libéralisme a toujours existé, bien avant la formalisation de la théorie classique d’Adam SMITH lors de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et guidé les relations marchandes des Hommes entre eux, y compris le troc, lequel ne fonctionne que dès lors qu’on donne de la valeur aux choses pour pouvoir les échanger.


Qu’est-ce que la droite ? Qu’est-ce que la gauche ?

Parce que là aussi, je pourrais en faire des dizaines de pages, je vais aller au plus simple et m’appuyer sans honte aucune sur Wikipédia qui classe une liste de valeurs à droite et à gauche, à l’aune de nos critères contemporains.

À droite, on trouve la liberté, le mérite, l’ordre, la sécurité, la tradition, le conservatisme…

À gauche, on trouve l’égalité, la solidarité, le progressisme, l’insoumission…

Certaines de ces valeurs s’opposent entre elles, quand bien même d’autres se sont construites les unes contre les autres. Elles ont surtout pris du sens, en lien avec le développement d’une bourgeoisie observant le creusement des déséquilibres de la répartition des richesses.


Mais le fait est, que aussi loin que l’on puisse remonter dans l’Histoire, et même encore avant, l’Homme a finalement toujours préféré sa liberté à l’égalité, sa sécurité à l’inconnu, sa propriété à la collectivité, la sédentarité au nomadisme, l’enrichissement au dénuement volontaire…

Oserais-je même écrire que le libre cours des instincts et des comportements premiers rejoint des valeurs de droite ? L’Homme a toujours voulu posséder, accumuler, se fixer… aux fins d’organiser sa sécurité.

Dès qu’il a pu s’organiser, l’Homme a institué des rites et des normes, dont il a toujours été très long et souvent compliqué de l’en faire changer. Pour autant, il s’est toujours saisi du « progrès » (avec toutes les limites que renferme ce terme) lorsqu’il se présentait à lui, à distinguer de l’idéologie du progressisme, qui elle aussi est très récente.

Également par d’égoïstes priorités, l’Homme a toujours privilégié d’abord sa personne, puis sa famille, et son clan… face à tous les autres. De la même manière, une mère préférera toujours ses petits à ceux des autres.


Or, tant que vous ne disposez pas d’un minimum de confort pour assouvir vos principaux besoins vitaux, vous ne pouvez pas vous soucier d’égalité et de solidarité.

L’Histoire associe d’ailleurs le développement aux périodes de paix, quelles qu’elles soient.

D’autant que le système de redistribution ne fonctionne que tant que vous avez un intermédiaire qui s’appelle l’État qui contraint les plus riches à partager.

Là encore, dans la nature, et sauf à avoir un intérêt à le faire, et on peut regarder ce qui se passe chez un certain nombre d’espèces animales, tout n’est que combat.

Bien sûr, l’Homme a déjà fait preuve d’égalité et de solidarité dans l’Histoire, mais outre que ce n’était pas un fait majoritaire et continu, c’est-à-dire qu’à la première crise, tout va s’arrêter, ces interventions ne se produisaient pas dans un contexte de politisation des sociétés.

Et le fait est que, dès que l’Homme va avoir le pouvoir, il ne va pas se priver de se comporter comme un bon droîtard, en pensant d’abord à sa gueule, et après aux autres, quitte en ce faisant, à scier la branche sur laquelle il est assise, du fait de l’interdépendance des Hommes qui ont au minimum besoin d’être deux, de deux sexes différents, pour pouvoir se reproduire.


L’Homme aspire à vivre libre dans un cadre sécurisé.

Et il s’inspire de la nature qui est injuste et inégalitaire.

La première loi naturelle étant ce phénomène de sélection qui élimine les plus faibles.


Mon propos n’est donc pas de dire qu’il est bien, ou mieux, d’être de droite ou de gauche.

Mais qu’on ne peut être de gauche que parce qu’il y a eu la droite, pour créer le cadre dans lequel la gauche, et nous en venons à la question du sens de l’Histoire, peut prospérer.

Et que l’Homme, parce qu’il est naturellement de droite, ce que nous rappelle toutes les crises que nous pouvons vivre, reviendra toujours à droite, à commencer par ce seul moment où il se rend compte qu’il est meilleur qu’un autre sur tel domaine du fait de la nature, et où il cherchera alors, sûrement de manière très animale, à s’imposer pour dominer. Mais notamment encore dans les dernières minutes avant sa mort où il fera généralement tout ce qu’il peut pour « marchander » un peu de vie supplémentaire.


En fait, le socialisme puis le communisme, et même l’écologisme, sont des parenthèses récentes et relativement très courtes dans l’Histoire. C’est 200 ans sur 2,5 millions d’années ! Ce sont deux utopies qui ont échoué, et échoueront toujours, parce que la masse des gens qui les composent sont en fait de droite, dans leurs aspirations.

Car combien sont de gauche pour améliorer leurs conditions d’existence, aux fins qu’on leur donne plus, ce qui est éminemment de droite ? De telle sorte que même les Hommes de gauche sont en fait motivés par des considérations de droite !

Ainsi, ne peuvent être de gauche que des personnes qui acceptent de renoncer à leur instinct, qui les pousse naturellement à droite. Cette domestication ne pouvant exister que dans un cadre restreint et finalement très fragile et finalement plus du tout naturel.



 

Mounia BENAILI siégerait-elle plus sous la VIe République ?

Ce vendredi 5 février 2016, je me suis rendu à l’invitation de l’association « Majorité citoyenne Nord Essonne« , curieux de découvrir ceux qui se prétendent représenter la majorité des citoyens. Sans surprise, il s’agit effectivement de la réunion des sections du Parti de gauche (PG) d’Athis-Mons, de Juvisy-sur-Orge, de Savigny-sur-Orge et de Viry-Châtillon, qui ne pèsent électoralement pas grand chose…

Je ne dois pas être citoyen car pour l’association, tout est de la faute de la Ve République qui n’est pas « citoyenne » : la baisse des dotations, la nouvelle organisation territoriale, le prix de l’eau… Et tout cela irait mieux sous la VIe République. D’où mon interrogation : Pourquoi Mounia BENAILI ne commence-t-elle pas à donner l’exemple d’une élue qui participe aux commissions municipales auxquelles elle a été élue, sans attendre la VIe République  ?

À Juvisy, comme autrefois à Savigny, l’extrême-gauche candidate est une manipulation de la droite qui divise la gauche pour l’empêcher de gagner au deuxième tour des élections dans le cadre d’une triangulaire. Notons cependant que RÉDA est passé dès le premier tour mais qu’il le doit à Mounia BENAILI qui pendant toute sa campagne n’a fait que taper sur Étienne CHAUFOUR (PRG). Or, ce bon CHAUFOUR était vraiment démocratique et transparent.

C’est pourquoi il a initié sous son mandat la publication sur internet des comptes rendus des débats des séances du Conseil municipal, qui nous montrent clairement qu’à part intervenir pour déverser sa propagande socialo-communiste, Mme BENAILI ne siège pas beaucoup plus que sa colistière Awa SYLLA, notamment dans les commissions municipales qui sont théoriquement le lieu où se prépare les délibérations. Une drôle de conception républicaine.

Donc je me méfierais d’élus qui négligent cette antichambre, seulement intéressés par la lumière de l’arène du Conseil. Mais revenons-en au cœur du problème : la « République qui n’en a que le nom ». Parce que nous savons tous que les républiques démocratiques soviétiques ou que la République populaire de Chine sont meilleures notamment en matière de démocratie. Le PG réclame ainsi une « France liberté-égalité-fraternité« , sans expliquer ce que cela signifie.

En effet, le combat actuel du PG se situe contre des mots et non pas des réalités, contre les principes de « l’austérité » et de la « casse sociale« , peu importe qu’il n’y ait aucune cohérence dans les propos. Haro sur celui qui voudrait s’interroger sur le fait qu’on soit moins bien soigné à l’hôpital public en 2014 (1 153 000 agents) qu’en 1980 (600 000 agents). Du moment qu’on s’attaque à des emplois, même inutiles, c’est très mal alors on ne bouge pas !


Alors qu’apporterait une nouvelle République, d’autant qu’on critique beaucoup la Ve mais qu’on oublie qu’elle n’est plus celle de 1958 après vingt-quatre révisions constitutionnelles ? Un référendum révocatoire pour « contrôler les élus » et des citoyens replacés « au cœur de la vie publique« . Or, les citoyens par leurs votes délèguent volontairement et majoritairement le pouvoir à des partis qui ne sont pas le PG ou les autres satellites du Front de gauche.

Pareillement, la défiance actuelle envers la classe politique porte aussi contre ces partis qui ne sont pas meilleurs que les autres. Peut-être en cause un manque de convictions auquel participe le PG qui ne dénonce même plus la mondialisation sauvage qui désindustrialise donc appauvrit. C’est vrai que les communistes sont les premiers, après les chrétiens, à avoir appelé à l’internationale de leurs vœux, dans le fameux « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ».

Le problème n’est pas donc d’avoir de nouveaux droits (énergie, eau, biodiversité), mais d’obtenir de nouveaux devoirs de citoyens qui recréent l’égalité ! Le problème n’est pas l’éloignement des élus ni de savoir à qui on va « envoyer ses problèmes » mais de commencer par oser dire les problèmes que l’on rencontre. Et aucun bureau politique ne croule sous les lettres des mécontents parce que les citoyens ne s’intéressent plus qu’à eux seuls.

Heureusement donc que je ne partage cette mentalité du PG qu’il communique discrètement mais sûrement à la droite. Je suis entré, avec difficultés, dans la vie active, mon salaire est ce qu’il est et je m’organise pour faire mon budget sain et équilibré. Mais je le fais sans crier au scandale permanent que mes parents avaient plus de possibilités sur le marché de l’emploi des années 1980 et qu’ils ont été avantagés par les nombreuses dévaluations du franc.


Le PG local en appelle aussi beaucoup au progrès (en matière environnementale et énergétique). Mais à aucun moment, il ne dit que le progrès peut-être négatif (la machine qui vole l’emploi de l’Homme). Il critique l’ultralibéralisme tout en appelant à toujours plus de libéralisation des esprits et des consciences pour soi disant aller plus vite et plus loin. Ce faisant, il pousse aussi à la libéralisation du capital et créé cet ultralibéralisme.

Son populisme l’incite à dénoncer imaginairement des élus qui ne respecteraient pas les bases de leurs programmes. Mais à Viry-Châtillon, Jean-Marie VILAIN n’avait jamais caché ses intentions concernant la régie de l’eau. Or, ce qui fait mal à l’extrême-gauche est le soutien de la gauche dite socialiste à fermer la régie publique de l’eau à Viry, la même qui avait permis l’élection de Laurent SAUERBACH à la Communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne.

Or, la gauche socialiste actuelle est pragmatique car confrontée à la réalité du pouvoir. Elle ne peut pas suivre le PG qui affirme que la France ne vit pas au dessus de ses moyens. Que les mauvais politiques présenteraient une vision surréaliste de la dette tel un mensonge d’État car « la façon de calculer tromperait les gens« . Oui, elle continue la baisse des dotations, initiée en 2001 sous RAFFARIN car elle est nécessaire mais surtout utile…


Par contre, là où le PG a raison mais qu’il n’arrive pas à se faire entendre, décrédibilisé par toutes ses sorties hors-sujets, c’est sur la corruption autour de l’eau, des matières premières, des ordures ménagères… Alors certes, la destruction de la régie publique de l’eau revient à détruire du lien social… Mais c’est un fait minoritaire dont le chaland se fout. Par contre, j’aimerais plus les entendre sur la question du coût de l’eau.

Justement le système de la régie publique fonctionne car évidemment, nous surveillerons toujours mieux quelque chose qui nous appartient, par rapport à une entreprise privée qui veut juste faire de l’argent et ne va pas en dépenser pour entretenir les réseaux (disons trop peu). Et manifestement, il est étonnant que certains élus qui dinent effectivement avec des sociétés de distribution d’eau, décident de changer de fonctionnement. Là, je suis d’accord.


Pour terminer la soirée, l’association a appelé à rester attentif aux transferts de compétences et aux intérêts du territoire et de la métropole, ainsi qu’à porter une plus vaste attention sur les budgets. Paradoxalement, elle a aussi appelé à s’intéresser et à faire pression sur l’EPT, en précisant qu’ils pourraient faire pression sur les communistes parce qu’ils sont du même bord.

Or, ce faisant, elle cautionne une structure qui éloigne les citoyens des centres de pouvoir et en attendant, ce sont les membres du parti communiste (PC) qui participent aux réunions de travail des maires de l’EPT  a fortiori Sylvie CLERC pour représenter Juvisy et Michèle PLOTTU pour représenter Savigny. Mais pas les membres du PG…

De l’investissement dans une paroisse catholique

Récemment, le texte suivant a été mis en avant dans les paroisses catholiques du secteur de Savigny-Viry. Texte avec lequel je ne suis bien sûr pas d’accord, d’une part parce qu’il n’est pas dans l’esprit du concile de Vatican II. D’autre part, parce qu’il dit ne correspond pas à la foi chrétienne : Dieu ne demande pas la souffrance, il y en a déjà trop sans cela.

Je m’étonne que le texte qui suive ait été personnellement écrit par le pape Paul VI.  Je vous propose que nous nous penchions plus sur ces quelques phrases afin de comprendre pourquoi je remets ici en cause le dogme de infaillibilité pontificale (imposé en 1870 alors que le Pape était chassé des États papaux au Vatican).

« Recevoir sa paroisse Collabore, prie et souffre pour ta paroisse, parce que tu dois la considérer comme une mère, à laquelle la Providence t’a confié. Demande à Dieu qu’elle soit une maison de famille, fraternelle, accueillante, maison ouverte à tous et au service de tous. Offre ta collaboration d’activité pour que cela se réalise pleinement. »

==> 1. Chez les catholiques, nous parlons plutôt de « Saint-Esprit » plutôt que de « Providence« .

2. Dieu qui demanderait de souffrir ? Ce texte ne peut être écrit qu’avant que Dieu ne partage la souffrance de perdre son fils.

3. Offrir sa collaboration ne fonctionne que si elle est acceptée. Je crois qu’à Savigny, on se passe plutôt bien de la mienne dans certaines conditions…

« Une communauté de foi Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté de foi : respecte le curé, même s’il avait mille défauts, il est le délégué du Christ pour toi. Regarde-le avec l’œil de la foi, ne mets pas l’accent sur ses défauts, ne juge pas trop facilement ses misères, pour que Dieu te pardonne tes misères. Prends soin de ses besoins, prie tout le jour pour lui. »

==> 1. Un jour, l’Église catholique comprendra qu’elle n’est pas une communauté mais une assemblée. Ce jour, elle aura compris qu’elle n’est pas qu’une religion mais un mondialisme universel.

2. Je ne vois pas en quoi la prière (dont les juifs ont souffert de l’absence de réponse de Dieu tout le Premier testament) fait de la paroisse une « communauté de foi ». Il faudrait que le texte précise le mot « foi » qui est un mystère. En cela, donner une explication à la création d’une telle « communauté » ne fait plus de la foi un mystère, donc n’est pas compatible avec le christianisme…

3. Si Jésus s’est incarné, ce n’est pas pour créer des « délégués » au travers de la fonction du prêtre. Selon le catéchisme de l’Église catholique, nous sommes tous « Peuple de Dieu, Corps du Christ et Temple de l’Esprit« , à égalité les uns avec les autres !

4. Qu’est-ce que l’œil de la foi ? « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi (Mt 5,29) »

5. À quoi sert de prier tous les jours pour le prêtre ? En Mt 6,6 il est écrit : « Dans vos prières, ne multipliez pas les paroles, comme le font les païens qui s’imaginent devoir être exaucés à force de paroles. Ne leur ressemblez donc pas car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous ne le lui demandiez.« 

« Ancrée dans l’Eucharistie Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté eucharistique, et que l’eucharistie soit la racine vive de son édification non une racine sèche et sans vie. Participe fidèlement à l’Eucharistie de ta paroisse avec tout ton cœur et de toutes tes forces. »

==> 1. À force de prière et de souffrance, je ne sais pas trop ce qu’il reste de moi et de ma capacité à croire en conscience. Est-ce que ce n’est pas l’abus de ces deux pratiques qui fait de moi une « racine sèche et sans vie » ?

2. Qu’est-ce qu’une fausse communauté eucharistique ? Quelle est la place du prêtre dans l’eucharistie ?

3. Une ADAP (Assemblée dominicale en absence de prêtre) est-elle une fausse eucharistie ?

« Retrousse tes manches ! Réjouis-toi et souligne avec tous, toutes les belles choses de ta paroisse. N’attache pas ta langue en t’acharnant contre l’inertie de ta paroisse ; au contraire, retrousse tes manches pour faire tout ce qu’on te demande. »

==> 1. L’angélisme est-il chrétien ? Faut-il taire les imperfections de notre Église ?

2. Qui est légitime à pouvoir demander aux autres ? Sur quels critères ?

3. À quel moment peut-on proposer ses idées pour contrer l’inertie de la paroisse ?

« Souviens-toi : les ragots, les ambitions, l’envie de se mettre en vue, les rivalités sont les parasites de la vie paroissiale ; déteste-les, combats-les, ne les tolère jamais. L’humilité est la loi fondamentale de tout service. »

==> JE SUIS D’ACCORD AVEC CETTE PHRASE.

« Et accepte aussi d’être mis de côté, si le bien de tous, à un moment donné, l’exige. Seulement, ne croise pas les bras, jette-toi dans le travail le plus antipathique et délaissé de tous, et ne te mets pas en tête de fonder un parti d’opposition. »

==> 1. Dans le christianisme où nous prônons l’attention aux frères et la lutte contre l’indifférence, comment peut-on tolérer que des gens se mettent (même volontairement) à l’écart ?

2. Pourquoi cet absolu du choix de la souffrance ? Il est possible de se mettre au service de sa paroisse sans forcément aller au plus dur ou au plus discret.

3. Le danger du parti d’opposition est-il de chasser sur des précarrés réservés ou de pouvoir risquer des propositions constructives ? Jésus n’est-il pas un opposant à un certain judaïsme ?

« Tout commence dans la prière Si le curé est autoritaire et ne te laisse pas faire, n’en fais pas un drame : la paroisse ne s’écroulera pas pour cela. Il y a toujours des secteurs où un vieux prêtre te laisse entière liberté – la prière pour les pauvres, les malades, les personnes seules et les marginaux. Il suffirait que ces secteurs soient vivants, et la paroisse revivrait. Surtout la prière, personne ne te la conditionne, ni ne peut te l’enlever. »

==> 1. C’est l’eucharistie qui est la source la vie chrétienne et non pas la prière. Dans Genèse, Dieu bénit sa création ce qui n’implique pas qu’il prie pour créer la vie.

2. Si la paroisse ne s’écroule pas à cause d’un curé atypique, son assemblée peut en revanche y perdre la foi. Des paroisses se sont déjà vidées après le passage d’un prêtre. Une question que me renvoie les athées ou les agnostiques : est-ce que Jésus perdra sa propre foi lorsque le dernier homme aura cessé de croire en Lui ?

3. Comment sait-on que ce sont les vieux prêtres qui laissent « entière liberté » ? À mon époque, ce sont les seuls qui sont encore ouverts parce qu’ils ont compris la révolution Vatican II et l’esprit de cette réforme de l’Église. (Je dis « vieux prêtres » pour des personnes qui peuvent avoir été ordonnées dans les années 1990).

4. La liberté se réduit-elle à pouvoir prier en priorité pour ceux pour qui Dieu s’est incarné ? La liberté était de pouvoir goûter au fruit de la connaissance. Elle est aussi celle d’assumer que nous ne vivons pas dans un « jardin » où tout est parfait.

5. Est-ce la prière qui rend la paroisse vivante ? L’organisation de chapelets et d’adoration témoigne d’abord d’un besoin de spiritualité. À côté de cela, Jésus était aussi dans l’action.

« Humilité et charité Souviens-toi qu’avec l’humilité et la charité, on peut dire toutes les vérités dans la paroisse. Ce sont souvent l’arrogance et la présomption qui barrent les chemins et dressent les murs. Parfois, le manque de patience provoque le rejet des meilleures initiatives. Quand les choses ne vont pas, pointe le doigt sur toi-même au lieu de montrer du doigt ton curé et les situations. »

==> 1. Est-ce que Jésus n’est pas la seule Vérité ? (« Je suis la vérité, le chemin et la vie » Jn 14,6)

2. Il n’y a donc personne qui peut dire « toutes les vérités« . Cela signifie-t-il que nous devons vivre dans le mensonge et l’hypocrisie ?

3. Si tout le monde pointe le doigt sur lui-même, à quel moment est-ce qu’on avance ? Lorsque tout le monde se regarde le nombril ? Ou lorsqu’il n’y a plus personne pour rien montrer ?

« Motivés ! Prends tes responsabilités ; tu as des devoirs précis. Si tu as le courage d’une auto-critique sévère et honnête, tu auras une plus grande lumière sur les limites des autres. Si ta paroisse fait pitié, c’est aussi de ta faute : une poignée de gens motivés suffit pour faire une révolution, un groupe de gens décidés à tout suffit pour rendre un nouveau visage à une paroisse. »

==> 1. Quels sont les devoirs du chrétien sinon le commandement de l’Amour ?

2. Est-on autorisé à critiquer Dieu dans notre auto-critique puisque nous sommes faits à son image et à sa ressemblance ? Peut-on l’accuser d’être responsable du mal puisque c’est lui qui a tout crée ? Si je suis mauvais, est-il mauvais aussi ?

3. Comment former une poignée de gens motivés (à une révolution) sans devenir un parti d’opposition ? Déjà tout seul, j’ai du mal à faire passer des idées « dissidentes » dans notre assemblée paroissiale…

« Et surtout prier sans cesse pour la sainteté des prêtres : les saints prêtres sont la richesse la plus extraordinaire de nos paroisses, les prêtres saints sont le salut de nos jeunes. (Paul VI) »

==> 1. Prier pour les autres en fait-il des saints ? Puisque nous sommes tous appelés à la sainteté, la prière est-elle nécessaire ? Pourquoi prier plus pour les prêtres que pour les autres ? jésus n’est-il pas venu pour ceux qui ont besoin de lui ? Aujourd’hui pour moi, les personnes divorcées, les personnes homosexuelles, les Rroms, les personnes immigrées, les personnes pauvres SDF, les exclus…

2. En 1990, il y avait 38 000 prêtres diocésains. En 2010, ils ne sont plus que 19 000. Peut-on avoir des paroisses sans prêtres ? Est-ce qu’une paroisse où il n’y a que des prêtres est une paroisse riche ? Est-ce grave si mes prêtres ne sont pas saints ? Ne suis-je pas prêtre depuis mon baptême ? Ne sommes-nous pas tous saints par anticipation ?

3. Jésus n’est-il pas un salut plus sûr que les prêtres, quelque soit leur sainteté ? La déchristianisation des jeunes signifie-t-elle que nos prêtres ne sont pas saints ? S’il n’y a plus de prêtres, y aura-t-il encore un salut pour les jeunes ? Donc une Église ?

Ce texte est donc soit le propos d’un homme d’une autre génération en laquelle je ne me reconnais pas. Soit le signe que je ne suis pas en phase avec l’Église en tant qu’institution. Heureusement pour moi, Jésus lui-même n’était pas tout à fait non plus en phase avec les autorités de son époque. Discutons-en.

Qu’est-ce qu’être de droite ?

En France, depuis 1791 :

« être de droite, c’est affirmer que la liberté est notre bien commun le plus précieux. » (Olivier VAGNEUX)

Par liberté, on peut comprendre libertés individuelles. Celles qui sont énoncées et garanties par la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789.

Il m’aura fallu 22 ans pour mettre les mots justes sur ce qu’est la droite française.

Et le mot « liberté » ne peut pas se remplacer par « argent » et ses dérivés.

Énoncé à Savigny-sur-Orge le 18 septembre 2014.