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Grand-Vaux : à la première visite technique préalable au déménagement des premiers habitants

C’était ce samedi 13 juillet 2019, à 10 heures, au 4, rue Maurice-Utrillo.

On avait pourtant bien dit à la famille que cela ne pourrait pas avoir lieu avant le 20 juillet…

Il y a surtout que sur le site internet du cabinet Le Frêne, ils te vantent leur travail en collaboration avec la MOUS (Maîtrise d’ouvrage urbaine et sociale), qui à Savigny n’est toujours pas mise en place. Bonjour le suivi !

Bref, c’est le début officiel du relogement, du moins c’est le premier acte concret, avec la société de déménagement qui vient t’apporter tes cartons, et là tu réalises que tu vas partir.

Cette société, c’est Abens Déménagements, à Aulnay-sous-Bois (la porte à côté), et en discutant avec le déménageur autour d’un thé à la menthe gentiment offert par la famille, il se confie et dit avoir l’habitude de travailler avec 1001 Vies Habitat (anciennement Coopération-et-famille), à tel point qu’il serait intéressant de vérifier si le marché est attribué aux termes d’un appel d’offres. (J’ai lancé des mails en ce sens, et j’attends des retours.)


À ce stade, le gros problème est la communication, avec visiblement des personnes pas très compétentes, tant du côté du bailleur, que du cabinet Le Frêne, qui n’ont pas l’habitude de faire du relogement, et qui ne savent ni informer ni répondre aux questions des Saviniens.

Ainsi les habitants doivent notamment anticiper par eux-mêmes leur  changement d’adresse postale, leurs transferts d’abonnement (assurances, téléphone, internet…), l’ouverture des compteurs d’eau… et surtout par exemple le changement de contrat d’énergie car ils vont généralement trouver l’électricité là où ils arriveront, au lieu du gaz qu’ils avaient !

De son côté, le déménageur a reçu la consigne de commencer les interventions dès la réception des fichiers des locataires, qui ont donc commencé à lui être transmis.

Lors de la visite technique, il évalue les volumes des meubles afin d’adapter les conditionnements en fonction des dimensions des objets. Il a les cartons dans son camion, et les remet aux familles lors de ce premier rendez-vous dans un souci d’efficacité. En revanche, il n’apporte les penderies que le jour du déménagement, ce qui signifie que les vêtements longs ne peuvent pas être préparés jusque-là, sauf à tout mettre en carton.

Demeure encore et surtout la question du forfait du déménagement, et plus précisément celle de connaître le volume standard, dont le dépassement entraîne des surcoûts.


Sur place, je suis aussi interpellé sur d’autres problèmes :

  • le bailleur continue de vouloir faire payer des travaux de remise en état aux gens qui partent d’eux-mêmes, alors que ces travaux ne se feront plus, puisque l’appartement ne sera pas reloué.
  • Et on me dit que la réhabilitation de Monet ne serait plus qu’une semi-réhabilitation !

En attendant, je pose la question de savoir sont les élus du conseil citoyen ? Où sont les élus municipaux ? Pour entendre ce qu’on me dit, et voir ce que je vois ?

C’est l’amicale des locataires, la CNL, et son président, Farid BOUCHELOUCHE, en personne, qui se démène et se déplace pour aider les gens, pour mettre en lien, pour accomplir les transferts… Tout ce qui devrait être le rôle de la MOUS.

D’ailleurs, dans le local de la rue Van-Gogh s’accumulent en ce moment des meubles que des gens donnent, et d’autres que des gens laissent, pour aider ceux qui déménagent. Et c’est sur cette entraide, et cette solidarité que je vais finir cet article.



Le relogement de Grand-Vaux par la terreur…

Le relogement des habitants du quartier de Grand-Vaux a commencé, et ce n’est sincèrement pas beau à voir…

Il convient d’abord de soulever l’incohérence d’une telle précipitation, alors que :

– ni le projet de rénovation (projet ANRU) n’est encore validé,

– ni même la Maîtrise d’ouvrage urbaine et sociale (MOUS) mise en place…

Mais il y a surtout que la charte du relogement est volontairement ignorée !

Ainsi, le cabinet Le Frêne commence par faire des propositions aux gens hors de Savigny, voire très loin de Savigny.

Il leur met la pression en leur demandant de répondre sous huit jours, sinon ils perdent le droit d’occuper le logement proposé. ALORS QU’IL EST INSCRIT DIX JOURS EN PAGE 21 DE LA CHARTE DU RELOGEMENT !

Et puis, il leur fait bien comprendre qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde à Savigny.

Ce dernier propos est vrai.

Pour autant, le cabinet a une obligation de faire trois propositions conformes sur Savigny, ou dans les cinq kilomètres autour de l’actuel logement, SAUF S’ILS ONT EXPRESSÉMENT EXPRIMÉ LE CHOIX D’ÊTRE RELOGÉ AILLEURS QU’À SAVIGNY.

Donc je conseille personnellement aux habitants de ne pas paniquer si on leur propose un logement loin de Savigny ; effectivement de le laisser passer sauf s’il est vraiment très bien, et de patienter jusqu’à voir ce qui est proposé sur Savigny.

Au pire, il y a ensuite le comité de suivi du relogement qui prend le relais après l’échec des trois propositions CONFORMES, et qui ne doit pas laisser tomber les habitants !

Là, on voit très clairement que pour renouveler le quartier, et dégager les habitants, on commence par leur proposer de partir bien loin. C’est minable !

Et ensuite, qu’on leur fait comprendre qu’ils perdront tout leur droit, et seront expulsés et mis à la rue, s’ils refusent les trois propositions.

Et cette peur fonctionne dès la première proposition pour certains ; et évidemment, on ne leur propose pas les trois logements en même temps, parce que comme je l’avais écrit il y a plusieurs mois, on utilise les mêmes logements repoussoirs pour épuiser les propositions des uns et des autres…

Personnellement, je refuse ce système, et je suspendrai ce projet dès mon élection, le temps de le penser au service des actuels habitants, et pas des promoteurs et du bailleur ! je refuserai de valider et de signer le projet ANRU, et s’il est signé genre quinze jours avant les municipales, alors nous le contesterons au Tribunal administratif !



À la deuxième réunion sur le relogement des habitants de la rue Utrillo et de la tour du 5 Van-Gogh (Grand-Vaux)

Un intérêt de se rendre deux fois à la même réunion est de constater si le discours est toujours le même. Il peut se passer tellement de choses en une semaine…

Cet article est donc à lire en lien avec celui de la semaine dernière.

Je commercerai en remerciant ceux qui m’ont fourni le carton nécessaire pour pouvoir accéder à la salle. Même si celui-ci n’était pas demandé à l’entrée, il y avait un auto-flicage assez terrible avec des locataires qui ont essayé d’en faire partir d’autres qui n’habitaient pas la tour du 5 Van-Gogh.

Il y avait beaucoup moins de monde (environ 35 personnes), et tout était plus calme.

Maintenant que les événements semblent inarrêtables, je voudrais d’abord faire trois remarques :

– il n’y a aucune ouverture de Grand-Vaux sur le reste de Savigny.

– Je me demande quels habitants vont réellement voir leur cadre de vie amélioré. Je ne crois même pas à cet argument pour les habitants de Monet et du 1 Van-Gogh (contre lesquels il y a un ressentiment terrible des autres habitants), ni même pour les copropriétaires.

– Le projet sera un échec à une échelle de 20-25 ans car avec plus de 2000 logements, les propriétaires vont rapidement partir pour sous-louer leurs appartements, et si 1001 Vies Habitat continue de ne pas gérer sa partie, il ne faudra pas longtemps pour retrouver la même situation dégradée qu’aujourd’hui.

J’ai bien aimé l’introduction de la nouvelle responsable de 1001 Vies Habitat qui parlait de « notre façon de vivre le logement social ». Je doute personnellement qu’elle habite dedans.

Chloé PETITGAS a encore rappelé que les chiffres ne représentaient que des masses, mais que les ordres de grandeur seraient respectés. Pourtant, dès que le détail changera, alors les ordres de grandeur évolueront…

Il y a aussi le moment où elle a dit qu’actuellement, il y a les copropriétaires d’un côté et les locataires de l’autre. C’est vrai qu’après, il y aura les copropriétaires d’un côté et puis divers types d’habitat de l’autre. Donc le gros de la mixité spatio-sociale ne changera pas vraiment…

A été dit que les relogements se feront de janvier 2019 à mai 2021 (période plus large que pour la barre Utrillo), et que la livraison de nouveaux logements commencera en 2023. (jusqu’à 2025 après des démolition entre 2021 et 2022)

Fait intéressant : les bâtiments ne seront pas démolis avec la boule de bulldozer qui fait tomber la tour, mais ce sera déconstruit.

Pour Monet et le 1 Van-Goghe; il y aura une double-rénovation de l’enveloppe du bâtiment (à l’extérieur) et de « confort » (à l’intérieur). Les résidents de ces bâtiments devraient avoir de nouvelles cuisines, de nouvelles salles de bains et de nouvelles sanitaires (WC).

85 % des habitants du parc social avaient répondu à l’enquête sociale, selon Le Frêne.

Penser à demander la communication du résultat de cet étude !

L’enquête relogement prendra en compte l’âge, les problèmes économiques, les problèmes de mobilité et les souhaits de rapprochement.

1001 vies habitat prépare un guide du relogement.

Penser à demander la communication de ce document.

Une question que je me pose : comment font les gens qui ne parlent pas français, ou qui seraient illettrés ? (Je me permets d’écrire cela parce que je fais parfois du courrier pour certains donc que c’est une réalité).

Si les inventaires locatifs sont bons, et que les habitants ont bien entretenu ou dépensé des sommes pour améliorer leur habitat, alors ils auront un « bonus » dans leur nouvel habitat. ==> Mauvais plan de ne plus rien entretenir au prétexte de la démolition.

Le Frêne indique qu’il prendra en compte l’ancienneté. Est-ce écrit dans la charte du relogement ?

Je me rends compte que la charte du relogement sera approuvé par 3/4 de personnes qui ne sont pas concernées par le relogement (au sein du conseil citoyen).

Le Frêne précise qu’il ne pourra pas connaître l’état d’avancement des demandes de logements effectuées.

« On n’imposera à personne » ==> Bah si, au bout de trois propositions…

Que se passera-t-il dans le cas d’une décohabitation ?

Dans le cas d’un locataire qui serait relogé chez un autre bailleur, son dépôt de garantie lui serait rendue.

S’il devait payer plus cher, c’est 1001 Vies Habitat qui prendrait en charge la différence…

Le Frêne parle de bienveillance. Pourquoi ne cite-t-il pas de statistiques précises de satisfaction après relogement ?

Il y aura des « relogements possibles » à Monet. Oui, mais combien ?

Par mes discussions avec les habitants, j’ai l’impression que même si on vidait Monet et la tour rose, il n’y aurait pas assez de place pour tous ceux qui veulent rester à Savigny.

Quid de l’appartement de transition ? Un sujet que 1001 Vies Habitat cherche manifestement à éluder.

L’ANRU a autorisé de ne plus re-louer les appartements d’Utrillo et de la tour verte.

Quid du rôle de décision de la Préfecture dans le traitement des demandes de dossiers à Savigny ?

L’enquête sociale (à demander) ferait part d’une large part d’habitants qui voudraient partir (supérieure à la moyenne dans ce genre d’opérations). Moi, j’avais crû comprendre que 70 à 80 % des habitants voulaient rester, mais que la question qu’on leur a posé pour avoir la réponse était de savoir s’ils étaient bien à Grand-Vaux. Ils ont dit non, donc on a déduit qu’ils voulaient partir…

Les ménages endettés, sans PCS (protocoles de logements sociaux) ou sans baux, ne pourront pas être relogés. « Ce ne serait pas leur rendre service » dixit 1001 Vies Habitat… ==> Ce que je trouve scandaleux est qu’on n’ose pas les « chasser » maintenant, mais qu’on attende la rénovation pour le faire.

Les visites de logements comptent-ils pour une proposition ? À priori oui. Attention alors à ne pas vouloir tout visiter.

La réponse d’acceptation ou de refus de relogement suivant une visite de logement se fera par un coupon-réponse.

Tout relogement passera par une commission d’attribution qui est obligatoire, mais dans laquelle les dossiers ANRU seraient prioritaires. Comment s’en assurer ?

La MOUS = la maîtrise d’œuvre urbaine et sociale

L’indemnité de déménagement ne serait pas arrêté ! On m’avait pourtant parlé de 645 €…

C’est au locataire de faire la mise en carton.

Le Frêne explique qu’ils demanderont dans l’ordre si les gens veulent rester dans le quartier, aller ailleurs à Savigny, quitter Savigny, rejoindre un proche ailleurs.

Quelle logique dans ce plan d’actions ?

Le relogement ne partira pas de l’offre mais de la demande.

Les « agents d’entretien » (chargés d’entretien) auront des cartographies des villes de relogement. Pourquoi n’en avaient-ils pas là, pour cette réunion, alors qu’on leur avait déjà demandé la semaine dernière ? Louche !

La jeune femme de 1001 Vies Habitat ne connaît pas ce qu’il y a dans son site internet…

Les salariés pourront faire intervenir Action logement si leur entreprise cotise.

Il y a une obligation d’adapter le logement à la population.

Si la composition familiale a changé (par exemple une décohabitation), alors le logement fourni sera forcément plus petit !

La semaine dernière, il n’y avait plus rien à l’apéritif, parce que des jeunes avaient tout mangé pendant la réunion. Cette semaine, ce sont des petits enfants (école élémentaire) qui font des réserves dans des serviettes en papier. Est-ce parce qu’ils ont faim ?

En attendant à la maison de quartier, j’écoutais aussi les enfants discuter. Et un petit gars dire que toutes les filles du collège étaient ses femmes. Je trouve que cela reste mignon parce que l’enfant était petit, mais ça m’interpelle…