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Coup de gueule : si les médias pouvaient arrêter de prétendre que LaREM est un parti démocratique parce que quelques députés se divisent !

Je ne sais pas si vous avez remarqué que les médias sont friands des divisions qui existent au sein du groupe parlementaire LaREM, et qui soi dit au passage, proviennent toujours des mêmes députés (Sonia KRIMI, Matthieu ORPHELIN, Hugues RENSON, Aurélien TACHÉ), dont je me demande souvent pourquoi ils ne sont pas restés à gauche, et sont allés se faire élire avec MACRON (peut-être parce qu’ils n’auraient alors pas été élus ?)…

Alors déjà, au niveau opposition, les élus LaREM se posent là, parce qu’à l’exception de Jean-Michel CLÉMENT une fois, ils n’ont jamais voté contre quoi que ce soit. C’est toujours l’appel à la menace : attention car je vais voter contre ; mais à la fin, c’est au mieux une abstention, et au pire un vote pour, mais attention car c’est bien la dernière fois qu’ils cèdent au chantage, et même qu’ils pourraient créer un groupe dissident, mais dans la majorité présidentielle !

Et les pompiers de service, du genre de Richard FERRAND ou de Benjamin GRIVEAUX, qui arrivent à la rescousse, et qui nous disent que c’est tout à fait normal dans un groupe qui vit, parce que LaREM est un parti démocratique dans lequel on ne menace absolument pas d’exclure ceux qui voteraient contre, qui d’ailleurs partent avant, au moment où ils devinent qu’ils sont allés trop loin, et que leur exclusion n’est plus qu’une question d’heures…

Et les médias de reprendre ce discours parce qu’il rassure sur l’état de notre démocratie, et évite de nous montrer que nous n’avons presque que des députés godillots qui voteront ce que le parti leur dit de faire. Et dans le genre, on a aussi les médias qui relaient tous les mois l’information d’un groupe de dissidents qui songeraient en fait à tout abandonner ; et aussi les mêmes supports qui comptent les défections ; comme si MACRON pouvait perdre sa majorité !

En attendant, le groupe majoritaire subsiste bel et bien avec des gens qui s’organisent régulièrement un coup de pub° ou un coup de com° en feignant d’être dans une ligne alternative au macronisme… Et pendant ce temps, des lois sont votées qui n’améliorent pas beaucoup la vie des Français. Vit-on mieux en 2019 qu’on vivait en 2014 ? Et on ne comprend pas que des gilets jaunes émergent pour réclamer une vraie démocratie et une vie meilleure…



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Savigny-sur-Orge : quatre candidats sérieux à l’investiture LaREM pour les municipales 2020

À la base, je suis quand même journaliste politique. Et il se trouve que j’ai dans mon réseau quelqu’un qui est introduit à En Marche, et à qui j’ai demandé ce qui était se préparait pour Savigny-sur-Orge.  Et il y a quatre noms qui ressortent pour notre commune, que prévoient d’étudier le comité politique qui décidera des investitures après les européennes de mai 2019. C’est cependant Alexis IZARD qui tiendrait la corde à ce jour.

Le but d’En marche n’est pas tant d’essayer de « prendre » des villes ; ce qui leur apparaît assez difficile d’une manière très réaliste, que d’infiltrer les exécutifs municipaux pour avoir ensuite des grands électeurs en vue des prochaines élections sénatoriales de 2020. Il faut donc comprendre qu’ils vont globalement essayer de s’allier à d’autres partis en place qui pourraient leur permettre d’avoir un groupe d’élus indépendants au sein des majorités municipales.

Naturellement, En marche est allié avec le MoDem. Puisqu’ils prétendent incarner le centre, alors il n’est pas illogique qu’ils tentent aussi des alliances avec les UDI, aujourd’hui constructifs. Or, à Savigny, deux candidats jouent sur les deux tableaux LaREM et UDI :

  • Alexis IZARD, un jeune banquier de 25 ans anciennement sur la liste FABRE en 2014 et rallié à En marche de la première heure. Un profil MACRON qui se rêve en RÉDA.
  • Et David FABRE, l’ancien PS, devenu EELV, passé DVG ayant atterri à l’UDI, et soutenant LaREM depuis les élections sénatoriales de juin 2017.

Il y a ensuite l’hypothèse d’une alliance avec des LR Macron-compatibles, dont on attend les européennes pour voir comment le parti va évoluer sous la présidence WAUQUIEZ. Avec la particularité savinienne que LR est à ce jour toujours allié localement avec le MoDem.

Sauf que cette union ne se ferait pas avec Éric MEHLHORN, mais avec Sébastien BÉNÉTEAU dont le nom est poussé en tant que bagage de Robin RÉDA si celui-ci changeait de camp. Avec le bémol que pour l’instant, LR ne prévoit d’investir personne d’autre que MEHLHORN. L’idée serait donc une grande alliance constructive, avec les LR juppéiste et lemairiste que BÉNÉTEAU pourrait emporter s’il partait, visant d’ailleurs aussi à intégrer l’UDI et donc le MoDem.

Enfin, il y a l’hypothèse Bernard BLANCHAUD, qui est cité sans grande crédibilité. On lui reprocherait d’être trop seul, c’est à dire sans réservoir de voix partisan, d’autant qu’entre-nous, qui connaît Nous citoyens ? Et puis, il est trop vieux par rapport à l’image dynamique du mouvement qui veut des jeunes. Et apparemment, il ne convainc en plus pas dans son rôle de conseiller municipal d’opposition. Mais comme c’est lui qui est en première ligne sur le terrain…

Reste maintenant à voir si FABRE accepterait d’aller derrière IZARD. Si les militants LaREM accepteraient d’être alliés avec BÉNÉTEAU en tête de liste ; alors que LaREM pèse quelque chose tandis que Agir ne vaut rien, et que rien ne dit que LR suivra BÉNÉTEAU. Enfin, que fera BLANCHAUD s’il n’est pas investi ? Un coup, il dit qu’il va y aller seul. Un autre, qu’il rentrera dans le rang. Tout cela n’est que conjecture, mais quatre hypothèses sont d’ores et déjà posées.


Donc pour résumer, les candidats que En marche pourraient investir à Savigny-sur-Orge en vue des élections municipales de 2020, et dans l’ordre de préférence à ce jour sont :

1. Alexis IZARD (LaREM – UDI)

2. David FABRE (UDI – LaREM)

3. Hypothèse « constructifs » avec LR : Sébastien BÉNÉTEAU (si intervention de Robin RÉDA)

4. Bernard BLANCHAUD (Nous citoyens – LaREM)



Un(e) traître dans la majorité municipale d’Éric MEHLHORN

Cela commence par un contre-feu médiatique allumé par Alexis TEILLET, très vite cramé, du genre feu de paille : « Regardez, on dirait que les fâcheux du FN ont voté BLANCHAUD ! » Ce faisant, TEILLET cherche-t-il vraiment à montrer l’incohérence d’un tel vote, ou à sous-entendre que BLANCHAUD serait compatible avec le FN ? Ce qui dans nos esprits désinformés par la presse subventionnée, pourrait aussi vouloir dire que BLANCHAUD = nazi ?*

Un seul vote de délibération dans lesquels des oppositions se choisissent une liste commune, et M. TEILLET en conclut que les élus FN soutiennent LaREM à Savigny… Donc dès que le FN ne vote pas contradictoirement aux autres, c’est qu’ils soutiennent LR ou un autre… N’est-ce pas là une réflexion d’extrême-droite ? Ou d’extrême-gauche ?


Mais ce n’est bien qu’un écran de fumée pour masquer qu’il y a eu une défection dans l’équipe municipale de la majorité. Comparez plutôt les résultats du vote pour l’élection du conseiller métropolitain (délibération n°1/499) avec les résultats du vote pour l’élection des conseillers territoriaux (délibération n°2/500) : 26 voix pour le candidat « Le bon sens pour Savigny » (LBSS) sur le premier scrutin. Mais plus que 25 pour la liste LBSS au deuxième.



L’interrogation de TEILLET, critiquable sur sa forme, n’en est pas moins légitime sur le fond. Effectivement, on dirait bien, pour arriver à sept, que les deux voix du FN sont allées à la liste commune, accrochez-vous bien, « Un nouvel élan pour Savigny – Agir pour vous – Savigny ensemble » ou UNEPSAPVSE (le dernier ferme la porte en partant), lesquels étaient normalement assurés d’avoir cinq voix (les trois du groupe UDI/LaREM et les deux du groupe LaREM/MoDem).

Et comme l’élection se faisait à la plus forte moyenne, et que nous n’avons que 39 élus à Savigny, une liste d’opposition qui pouvait atteindre sept voix, gagnait une place. Or, le mystère plane quant à la septième voix, obtenue par le groupe de gauche, lequel ne compte que six élus. Et si effectivement, toutes les autres voix de l’opposition étaient cristallisées autour de UNEPSAPVSE, la voix qui permis la victoire de DEFRÉMONT ne pouvait venir que de la droite !


Pour certains, c’est MEHLHORN qui pressentant une union autour de BLANCHAUD aurait voté par rancune pour DEFRÉMONT, juste pour faire perdre BLANCHAUD âgé de quelques mois de moins que DEFRÉMONT (en cas d’égalité, le siège étant attribué au candidat le plus âgé). Mais personnellement, je ne pense pas MEHLHORN assez malin pour avoir vu se dessiner une telle manœuvre qui fait perdre un siège à la droite territoriale ; celui d’Anne-Marie GÉRARD !

Pour d’autres, c’est une autre personne de la majorité, qui aurait voulu se venger en votant à gauche pour emmerder MEHLHORN. Par exemple Laurence PINON-CHEVALLIER, dont il faut se rappeler l’intervention à l’avant-dernier Conseil municipal, relativement aux heures de réunion des commissions. Et ce brave MEHLHORN de dire qu’on pouvait poser des heures de travail pour aller en commission. Tout le monde ne vend pas des pièces pour machines agricoles…

Cela pourrait-il sinon être Anne-Marie GÉRARD, élue sortante non reconduite, qui aurait volontairement voté pour une autre liste, dans le but de perdre un mandat qui ne l’intéressait pas ? Elle n’a jamais rien dit en Conseil territorial, et elle n’aspirait pas franchement à en faire partie ; c’est juste qu’elle était en haut de liste. Elle perd une réunion par mois à Vitry, qui n’est pas tout à fait à côté de Savigny, et un mandat qui n’était en plus même pas indemnisé…

Pour ma part, je vais oser une autre hypothèse qui contredit l’idée que les oppositions ont complètement fait bloc : celle d’un élu de la majorité qui aurait voté pour BLANCHAUD, tandis qu’un élu d’une minorité de la droite aurait voté pour la gauche, craignant que la liste UNEPSAPVSE n’arrive pas à rassembler les sept voix, car au vu du premier scrutin, on pouvait présager que les élus FN allaient voter nuls (si c’est bien eux qui ont voté nul précédemment).

Bref, on retiendra surtout que LR a perdu un siège au Conseil territorial du Grand-Orly Seine Bièvre, du fait d’un MEHLHORN qui ne tient pas ses troupes (qu’il considère comme telles). Et que c’est son opposition, en l’occurrence EELV, qui gagne un siège ! Champion !



*On renverra le lecteur gêné par ce dernier propos à la saine lecture de Libération ou de l’Humanité depuis trente-cinq ans (remonter les unes dans les moteurs de recherche), ou dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle 2017, à la plupart des médias subventionnés, qui ont appelé à voter contre le Front national, au motif que ce serait un parti d’extrême-droite, préparant au retour des totalitarismes des années 1930. Vu son programme, le FN 2017 est plutôt à l’extrême-gauche…