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À qui profite la levée de l’interdiction de réunion dans les lieux de culte ?

Et si la Justice avait rendu un énorme service au Gouvernement, en lui permettant finalement d’autoriser les musulmans à célébrer ensemble l’Aïd-el-Fitr, dont la date provisoire est fixée dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai ?

Même si l’exécutif dispose de 8 jours pour appliquer cette décision de Justice, et qu’il pourrait jouer la montre ; ce qui ne manquerait pas de donner du grain à moudre aux islamistes qui s’évertuent à présenter la France comme un pays islamophobe.

Avec cette situation paradoxale que ce sont quand même les action du Parti chrétien démocrate, Civitas, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne, la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, qui vont le permettre alors que tous ne sont pas connus pour être très islamo-friendly.

Mais attention au calendrier du Gouvernement, car les chrétiens fêtent l’Ascension dès ce jeudi 21 mai. Et nul doute que vont rapidement tomber les premières accusations de cathophobie ou christianophobie dès lors que l’interdiction ne serait pas levée pour jeudi.

Et encore pire si elle est levée entre jeudi et samedi, auquel cas les intégristes et autres extrémistes ne manqueront pas d’accuser le Gouvernement d’être inféodés à l’islam, soumis aux musulmans et autres insultes de la classe de « lèche-babouche » qui voudraient acheter la paix sociale, comme un marqueur de la décomposition du pays.


Bref, le Gouvernement est dans une mauvaise situation à cause des intégristes des deux camps qui récupéreront de toute façon la position étatique à leur avantage, pour enrichir leurs critiques qui auraient été quelque soit la majorité politique.

Y compris du seul fait de la condamnation, et même d’avoir mis en place cette interdiction qui enfreindrait d’une certaine manière la laïcité, ce qui n’est pas vrai mais n’est pas faux car on joue sur les mots et les concepts.


Or, ce qu’il est intéressant de regarder, même s’il n’y a pas de sondages, est que les croyants ne sont pas si impatients de retrouver leurs lieux de culte.

Tant chez les chrétiens que chez les musulmans, la position des fidèles et des clergés est divisée, et pas que par peur d’être contaminée ou de relancer l’épidémie.

Avec cependant et globalement dans le camp de ceux qui exigent la réouverture, parce que Dieu a décidé qu’ils ne mourraient pas du Covid-19, les intégristes, et puis les institutionnels qui voient les caisses se vider et ont peur que leurs salles ne se remplissent plus autant qu’avant, maintenant que les croyants ont pris l’habitude de prier autrement.

Et puis dans l’autre camp, les plus réformateurs voire les plus révolutionnaires, soit parce qu’ils apprécient cette nouvelle liberté moins soumise au cléricalisme, soit parce qu’ils pensent que Dieu est tout autant présent dans nos temps de prières à la maison, et qu’on peut aussi se donner le temps d’attendre début juin, comme le Gouvernement l’avait pensé.


En conclusion, la fermeture (consentie) des lieux de culte aura et portera des conséquences, d’abord financières et puis religieuses.

Mais la réouverture (forcée) sera peut-être encore plus grave, tant elle va permettre l’émergence de divisions, existantes mais jusque-là silencieuses.

Si le Gouvernement souhaite réellement se couvrir, alors il doit réautoriser la réouverture de suite ; et pris de court, ni les chrétiens ne célébreront l’Ascension, ni les musulmans l’Aïd-el-Fitr.

Tout cela pose évidemment la question de la séparation des églises et de l’État, dont la réponse est d’autant plus insoluble qu’elle est compliquée par la situation que nous vivons.

MACRON voulait réformer la loi de 1905, en dehors de l’intérêt fiscal de supprimer les associations de culte. Il se pourrait qu’il y renonce dans ces conditions, comme avec la réforme des retraites dont nous n’entendons plus du tout parler…



 

Comme chaque année, le Parisien Essonne confond Secours populaire et Secours catholique…

C’est quand même pas bien compliqué de faire la différence entre d’un côté les communistes, et de l’autre, les chrétiens. Non, je blague car il y a bien longtemps qu’il n’y a plus de communistes au Secours Pop ni de croyants au Secours catho.

Personnellement, c’est un truc qui m’énerve car personne ne dit jamais rien alors que cela fait des années que cela dure. Chaque fois que la presse doit parler du Secours cat°, elle écrit Secours pop°. Comme pour changer dans cet article du 19 décembre 2019.



Alors il y a bien sûr un sentiment de gêne de parler du Secours catholique parce que ce serait une enfreinte à la laïcité. Mais par contre moins du Secours islamique.

En attendant, le SC aide environ, de ce que j’en ai observé, 70 % de musulmans, tandis que le Secours islamique n’aide quasiment que des musulmans. (Je dois reconnaître qu’ils aident aussi quelques Rroms, et très exceptionnellement quelques Roumis.) Mais on parle aussi de l’un et pas de l’autre. C’est encore un autre débat.

Il y a surtout qu’il ne faudrait pas relativiser la belle petite image du Secours populaire. Pour lequel chaque année, on a droit aux reportages parce qu’ils font partir des enfants une journée à la mer.

Eh bien, le Secours catholique de l’Essonne fait partir 200 enfants tous les ans en vacances en Loire-Atlantique pour 4 à 7 semaines, et c’est reconductible tous les ans.

Alors que ce qu’on ne dit pas pour le Secours populaire, c’est que c’est deux ans de suite maximum.

Et puis de toute façon, à part si vous lisez Presse Océan, le Parisien n’en dira pas grand chose sans à nouveau écrire Secours populaire au lieu de Secours catholique.

Et chaque année, on leur signale gentiment, mais visiblement pas assez fort, et chaque année, ils recommencent car ils s’en foutent…

Donc parlons des deux, et même parlons de tous !


J’ai participé à l’opération des colis de Noël à Fleury pendant 10 ans.

Ce fut une belle expérience très intéressante, et très enrichissante.

Mais je n’y ai plus le droit, puisque mon autorisation d’accès m’a été retirée, et qu’on refuse de m’en donner une nouvelle.

Car je ne suis peut être pas journaliste pour mes confrères du Parisien, mais en tout cas, aux yeux de l’administration pénitentiaire, je suis soumis à la procédure d’accès applicable aux journalistes, délivrée uniquement par la direction interrégionale des services pénitentiaires.

Et alors que le code de procédure pénale indique que cette autorisation n’est nécessaire que pour faire du journalisme, à moi, elle m’est refusée juste pour une activité bénévole d’écrivain public. Voilà !



Pourquoi les politiques veulent interdire les listes communautaires aux élections, et pourquoi MACRON ne le veut pas ?

La première réponse est parce que des listes communautaires leur piqueraient un réservoir électoral, souvent décisif, qu’ils se constituent en allant se prostituer auprès des musulmans.

La deuxième réponse est parce que MACRON a bien compris que les listes communautaires ne représentaient pas encore une menace électorale conséquente (un maximum de 5 %), et qu’il trouve le beau rôle auprès d’un électorat musulman en tenant ces propos, pour que ce dernier se reporte globalement sur lui dans des seconds tours.


Je pense que les Français ne croient pas à l’existence d’un vote musulman, parce qu’il n’existe pas de vote catholique, ni même de vote juif. Et même si 100 % des musulmans ne votent pas d’un bloc, une partie des musulmans est effectivement prête à soutenir un candidat commun lequel irait dans le sens de leurs intérêts religieux.

Ainsi, il est possible que Christine RODIER n’aurait pas gagné les élections municipales de 2014 à Athis-Mons si elle n’avait pas promis la construction d’une mosquée, par l’intermédiaire de l’Association bienfaisante des Portes de l’Essonne, et de leur interlocuteur en mairie, le maire-adjoint Omar EL MOURABET. Cette association se vante en effet d’avoir rapporté 500 voix à RODIER, alors que celle-ci a gagné avec 226 voix d’avance sur la gauche.

De la même manière, il est possible de penser que Robin REDA n’aurait pas gagné avec un tel écart aux législatives de juin 2017, voire n’aurait peut-être pas gagné, s’il n’était pas venu draguer les musulmans de Savigny et d’Athis, en mettant bien en avant son égyptianité.

Et dans ces moments, REDA n’a pas les mêmes scrupules à se faire élire par un électorat communautaire qui « menace la sécurité de nos villes et la cohésion entre les Français »

À Savigny-sur-Orge, la situation est tout aussi complexe avec d’autres distinctions qui rentrent en compte, par exemple l’opposition entre les musulmans de l’Orge (Prés-saint-Martin) et les musulmans de l’Yvette (Grand-Vaux).

À ma connaissance, le vote communautaire est essentiellement partagé entre Éric MEHLHORN qui a permis une illégale extension du centre culturel musulman revenant à en tripler ses capacités, et David FABRE qui a toujours fait du clientélisme religieux.

Mais c’est Bernard BLANCHAUD qui revendique en fait d’avoir les « vrais musulmans » avec lui, parce que les Saviniens arabes qui soutiennent VAGNEUX seraient des faux-musulmans…


Et tout ce petit monde serait bien embêté qu’une liste communautaire musulmane se mette en place parce qu’une partie d’un électorat, qu’ils croient capter plus ou moins, leur échapperait alors, lequel pèse quand même 5 % dans certaines villes.

Le calcul de MACRON est nul parce qu’effectivement, la liste communautaire musulmane ne représentera pas de danger dans les sept années restantes de son mandat.

Mais malgré tout, on voit que des musulmans s’organisent, toujours pour copier un fantasmé parti chrétien démocrate. Et il ne serait pas illogique que leurs scores augmentent effectivement, en fonction de plusieurs critères.


Globalement, j’en conclus donc que les politiques sont globalement des salauds parce qu’ils prétendent s’opposer aux listes communautaires au nom de la laïcité, alors qu’ils le font au nom de leurs intérêts électoraux personnels.

Et MACRON ne vaut guère mieux car il refuse d’interdire ces listes, et je le rejoins néanmoins sur cette interdiction qui préjugerait a priori de comportements néfastes, juste dans un intérêt électoral immédiat et court-termiste.

Avec toujours ce problème qu’on n’a pas de solutions à l’intégration, et qu’on refuse dans le même temps de voir qu’il y a quand même un problème à ce que des citoyens veuillent aujourd’hui se réunir dans des listes religieuses ; la démocratie-chrétienne en comparaison étant un mouvement politique et social, se réclamant de l’héritage de la doctrine de l’Église, davantage qu’un mouvement religieux rassemblant des chrétiens pour agir pour les chrétiens.




Fallait pas supprimer, Renaud MUSELIER, qui confond Ascension et Assomption…

Quand le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) veut se faire bien voir de l’électorat catholique, mais qu’il confond lamentablement deux fêtes chrétiennes…

De toute façon, il peut bien courir après les chrétiens ; tant que son parti LR ne prendra pas une position ferme sur les questions de société, et tant qu’à faire, sur les questions d’immigration, ses électeurs, chrétiens compris, continueront de se barrer au RN…

J’ai pu lire qu’il s’agissait là d’une atteinte à la laïcité. Non, ce n’est que l’expression personnelle d’un homme, qui ne se revendique pas ici président de la région PACA.

Mais une expression hypocrite, qui intervient au milieu de publications politiques, et qui ne peut que lui valoir l’inimitié des laïcards, et des autres croyants à qui il ne souhaite pas à leurs fêtes, d’une manière qui se révèle alors discriminante.

D’autant que si M. MUSELIER était chrétien, non seulement il ne confondrait pas ces deux fêtes, mais en plus, il ne douterait pas de la prééminence du christianisme, et donc n’aurait pas ce besoin de l’amener dans l’espace public.

Comme beaucoup d’autres, il nous répondrait probablement que c’est culturel. Mais encore faut-il que ce soit pratiqué pour encore faire partie de la culture contemporaine ?

Donc si M. MUSELIER a peur du déclin du christianisme, lequel n’est pas dû à une expansion de l’islam, qu’il commence par aller à la messe tous les dimanches, comme les chrétiens.

Bref, c’est malheureusement encore un homme qui fout la merde pour le plaisir de foutre la merde, et de diviser les Français, en espérant récupérer et fédérer les voix des cathos. Comme tant d’autres avant lui ont utilisé les religions pour leurs intérêts politiques et économiques.

Moi, croyant, j’en ai marre de tous ces politiques qui utilisent les religions pour passer des messages. Qu’ils laissent la foi aux religieux, et qu’ils commencent par se préoccuper des affaires de la cité (pour lesquelles ils ne peuvent rien d’où cette soudaine conversion…) !