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Athis-Mons : l’opposition de droite prend l’étiquette En marche

C’est un joli coup politique que vient de réaliser Julien DUMAINE à Athis-Mons. Complètement bloqué sur un créneau indépendant, celui-ci vient d’obtenir le ralliement et le soutien de Kévin RAINHA, seul élu En marche de la Ville, ainsi que de Benoît DESAVOYE. Ces deux élus qui formaient un groupe municipal Divers droite, rejoignent le groupe « Athis-Mons, espoir et liberté » et disent préparer ensemble les prochaines municipales.

Si je ne peux que m’interroger sur la cohérence politique d’un tel ralliement, Julien DUMAINE étant plutôt souverainiste et de droite ; je pense aussi qu’être soutenu par un parti européiste et mondialiste ne vient que peu interférer dans la gestion quotidienne de la Ville. Reste à voir si les structures d’En marche accepteront d’investir Julien DUMAINE, ce qui devrait se faire sauf si Christine RODIER parvenait à son tour à obtenir cette investiture, ce qui reste possible…

Je souhaite donc bonne chance à Julien DUMAINE pour devenir le futur maire d’Athis, et dégager RODIER, dont je n’ai que des échos négatifs à Savigny. Je me demande comment elle a pu vouloir obtenir le pouvoir pendant tant d’années pour se révéler aussi médiocre.

Dans son communiqué d’annonce de la fusion des deux groupes municipaux, Julien DUMAINE énumère tous les griefs qu’il porte contre Christine RODIER, que j’estime complètement dépassée depuis la mort d’Antoine GUISEPPONE, lequel devait donc tout faire :

  • indemnisation de tous les élus de la majorité (avec le risque de collusion que cela entraîne)
  • fermeture des Restos du Cœur
  • larges dépenses de traiteur pour les fêtes et cérémonies
  • retards sur le projet de création d’épicerie sociale
  • multiplication des projets immobiliers
  • refus de scolarisation des enfants migrants de la Cité de l’Air
  • propos xénophobes et vexatoires tenus par des membres de la majorité athégienne

Oui, vraiment la droite LR dans la 7e circonscription n’est composée que de soumis, tout juste capables de servir la soupe à Robin RÉDA, sans risquer de le menacer parce qu’ils n’en sont pas capables. Savigny-sur-Orge comme Athis-Mons souffrent réellement de leur municipalité LR, piètre gestionnaire et profondément mauvaise dans sa gouvernance citoyenne. Mais tant que le bloc des électeurs traditionnels de la droite s’imaginera voter pour le parti de DE GAULLE…



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Athis-Mons : la majorité municipale (LR) de Christine RODIER se fragilise toujours plus

Il est toujours intéressant de regarder ce qui se passe chez le voisin, ce qui permet parfois de mieux comprendre ce qui se passe chez soi. En l’occurrence, on peut voir que le parti LR n’a pas été très adroit en Essonne, en investissant ses candidats aux élections municipales de 2014, dans les villes de 30 000 habitants ou plus.

À Athis-Mons, la majorité municipale LR est aussi nulle qu’à Savigny, sauf que la liste athégienne était composée d’élus un peu plus intelligents et un peu moins soumis, qui ont décidé de faire sécession pour défendre leur programme. Aujourd’hui, la majorité de Christine RODIER ne tient plus qu’à une voix.

Et quelle voix ! À bien y regarder, tous ceux qui restent avec la maire ont une délégation, donc une indemnité. C’est d’ailleurs à se demander s’ils ne restent pas pour l’argent…


Ce mercredi 07 février 2018 doit se tenir le prochain Conseil municipal d’Athis qui pourrait voir la destitution de Kévin RAINHA, 7e maire-adjoint.

Alors même si celui-ci siégeait déjà, dans un groupe divers-droite, dissocié de la majorité, avec Benoît DESAVOYE, il n’était officiellement pas dans l’opposition. Et ça la fout toujours mal pour un maire de devoir démettre son adjoint.

Mais dans le même temps, Kévin RAINHA avait soutenu Muriel KERNREUTER, candidate LREM, pendant la campagne des législatives, face à Robin RÉDA, candidat LR.


Et puis à l’ordre du jour de cette séance, la possible élection de trois nouveaux adjoints ; et la fixation de leurs indemnités !

Athis a-t-elle vraiment besoin de dix adjoints au maire ? N’est-ce pas là encore un moyen de s’assurer de la fidélité de certains ? Et quelles limites à un soutien uniquement intéressé  ?

D’autant que les deux projets présentés par RODIER lors de ses vœux sont loin de faire l’unanimité, que ce soit l’écoquartier près de la Cité-de-l’air, ou l’hyper centre-commercial ; qui ne se fera jamais, eu égard à sa proximité avec Belle-Épine.


Avec cette destitution, les élus dissidents de la liste LR sont suffisamment nombreux pour provoquer une élection municipale anticipée, en cas de démission collective.

Mais ils ne le feront certainement pas, car ils savent que la Ville serait prise par la république en marche en cas de nouvelle élection.

Et puis pas sûr que l’élu dissident Julien DUMAINE soit, par exemple, prêt à remettre en jeu son mandat de conseiller métropolitain…

Dans tous les cas, ce sont les Athégiens qui subissent l’impéritie de ce qu’il reste de la majorité. Et j’entends, bien après la campagne des législatives, que les électeurs regrettent leurs choix et sont très déçus de Christine RODIER qui apparemment, a fait beaucoup de promesses au cours de la campagne, si rapidement oubliées…

Que va-t-il maintenant advenir ? La dissidence va-t-elle s’élargir, et comment RODIER pourrait-elle continuer si elle est mise en minorité ? Tout cela n’est pas sans rappeler ce qu’à connu Savigny-sur-Orge entre 2010 et 2014…



Mais où est donc passé Julien DUMAINE ?

Il était le numéro deux sur la liste de Christine RODIER, et travaillait à ses côtés au Conseil départemental. Il devait se voir le successeur potentiel de cette dernière après une formation que lui aurait donné Antoine GUISEPPONE. Après tout, les deux hommes ont été chez DUPONT-AIGNAN. Mais rien ne se passe comme prévu, et Julien DUMAINE a disparu. Du fait de L’HELGUEN, ou parce que RODIER voudrait placer sa fille après elle ?

Voilà quelques semaines que Julien DUMAINE ne participe plus aux manifestations publiques athégiennes. Cela cache-t-il quelque chose ? Mais est-ce simplement une frustration de ne pas être devenu premier adjoint, ou plus grave que cela ? De l’intérieur, les critiques contre Christine RODIER sans Antoine GUISEPPONE se multiplient. Je continue de croire que la droite athégienne n’a pas besoin de cela pour perdre en 2020, sauf disparition ou division de la gauche.


Absent lors du Conseil municipal du 04 janvier

L’élection de Guénaël L’HELGUEN, petit-fils de l’ancien maire athégien, était-elle connue d’avance du jeune adjoint, qui peut-être et sûrement visait la place, légitime en tant que deuxième de liste ? Toujours est-il que DUMAINE ne s’est pas déplacé à ce Conseil, lui permettant ainsi de ne pas se prononcer pour ou contre le nouveau premier adjoint. Cela cacherait-il cependant une menace de dissidence du fait qu’il n’ait pas digéré qu’on lui ait grillé la place ?


Oublié lors des vœux d’Athis-Mons

Alors que Christine RODIER a pris le temps de remercier un à un ses adjoints pour leur travail accompli en 2016, un seul maire-adjoint ne figurait pas dans le discours : Julien DUMAINE. Est-ce à dire que les travaux de voirie se sont faits tout seuls ? DUMAINE était pourtant largement présent sur le diaporama de rétrospective 2016. On remarquera aussi que le jeune homme était absent. Ne croyons pas au hasard, cette deuxième absence est caractérisée !


Vers une candidature aux élections législatives ?

Cette prise de distance intervient mystérieusement quelques mois avant les élections législatives auxquelles Julien DUMAINE avait déjà tenté de concourir en 2012, sous l’étiquette de Debout la République. Est-elle seulement lié au décès d’Antoine GUISEPPONE qui était connu pour faire les liens et apaiser les tensions, ou est-ce que DUMAINE n’est pas en train de régler ses comptes pour se présenter en candidat libre de la droite. Voilà qui ne fait pas mes affaires…


Julien DUMAINE est certainement un politique qui a envie de défendre des convictions et de servir la population. Mais ses manœuvres incessantes le desservent, même s’il a réussi à bien rebondir et se placer. Un seul conseil : qu’il n’attende pas qu’on retourne le chercher car la politique est trop ingrate pour cela. Soit il veut la place, et il mène une vraie dissidence de l’action, soit si RODIER est intelligente, elle l’ignore, et la très grande majorité l’oubliera vite…



Guénaël L’HELGUEN, 1er maire-adjoint d’Athis-Mons, une triple erreur politique de Christine RODIER

À la suite du décès d’Antoine GUISEPPONE, 1er maire-adjoint d’Athis-Mons (bien qu’élu en sixième position), le Conseil municipal athégien a procédé au renouvellement de cette fonction. Mais ô surprise, (même si j’étais personnellement au courant depuis trois semaines), c’est Guénaël L’HELGUEN, dont le nom est bien connu des Athégiens, qui a été proposé par Christine RODIER, puis élu à l’unanimité des élus de la majorité municipale.

Pour rappel, René L’HELGUEN fut maire d’Athis-Mons de 1959 à 1977 puis de 1983 à 1989, conseiller général de Seine-et-Oise 1964 à 1967, puis conseiller général d’Athis de 1973 à 1998, successivement vice-président chargé de l’Éducation, puis président délégué auprès du président du Conseil départemental. Il fut aussi un temps conseiller régional ; en tout, un homme qui aura passé au total 51 des 93 années de sa vie à exercer un mandat politique.


1. Un aveu de faiblesse d’une Christine RODIER en manque de légitimité

On ne pourra pas éternellement placer les nombreux cafouillages de Christine RODIER sous le coup de l’émotion du décès de tel ou tel. Devoir aller chercher son 18e de liste, qui n’était que simple conseiller municipal et même pas adjoint ; donc le faire passer devant tous les autres parce qu’il porte le même nom qu’un maire historique de la ville, c’est un réflexe dynastique maladroit (à comparer à l’exemple CLINTON ou BUSH) qui risque en plus d’être mal perçu.


2. Un choix politique illogique

La logique politique aurait voulu que le deuxième de liste, Julien DUMAINE, devienne premier maire-adjoint. Il n’aurait sinon pas été illogique que Julienne GEOFFROY, parce qu’elle s’occupe des Finances, obtienne ce poste. Mais dans la mesure où on aurait pu les trouver trop jeunes, le choix d’Omar EL MOURABET aurait peut-être pu être, dans un autre registre, satisfaire à certains intérêts et calmer certains jeux, si l’on devait porter crédit à ce qui est écrit sur ce blog.


3. Le retour de la « bande à l’Helguen » ?

Pour autant que la personne d’Antoine GUISEPPONE était clairement décriée dans Athis, le nom de René L’HELGUEN souffre aussi d’une réputation entachée lors de son dernier mandat, qui lui vaudra de perdre une ville qu’il tenait pourtant fermement en 1989. Chercher le jeune L’HELGUEN, c’est l’inscrire dans une filiation idéologique avec GUISEPPONE mais aussi envoyer un signal voire donner des gages à la vieille politique, dont les gens ne veulent peut-être plus.


Si Athis-Mons reste actuellement une ville de gauche de par les différents scores électoraux, je pense que ce choix sera très mal perçu, à la manière d’une pratique népotique ; le fait de la reine. Or, Christine RODIER pour sauver sa tête, et celle de la droite, doit impérativement innover si elle ne veut pas perdre (ce n’est même pas la gauche qui gagnerait). Elle doit revenir à son programme et calmer les intérêts clientélistes qu’elle a soulevés pendant sa campagne…