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Sur le documentaire Berlin 1945 – le journal d’une capitale

Quelques découvertes en regardant ce documentaire, ou en faisant des recherches à partir d’éléments cités dedans :

  • Le IIIe Reich ne s’est pas terminé le 8 mai 1945 mais le 23 mai 1945 lorsque EISENHOWER a envoyé arrêter les dignitaires nazis qui, même s’ils ne contrôlaient plus rien, croyaient pouvoir poursuivre leur dictature. On l’a appelé le Gouvernement de Flensbourg du 02 mai au 23 mai.
  • Il y avait 5000 juifs qui se sont cachés pendant toute la guerre dans Berlin.
  • Dès janvier 1945, plus personne, à part les très jeunes et les plus fanatisés ne semblaient croire à la victoire. Les journaux intimes montrent bien que les Allemands n’y croyaient plus, loin de l’idée reçue d’Allemands prêts à mourir pour HITLER.
  • En janvier 1945, les Allemands avaient déjà des cartes de rationnement. Mais il apparaît qu’ils ont en fait été rationnés dès 1939 !
  • Relative liberté de la presse qui donne les positions militaires des armées. La population est consciente qu’il n’y a aucune armée pour la défendre entre le front et Berlin. Et la population semble s’attendre assez vite à ce que le front soit percé.
  • Les Soviétiques qui rentrent dans Berlin et qui demandent aux Allemands pourquoi ils leur ont fait la guerre alors qu’ils ont déjà l’eau, l’électricité et le gaz courants et à tous les étages de Berlin. Qu’allait-il chercher à conquérir des gens vivant moins bien qu’eux ?
  • Viol d’enfants de 8 ans. C’est beau le socialisme !
  • Les jeunesses anti-nazies. La fillette dit que c’est la même chose que les jeunesse nazies mais sous un autre angle…



 

Des antisémitismes (de droite et de gauche)

L’actualité récente nous donne de découvrir un antisémitisme de gauche, qui pour autant qu’il ait toujours existé, ne nous semblait jusque-là pas concevable. D’une part, parce que l’antisémitisme, c’est le nazisme et le fascisme, faussement catalogués à l’extrême-droite en tant que réactions à l’extrémisme marxiste de gauche. Ensuite, parce que la gauche s’est arrogée le monopole de la lutte moderne contre l’antisémitisme.

Il a d’abord existe un antisémitisme de droite. Celui-ci est historique et prend une connotation largement xénophobe, à une époque où les juifs étaient les seuls « étrangers » en France. Ils étaient alors perçus comme un groupe solidaire, cherchant à s’infiltrer dans les rouages des pouvoirs, pour assurer des intérêts personnels et collectifs. Cela devant se faire au détriment de la population nationale, dont ils prendraient les places, quand ils ne les trahiraient pas.

Avec le développement de l’économie libérale, la multiplication des échanges internationaux, le fait que les juifs pouvaient pratiquer le prêt à intérêt, longtemps interdit par l’Église, s’ajoute le développement du mythe du « juif errant » (qui apparaît en 1602 en Allemagne) qui chercherait à favoriser un groupe international à rayonnement mondial. Il s’agit là encore de personnes accusées de favoriser leurs intérêts contre ceux de la Nation qu’ils ne reconnaissent pas.

L’antisémitisme va ensuite constituer à gauche, parallèlement au développement de l’anticapitalisme marxiste-communiste puis socialiste. On retrouve le poncif des juifs accusés de détenir les richesses mondiales, mal acquises en ayant pratiqué l’usure au Moyen-Âge, et donc l’idée de leur prendre leurs richesses pour les partager entre tous. Mais cette idée n’apparait pas exprimée seule, ou alors les juifs n’en sont pas les seuls victimes, ce qui fausse les perceptions.

Passe la guerre et c’est le conflit israélo-palestinien qui voit le jour. La gauche française soutient les travaillistes israéliens jusqu’à la guerre du Kippour (1973), ce qui correspond en plus au moment où en 1977, Israël devient un pays de droite. À partir de là, elle se met à défendre les intérêts des Palestiniens fortement antisionistes (cf la Charte de l’Organisation de libération de la Palestine) ; pour certains également antisémites, et à condamner la politique israélienne.

En France, la décolonisation a accéléré l’immigration en provenance des anciennes colonies. Une partie de la droite reste antisémite, mais a déplacé sa xénophobie contre les nouveaux étrangers, plus nombreux que les juifs. Dans les années 1970, la gauche s’engage alors fermement dans la défense des étrangers et des minorités, parmi lesquelles on retrouve les juifs, qui dans le même temps sont de plus en plus nombreux à quitter la gauche et la France.

La deuxième Intifada en 2000 marque ce moment de basculement où la gauche française va définitivement condamner moralement les juifs, et dans le même temps le moment où la gauche va devenir islamophile à l’extrême dans un intérêt électoraliste. Avec un autre basculement progressif, qui est celui que les musulmans de France deviennent de plus en plus antisémites, au nom de l’antisionisme, quand bien même ils n’ont jamais vu un juif de leur vie.

En 2017, la gauche souffre de son essoufflement idéologique économique, et du fait que la majorité laïcisée s’en va sinon se réduit au détriment d’une nouvelle majorité. Elle ne croît plus à l’anticapitalisme mais toujours au méfait du capitalisme avec cette idée qu’il faut s’attaquer à ceux qui possèdent le capital parmi lesquels il y aurait les juifs. Elle se retrouve de plus en plus entre islamophiles, lesquels se trouvent être de plus en plus antisémites. D’où l’actualité…



Un pacte de fraternité signé par les principaux monothéismes essonniens

À l’issue du colloque « Liberté de pensée et liberté religieuse : la place des croyants dans la cité« , les trois principaux monothéismes présents en Essonne (juifs, chrétiens et musulmans) ont signé un « pacte de fraternité » pour « construire la paix« . La signature interreligieuse a eu lieu le dimanche 17 avril 2016 au Conseil départemental de l’Essonne, en présence des représentants officiels des croyants du Département.

Alors je devrais être heureux de la signature de ce pacte, mais en réalité, je n’y crois pas. Non pas parce que je pense que les signataires ne sont pas sincères dans leurs démarches. Mais plutôt parce que beaucoup de croyants ne se reconnaissent pas dans les autorités religieuses qui ont procédé à cette signature. Ensuite, ce n’est pas de dire et de répéter qu’on veut faire la paix en sautant sur sa chaise, qui va réellement provoquer la paix…


Sur la représentativité des autorités

Pour les chrétiens, c’est structuré donc c’est la parole de l’évêque qui fait loi. Pour les juifs, Michel SERFATY est reconnu par les modérés. Mais je pense que vous ne ferez pas admettre aux juifs orthodoxes qu’il est leur rabbin (par exemple à ceux de Savigny). Quant aux musulmans, Khalil MERROUN a autorité sur les mosquées essonniennes et ceux qui les fréquentent. Mais juridiquement pas, par exemple, sur les musulmans de Savigny.


Sur la sémantique de ce pacte d’avenir (et le présent ?)

Je découvre le « racisme anti-musulman » ; je ne savais pas qu’être musulman était une race. Je déplore encoure une fois qu’on mette au même niveau l’antisémitisme, le racisme et la haine. Je suis gêné par l’emploi du mot « éducation » parce que même en connaissant l’histoire joyeuse ou douloureuse des liens interreligieux, cela ne change pas la relation nouvelle qui existe et s’invente en 2016 en Essonne, avec des références comme celle du conflit israélo-palestinien.


Sur la vision des religions

C’est bien de vouloir donner une belle image à la société. Mais peut-être devrions nous commencer par former nos croyants ? Et pas aux religions théoriques, mais aux religions telles qu’elles se pratiquent effectivement. Par exemple, sur l’islam, arrêtons dès lors de toujours crier que l’islamisme n’est pas l’islam quand c’est malheureusement une forme d’islam que nous savons présente en Essonne avec notamment des salafistes dont des Frères musulmans.


Provoquer le dialogue

J’adhère pleinement à l’esprit de ce pacte. Toutefois, je constate dès que je veux dialoguer, soit que je ne trouve pas d’interlocuteurs, soit que nous nous connaissons si bien ou si mal que nous n’avons rien à nous dire sinon des banalités. Et généralement, ça finit qu’on arrête avant de se disputer sur une controverse théologique qui ne peut que nous séparer. Une résolution peut être de créer des lieux de dialogue, qui soient par exemple numériques notamment !


Je n’aime pas la politisation du pacte

Si la République était réellement laïque, elle ne prendrait pas part dans la signature de ce pacte, ou alors, elle le ferait par l’intermédiaire du Préfet. Est-ce de l’action sociale ; je ne vois pas quelle compétence de François DUROVRAY, comme président du Département, cela vient-il chatouiller pour nécessiter son graffiti personnel. De là à penser qu’il a accepté pour faire des photos et dire qu’il agit pour la paix, il n’y a qu’un pas que je franchis d’un bond.


Pour retrouver le texte du pacte sur un plus grand format :

Pacte-fraternité-2016

Cliquez dessus pour agrandir


Maintenant, il ne nous reste plus qu’à vivre ce pacte, sans pour autant croire que tout va aller mieux parce qu’il a été signé. Car ce n’est pas le premier ni le dernier à être passé entre trois bons copains religieux qui eux, n’ont aucun problème à vivre ensemble. Non, la vraie difficulté peut exister à la base, surtout quand la politique vient s’y mêler. Montrons nous optimistes et commençons donc par parler de ce (ou Celui) qui nous rassemble : Dieu ?

Pétition pour permettre un menu de substitution dans les cantines

J’ai reçu une pétition lancé par Yves JÉGO, député-maire (UDI – personne n’est parfait) de Monterault-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) que j’ai trouvé bien écrite et je l’ai signé. Je vous invite à en faire autant parce que je pense que c’est dans la diversité des repas que s’acquiert la qualité de la nutrition contre les entreprises de restauration collective.

Voici le lien de ladite pétition. Actuellement, nos cantines scolaires font trop peu appel aux circuits courts et aux produits sains issus de l’agriculture biologique. Pourtant, ils ne sont réellement pas beaucoup plus chers que les produits cultivés de manière industrielle et ce sont toujours les mêmes qui récupèrent l’argent pour des services qui se dégradent.


Supprimer les repas sans porc est une provocation à l’égard des juifs et des musulmans de la part de maires qui agitent l’épouvantail de l’identité nationale, pour masquer leurs quêtes d’économies. Il est dans le sens de la pratique de vouloir aller vers des systèmes de selfs avec choix de menu, pourquoi revenir en arrière et proposer un repas unique ?

Alors il est en effet possible de régler la question du porc (dont la qualité se dégrade à cause d’origines de moins en moins contrôlées) en remplaçant les menus alternatifs par des menus végétariens, ce qui permettrait aussi à certains de rompre avec les protéines animales dont nous abusons, et qui sont écologiquement très énergivores.

Je pense qu’il faut arrêter de vouloir nous prendre pour des soldats de la laïcité voulant imposer une culture gastronomique française. J’aime la charcuterie et le vin. Je n’aime pas les fruits de mer ni la bière. Je ne serai pas plus heureux si on veut me forcer à manger ce que je n’aime pas ou en forçant d’autres à manger ce qu’ils n’aiment pas.


Je suis favorable à des menus de substitution, qu’ils soient végétariens ou pas, tant que chacun peut s’y retrouver et manger, au lieu de jeûner. L’important pour moi est qu’on puisse autant que possible avoir le choix, la qualité, la santé et le plaisir.