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Intérêt territorial du Grand-Orly Seine Bièvre, échec de l’intercommunalité

C’est finalement la vision intercommunale de l’intérêt territorial, tel que portée par la droite, qui paradoxalement s’est imposée au Grand-Orly Seine Biève (GOSB). Bien que celle-ci soit minoritaire, les maires LR ont obtenu le soutien des communistes et des socialistes, contre la vision de gauche portée par les écologistes. Moralité : l’intercommunalité ne sert pas à grand chose, et il sera peut-être légitime qu’elle disparaisse bientôt…

À l’approche de la réforme territoriale qui devrait aboutir à la suppression d’un échelon administratif ; métropole, région, département et intercommunalité jouent à se faire peur. Sauf que celle-ci pourrait être la bonne pour l’intercommunalité, qui en fait et par rapport aux définitions de l’intérêt territorial votées ce 07 novembre 2017 n’est finalement qu’un trop vaste groupement de communes qui ne fait pas agglomération, et encore moins territoire !

Une grande difficulté est que les élus sont complètement dépassés. Jean-Yves LE BOUILLONNEC et Daniel BREUILLER ont compris, puis à la traîne, Michel LEPRÊTRE s’accroche aux wagons, et loin derrière, il y a tous les autres ; certains courant même derrière le train… Avec un intérêt territorial aussi limité aux équipements sportifs et culturels, au social et à la voirie, l’EPT est moins actif que ne l’étaient certaines anciennes agglomérations comme la CALPE et la CAVB.

Aussi, LEPRÊTRE se trompe quand il se félicite d’avoir préservé le bloc communal et de garder la commune comme le lieu de décision de l’intercommunalité (donc il y a 24 têtes…), d’avoir posé un socle et de maintenir la proximité avec la population ; enfin, de pouvoir faire des économies (ce serait une première). Il ne fait que soutenir un régime qui empêche les communes de s’administrer librement, tandis que l’intercommunalité se retrouve privée de pouvoir agir !

Enfin, arrêtons nous sur une remarque de Daniel BREUILLER qui déplorait l’oubli de l’éclairage public dans la définition d’intérêt. Il n’y a effectivement aucune logique à déclarer la compétence Voirie d’intérêt territorial. Et c’est en plus impossible à cause des milliers de kilomètres de routes et de trottoirs que le GOSB doit désormais entretenir… Donc au final, l’intérêt territorial, c’est surtout pour soutenir les compagnies artistiques et pour apprendre aux enfants à nager…