Archives du mot-clé Jean-Vincent PLACÉ

Pierre GUYARD voudrait-il faire mentir Jérôme GUEDJ ?

Je me rappellerais toujours de cette conversation avec Jean-Marc DEFRÉMONT le 24 août 2013 dans le car de la mairie nous emmenant aux commémorations de la Libération de Savigny. « Vous avez peut-être raison d’y aller maintenant, j’ai raté ma chance. » Pierre GUYARD venait de (ou allait) remporter la primaire qui le désignerait tête de la liste aux élections municipales des 23 et 30 mars 2014 à Savigny-sur-Orge.

Dans quel parti peut-on réussir d’un claquement de doigt à s’imposer chef de file pour des élections municipales dans une ville de plus de 30 000 habitants, (même si M. GUYARD serait arrivé à Savigny en 2005 ou en 2006 tout en restant Conseiller municipal de Verrières-le-Buisson jusqu’en avril 2014) ? Au Parti socialiste (je ne comprends pas leurs militants). Précisons aussi lorsqu’on est le fils d’un ancien secrétaire d’État du gouvernement JOSPIN.


Défaite annoncée

Septième défaite électorale de Pierre GUYARD (pour une victoire en tant que suppléant d’un député) et la troisième aux cantonales-départementales. Dans les statuts du PS, il est interdit de réaliser plus de trois mandats. Pourquoi n’est-il pas aussi interdit de se présenter plus de trois fois à une élection ? Même MITTERRAND a gagné la troisième fois. Mais il faut reconnaître que ni Pascal NOURY ni Régis ROY-CHEVALIER ne voulait se présenter aux départementales.

Également le problème du PRG

Après avoir fait écrire dans la presse que le PRG ne s’allierait pas aux PS-EELV (et expliqué pourquoi sur leur site), il a bien fallu qu’ils négocient. Et comme José DE SOUSA serait encore moins apprécié que Chirinne ARDAKANI (lire mon article à venir sur la rencontre de Tous citoyens), il a bien fallu présenter une femme (exit Lydia BERNET) et trouver un homme qui puisse équilibrer l’assemblage PS-PRG-EELV-MRC (« et des Citoyens non inscrits« ) – n’en jetez plus.

La question GUEDJ

Je ne vais pas m’étendre sur le bilan de cet homme qui rêve autant que Jean-Vincent PLACÉ de finir ministre de la République. Toujours est-il qu’il nous avait répondu (pour la première et unique fois à ce jour) lorsque nous l’avions interpellé et que je lui avais promis de donner suite à sa réponse. J’en profite pour lui faire un peu de publicité car il a manifestement besoin d’argent…

GUEDJ-financement-campagne


Une réponse à mon courriel reçue le 23 avril 2015 à 11 h 11 :

Bonjour Olivier,

Comme vous le savez, nous sommes en cours de finalisation de nos comptes de campagne pour les remettre comme la loi nous l’impose à la CNCCFP dans les délais impartis, comme vous êtes entrain de le faire sans doute.
Comme à chaque campagne je constate avec regret que vous confondez votre position de journaliste indépendant et votre combat électoral À ma connaissance nous n’avons pas l’obligation de remettre nos comptes aux candidats concurrents et la commission est seule habilitée à analyser ces éléments et à trancher quant à la possibilité d’être remboursé voir de la transférer au juridiction compétente en cas de dérive avérée, vous en savez quelques chose.
Je ne manquerai de revenir vers vous pour vous montrer la facture réclamée avant le 18 mai mais je vous incite à bien préparer vos propres éléments et notamment l’aspect numérique de votre campagne.

Bonne réception
Chaleureuses salutations
Pierre GUYARD


Ma réponse envoyée le 23 avril 2015 à 12 h 15

Monsieur GUYARD,

Le 18 mars 2015 à 12 h 18, j’ai reçu un courriel signé de M. Jérôme GUEDJ affirmant ceci : « Cette prestation a fait l’objet d’€™un bon de commande, d’€™une facturation conformes à la réglementation liée au financement des campagnes électorales et à votre disposition, si nécessaire. ». Puisque ladite facture est à ma disposition, selon les propres mots de Jérôme GUEDJ, alors je vous demande cette facture. Il ne s’agit donc pas là d’une obligation mais de ne pas faire mentir M. GUEDJ. À moins que vous ne teniez à faire mentir M. GUEDJ ? Voulez-vous vraiment faire mentir M. GUEDJ ? (Les équilibres au sein de la fédération PS de l’Essonne vous perdront.)

La transparence en politique, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la pratiquent. En page 5 de votre programme aux élections municipales, vous écriviez « La bonne gestion d’une collectivité passe non seulement par la participation active de ses concitoyens mais aussi par un impératif de transparence et d’efficacité. » Comment toute gestion peut-elle être transparente si la conquête politique de cette collectivité n’est-elle même pas transparente ?

Personnellement, mes comptes de campagne sont publics (Pas les vôtres ?) : https://oliviervagneux.wordpress.com/2015/04/22/compte-de-campagne-des-essonniens-independants-departementales-2015/. Je tiens aussi les factures à disposition pour preuve.

De la même manière que lorsque j’ai comparu devant le Tribunal administratif de Versailles suite au rejet de mes comptes des élections municipales de 2014, j’ai publié l’intégralité des documents qui ont été utiles dans cette affaire (en ligne sur http://www.vagneux.fr)

Vous, en tant qu’élu de l’opposition municipale à Savigny, vous ne publiez même pas tous les ordres du jour des différents conseils municipaux, alors les travaux de commissions et les registres de délibérations, n’y pensons pas… Et puis la CALPE…

Il y a le combat électoral qui a été de porter des idées choisies par 7,98 % des habitants de notre canton au premier tour.
Il y a aussi le journalisme qui consiste à chercher, vérifier et commenter des faits à destination d’un public.
La politique devient du journalisme lorsqu’elle s’attache à prouver les mensonges des uns et des autres à destination du public, à s’interroger sur les propos d’une candidate tenus sur ses réseaux sociaux, enfin à se demander s’il est légal que cette même personne puisse figurer sur une liste municipale d’une commune A en étant inscrite sur les listes d’une commune B.

Enfin, je ne comprends pas où l’aspect numérique de ma campagne pourrait poser problème dans mes comptes de campagne. Il y a deux noms de domaines à 5,99 € TTC chacun qui ont servi les intérêts de ma campagne : www.essonniens-independants.fr et www.vagneux.fr . Ils sont comptés dans les menues dépenses.
Tout le reste est gratuit, car je n’oublie pas de le préciser, je n’emploie pas (même gracieusement) Monsieur Damien MARILLER, Directeur de publication du pureplayer Essonneinfo.fr, pour établir le web-design de mes blogs…

Je vous prie de croire, cher Monsieur, en l’expression de mes meilleurs sentiments.

Olivier Vagneux


David FABRE rebondira-t-il à l’UDI de Savigny-sur-Orge ?

Le conseiller municipal d’opposition (SE) David FABRE, ancienne tête de liste PS en 2008, ancienne tête de liste qui se disait indépendant en 2014, sent-il que le vent n’est temporairement plus dans le sens de la gauche ? Plusieurs indices laissent à penser qu’il se rapproche tout doucement, mais non moins sincèrement de l’UDI.

David FABRE est actuellement élu dans un groupe indépendant politiquement (« Agir pour vous – Savigny Ensemble »). Même si sa chef de file Laurence SPICHER-BERNIER est encore UDI, grâce à l’intervention de Xavier DUGOIN qui lui a sauvé sa place au sein de ce parti. De plus, il convient de rappeler que l’union de la gauche n’a réalisée que 32 % à Savigny au second tour des élections municipales de 2014.

David FABRE, éternel opportuniste

Notre Montpélliérain commence sa vie politique dans le Sud de la France. Selon les renseignements de votre serviteur obtenus auprès de la fédération PS de l’Hérault, il ne parvient pas à percer dans le réseau de Georges FRÊCHE et se voit gentiment suggérer d’aller voir ailleurs. Notre homme monte alors à la capitale.

Débarqué à Palaiseau (Essonne), il se rapproche du maire François LAMY et agit localement au sein de comités de quartier. Contactés, ces derniers disent aujourd’hui ne pas garder un bon souvenir de l’homme. Parallèlement, le strauss-khanien FABRE devient le représentant départemental de son maître à penser socialiste, pour les primaires PS de 2006.

À Savigny, la succession d’Élisabeth ROZE DES ORDONS, alors chef de file du PS, se passe mal. Le secrétaire de section Gilles VOLLANT propose alors à FABRE de prendre la tête du PS savinien. Mais le jeune ambitieux ne peut rien contre la machine MARSAUDON et il est défait au premier tour des municipales de 2008.

FABRE se coupe alors de ses amis du PS tentant une sécession qui se passe mal. Il démissionne finalement du PS le 1er janvier 2011 et en est exclu le 8. Il rejoint alors Europe écologie les Verts (EELV) pour espérer en être le candidat aux législatives de 2012. Mais Jean-Vincent PLACÉ a réservé la place pour son amie Éva SAS. De plus, la fédération Nord-Essonne de EELV crache aussi sur FABRE qu’elle affirme ne pas l’avoir vu beaucoup en réunions.

L’homme se présente alors en indépendant divers-gauche aux municipales de 2014 à Savigny. Il réalise plus de 13 % au premier tour, grâce à un vote ethnique et communautaire, mais il choisit de s’allier à Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) au second tour. L’homme est alors quitté par les siens qui rejoignent le PS, se sentant trahis. Beaucoup vouent une grande haine au nouveau conseiller municipal, élu sur une liste de droite.

Savigny-Ensemble était une liste verte !!! (écolo)

Fabre-EELV-Vagneux

Lorsqu’on lit les « À propos » de la page Facebook du comité de soutien de M. FABRE, on s’aperçoit que l’homme est membre du parti EELV. Une appartenance qu’il a nié devant moi lors de la cérémonie des vœux 2014.

Sa liste n’était donc ni neutre ni indépendante mais dissidente EELV. Ainsi la seule vraie liste indépendante pour Savigny était celle de Vivons Savigny autrement. Certes soutenue par des partis, mais n’ayant jamais fait mention d’une quelconque adhésion partisane.

Selon certains membres du parti EELV sur la ville, une procédure d’exclusion de David FABRE de EELV serait en cours depuis plus d’un an. Interrogée, la fédération Nord-Essonne de ce parti a refusée de communiquer sur ce point.

Un rapprochement sincère ?

Voilà maintenant que M. FABRE s’intéresse de près à l’UDI. Par exemple, si on se rend sur le compte Facebook de l’UDI de Savigny-sur-Orge (qui fait ouvertement campagne au mépris de toute égalité démocratique pour le ticket Yves JÉGO-Chantal JOUANNO), on peut voir plusieurs « like » de notre Montpelliérain critiqué. Ainsi, il se réjouit que Jean-Louis BORLOO soit le nouveau président du club de foot de Valenciennes.

UDI-Savigny-sur-Orge-Vagneux-Olivier

Je trouve cela tellement pathétique d’aimer un article Facebook sur une information dont la plupart des gens se foutent, juste parce qu’on apprécie ceux qui l’ont posté…

Même comportement lorsqu’on se rend sur le Twitter du bonhomme. Regardez à l’actualité de qui il s’intéresse…

David-FABRE - Olivier-VAGNEUX-TwitterJean-Louis BORLOO, Yves JÉGO, Jean-Christophe LAGARDE mais aussi Vincent DELAHAYE (dans les 8 autres)… Si c’est pas du beau monde, UDI de surcroît…

Rien ne nous permet de dire si ce soudain intérêt de David FABRE pour l’UDI est lié à son éternel opportunisme politique. Ou si l’homme est vraiment sincère. Toujours est-il qu’il est en manque de rebonds, d’autant que son retournement de veste n’a pas été très apprécié à Grand-Vaux. Et qu’il trouve ici l’occasion idéale de continuer à se faire-valoir, l’art dans lequel il excelle le plus après celui de fédérer des gens honnêtes qu’il trahira lamentablement plus tard.

2012 : année zéro sur la septième

La situation politique à Savigny-sur-Orge et dans la septième circonscription de l’Essonne, au lendemain des différentes élections de 2014, est la conséquence logique des résultats des élections législatives de 2012. Par souci de logique, nous dresserons deux analyses : une par ville et une par parti politique.

Il est impossible de minimiser la vague bleue qui a frappé la France en mars 2014. Toutefois, je considère que le rejet de la gauche a été accentué par des erreurs politiques qui ont été commises lors de cette élection. Même si le votant moyen a la mémoire courte, il en a assez pour avoir catalogué ces différents candidats.

I. Les candidats significatifs en présence en 2012

Éva SAS (PS-EELV) : La mère de la fille de Jean-Vincent PLACÉ est la conséquence de l’accord national PS-EELV de 2011. Une campagne plate avec trois grandes réunions de campagne. Mais un atterrissage soigneusement balisé par Martine DELOFFRE de la fédération locale EELV et des cadres PS trop embrigadés et trop moutons pour désobéir aux consignes du Parti. De fait, elle s’est hissé à la tête des candidats de gauche avec 22 % au premier tour et 53 % au second.

Françoise BRIAND (UMP et apparentés) : Celle qui a succédé à Jean MARSAUDON sans préparation a fait le travail à l’Assemblée. Mais peu charismatique, n’allant pas au-delà de son électorat de droite, elle n’a pas convaincu. Victime des attaques incessantes de Laurence SPICHER-BERNIER, elle s’est laissée marcher dessus et n’a pas taclé la gauche. À son passif, elle a voté un amendement pour délocaliser l’aéroport d’Orly et n’a commencé de campagne de communication qu’en 2011, trop tard pour se faire connaître. Elle était conseillère municipale d’opposition à Viry-Châtillon. Elle a réalisé 18 % au premier tour et 47 % au second.

Laurence SPICHER-BERNIER (DVD) : Objectivement, la meilleure campagne avec sept tracts et beaucoup de réunions. Mais son exclusion de l’UMP, ses attaques incessantes contre Françoise BRIAND et son passif à Savigny de mauvaise gestionnaire lui ont fait défaut. Elle a manqué du soutien d’un grand parti et s’est discréditée comme la traître à droite. Mal entourée, son dynamisme s’est heurté à l’hostilité des habitants de la 7ème contre les sans-partis. Elle a réalisé 10 % (9,99 %) au premier tour.

François GARCIA (DVG) ; le maire d’Athis-Mons s’est présenté, très tard en 2012, en dissident du PS avec son suppléant Étienne CHAUFOUR, alors maire de Juvisy-sur-Orge. Son discours était de dire qu’il était un soutien de HOLLANDE et du PS. Il se reposait sur un bon bilan municipal, partagé avec CHAUFOUR et proposait de faire de même pour la France. Mais sans programme. Il a réalisé 16,11 % au premier tour, ce qui n’était pas suffisant pour dépasser le seuil de maintien au second tour 12,5 % d’inscrits.

Audrey GUIBERT (FN) : une semaine avant le scrutin, un tract national avec la tête de GUIBERT alors blonde pour ressembler à Marine LE PEN. Une dénonciation de l’immigration et du système de l’État-providence. Absente, inexistante, cette participation devait juste capitaliser les 17,9 % du FN à la présidentielle. Pas de campagne, on aurait mis n’importe qui que le score aurait été le même : 15,95 % au premier tour.

Gabriel AMARD (FDG) : le mari de la fille de MÉLENCHON va mener une campagne assez terne sur les thèmes de campagne chers aux communistes. Mais ces thèmes n’étant plus porteurs, il ne réalisera que 11,18 % au premier tour, notamment grâce à son charisme d’ancien maire PS de Viry-Châtillon.

Alain VILLEMEUR (MODEM) : Un programme plutôt cohérent dans la lignée d’une vision centriste pour la France. Mais aussi BAYROU sur 1/4 du tract. L’opération camouflage du Béarnais (on dit alors Le Centre pour la France, plutôt que le MODEM) est un échec. Le candidat se montre et organise quelques réunions, sans succès. Il réalisera 2,32 % des voix au premier tour, payant la position pro-HOLLANDE de son chef.

Daniel JAUGEAS (DLR) : Aucun tract et un candidat relativement absent et inconnu. Il réalise 0,94 % au premier tour tandis que Nicolas DUPONT-AIGNAN réunissait 2 % des voix deux mois plus tôt. Même l’Alliance écologiste indépendante, dont le candidat Emmanuel MERMINOD n’habite pas la circonscription fera mieux que lui avec 1,25 % des voix.

On notera la candidature de Bachir CHEKINI (Rassemblement solidaire, le parti de Dominique DE VILLEPIN), de Marc HOQUET (Lutte Ouvrière), de Claude ALLAIRE (NPA), du divers-droite Olivier ROHO et du candidat du parti qui veut légaliser le cannabis.

II. Analyse des conséquences de 2012 par ville

Savigny-sur-Orge : Laurence SPICHER-BERNIER perd son statut de membre de l’UMP. Elle apparaît comme celle qui a fait perdre la droite. Elle rebondira avec l’UDI mais échouera d’un rien aux municipales de 2014. Éric MEHLHORN a fait loyalement la campagne de Françoise BRIAND. Jean-Michel ZAMPARUTTI a fait la campagne de Laurence SPICHER-BERNIER tout en prétendant soutenir Françoise BRIAND. David FABRE n’est pas intervenu, n’ayant pas reçu l’investiture d’EELV. Éva SAS y vit un jour par semaine.

Viry-Châtillon : Françoise BRIAND sort sur une défaite. Jean-Marie VILAIN a fait la campagne de cette dernière loyalement. Gabriel AMARD sort affecté d’une large défaite, preuve qu’il a perdu de sa superbe dans sa ville. Il reste à la tête de l’agglomération et soutiendra Simone MATHIEU, ancienne opposante au second tour de MARSAUDON aux législatives de 2007. Mais il partira dans l’Est pour les européennes de 2014.

Athis-Mons : François GARCIA est exclu du PS pour dissidence. Il ne tire aucune leçon de la passivité de sa campagne et proposera aux Athgiens de continuer sur la base de son action pour sa commune et l’agglomération. Ces derniers préféreront en 2014 le dynamisme d’une UMP-UDI combattive et désireuse de changer les choses. Christine RODIER (UMP) était engagée aux côtés de Françoise BRIAND.

Juvisy-sur-Orge : Étienne CHAUFOUR est exclu du PS pour dissidence. Il rebondira en 2013 en adhérant au PRG. La gauche juvisienne se divise alors entre partisans de CHAUFOUR, PS et EELV. D’autant que le FDG s’installe durablement. Si les deux premiers PS et partisans de CHAUFOUR se retrouvent facilement, leur unité est cassée et elle fera défaut à la gauche en 2014 qui va perdre son temps à se taper dessus. Robin REDA a fait la campagne de Françoise BRIAND loyalement. Nicolas GONNOT (PS) est suppléant d’Éva SAS.

Paray-Vieille-Poste : Dans cette ville, le FN arrivera en tête mais n’aura pas assez de militants pour constituer une liste aux municipales de 2014. Au cours de cette campagne, le maire Gaston JANKIEWICZ continuera de se disputer avec Alain VÉDÈRE. Pascal PICARD, responsable UMP de la circonscription fera la campagne de Françoise BRIAND et il retentera sa chance aux municipales de 2014, en vain.

III. Analyse des conséquences par personnalités

Gabriel AMARD (FDG) : Il perd de sa popularité et des voix d’électeurs d’années en années, au fur et à mesure que s’éloigne la période de ses responsabilités municipales (l’agglo n’étant pas perçu locale). Beau-Papa MÉLENCHON le parachute dans l’Est pour les européennes, sans succès.

Françoise BRIAND (UMP) : Défaite aux législatives, elle prend du grade à l’UMP en devenant secrétaire nationale. Elle accuse dans le même temps certains de ses soutiens dont votre serviteur, ou encore Jean-Marie VILAIN, d’être responsable de sa défaite. Proche de COPÉ, elle prépare sa liste UMP seule et divise la droite castelviroise. Elle retire sa liste en arrivant derrière l’UDI au premier tour des municipales.

Étienne CHAUFOUR (PRG) : Exclu du PS, il perd en stature et se voit ravir la mairie de Juvisy-sur-Orge au premier tour par Robin REDA. Peut-être ne se serait-il pas présenté, que la gauche juvisienne ne se serait pas présenté, et qu’il serait toujours maire ? Son défaut a aussi été de ne pas faire plus campagne en 2014 qu’en 2012 et de se reposer sur son bilan globalement satisfaisant.

David FABRE (DVG) : Après son exclusion du PS prononcée le 8 janvier 2011 après que le Montpelliérain ait démissionné le 1er janvier 2011, il adhère à EELV en espérant être le candidat de ce parti aux législatives. Mais le parachutage de la maitresse de Jean-Vincent PLACÉ ne lui permettra pas de se présenter.

François GARCIA (DVG) : Exclu du PS, il perd en stature et abandonne pour un malheureux point la mairie d’Athis-Mons. Il perd de fait la présidence de l’agglomération. Comme CHAUFOUR, il n’a pas tenu compte de ses erreurs de campagne de 2012 : trop sûr de lui, trop dans la continuité de son action.

Audrey GUIBERT (FN) : Elle s’implante durablement sur la circonscription et légitime sa place de secrétaire départementale. Elle continue de recopier le programme national du FN et de servir de candidate au FN (cantonale, législative, européenne…)

Daniel JAUGEAS (DLR) : Devant son faible score, il renonce à se présenter seul aux municipales et passe alliance avec l’UMP. Il est élu et devient maire-adjoint de Savigny-sur-Orge en charge de la sécurité et des transports. Il est aussi élu communautaire.

Éric MEHLHORN (UMP) : Sa participation honnête et fidèle a renforcé sa crédibilité auprès de l’UMP et l’a indiqué comme le candidat le plus recommandé pour les municipales. Il profite de la traîtrise de Jean-Michel ZAMPARUTTI pour s’imposer sans rien faire. Il aura 4000 € de frais d’avocats à cause d’un procès intenté par Laurence SPICHER-BERNIER

Robin REDA (UMP) : Son engagement de toujours participe à sa désignation comme tête de liste pour les municipales. Il est élu au premier tour et devient maire de Juvisy. Il est toujours président départemental des Jeunes UMP.

Éva SAS (EELV) : Député active mais sans plus. Un peu bornée sur ses thèmes de prédilection (fiscalité verte, économie et mobilité). Elle est deuxième sur la liste d’union de la gauche à Savigny et devient conseillère municipale et conseillère communautaire d’opposition dans les deux cas.

Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) : Décrédibilisée par sa défaite, exclue de l’UMP et honnie par les ennemis qu’elle s’est fait, elle renforce son contrôle sur Savigny. Mais le mal est fait et elle n’est pas réélue en 2014 réalisant malgré tout la performance de 20 % des voix au premier tour.

Jean-Marie VILAIN (UDI) : Sa contribution à la campagne renforce sa position de chef de la droite à Viry. Profitant de la décrédibilisation de Françoise BRIAND défaite, il s’impose en ralliant à lui une partie de l’UMP et il est brillamment élu aux municipales de mars 2014.

Alain VILLEMEUR (PS) : Suite aux évolutions du MODEM qui ne lui conviennent pas, il quitte ce parti et retourne au PS auquel il adhérait précédemment. Il est candidat sur la liste d’Étienne CHAUFOUR aux municipales mais il ne sera pas élu.

Jean-Michel ZAMPARUTTI (UMP) : Son soutien à Laurence BERNIER lui coûtera l’investiture UMP pour les municipales de 2014 à Savigny. Il rejoindra David FABRE pour les municipales puis la liste fusionnée avec Laurence BERNIER. Il ne sera pas élu.

Et moi ? Durant cette campagne, je soutenais publiquement Françoise BRIAND (UMP) et j’ai distribué deux de ses tracts à Grand-Vaux et aux Gâtines. Je lui avais aussi rédigé une synthèse sur une réunion d’Éva SAS. Mais je n’ai pas compris qu’elle ne soit pas plus active, et par la suite son attitude envers moi.

J’étais ouvertement opposé à Laurence SPICHER-BERNIER qui m’a d’ailleurs fait mettre dehors de sa réunion publique le 7 mars 2012 (à moins que ce ne soit son mari Hocine BEN BACHIR ?). Je me suis donc engagé contre elle aux municipales et je suis heureux d’avoir contribué à sa défaite en 2014. Je veillerais également à limiter les dégâts de ses rebonds politiques en m’interposant là où elle se présentera.

J’ai été très déçu par Éric MEHLHORN qui au soir de la présidentielle me dit « C’est pas grave, il y a le troisième tour (les législatives)« . Puis qui ne dit plus rien pour la défaite des législatives. Je pense que tôt ou tard cette passivité et cette nonchalance se retourneront contre lui.

P.-S. : Cet article n’est pas très encourageant pour moi. J’ai clairement l’impression que les habitants de cette circonscription sont trop timorés pour oser massivement voter pour quelqu’un qui n’est pas soutenu par un grand parti. Si seulement, ils savaient comment le système fonctionne de l’intérieur…