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Pour en finir avec Jean MARSAUDON et le marsaudonisme

J’ai un scoop : Jean MARSAUDON est décédé !

Certains vont sembler le redécouvrir aujourd’hui, comme tous les 18 septembre depuis dix ans. Ils vont passer la journée à se souvenir du temps béni et fantasmé où l’homme régnait sans partage sur Savigny.

Un nombre, toujours plus croissant, se risquera peut-être à demander qui est cette personne qui leur est presque totalement inconnu. Tout juste savent-ils que c’est la rue qui va au gymnase Champagne. Et puis, même pas forcément ou ils s’en fichent.

Je précise là qu’il s’agit de mon dernier article consacré nommément à l’ancien député-maire, même si j’y referai certainement encore de rares allusions à l’occasion.


Je me rappelle moi aussi de ce jeudi 18 septembre 2008. J’étais en classe de terminale. J’ai remarqué en rentrant du lycée Corot que les drapeaux des bâtiments municipaux étaient en berne. Ce n’est que le soir que sont apparus les messages sur les panneaux lumineux, même si le bruit circulait déjà partout.

D’un côté, ceux qui faisaient les calculs : MARSAUDON ayant été élu en telle année parce qu’ils avaient tel âge, par rapport à la remise du dictionnaire à la fin du CM2 (que MEHLHORN a supprimée).

De l’autre, et dès le soir même, des opposants qui fêtaient la mort de « MARSAUCON » comme ils se plaisaient à l’appeler, espérant que s’ensuive enfin une alternance politique après vingt-cinq ans de droite au pouvoir.

Certains se demandaient uniquement s’ils verraient CHIRAC aux obsèques. D’autres prédisaient dès le soir même une écrasante victoire de Jean-Michel ZAMPARUTTI pour succéder au grand homme.

Force est de constater que dix ans après, MARSAUDON occupe toujours une place importante dans la vie politique locale. D’une part, du fait de ses choix politiques qui nous contraignent en matière d’urbanisme et de fiscalité. D’autre part, parce que ce sont ses deux enfants politiques qui lui ont succédé, et qui portent malgré eux cet « héritage ».


Paradoxalement, ce sont ceux qui s’en réclament le plus bruyamment, qui s’en éloignent d’autant et conduisent une politique à l’exacte opposé.

Sous couvert d’agir dans l’esprit et la mouvance politique de l’homme, voire de parachever le programme de 2008, (quand ce n’est pas celui de 2001 qui marque le grand tournant du marsaudonisme), ils ne cherchent en fait qu’à tuer le père pour exister enfin par eux-mêmes.

MARSAUDON aurait-il vendu la Savinière ? Aurait-il autorisé la construction d’immeubles de 17 mètres de haut sur le Boulevard ? Aurait-il bétonné les ronds-points ? C’est très bien de s’en réclamer, mais les actes de MEHLHORN ne suivent pas…

En fait, cette vénération marque surtout l’échec de ses successeurs à convaincre par leur propre politique, et traduit un besoin permanent de se légitimer en s’inscrivant dans une filiation fictive.

Rien d’étonnant car jusqu’au bout, MARSAUDON a affiché qu’il vivrait et il s’est donc refusé à préparer correctement sa succession, préférant formater des pantins qui ne le feraient pas oublier et lui conserveraient cette image du dernier grand maire de Savigny, pour ce qu’il en reste (ce qu’il n’avait pas forcément calculé)…

On ne s’étendra donc pas plus sur les relations qu’on lui connaissait avec Laurence SPICHER-BERNIER. Et on dira cette anecdote concernant MEHLHORN, que plusieurs anciens adjoints m’ont raconté, à savoir qu’un jour, au cours d’une commission, MARSAUDON l’aurait affiché devant les autres en lui disant qu’il ne serait jamais maire parce qu’il était « trop con » pour cela.


Le bilan de MARSAUDON est en plus exagérément personnalisé du fait du charisme du Lion de Savigny, mais aussi et surtout glorifié du seul fait qu’il soit mort brutalement.

Et ce choc tient en partie, non pas à l’influence de l’homme que certains auraient divinisé, mais au fait qu’il était plus jeune que nombre de ses soutiens et électeurs.

Le milieu politique en est particulièrement nostalgique car il reste le dernier grand rassembleur de la droite et du centre, et surtout que c’était un chef qui savait cheffer, et dont l’influence dépassait les frontières de Savigny.

Mais si on doit lui reconnaître des qualités de meneur, généralement bien guidé par ses intuitions, il faut aussi regarder tout le passif.

Constater que les grandes réalisations ont été en fait portées par ses adjoints issus de la liste de 1983 qu’on lui avait composée sur mesure, et qu’il n’a jamais su, ni voulu la renouveler à la hauteur des compétences qui disparaissait progressivement. Notamment celles de l’UDF.

Voir que c’est lui a commencé à endetter la Ville, en réalisant 16 millions € d’emprunts toxiques moins d’un an avant sa mort. Qui plus est pour des projets foireux comme l’espace Simone-Dussart qui ne dispose que de 15 places !

MARSAUDON était aussi un politique autoritaire, qui s’emportait facilement et qui s’arrangeait aussi parfois de la démocratie. Un homme qui se laissait guider par ses instincts, vraisemblablement très porté sur les femmes pour ne pas écrire sur le sexe. Un personnage qui se vantait d’être le plus républicain des républicains mais qui négociait en douce avec le Front national. Une personne complexée par tout ce qui est militaire. Je passe enfin sur l’histoire des valises africaines, qui n’a jamais été prouvée.

Si donc nous visualisons à peu près son bilan à Savigny, il faut encore regarder son bilan à l’Assemblée, à laquelle il a siégé pendant quinze ans, et qui est plus que faible : une proposition de loi en 2005 contre la chasse à courre et à cor et à cri, qui est vraisemblablement un texte écrit par ou sous l’influence de la fondation BARDOT…


La politique de Savigny ne peut plus se construire dans le passé. MARSAUDON est mort. Il faut tourner la page pour continuer d’écrire le livre. Aujourd’hui, il est temps de passer à autre chose, et de regarder le présent. Que les Saviniens arrêtent de chercher la copie conforme de MARSAUDON, et qu’ils trouvent plutôt le MARSAUDON du temps présent, c’est à dire une personne qui aime sa ville et qui saura la défendre en en portant les intérêts…




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Sur la brutale éviction de Richard BRUNETTO de son poste de chef de la Police municipale de Savigny-sur-Orge

Une « méthode de connards » ! Il n’y a pas d’autres termes pour désigner cette pratique du maire de Savigny qui consiste à organiser le remplacement de certains agents sans même les en informer. En effet, Éric MEHLHORN a décidé de se séparer, sans ménagement, de Richard BRUNETTO, chef de la Police municipale (PM), au service des Saviniens depuis le 15 décembre 1987 ; à qui en plus, il ne semble avoir aucune faute à reprocher…

La scène se passe lors du forum des associations 2018. Je croise BRUNETTO, et je lui demande s’il est sur le départ parce que j’entends dire, depuis la fin juin, que la Ville envisage de changer de responsable de la PM. Et lui me dit que non, mais qu’il a aussi entendu cela, sans pouvoir le vérifier. Ayant fini par trouver la proposition d’embauche, et fait jouer quelques contacts en mairie, j’apprends qu’il sera dégagé en novembre (alors que lui ne le sait pas encore).

Je sais donc que l’offre d’emploi, que je republie en bas de page, a été diffusée le 12 juillet 2018 sur le site Emploi-Collectivités.fr. Que la Ville a retenu 4 candidatures, même s’il y en a déjà une qui ne semble pas convenir. Et j’ai deux versions quant à la date du remplacement ; l’une début novembre pour que le nouveau chef prenne son poste au 11 novembre ; et l’autre à la toute fin du mois de novembre. Par contre, je ne sais pas quand ils pensent le dire à BRUNETTO…

Début juillet, un policier municipal, déjà informé de ce qui se tramait, me disait : « on a un chef de la Police municipale qui est à l’image de la Ville », sous entendu un gentil mou. Moi, je pense au contraire qu’il était l’homme de la situation pour une population qui souffre plus de l’insécurité ressentie que de l’insécurité réelle et qui cherche en fait à se rassurer en demandant toujours plus de bleu dans la rue. Mais la PM n’est pas là pour protéger les gens !

Personnellement, je garde toujours en travers de la gorge cette mésaventure du 07 mars 2012 au cours de laquelle Richard BRUNETTO, obéissant à un ordre illégal qu’il n’a pas cherché à contester, qui plus est donné par un mec du cabinet du maire donc sans autorité légale aucune, m’a expulsé d’une réunion publique. Mais pour le reste, je pense effectivement que BRUNETTO n’a pas démérité, et qu’il a fait plutôt sérieusement le travail qu’on lui demandait.

Or, je crois que MEHLHORN, qui bave devant tout ce qui porte un uniforme ; et qui aura au moins accompli cet objectif de renforcer sa milice sa police politique, comme un petit garçon qui complèterait sa collection de soldat de plomb, veut juste un chef plus jeune pour mieux présenter, tant sur les photos, que pour rassurer les papys et les mamies qui ne sortent plus de chez eux après 18 heures, mais qui veulent la Police municipale à la gare, y compris la nuit…

Maintenant, la Ville n’a pas à payer les complexes de MEHLHORN. Et les deux premiers trucs que l’édile pourrait faire, et qui sont dans mon programme, sont 1) de se passer de son adjoint à la Sécurité, qui pourrait d’ailleurs ne pas forcément toujours être un vieux papi qui lui aussi réalise ses fantasmes de super-flic, donc de s’en charger lui-même ! Et 2) d’assurer en personne la responsabilité fonctionnelle de la Police municipale, plutôt que de la confier à son cabinet !


Je termine avec trois photos qui témoignent du malaise démocratique qui ressort des liens entre MEHLHORN et les Polices. Oui, le maire est le premier d’officier d’ordre public de la Commune, mais se servir de la Police pour faire passer ses décisions politiques, ou pour assurer sa protection parce qu’on assume pas l’impopularité de ses choix, me dérange et me fait penser à ce qui se pense dans un totalitarisme. La Police est au service de la population !


1. MEHLHORN s’adressant aux Polices (regardez les mouvements de tête de ses deux interlocuteurs qui boivent ses paroles ; et moi qui m’étonne après que les enquêtes préliminaires visant le maire de Savigny et confiées au commissariat de Police nationale de Savigny aboutissent à un dossier de procédure vide)


2. MEHLHORN exfiltré du forum des associations, alors qu’un groupe d’adhérents de l’ASLS Musculation voulait juste lui parler (même pas lui casser la gueule)


3. MEHLHORN se rend pour discuter avec quatre membres de l’ASLS Musculation


Ce mardi 18 septembre, MEHLHORN pourra donc bien aller pleurer MARSAUDON, dont il peut être certain qu’il n’arrivera jamais à faire oublier le nom par la médiocrité de sa politique. Ce n’est pas l’ancien député-maire, qui malgré tous ses défauts, et la guerre qu’il a mené au personnel en 1983, aurait agi de la sorte, parce que lui, avait du courage et de l’honneur. Dire qu’il va encore falloir supporter les conneries de MEHLHORN pendant au moins dix-huit mois…





Non, Éric MEHLHORN, les travaux du cinéma l’Excelsior ne sont pas une « affaire privée » !

Sacré Éric MEHLHORN ! Toujours la mémoire aussi sélective ! Quelle honte devrions-nous avoir d’oser lui demander de se rappeler de ce qu’il a voté il y a dix ans ? Une délibération municipale accordant 62 000 euros d’argent public à la société exploitant le cinéma l’Excelsior, sans regard aucun sur les travaux, avec comme seule contre-partie que celle-ci divise ensuite ses tarifs par deux, pendant un an, pour les écoles et les associations…


La présente déclaration du maire (« c’est une affaire privée ») figure dans l’article biennal (tous les deux ans) du Parisien de l’Essonne. C’est d’ailleurs peut-être la seule chose comique de cette histoire ; faire une recherche Google sur ce sujet et admirer la fidélité du Parisien : 2010, 2013, 2016, 2018… Le prochain article devrait donc être écrit en 2020 ou 2021 ! Sûrement d’ailleurs quand le sujet du cinéma se réinvitera dans les sujets de la prochaine élection municipale…


C’est donc encore notre bon maire qui fait des siennes, et se refuse d’émettre la moindre opinion sur les travaux du cinéma. Un silence pour le moins étonnant, d’autant qu’il est récurrent, pour ne pas écrire illégal aux termes d’un avis de la Commission d’accès aux documents administratifs. Oserait-on le mot de « complice », comme si la Ville pouvait avoir un arrangement ? Attention à la diffamation ; n’oublions que Daoud CHEMCHAM m’a déjà menacé d’un procès !


Ce n’est donc absolument pas comme si la mairie voulait m’empêcher de remonter à tout un argent public potentiellement accordé à M. CHEMCHAM à une époque MARSAUDON. Ce n’est d’ailleurs pas comme si la preuve d’un financement public n’apparaissait pas sur le panneau des travaux en bas à droite… Il restait une case vide ; on a dû se dire qu’est-ce qu’on pourrait y mettre ? Y en a un qui a suggéré le logo de la Ville, et les autres ont tous dit « banco, on fonce » ?


Alors l’Excelsior est certes une entreprise privée, mais une petite partie des financements des travaux sont publics. Donc mon cher Éric MEHLHORN, il serait peut-être temps de vous intéresser à l’affaire, sinon de demander le remboursement de ces 62 000 euros que la Ville n’aurait donc pas dû investir (si c’est privé !). Mais peut-être avez-vous en fait juste peur d’avouer que votre gestion paternelle de bon sens s’est résumée à filer 62 000 euros les yeux fermés ?




À la réunion de présentation d’Anticor Essonne à Savigny-sur-Orge (28 novembre 2017)

Je m’étais rendu à la réunion publique de présentation de l’association Anticor, par sa section départementale essonnienne, le 28 novembre 2017 à Savigny-sur-Orge. En voici un petit compte-rendu.

C’est une association créée par des élus au lendemain du 21 avril 2002 pour défendre l’exemplarité, la transparence et la probité, responsabiliser les élus et les citoyens et promouvoir l’éthique. Elle refuse le discours du « Tous pourris », tout en réaffirmant, qu’en politique, tout n’est pas permis. Elle revendique aujourd’hui environ 2000 adhérents.

Elle vit de dons de ses adhérents, et de réversion d’indemnités des élus qui les soutiennent. La moitié de leur budget va pour payer des avocats dans ces affaires (ils participent à une trentaine de dossiers) ; l’autre pour organiser des actions de prévention et de plaidoyer, notamment des formations auprès des élus.

L’association intervient dans les affaires qui atteignent à la probité publique. Elle dispose pour cela d’un agrément pour pouvoir se constituer partie civile dans les tribunaux (ce que je trouve quand même scandaleux, mais bon, c’est la loi PLEVEN, et je préfère que ce soit eux que les officines de gauche).

Elle fait bien la distinction entre les manquements à l’éthique, et la corruption qui est pénalement répréhensible (prise illégale d’intérêts) ; niant toutefois les responsabilités de l’administration.

Après un petit historique de la constitution de la définition de corruption qu’on peut résumer aujourd’hui en un système de don/contre-don qui implique une personne publique, ils ont dénoncé la porosité de toujours entre l’argent et le pouvoir.

Selon eux, c’est toujours le secteur de la construction qui reste le plus gangréné par la corruption.

Ils considèrent que l’Essonne est une terre de corruption, du fait de sa proximité avec Paris. Ils ont observé que les maires les plus jeunes ne sont pas forcément les plus honnêtes…

Ils ont cité des affaires historiques : DUGOIN, MARLIN, MARSAUDON (une affaire relative à des pneus ? J’aurais plutôt pensé à d’autres affaires), DASSAULT, BECHTER, DUPONT-AIGNAN, CHAMPION, POINSOT…

Ils ont tenté de faire signer des chartes d’intégrité aux candidats, qui se dépêchaient de les oublier une fois élus (une charte n’engageant pas juridiquement car n’est pas un contrat ; et ils ne se voient pas poursuivre en Justice ceux qui ne la respecterait pas)…

Une proposition intéressante que je leur volerai bien est la mise en place des comités éthique dans les mairies, et je pense que tant les élus, que les agents en auraient bien besoin à Savigny.

Mon grand regret est qu’à Savigny, cette association soit noyautée par les pourris de Debout-la-France, qui ferait mieux de balayer dans leurs rangs, et de regarder ce que vote la majorité à laquelle leurs élus appartiennent… Hélène BRUNG, Daniel JAUGEAS, Jean-Charles HENRY et leur nouveau dernier militant, si vous me lisez !