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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : le corbeau de 2014 est de retour !

On prête à Léon ZITRONE, même si je ne l’ai personnellement jamais entendu que dans la bouche de Jean-Marie LE PEN l’expression suivante : « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi. »

À Savigny-sur-Orge, je n’aurais bientôt plus besoin de faire campagne puisqu’un mystérieux corbeau s’en charge pour moi ! Et il a même créé pour moi une page Facebook personnelle parodique, ainsi qu’un blog parodique de campagne !

Pour l’instant, c’est encore un petit peu un bide parce qu’il ne semble pas y avoir des masses de visites et de likes. Donc on va aider à la visibilité pour créer un sentiment victimaire au service de ma campagne : ouin, ouin, des gens ne m’aiment pas, consolez-moi en votant pour moi !

Certains disent que c’est Jean-François DUMOUSSEAUX qui se cacherait derrière, du fait que Bruno GUILLAUMOT ait aimé un des posts, et qu’il reprenne les enjeux de DEFRÉMONT (Bien vivre à Savigny – la liste la plus tolérante mais qui n’est ouverte qu’à ceux qui partagent lesdites valeurs de la gauche) pour en faire les principaux sujets de la campagne. Je pense effectivement que c’est un bon gauchiste, mais je n’en sais pas plus. Toujours est-il qu’il ne m’aime pas, et qu’il déteste encore plus ESTIVILL. BLANCHAUD en prend aussi pas mal dans la gueule !


Pour consulter sa page (en accès libre) : https://www.facebook.com/Observatoire-des-municipales-Savigny-sur-Orge-2020-102135084588642

Pour consulter le compte parodique qu’il m’a créé (abonnement à Facebook nécessaire) :

https://www.facebook.com/molivier.hargneux.5

Pour consulter le blog parodique de mon mouvement qu’il a créé (en accès libre) :

http://olivierhargneux.over-blog.com


Par ailleurs,

Oui, je suis hargneux, et je le revendique : c’est cela qui fera exister Savigny parmi les 24 communes membres du Territoire.

Et j’espère que ce compte va quand même un petit peu s’attaquer à Alexis IZARD. Parce que pour l’instant, bébé FABRE est bien épargné. Il y aurait pourtant tellement à dire de ses compromissions avec des membres de l’Union des organisations islamiques de France…

Parce que tous les gauchos qui ont dit qu’il fallait voter MACRON contre LE PEN, ben maintenant vous assumez sa réforme des retraites qui était dans son programme (oui je sais, il n’y avait pas l’âge pivot à 64 ans). Donc faites élire IZARD, mais ne venez pas pleurer après !


Quelques illustrations, et pour terminer, quelques archives.

On s’étonnera d’ailleurs que les vrais journalistes professionnels du Parisien Essonne n’ait pas encore écrit dessus, c’est pourtant un sujet tellement important !







Jacques CHIRAC est le vrai responsable de la montée du Front national !

Mais qui suis-je, au lendemain des obsèques de Jacques CHIRAC, pour affirmer que le cinquième président de la Ve République est le vrai responsable de la montée de l’extrême-droite en France ? Éléments de réflexion à l’appui de la thèse suivante :

C’est parce que CHIRAC a (trop) centrisé le RPR après 1982, qui était alors le parti le plus à droite, pour aller concurrencer GISCARD et élargir son électorat au centre au détriment de l’UDF, qu’il a laissé ouvert un créneau à la droite de la droite dans lequel s’est engouffré LE PEN.


De manière liminaire, je ne crois pas à une brutale conversion des Français aux idées du Front national. Tu ne passes pas de 0,11 % aux municipales de 1983 à 10,95 % aux élections européennes de 1984, juste parce que le président de ton parti (Jean-Marie LE PEN) a fait une bonne prestation dans une émission télévisée (L’Heure de vérité du 13 février 1984), dont je ne trouve pas les audiences pour démontrer l’absurdité de la force de conviction de LE PEN qui aurait alors convaincu plus de gens que le nombre qui aurait regardé l’émission.

De plus, la part de migrants et d’étrangers au sein de la population française est restée proportionnellement stable entre 1975 et 1990. Il paraît donc étonnant que les Français se soient tous réveillés un matin en trouvant qu’il y avait trop d’étrangers en France, ce qui à l’époque était la principale raison du vote FN.

Source : Wikipédia – Le pourcentage d’immigrés ne prend en compte que les personnes nées à l’étranger.


Or, pendant des années, on a considéré que les électeurs du Front national (FN) étaient les communistes blasés d’attendre le Grand Soir, tandis qu’ils se faisaient piquer leurs boulots peu qualifiés par les immigrés. Et qu’ils se seraient soudainement convertis au FN parce que MITTERRAND aurait permis à ce parti d’accroître sa visibilité médiatique… Je trouve cette thèse ridicule car d’où viendraient les voix de l’extrême-droite, sinon de la droite…

Personnellement, je pense que les vases communicants de la politique ne se sont pas tellement plus faits dans le sens PC ==> FN, que plutôt dans un sens PC ==> PS et RPR, et PS et RPR ==> FN. Même si des enquêtes d’opinion montrent quand même que de nombreux électeurs PC sont passés au FN.

Ce que je veux dire, c’est déjà qu’il y a toujours eu 10 % de fachos dans la population française, mais qu’ils votaient à droite, notamment au RPR avant 1983, mais par défaut, alors même que CHIRAC était surnommé « facho CHIRAC ».

Et ensuite et surtout, que les électeurs d’extrême-droite ont osé quitter le RPR pour le FN quand CHIRAC l’a centrisé après 1981.


Pour comprendre cette analyse, il faut revenir au contexte de l’époque.

L’expression politique de l’extrême-droite est inexistante, et personne ne se dit qu’elle pourra porter. Ils ne font même pas 1 % à chaque élection, et ne cessent de se diviser entre nationaux-catholiques et nationalistes-révolutionnaires, entre autres micro-tendances. C’est comme se dire que les trotskystes pourraient faire demain 15 % !

Et GISCARD bien que défait en 1981 n’est pas mort. Il est d’ailleurs devenu conseiller général en 1982. Et tout le monde s’attend à ce qu’il reprenne la place en 1988.

Et donc CHIRAC, qui représente crédiblement ce qui existe de plus à droite sur l’échiquier politique, n’a aucun obstacle sérieux sur sa droite, mais uniquement les centristes sur sa gauche, qu’il va tenter de vampiriser. Et donc il va centriser le RPR.

Et c’est comme cela, certes bien aidé par MITTERRAND qui veut diviser la droite, mais qui n’aurait pas réussi s’il n’avait pas existé un créneau politique laissé vide par CHIRAC à l’extrême-droite, que le FN va monter.

À partir de là, il est déjà trop tard, car tout le monde sait qu’une élection se gagne au centre, en convainquant le marais, et donc que la droite ne reviendra jamais totalement à l’extrême-droite, et qu’elle ne fera rien qui pourrait l’éloigner des centristes.

CHIRAC va rester sur sa ligne centriste en 1986, ce qui fait que le FN aura 35 députés, et donc que l’alliance RPR – UDF n’aura pas la majorité absolue aux législatives.

Et en 1988, il va perdre quand LE PEN appellera ses électeurs à voter blanc, nul ou à s’abstenir.

Rappelons quand même qu’il y aura 1,16 million de votes blancs et nuls au deuxième tour, même s’il manquera 2 millions de voix à CHIRAC pour l’emporter.

Du coup, en 1990, CHIRAC infléchit sa ligne politique (« le bruit et l’odeur »), ce qui fait dire à LE PEN que « Les Français préféreront toujours l’original à la copie ».

Or, c’est trop tard, et que LE PEN est durablement installé avec 15 % des voix, et que la droite ne peut plus récupérer sa composante d’extrême-droite.

CHIRAC va alors radicalement contre-braquer et mener une politique centriste, en se montrant plus au centre que BALLADUR avec la fracture sociale.

Cependant une fois élu, il na va rien faire de tout cela, et une infime partie de la droite, déçue de CHIRAC qu’elle trouve trop centriste continue de partir au FN, ce qui permet à ce parti d’arriver au second tour de la présidentielle de 2002, malgré la scission du MNR de Bruno MÉGRET.

CHIRAC aura alors de grandes déclarations comme « Je ne peux pas accepter la banalisation de l’intolérance et de la haine ». Mais il ne va rien faire pour ré-élargir sa base électorale à droite.

Pire, il va créer l’UMP qui rapproche officiellement le RPR du centre, et empêche dès lors tout ralliement de l’extrême-droite, à un parti qui n’est plus perçu comme de droite par les électeurs d’extrême-droite, mais de centre-droit.


C’est alors SARKOZY, qui va réussir à récupérer temporairement des électeurs d’extrême-droite, en s’éloignant du centre, et en profitant de la vieillesse de LE PEN, qui à 79 ans, n’est plus crédible comme président.

Et le FN va tomber à 10 % en 2007.

Sauf que SARKOZY, sitôt élu va croire qu’il a éradiqué le FN, et partir au centre, avec l’ouverture à gauche notamment.

Et qu’il va finalement refaire le jeu du FN en rebraquant sa ligne à droite à partir de 2009, grâce à BUISSON, au moment où le FN reprend du poil de la bête, fortifié notamment par le débat sur l’identité nationale.

Dans le même temps, le Menhir cède sa place à sa fille qui va commencer à dédiaboliser tout cela, et préparer les 33 % de la présidentielle de 2017.

Partant, faut-il croire que SARKOZY aurait pu gagner en 2012, avec quelques semaines de campagne supplémentaires, en allant chercher encore plus loin dans les voix du FN, ainsi que l’indiquent la dynamique des sondages ?

L’expérience de 1988 semble nous dire que cela n’aurait pas été possible.

Toujours est-il que le FN n’aurait selon moi pas pu exister à plus de 10 % si CHIRAC n’avait pas laissé ouvert le créneau de sa politique à la droite de la droite.



Olivier VAGNEUX cité dans le bulletin municipal de Savigny-sur-Orge

Plus précisément dans le magazine municipal n°7 (été 2019), dans la tribune d’expression libre du groupe « Ensemble, défendons Savigny ».

Ce qui me gêne n’est pas donc pas tant d’être cité dans la tribune du Rassemblement national. Après tout, je n’y suis pour rien, et ils me font de la pub gratuitement.

Comme dirait d’ailleurs Jean-Marie LE PEN : « Peu importe que l’on parle de nous en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle.« 

Mais davantage que le RN s’approprie ma pétition contre le bétonnage lancée à l’occasion de mes vœux, par ma liste politique « Vivons Savigny autrement ».

Aussi, avant que le RN ne me prenne de vitesse est-ce que j’annonce ici, dimanche 21 juillet 2019, pour le 1er septembre, une pétition contre le projet de réforme de l’organisation des commissariats en Essonne, à laquelle ils seront libres d’associer, s’ils n’oublient pas cette fois qui en est à l’initiative…


Dans tous les cas, leur tribune reste toujours la moins dérangeante :

  • entre la gauche, qui n’a pas compris qu’elle ne pouvait pas engager une révision complète du PLU sans lancer l’élaboration du PLUI à l’intercommunalité. Donc promesse mal formulée ou promesse en l’air…
  • entre FABRE qui n’a encore pas écrit de tribune, puis qu’il va venir raconter qu’il est citoyen, alors qu’il n’utilise même pas les outils démocratiques mis à sa disposition ; et qu’entre nous, il n’a pas branlé grand chose sous ce mandat…
  • entre BLANCHAUD qui se plaint de ne pas avoir assez de visibilité, mais qui ne va même pas demander à ce que sa tribune soit copiée sur le Facebook de la Commune, comme il en a le droit ; mais il sait mieux que moi, parce qu’il a été élu, lui, (sur une liste UMP sur laquelle on l’a pris parce qu’il a craché 1500 boules), et donc qu’il a découvert le fonctionnement d’une administration municipale, ce que moi, pauvre con, ne peut pas connaître… (Je sens comme une pointe de ressentiment envers Bernard. Je me suis pourtant promis de ne plus en parler jusqu’à ce qu’il ait réussi à avoir sa liste de 39 noms !)
  • et entre MEHLHORN qui est tout fier de dire que pour une fois, il n’est pas à l’origine d’une hausse des tarifs du service public ; et qui court aussi désespérément derrière l’électorat écolo d’une manière plus que pathétique par une exonération fiscale accessible uniquement à ceux qui ont les moyens de dépenser 10 000 € de travaux de rénovation…



Comprendre le reflux du Front national (FN) aux législatives

D’aspect, le Front national (FN) progresse. Ils ont obtenu 7 députés au scrutin majoritaire à deux tours, quand leur précédent record était de 2 ! Mais en réalité, le Front national a perdu 1/3 de ses voix par rapport aux élections législatives de 2012. Mais alors pourquoi ce reflux ? Voici trois raisons qui peuvent justifier de la fin d’un engouement déraisonné pour ce parti, en même temps terrible car révélateur du choix du FN par convictions.

Pour beaucoup de commentateurs politiques, c’est la ligne politique gauchisante de Florian PHILIPPOT qui est à remettre en cause. Cette dernière aura pourtant eu le mérité d’amener au Front national tout l’électorat social, qui a priori ne devrait pas quitter le Paquebot. Mais au-delà, PHILIPPOT, notamment du fait de son homosexualité revendiquée, effraie une partie droitière du parti. Sans rien changer à la ligne, il risque d’être sacrifié pour donner des gages.


1. MACRON et la fin du clivage PS/LR

Beaucoup de Français votaient FN, sans en souhaiter la victoire, pour dégager une troisième voie électorale et dire leur mécontentement aux deux plus grandes formations alternant l’exercice du pouvoir. Mais aujourd’hui que MACRON a réussi ce coup politique, tous les électeurs modérés qui votaient FN pour cette raison vont plutôt aller soutenir MACRON. On retrouve ici l’idée que les Français préfèrent toujours par principe le centre aux extrêmes, et que c’est là qu’une victoire se joue.


2. Le raté du débat présidentiel d’entre-deux-tours

On sous-estime encore trop peu l’impact de la catastrophe qu’a été la prestation de Marine LE PEN face à Emmanuel MACRON. Non pas que MACRON se soit montré plus fort, mais c’est la vraie première fois que les Français découvraient Marine LE PEN. Et qu’est-ce qu’ils ont vu ? Une femme qui a passé son temps en invectives, en se limitant au fond de commerce habituel. Mais surtout une femme qui n’a su expliquer aucun dossier technique : sur l’euro, l’Europe et l’immigration.


3. Le plafond de verre décourageant les électeurs

Le scénario devient récurrent : le FN arrive à se qualifier pour le second tour, alors en face, on réalise « l’union nationale », relayée par la presse, soutenue par les financiers, encouragée par la bienpensance. Et le FN perd presque à chaque fois l’élection. Aussi, malgré le ralliement de Nicolas DUPONT-AIGNAN, que Marine LE PEN n’ait obtenu que 34 %, soit presque onze millions d’électeurs, décrit bien ce plafond de verre (qui a certes reculé au double de ce qu’il a été), mais montre l’irréalisabilité temporaire d’accéder à la victoire.


La vraie réforme du Front national ne pourra arriver qu’au décès de Jean-Marie LE PEN, qui rassure certains par une capacité à influencer sa fille, donc permet au parti de conserver sa base historique. Mais la transformation du FN en machine à gagner ne pourrait se faire que sous l’impulsion d’une Marion MARÉCHAL qui réalise la synthèse entre ce que proposait son grand-père, ce que dit sa tante et ce qui est intéressant chez PHILIPPOT. Elle s’est mise en retrait de la politique, mais pourrait revenir au moment le plus opportun pour ce parti…