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Droit de suite : de la responsabilité du maire de Savigny-sur-Orge dans l’évacuation des déchets de chantier

Je fais suite à mon article de samedi sur les dépôts sauvages des déchets de chantier du 2/4 rue des abricotiers.

Un premier élément intéressant est que les preuves accablantes retrouvées sur place mettent dans la sauce un ancien responsable du Parti de gauche à Savigny…

C’est très instructif parce qu’il y a donc l’écologie selon MÉLENCHON et puis la pratique par les mêmes militants de MÉLENCHON…


Un deuxième élément est qu’un arrêté du maire prévoit expressément que l’autorité municipale peut demander copie des bordereaux d’élimination des déchets.

Mais nul doute que DEFRÉMONT est trop occupé à piquer des crises de colère contre moi dans son bureau pour s’intéresser à ce sujet. Il n’a déjà plus de vie de famille !



Ce qui est amusant, dans le même temps, est que les Saviniens, y compris les abrutis de gauche qui croyaient voter pour un maire écolo, qui ne peut forcément provenir que de EELV, continuent de pleurer contre le bétonnage sur le Facebook de Bernard BLANCHAUD.

Ils trouvent naturellement scandaleux le projet de DEFRÉMONT de répartir les constructions en zone pavillonnaire, là où ils n’avaient aucun problème quand MEHLHORN voulait concentrer ces constructions sur les grands axes et dans certains quartiers…

Et ils veulent maintenant sauver Savigny à coup de pétition ! Et ça raconte plein de conneries. Et les anciens soutiens de MEHLHORN qui tout à coup ne veulent plus qu’on construise après avoir fait campagne en prétextant qu’on ne pouvait pas faire autrement…

De toute façon, ils savent tous ce qu’il faut faire parce qu’ils sont 37 000 docteurs en urbanisme. Puis ce sont les mêmes putes qui font de grands discours et s’écrasent bien platement le jour où on les menace d’une amende. Où sont les actes ?


Pendant ce temps, je reste bien seul à faire la seule chose utile et efficace pour limiter les constructions : faire annuler la modification du PLU qui prescrit la construction de 4000 logements supplémentaires sous ce mandat.

Mais comme ils sont bien incapables de le comprendre. En attendant, la liste des Saviniens, qui m’ont proposé leur aide dans ce combat, hormis mes soutiens et électeurs, est facile à établir : zéro. Alors ils peuvent bien maintenant essayer de tout réinventer.




Pour ses cent ans, le Parti communiste français (PCF) s’offre un futur bide à la présidentielle 2022

C’est dans une relative indifférence médiatique que les communistes français ont célébré leur cent ans, à la suite du Congrès de Tours qui s’était tenu du 20 au 25 décembre 1920. Avec néanmoins une annonce : ils ne soutiendront pas Jean-Luc MÉLENCHON à la prochaine présidentielle de 2022 et ils feront candidats seuls.

Peut-être ainsi éviteront-ils le psychodrame de 2016 avec les cadres qui commencent par voter qu’ils ne soutiendront pas MÉLENCHON en 2017. Puis comme personne n’attendait ce résultat, qui provoquera finalement la chute de Pierre LAURENT, on a fait voter les militants qui à 53 %, ont choisi d’aller avec MÉLENCHON mais sans programme ni plate-forme commune…

Je ne vais pas ici retracer l’histoire des communistes français. Ils ont vraiment apporté à la vie politique française entre 1943 et 1947. Mais ils ont été les supplétifs de la SFIO puis du PS la plupart du reste du temps. Et surtout, ils ont été les espions assumés de Moscou, tendance STALINE, à partir de 1924, et ils le seraient encore si feu l’URSS était toujours parmi nous.

Aujourd’hui, quand on regarde les photos des rassemblements du PCF, ce ne sont soit que des blancs très vieux, avec un histoire familiale derrière, soit que des immigrés, ouvriers ou employés. Et leurs cadres sont caricaturalement des bobos blancs, profs et homosexuels. En soi, rien d’étonnant à ce qu’ils stagnent à 3 %, ce qui est mieux que le 1 % des années 2007.

Bien que cela ait été un grand tabou dans les années 1980 et début des années 1990, le PCF, qui a atteint ses meilleurs scores après-guerre auréolés du mythe de ses exploits dans la Collaboration Résistance, a successivement perdu ses militants d’abord au profit du PS, au fil des dérives sanglantes de l’URSS en 1956 et 1968, puis de la montée du Front national.

Parce que la répartition des richesses est un bien beau concept, mais uniquement quand tu es le plus pauvre des pauvres. À partir du moment où il y a des immigrés, non seulement plus pauvres que toi, mais qui en plus viennent te prendre ton travail, l’idéal communiste s’érode peu à peu, à plus forte raison quand tout est encadré et contrôlé par un pays étranger.

Sans réforme, sans aggiornamento, sans modernisation et sans recherche de cohérence, le PCF ne peut rien gagner. Il ne perd pas ses derniers bastions parce qu’il a soutenu MÉLENCHON mais parce qu’il n’est plus dans le coup. Personne en France ne connaît Fabien ROUSSEL et Ian BROSSAT, même avec sa bonne figure, ne dépassera pas 5 %, sinon que de très peu.

Le PCF commet une erreur de croire que la visibilité vient du nombre de candidatures aux élections, alors que dans le contexte d’une gauche explosée, le communisme pourrait retrouver plus de place, mais pas non plus la première, à la condition d’un discours clair et cohérent, qui ne soit pas dans l’absolu d’un anticapitalisme et d’un antilibéralisme qui ne fait plus recette.

Tout le problème est d’inventer un communisme du XXIe siècle, en sortant des thèses d’ENGELS qui étaient adaptées à la société industrielle du XIXe siècle. Et tant que les communistes ne voudront pas essayer cet exercice, auxquels les trotskystes, avec lesquels ils pourraient se retrouver, n’arrivent pas plus ; alors le PCF ne sera plus jamais un parti de masse.



Pourquoi l’élection d’Emmanuel MACRON n’est pas le fruit du « dégagisme » ?

De plus en plus de médias, commençant à penser que MACRON pourrait se faire dégager en 2022 au nom d’un « Tous sauf MACRON », veulent y voir un paradoxe dans la mesure où MACRON serait lui-même le fruit d’un dégagisme. Je ne partage pas cette thèse.


De première part parce que la victoire de MACRON n’a rien eu d’écrasante au premier tour, ce qui traduirait une réelle volonté de rejet des autres partis politiques traditionnels.

C’est à dire que la qualification pour le second tour s’est jouée dans un mouchoir de poche, avec quatre candidats autour de 20 % et le deuxième candidat du second tour qui se qualifiait à 600 000 voix près.

Pour rappel, MACRON finit à 24,01 % suivi par LE PEN à 21,30 %, FILLON à 20,01 % et MÉLENCHON à 19,58 %.

Et surtout, FILLON aurait probablement été en tête au deuxième tour s’il n’y avait pas eu Nicolas DUPONT-AIGNAN.

De même que MÉLENCHON aurait été au second tour s’il n’y avait pas eu HAMON.


De seconde part, parce que MACRON n’a rien inventé mais qu’il a juste su fédérer les voix du centre avec les voix d’une gauche qui était en plein doute à l’époque de 2017, de la même manière que la droite était en plein doute en 1974 et qu’elle s’est portée sur GISCARD.

Avant de regarder les grands équilibres politiques sous la Ve République, il faut avoir en tête cette constante qu’il y a 44 à 45 % de Français à droite (extrêmes compris) et 47 % à gauche (extrêmes compris). Et un marais” centriste d’environ 9 % de la population qui fait basculer les élections d’un coup à l’autre au second tour. Lesquels ne voteront jamais pour un extrême, ce qui fait dans une configuration d’un parti modéré contre un extrême, alors le modéré gagnera toujours et que Marine LE PEN ne pourra pas dépasser 45 %.


Les grands équilibres politiques sous la Ve République :

1965 : droite 45 – gauche 31 – centre 17 – ED 5

1969 : droite 44 – centre 23 – gauche 31 – EG 1

1974 : gauche 45 – centre 33 – droite 18 – ED 1 – EG 3

1981 : centre 28 – gauche 47 – droite 21 – EG 3

1988 : gauche 45 – droite 20 – centre 16 – ED 14 – EG 4

1995 : gauche 34 – droite 24 – centre 18 – ED 15 – EG 5

2002 : droite 25 – ED 19 – gauche 34 – centre 10 – EG 10

2007 : droite 34 – gauche 30 – centre 19 – ED 10 – EG 6

2012 : gauche 41 – droite 29 – ED 18 – EG 2 – centre 9

2017 : centre 25 – ED 22 – droite 25 – gauche 26 – EG 2


MIN : droite 18 – gauche 26 – centre 9 – ED 1 – EG 1

MAX : droite 45 – gauche 47 – centre 33 – ED 19 – EG 10

2017 / 2012 = gauche – 15 ; droite – 4 ; centre + 16 ; ED + 4 ; EG =


Ces équilibres nous montrent le socle électoral de chaque camp.

Qu’il y a 55 % des Français qui votent absolument pour un camp déterminé.

Et qu’il y en a 45 % qui peuvent un coup se porter sur un candidat de leur camp mais aussi un autre coup aller au centre si ce candidat leur plaît plus.

C’est à dire que la droite fera « toujours » un minimum de 18 % et la gauche un minimum de 26 %, que ces voix se portent sur un ou plusieurs candidats.


Entre 2012 et 2017,

L’extrême-gauche n’a pas évoluée.

La droite a perdu 4 points au profit de l’extrême-droite.

La gauche a conservé sa base à 26 points.

Sauf que 15 points de l’électorat de gauche a préféré le centre en 2017.

Tout comme en 1974, 26 points de l’électorat de droite avait préféré le centre.


En somme, MACRON n’a rien réinventé.

Il s’est intelligemment placé sur le créneau du centre.

Depuis lequel il peut aspirer au choix jusqu’à 26 points de l’électorat de droite (44 – 18) et jusqu’à 21 points de l’électorat de gauche (47 – 26).

On peut donc bien s’évertuer à chercher ou à voir un quelconque dégagisme en 2017 ; la réalité est plutôt que l’a emporté le candidat du MoDem et dissident du PS…

Et le calcul de MACRON qui est de siphonner les voix de la droite en 2022 fonctionne aussi, sans rien avoir de plus de novateur ou de dégagiste.


Car en imaginant que la gauche s’unisse et fasse 47 %, tant que MACRON, avec les 9 % du centre, fait plus qu’un candidat d’union de la droite à 44 / 2 = 22, donc imaginons fait 23 %, ce dont il n’a même pas besoin car la droite va encore se diviser avec son extrême-droite, alors il se qualifie pour le second tour.

Et normalement, il l’emporte à la fin par défaut avec 53 % avec les voix des droites qui se porteront plutôt sur lui que sur le candidat de la gauche.

Sauf que, et c’est là le grain de sable, il commence à y avoir une partie de la droite qui n’a pas envie de faire le report et préfère la victoire de la gauche à un nouveau MACRON.

C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à GISCARD en 1981, sauf que la droite la plus conne du monde, pensait alors que la gauche se décrédibiliserait et qu’elle reviendrait en championne, ce qui a mis 14 ans à arriver avec un nouveau champion qui a mis le temps à s’imposer…



La Casa de Papel : une saison 4 sans fin qui laisse sur sa faim (attention divulgâchage)

Une fin qui n’en est pas une et qui déçoit. Tous les éléments sont réunis pour une cinquième saison, et paradoxalement, il vaudrait peut-être mieux que cette saison 5 n’existe pas, tant les saisons 3 et 4 sont faibles par rapport à la fraîcheur des saisons 1 et 2 (qui n’étaient pas financées par Netflix).

J’ai commencé à regarder La Casa de Papel quand Raquel GARRIDO était dans son délire de surnommer Jean-Luc MÉLENCHON le Professeur. Je me devais donc de savoir qui était ce Jean-Luc MÉLENCHON espagnol.

Ainsi que pour démonter cette affirmation selon laquelle dévaliser la réserve nationale, ce n’est pas prendre l’argent des gens, parce qu’on sait très bien qu’un État qui serait dévalisé remplirait ses caisses avec l’argent du peuple, et des pauvres en priorité.

Petite parenthèse, il suffit juste de regarder la levée de bouclier de ceux qui réfléchissent au retour de l’ISF (4,2 milliards € de recettes en 2017) pour financer les hôpitaux, par les mêmes qui applaudissent tous les soirs à 20 heures !


Même si les créations visuelles et les travail de l’image sont toujours aussi magnifiques, voire peut-être plus que sous les saisons 1 et 2, et qu’il y a aussi deux belles scènes de fusillades, c’est comme pour The Irish Man, je ne vois pas où est passé l’argent de Netflix.

Alors que le respect qu’il pouvait y avoir pour le Professeur tenait de sa capacité de joueur d’échecs à avoir toujours six ou sept coups d’avance, il se retrouve globalement dépassé en permanence, à courir après le temps. Il n’y a plus cet aspect jouissif de ressentir qu’il avait tout prévu, et qu’on ne retrouve que dans les deux derniers épisodes avec ses sept missiles. Et puis, il n’y a la musique de Bella Ciao qu’une seule fois, pendant pas très longtemps !

Et puis surtout la série s’est endormie dans le politiquement-médiatiquement correct. Même s’il n’y a toujours pas de noirs, d’Arabes, de jaunes ou de tout ce qui n’est pas blanc, la saison se veut féministe et genrée, abordant l’homosexualité, le changement de sexe, le don de sperme, la PMA, le droit des femmes et la lutte contre les viols. Elle se politise trop !

Alors qu’à côté, les scénaristes ne prennent pas de risques : un seul personnage clé qui meurt, quelques nouveaux personnages mais aux rôles très limités, les plus populaires comme Nairobi et Helsinki volontairement valorisés par rapport à ceux détestés de Tokyo, Palerme ou SIERRA.

Et puis le rôle de la foule devait être mis en avant, alors qu’à part le groupe de militants réactifs qui colle des affiches, les gens sont juste intéressés par les millions d’euros balancés.

Si certains trouvent plus de place comme Marseille ou ce pervers narcissique de Arturo ROMÀN (dont personne n’interroge le stress post-traumatique), on ne comprend pas bien à quoi servent certains dont on s’attarde sur l’histoire comme Mathias (pourquoi n’a-t-il pas de prénom de ville ?), ou Manille. Et pourquoi le personnage de Tatiana n’est-il pas exploité ? À côté, on se plaît à revoir Berlin, Oslo et Moscou.

Pour le reste, il y a beaucoup d’incohérences (l’inspectrice qui sait que Nairobi n’est pas morte, les policiers qui ne voient pas l’abreuvoir retourné GANDIA qui refuse de tuer trois personnages, le sport pour « activer » le cerveau, Palerme aveugle qui semble voir normalement, Nairobi qui est en pleine forme après s’être fait retirer la moitié du poumon…) ce qu’il pouvait faire, et les flashbacks permanents perturbent ceux qui ne sont pas à fond dans la série. Au fait, cette série n’est pas transposable en France puisque nous n’avons plus de cabines téléphoniques…


En conclusion, une saison moins addictive que les précédentes parce que le Professeur semble moins fort, et l’équipe, trop dépassée et trop divisée. Il y a comme une perte de l’ADN de la série originale, et c’est pour cela qu’il vaudrait sûrement mieux arrêter là, pour que tout en nous laissant sur notre faim, chacun puisse écrire sa propre fin, très souvent la meilleure.