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Je vous parie que je trouve les premiers de liste de la France Insoumise aux élections européennes 2019

Pour faire populaire, genre parti de masse, le mouvement présidé par Jean-Luc MÉLENCHON a réalisé une grande consultation pour trouver ses candidats en vue des prochaines élections européennes de 2019. Ils ont abouti à une liste paritaire de 70 noms, laquelle n’est ni ordonnancée ni définitive (puisqu’il faudra en dégager quelques uns pour faire l’ouverture). Mais je pense avoir deviné qui va rester, et même un peu plus…

Il serait intéressant d’en savoir un petit peu plus sur cette concertation, qui derrière un remarquable effort de transparence, se révèle en fait être très opaque. J’ai clairement l’impression qu’on a essayé de rajouter des gens du peuple à la liste de la dizaine de personnes imposées, soit pour les caser quelque part à l’Europe, soit pour faire caution de ce qu’ils représentent…

En réalité, la France Insoumise est un parti de cadres composée des potes de MÉLENCHON. Donc si tu veux avoir une place, il faut rentrer dans le cercle du Professeur, comme il faut maintenant l’appeler depuis que les Insoumis se sont appropriés « La casa de Papel » juste à cause de Bella Ciao.

Alors je vais me risquer à un ordre :

1. Manuel BOMPARD (très bon technicien et tacticien)

2. Charlotte GIRARD (veuve de François DELAPIERRE, qui était un homme remarquablement intelligent, et le successeur désigné de MÉLENCHON)

3. Thomas GUÉNOLÉ (surtout que maintenant qu’on sait qu’il vient de la droite)

On devrait aussi trouver dans les dix premiers Sergio CORONADO (qui est la caution écologiste) et Gabriel AMARD qui est le gendre de MÉLENCHON.

Entre la 10e et la 15e place, il devrait y avoir Philippe JURVAER, qui est de mémoire un pote de MÉLENCHON du temps où celui-ci était en Essonne.

On devrait aussi trouver assez haut Farida AMRANI (pour avoir presque réussi à dégager VALLS à Évry) et Hélène FRANCO qui est une fidèle de longue date.

Enfin, on devrait assurément trouver, mais un peu plus bas dans la liste, pas forcément en position éligible, William MARTINET, l’ancien président de l’UNEF et Julian AUGÉ. Et aussi Boris OBAMA (pour le jeu de mot avec son nom, vu que ça fait parler les médias)



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Cinquante ans après Mai 1968, Mai 2018 n’a pas eu lieu

On nous avait promis une nouvelle Révolution ; ça devait être le Grand soir ! La coalition des étudiants, des cheminots, des fonctionnaires, des syndicats, des retraités, des associations, des partis politiques… qui tous allaient descendre dans la rue et renverser le despote MACRON. Et puis, il n’y a rien eu d’autre qu’un maximum de 40 000 militants gauchistes qui ont cessé le travail à intervalles réguliers, sans réussir à se faire entendre.

Il faut vraiment ne pas comprendre ce qui s’est passé en mai 1968, pour s’imaginer que cela aurait pu recommencer en mai 2018. Le contexte est radicalement différent, et il n’y a guère que les marxistes qui croient en une Histoire cyclique pour se dire qu’il devrait y avoir une révolution tous les cinquante ans environ (1917, 1968, et donc 2018…). Mais il y en a encore qui s’accrochent (comme Lutte Ouvrière), et qui nous racontent qu’ils peuvent faire Mai – Juin 2018 !

Une des raisons de l’échec de Mai 2018 est l’ombre de MÉLENCHON que pas grand monde ne veut voir arriver au pouvoir. Or, il est désormais la seule tête qui émerge vraiment pour représenter ce qu’on appelle la gauche. Alors lui se planque à Marseille, et réunit à peine 6000 manifestants. Mais il s’en fout puisque seuls les chiffres de Paris sont scrutés, et qu’on fait un ensemble avec ceux de la « province ». Donc ce n’est pas sa faute si la mobilisation a échoué.

On a aussi des syndicats qui ne sont plus représentatifs mais qui vont d’échecs en échecs, et n’ont plus rien gagné depuis 2015. Coup sur coup, ils se sont pris les lois MACRON, EL KHOMRI, les ordonnances de la loi Travail et maintenant les réformes de la SNCF et des retraites. Alors certes, ils veulent plus être des co-gérants que des syndicats, et ils veulent faire la politique de l’entreprise dans l’entreprise, mais il faut voir que le Gouvernement ne veut plus négocier.

De plus, si on regarde ce que sont devenus les anciens révolutionnaires de mai 1968, ce sont les plus capitalistes des capitalistes. Ils ont perdu les idéaux qui les habitaient, et se plaisent par exemple à s’afficher à Cannes. Ce sont des gens qui se sont servis des causes qu’ils disaient défendre pour percer plus vite et autrement qu’ils auraient pu, par les schémas sociaux classiques de l’époque. Peut-être inconsciemment ne veut-on donc pas recréer ainsi une nouvelle élite ?

Mai 2018 était préparé et a échoué. Mai 1968 s’est improvisé et a réussi. Pourquoi ? Parce que Mai 1968 s’était attiré la sympathie des bourgeois qui aujourd’hui soutiennent MACRON et en sont contents. Un tel mouvement de révolution, doit bien sûr partir d’une base sociale, mais être suivi, et au moins soutenu moralement par ceux qu’on appelle les classes moyennes. Mai 2018 n’est pas impossible, mais sur la fin du mandat, et avec d’autres que MÉLENCHON…



Sur l’élection à la présidence du Parti socialiste en mars/avril 2018

C’était ce mercredi 07 mars 2018 le grand débat des candidats au poste de secrétaire général du Parti socialiste (PS), devant seulement 204 000 spectateurs. Sans plus attendre, je vais commencer par achever le suspense : qui peut gagner à part Olivier FAURE ?

Lequel se retrouvera élu par une partie des 30 000 électeurs encartés et à jour de cotisation. (On rappellera qu’il n’y en eu guère plus de 90 000 – 120 000 revendiqués – sous le précédent mandat au cours duquel ils ont tout contrôlé ; soit quasiment autant que d’élus sur des listes socialistes en France…)

Mais surtout pour quoi faire ? Le Parti socialiste est inaudible donc mort, poignardé à la fois par sa gauche mélenchoniste et sa droite macroniste. Il reste donc un centre-gauche qui ne veut juste pas se positionner, et fait semblant de croire à une drôle de synthèse insipide qui annone tels des mantras : l’écologie, le féminisme, le progrès et l’accueil des migrants.

Ce n’est pas tellement la faute de HOLLANDE. Davantage celle d’un rideau, installé depuis trente ans, qui est tombé : la gauche n’est pas sociale, et encore moins socialiste. (La droite ne l’est pas non plus ; en réalité, aucun parti ne l’est, sinon des personnes individuellement)

Les cadres du PS sont des petits-bourgeois, qui se sont formés dans les officines de gauche, et ne connaissent et ne comprennent pas grand chose à la vraie vie. Ils souffrent beaucoup en ce moment dans les médias (et je trouve cela très jouissif) par rapport à #Balancetonporc, ou aux révélations sur leurs trains de vie.


Mais qui se rappelle encore de MITTERRAND, qui en 1971 lors du Congrès fondateur du PS, disait : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste. Celui-là, je le dis, ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ?

Concept auquel il n’a jamais crû, et auquel il a officiellement renoncé en 1983. De là, que pouvait faire la gauche, à part se renier de bout en bout ? Et d’en remettre une grave couche avec l’Europe, et le traité européen, allant contre le vote du Peuple français.

La seule chance du PS a été de se maintenir comme deuxième force politique française, et de bénéficier des alternances, tout en suscitant un nouvel espoir à la fin des années 1990, en s’alliant avec le centre autour du thème de la social-démocratie et en s’emparant de l’écologie.

Ce qui s’est fait partout en Europe, et a échoué, quand au bout d’un mandat (parfois plus), les déficits publics ont explosé, et donc que les impôts ont augmenté (essentiellement pour les pauvres, lesquels n’ont pas vu les écarts de richesse se réduire).

Puis surtout quand les électeurs ont fini par s’apercevoir qu’il n’y avait ni social ni démocratie à gauche… Certes un peu d’écologie, et c’est peut-être le seul sujet sur lequel ils ont été moteur, en bien et en mal. Et les électeurs sont partis chez MACRON, parce qu’il a fait ses armes à gauche, et que le libéralisme, c’est quand même plus sympa que l’anticapitalisme marxiste.

C’est hypocrite, parce que MACRON n’est pas de gauche, mais c’est cohérent parce que la gauche est morte en 1983 avec les espoirs douchés de 1981.


Du coup, le vallsiste Luc CARVOUNAS n’a plus beaucoup de réservoir de voix et il sera bon dernier. Surtout que son programme vise à rassembler la gauche, laquelle est désormais minoritaire au PS. Donc il veut vendre le PS soit à MÉLENCHON soit à MACRON…

Le troisième sera Stéphane LE FOLL, qui tel un Vincent PEILLON, va « payer » son amitié et sa proximité avec HOLLANDE. Il propose de continuer les recettes qui perdent ; il va prendre la porte, en plus d’être de toute façon trop vieux.

Parviendra au deuxième tour, mais sera finalement défait le frondeur Emmanuel MAUREL, parce que des tenants de la vraie gauche sont encore au PS, mais restent minoritaires depuis qu’ils se sont barrés avec HAMON, et surtout qu’il n’y a pas VALLS en épouvantail face à eux.

Du coup, ce sera Olivier FAURE, parce qu’il est jeune, qui continuera de ne pas exister dans le paysage politique français ; son parti étant désormais le cinquième de France avant d’être définitivement balayé aux prochaines municipales, départementales et régionales sauf à des alliances avec LaREM, dont MACRON ne veut globalement pas, sauf têtes à sauver.

On ne peut enfin pas, ne pas parler de Najat VALLAUD-BELKACEM, qui aurait certes été élue la plus facilement parce qu’elle fait l’unanimité chez les bobo-quinoa de la gauche. Mais elle n’aurait rien pu faire de plus. C’est mieux qu’elle infiltre un institut de sondage ; ça peut toujours être utile pour la suite.


Dans tout cela, j’ai sincèrement de la peine pour tous ceux qui croient en la justice sociale, en la solidarité et en la réduction des inégalités et des écarts de richesse.

Mais la vérité est qu’ils seront toujours trahi par la gauche, laquelle si elle a été motrice pour obtenir des avancées sociales (la dernière remontant quand même à JOSPIN), n’a jamais réellement tenté de poser les bases d’un paradis socialiste ; à commencer par le fait que la caste dominante au PS n’a jamais voulu renoncer à ses privilèges…

J’apprécie donc quand tous se réclament de MITTERRAND, dont le bilan politique a surtout été de nous montrer que le programme de la gauche était inapplicable. Ce qui arrive aujourd’hui était prévisible, et préfiguré par MITTERRAND. Mais personne n’a voulu le voir ; alors tant pis !



Dans l’attente de la « cinglante réponse » de François DUROVRAY…

DURVORAY, président LR du Conseil départemental de l’Essonne a fait une connerie, et maintenant, il fait le mort pour ne pas s’en excuser. On a connu plus courageux. Pour les mêmes documents demandés à Savigny, la Commission d’accès aux documents administratifs a reconnu qu’ils étaient communicables ; donc ce n’est pas possible qu’elle dise le contraire pour une autre collectivité. Donc ils ne peuvent m’opposer aucune réponse…


Envoyé par courriel le 19/02/18 à 08 h 05

Objet : Tandis que le « fou » attend toujours votre « cinglante réponse »

Savigny-sur-Orge, le 19 février 2018

Cher François DUROVRAY,

Dans un mail du 1er février 2018 à 18 h 23, vous ordonniez à votre directeur de cabinet de m’adresser une réponse “circonstanciée”, mais “cinglante, à ma demande de communication de documents administratifs.

Nous sommes le 19 février, et je n’ai toujours rien reçu. Pas même un petit accusé de réception à mes requêtes du 1er et du 10 courant, en infraction avec l’article L.112-3 du Code des relations entre le public et l’administration.

Peut-être que M. Guilhem RICALENS, ou la DAJA, ont-ils besoin que je les aide ? Je me défends quand même ; demandez plutôt à mon affectionné Éric MEHLHORN ce qu’il en pense.

N’est-il d’ailleurs pas paradoxal de vouloir m’apporter une réfutation dont la violence n’appellerait aucune réaction possible de ma part, quand c’est manifestement, et pour l’instant, ma seule question qui vous laisse sans voix ?

Dans l’intérêt de l’Essonne et des Essonniens, il serait donc bon que vous songiez à exorciser ce daïmôn socratique, qui vous aspire et vous entraîne inexorablement de la démocratie vers la tyrannie.

Qui êtes-vous, François DUROVRAY, pour décréter que je suis fou, et ordonner à votre administration de me fouetter de la sorte, parce que j’ose sacrilègement vous adresser une demande de communication de documents administratifs ?

Ça ne vous plaît donc vraiment pas que j’enquête journalistiquement sur des embauches au Département que je présume de complaisance, et qui pourraient même, après enquête préliminaire ou information judiciaire, peut-être obtenir une qualification d’emploi fictif ?

Vous n’étiez pourtant pas aussi affligé, quand il s’agissait de regarder dans les casseroles de la gauche départementale. Du côté de notre très cher (et très coûteux) Jean-Luc MÉLENCHON, du temps où il ne mangeait pas encore de quinoa aux crevettes, et approuvait alors l’Europe de Maastricht pour laquelle il vota OUI en 1992.

Dans tous les cas, je vois mal comment le Département pourrait me refuser des documents, que la CADA a reconnus comme communicables à l’échelle de ma bonne ville de Savigny-sur-Orge…

Je vous souhaite de bien commencer la semaine.

Olivier VAGNEUX