Archives du mot-clé Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Le Parti socialiste consent enfin à la rupture : avec le Peuple français.

« Violente ou pacifique, la révolution, c’est d’abord une rupture. Celui qui n’accepte pas la rupture, la méthode ça passe ensuite, celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique cela va de soi, c’est secondaire, avec la société capitaliste, celui là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du parti socialiste.«  (Discours fondateur du PS au Congrès d’Épinay, François MITTERRAND, 13 juin 1971)

https://player.ina.fr/player/embed/CAF89019626/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/560/315/0

Cette fois, c’est définitivement terminé. Le Parti socialiste est mort. Il renonce à tout programme en vue de l’élection présidentielle et législative de 2017. De fait, à quoi bon voter encore pour lui, alors qu’il a également renoncé à mener à son terme son programme de 2012 ? À part à se donner bonne conscience, parce que les gens solidaires sont prétendument à gauche ? Or, justement le PS de VALLS et de MACRON n’est plus à gauche…


Jean-Christophe CAMBADÉLIS sera bien le fossoyeur du PS

Le PS veut donc se dépasser pour la France, avec « un champ d’idées et de débats« . Il préfère se battre sur des concepts plutôt que sur la réalité…  Il n’a plus le temps de faire semblant de trouver un programme commun. En même temps, vu comment il a traité ses alliés aux régionales notamment en Bretagne où le PS a refusé toute alliance avec le PC et EELV… Il n’a même plus le temps de former un candidat qui pourra de fait aussi être de droite.


Une explication incompréhensible

Qu’est-ce que cela veut dire : « Notre parti n’a aucun intérêt à rejouer la pièce des élections précédentes, où le temps passé à discuter et à se disputer pour élaborer un programme est inversement proportionnel au temps que le candidat passe à le lire et à le reproduire. » Le programme de HOLLANDE ne faisant que quelques dizaines de pages, les candidats PS étaient-ils si illettrés que cela ? Ils avaient pourtant compris de suite qu’il serait inapplicable.


Le temps du renoncement

Le PS refuse donc d’écouter sa minorité à la direction du parti, ses fédérations qui se positionnent contre le prêt-à-penser de CAMBADÉLIS. Il a renoncé à « changer la vie« , il a renoncé à tous les engagements de « Moi président« , permettant par exemple que trois ministres soient des cumulards, il a tout simplement renoncé à être socialiste, y compris même à être de gauche en faisant le choix de l’ultralibéralisme mondialisant soumis aux États-Unis.


La conséquence du passé

En 1959, les socialistes allemands renonçaient définitivement au marxisme. En 1971, MITTERRAND créait le PS qu’il plaçait hors du monde capitaliste. 1983 fut la preuve que ce n’était pas possible même si les premiers jours de la présidence en 1981 l’avaient déjà prouvé. Alors on pourra changer le nom et les statuts du parti, le PS est un projet mort-né qui n’est pas en phase avec l’époque et sert juste d’alternat quand la droite fait trop de bêtises…


Un parti gangréné par l’opportunisme carriériste

Où sont situés politiquement les ouvriers et les employés français ? Globalement au FN. Qui représente le PS aujourd’hui dans les assemblées ? Des catégories socio-professionnelles supérieures. En Essonne, cette réalité est particulièrement flagrante : le PS est composé d’apparatchiks qui ont renoncé à changer la société et veulent juste profiter de la place. Ils ne se battent plus en Conseils, sous prétexte d’être minoritaires…


La fin d’une époque

L’Occident connaît le remplacement progressif de ses partis socialistes par des mouvements citoyens d’inspiration socialisante. Les citoyens ont compris que les économies ne réindustrialiseraient pas les territoires, et que les mouvements populaires des années 1930 ne pourront plus apporter les avancées sociales et sociétales de cette époque. Il est donc logique que le PS meure pour que vive la gauche. Mais en France, c’est mal parti.


Car la vraie gauche est barrée au Front national, les ralliements sont incessants et ils en arrivent même à parler de JAURÈS en bureau politique… Le reste se divise entre l’écologie politique, le communisme et une part du centre d’où pourrait renaître un vaste mouvement. Au final, le PS reste une marque qui évoque un passé glorieux mais qui ne berce plus personne d’illusions. Pour preuve, le PS est devenu un parti de vieux ; les jeunes de 1986 ayant verrouillé les places.