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Olivier VAGNEUX est-il antisémite ? (accusation de Mme Claudine CHARRIER)

Ça me fait quand même bien marrer tous ces gauchos athées qui n’ont aucune culture religieuse et qui savent mieux que les croyants. Ainsi donc, je me serai déclaré antisémite pour avoir osé écrire que le christianisme est une « secte juive qui a réussi »… À noter que cette accusation s’inscrit dans une série de commentaires Facebook, tenus par des personnes que j’estimais jusque-là, et qui tient à prouver que je suis d’extrême-droite.

Alors, je vais vous épargner le sempiternel poncif : « je ne suis pas raciste parce que mon meilleur ami est noir ». Mais quand même je suis un « drôle » d’antisémite à aller à la synagogue, à porter une kippa, à fréquenter des rabbins, à avoir étudié l’hébreu biblique que je lis un peu et à me former à la culture et à la religion juive.

Oui, je pense que ce sont des juifs qui ont tué le Christ, avec la complicité des Romains, mais c’était il y a 2000 ans, et je ne leur en tiens pas rigueur aujourd’hui, d’autant que sans cela, Jésus n’aurait pas pu ressusciter, ou que son message n’aurait peut-être pas eu autant de force.

Oui, je critique régulièrement le milliardaire George SOROS, qui se trouve être juif. Mais c’est n’est pas parce qu’il est juif ! Non, c’est juste parce qu’il est un sale type, qui a fait sa fortune en spéculant sur la faillite de la livre britannique en 1992 et qui soutient une invasion migratoire pour casser les prix du marché du travail.

Enfin, oui, je l’écris et je le réécris, je n’ai pas de contacts avec la communauté juive orthodoxe de Savigny-sur-Orge, parce que je n’arrive pas à avoir de relations interreligieuses avec eux ; et mes amis juifs (libéraux) sont plutôt à Ris-Orangis ou à Massy. Mais aussi parce que les juifs orthodoxes pratiquent surtout par tradition, et je trouve qu’il est difficile de partager sur leurs convictions (comme avec 90 % de cathos qui ne savent pas trop pourquoi ils croient).


Je voudrais maintenant en revenir sur la phrase qui me vaut ce procès médiatique en antisémitisme : le christianisme comme secte juive qui a réussi.

De manière liminaire, je ne suis pas le seul à le dire. Je l’entends y compris de rabbins parlant du christianisme, sur un ton humoristique. Même Télérama relaie cette thèse dans ces colonnes en laissant la parole à des gens qui disent comme moi (ou dont je dis comme eux).


Mais ce n’est historiquement et factuellement même pas faux, même si c’est légèrement réducteur parce que dans l’Évangile compris, des non-juifs croient déjà en Jésus. Et on peut même le comprendre par la lecture des différentes pages de Wikipédia sur le sujet.

Les juifs de l’époque du Second Temple, reconstruit après l’Exil et inauguré en 516 avant JC, agrandi par Hérode en 20 après JC et détruit en 70, sont répartis en sectes, ce qui ne signifie pas « mecs qui vivent entre eux sous la férule d’un gourou », mais courants de pensées ; et on retrouve les Pharisiens, les Esséniens, les Saducéens, les Zélotes, mais on pourrait en citer d’autres… Et de préciser que ces sectes sont divisés en communautés géographiques.

Après la résurrection de Jésus, une nouvelle « secte » qui croit que Dieu s’est incarné en Jésus et qu’il est mort et ressuscité, vient se rajouter à celles existantes. C’est une secte juive car très largement composés de juifs (qui s’identifient comme juifs et qui comptent le rester) dits messianiques, parce qu’ils croient que Jésus est le Messie annoncé. Jésus lui-même n’a pas voulu détruire le judaïsme pour créer une nouvelle religion, mais uniquement le régénérer en revenant aux fondamentaux d’un Dieu qui aime !

Et puis l’Histoire va faire que le christianisme va s’étendre hors de Palestine et convertir des païens ; que pour les accepter, on va s’éloigner du judaïsme en renonçant à la circoncision ou aux interdictions alimentaires ; et que le christianisme va se doter de ses propres structures.

Et dans le même temps, les autres juifs vont être massacrés par les Romains, à l’exception notable des Pharisiens qui ne vont pas se soulever contre l’occupant. Lesquels vont eux-mêmes faire évoluer le judaïsme par exemple en décidant de mettre la Torah par écrit, et petit à petit fédérer ceux qu’ils restent des autres sectes.

Le christianisme est donc bien à la base une secte juive, en tant qu’un courant de pensée chez les juifs de l’Antiquité tardive ; lequel va ensuite devenir la principale religion du plus grand empire du monde, ce qui est une forme de réussite, là encore à relativiser parce que le judaïsme n’est pas une religion expansive, mais ethnocentrée.

Enfin, je rappellerai ces mots du pape Pie XI qui lui a dénoncé le nazisme : « Nous sommes tous spirituellement des sémites«  et ceux du pape Jean-Paul II : « La religion juive n’est pas « extrinsèque », mais, d’une certaine manière, « intrinsèque » à notre religion. » Donc détester les juifs reviendrait à me détester moi-même. Ce ne serait pas très cohérent…


Donc personnellement, je ne me considère pas comme antisémite. Ce qui n’empêche pas que peut-être je le suis quand même ?

Par contre, je suis effectivement antisioniste, c’est à dire contre la politique actuelle du gouvernement d’extrême-droite d’Israël, qui ne pèse que 23,40 % de la représentation politique du pays (aux élections législatives de 2015).

Les juifs, qui ont choisi de retourner vivre sur la terre de leurs ancêtres, desquelles ils ont quand même, sur ordre de Dieu, chassé les Cananéens placés là par Dieu, ont maintenant un État et vivent en sécurité.

Je trouverais bien qu’ils arrêtent d’exciter la haine des musulmans, qui ont de fait la haine de l’Occident partout où ils sont ; tout cela parce que les politiques israéliens veulent un état reprenant les frontières du Royaume de David, lequel n’a duré que quarante ans. La Bible n’est pas un cadastre !

Pour autant, cela ne justifie pas que les Israéliens se fassent régulièrement bombarder depuis la bande de Gaza. Mais peut-être qu’ils le seraient moins, et que le Hezbollah ne serait pas autant soutenu si les Israéliens arrêtaient d’emmerder le monde, de coloniser les territoires palestiniens et laissez les Palestiniens avoir un état.





Des antisémitismes (de droite et de gauche)

L’actualité récente nous donne de découvrir un antisémitisme de gauche, qui pour autant qu’il ait toujours existé, ne nous semblait jusque-là pas concevable. D’une part, parce que l’antisémitisme, c’est le nazisme et le fascisme, faussement catalogués à l’extrême-droite en tant que réactions à l’extrémisme marxiste de gauche. Ensuite, parce que la gauche s’est arrogée le monopole de la lutte moderne contre l’antisémitisme.

Il a d’abord existe un antisémitisme de droite. Celui-ci est historique et prend une connotation largement xénophobe, à une époque où les juifs étaient les seuls « étrangers » en France. Ils étaient alors perçus comme un groupe solidaire, cherchant à s’infiltrer dans les rouages des pouvoirs, pour assurer des intérêts personnels et collectifs. Cela devant se faire au détriment de la population nationale, dont ils prendraient les places, quand ils ne les trahiraient pas.

Avec le développement de l’économie libérale, la multiplication des échanges internationaux, le fait que les juifs pouvaient pratiquer le prêt à intérêt, longtemps interdit par l’Église, s’ajoute le développement du mythe du « juif errant » (qui apparaît en 1602 en Allemagne) qui chercherait à favoriser un groupe international à rayonnement mondial. Il s’agit là encore de personnes accusées de favoriser leurs intérêts contre ceux de la Nation qu’ils ne reconnaissent pas.

L’antisémitisme va ensuite constituer à gauche, parallèlement au développement de l’anticapitalisme marxiste-communiste puis socialiste. On retrouve le poncif des juifs accusés de détenir les richesses mondiales, mal acquises en ayant pratiqué l’usure au Moyen-Âge, et donc l’idée de leur prendre leurs richesses pour les partager entre tous. Mais cette idée n’apparait pas exprimée seule, ou alors les juifs n’en sont pas les seuls victimes, ce qui fausse les perceptions.

Passe la guerre et c’est le conflit israélo-palestinien qui voit le jour. La gauche française soutient les travaillistes israéliens jusqu’à la guerre du Kippour (1973), ce qui correspond en plus au moment où en 1977, Israël devient un pays de droite. À partir de là, elle se met à défendre les intérêts des Palestiniens fortement antisionistes (cf la Charte de l’Organisation de libération de la Palestine) ; pour certains également antisémites, et à condamner la politique israélienne.

En France, la décolonisation a accéléré l’immigration en provenance des anciennes colonies. Une partie de la droite reste antisémite, mais a déplacé sa xénophobie contre les nouveaux étrangers, plus nombreux que les juifs. Dans les années 1970, la gauche s’engage alors fermement dans la défense des étrangers et des minorités, parmi lesquelles on retrouve les juifs, qui dans le même temps sont de plus en plus nombreux à quitter la gauche et la France.

La deuxième Intifada en 2000 marque ce moment de basculement où la gauche française va définitivement condamner moralement les juifs, et dans le même temps le moment où la gauche va devenir islamophile à l’extrême dans un intérêt électoraliste. Avec un autre basculement progressif, qui est celui que les musulmans de France deviennent de plus en plus antisémites, au nom de l’antisionisme, quand bien même ils n’ont jamais vu un juif de leur vie.

En 2017, la gauche souffre de son essoufflement idéologique économique, et du fait que la majorité laïcisée s’en va sinon se réduit au détriment d’une nouvelle majorité. Elle ne croît plus à l’anticapitalisme mais toujours au méfait du capitalisme avec cette idée qu’il faut s’attaquer à ceux qui possèdent le capital parmi lesquels il y aurait les juifs. Elle se retrouve de plus en plus entre islamophiles, lesquels se trouvent être de plus en plus antisémites. D’où l’actualité…



Qui choisit quels états sont légitimes à préférer la nation au multiculturalisme ?

Quel paradoxe, à l’heure d’une mondialisation avancée, de voir resurgir le concept très westphalien d’État-nation (« Cujus regio, ejus religio » – À chaque région, sa religion) ! Donc ça a fonctionné pour le Kosovo et certains voudraient que ce soit appliqué en Israël. Mais pour que les 65 % de Russes de Crimée (majoritaires) aient leur état ou retournent avec la Russie, ou pour que la France rompe avec le multiculturalisme, c’est du néo-nazisme !

En avant-propos, vu l’image que j’ai choisi pour illustrer cet article, et pour franchir les fourches caudines de la bienpensance, je rappellerai qu’on peut sémite (comme tous les Palestiniens) donc non-antisémite mais anti-sioniste parce qu’on apprécie pas trop de se faire virer de chez soi par les juifs au prétexte qu’on n’est justement pas juif… Alors non, l’anti-sionisme n’est pas le renouveau de l’antisémitisme, même s’il y a aussi des gens qui détestent les sionistes parce qu’ils sont juifs.

Est-ce donc par « reductio ad hitlerum » que les instances internationales reviennent sur les modèles multiculturels, ou tout simplement parce qu’on s’aperçoit que ça n’apporte que communautarismes malsains ? Il faut rappeler que les intellectuels nazis sont ceux qui ont le plus violemment remis en cause la conception westphalienne pour rassembler dans le Reich tous les Allemands quelque soit leur culture (protestante, catholique, autrichienne, tchèque…).

Non, puisque pour des raisons politiques (et certainement économiques), on empêche toujours tant les Kurdes, que les Palestiniens, que les Tibétains pour ne citer qu’eux, d’avoir un état, alors qu’ils ont une culture différente du ou des pays qui voudraient les englober. Donc pour eux, il n’y a pas de problème à forcer le multiculturalisme, tout en sachant qu’il n’est que de façade, parce que les États essaient de les réduire pour avoir des nations unies et homogènes.

Sans donc rentrer dans un complot d’extrême-gauche, on remarquera néanmoins que si vous contribuez à l’économie mondiale (à la condition que ne respecte pas la Russie de ne pas s’être aliéné le monde dit libre), on vous laissera faire ce que vous voulez ; ce qui dans le même temps n’est pas forcément plus mal lorsque la France refuse les indépendances régionales de la Bretagne, de la Corse ou du Pays Basque, qui ne sont pas plus injustes que les autres exemples.

Mais la perniciosité de l’affirmation que la majorité démographique doit faire l’état est importante. Car si on l’accepte pour Israël qui fait progressivement le ménage pour que les juifs soient majoritaires dans les régions qu’ils occupent, il faudra accepter l’indépendance, à supposer qu’elle soit réclamée, des zones dans lesquelles certaines communautés sont majoritaires, et je pense à certaines banlieues, même s’il y a davantage amas de minorités.

Et pendant ce temps, on continue de communautariser le monde, pour diversifier les marchés économiques et les zones d’échanges, et ce faisant, on fout un gros bazar. Sauf que le jour où on se retrouve face à des gens déterminés à faire valoir leur point de vue, alors tout le monde s’écrase soudainement. Et si donc c’était finalement l’audace politique qui portait ses fruits ? Mais encore faut-il avoir les dirigeants et le Peuple qui suit pour se faire entendre ?



Éditorial : il faut attendre deux Français sur le podium pour parler du Tour de France.

Chaque semaine, je décrypte l’actualité qui m’a marquée dans un court éditorial. Voici celui de la semaine écoulée du lundi 21 juillet au dimanche 27 juillet 2014.

Il ne servirait à rien de continuer à se faire peur en revenant sur les différents accidents de la circulation qui touchent notre pays et qui ont amené le président HOLLANDE à déclarer un deuil de la Nation qui commence ce lundi 28 juillet jusqu’au mercredi 30 juillet inclus. Reste que l’histoire d’un chauffeur qui ne sent pas venir l’hypoglycémie est inquiétante, même si l’homme de confession musulmane nie avoir pratiqué le jeûne du ramadan.

Les bonnes nouvelles qui nous mettent un peu de baume au cœur nous viennent du sport : en escrime, les Français sont champions du monde par équipe à l’épée (épreuve masculine). En cyclisme, plusieurs Français obtiennent de très bonnes places au Tour de France comme Jean-Christophe PÉRAUD (2ème), Thibualt PINOT (3ème) et Romain BARDET (6ème). Et une mention spéciale pour l’Essonnien Tony GALLOPIN qui termine 29ème. Merci à eux !

Les moins bonnes nouvelles nous viennent de l’importation du conflit israélo-palestinien sur nos terres. Le Gouvernement commence enfin à faire preuve de fermeté avec des peines immédiates allant jusqu’à six mois de prison ferme pour les manifestants casseurs ! Taper sur la Police vous coûte toujours moins que balancer votre chat contre un mur (Attention, ce comportement n’est pas à reproduire à la maison). Et personne ne dit rien contre le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) de Olivier BESANCENOT qui continue à appeler à la participation à des manifestations interdites. Preuve en est qu’il n’arrive plus à mobiliser ses électeurs qu’autour de la reconnaissance d’un état palestinien (comme le Front de gauche).

Enfin, tandis que le chômage augmentait de 0,3 % en juin 2014, l’Assemblée préfère perdre son temps, avant d’être bloqué par le passage à droite du Sénat en septembre, à voter une carte des régions. Elle ne durera pas tant la fronde des élus locaux est grande et elle ne permet surtout aucune économie. Mais là encore, le sentiment de changement fait toute la différence et endort les sots. À moins qu’elle ne focalise toute l’attention sur un sujet secondaire, permettant de ne pas traiter les réformes principales et urgentes. Bon été !

Retrouvez ici mon précédent éditorial de la semaine dernière.