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Le Brio de Yvan ATTAL, ou la galère d’un énième film gauchiste, bienpensant et anti-blanc…

Étrange coïncidence que ce buzz réalisé par Camélia JORDANA, qui confie avoir peur de la vilaine police d’État raciste laquelle « massacre quotidiennement des gens pour leur couleur »,  comme par hasard la veille de la première diffusion en clair du film Le Brio.

Or, même sans cela, j’aurais regardé ce film qui encore une fois donne une mauvaise image de la banlieue (oui, mais c’est parce que c’est réalisé par un blanc qui n’y connaît rien – et puis quand c’est réalisé par quelqu’un issu de la banlieue qui montre la même chose, alors c’est une fiction pour un public de blancs), et qui s’émerveille qu’il puisse en sortir quelque chose de bon (une jeune femme issue au troisième degré de l’immigration qui est capable d’apprendre, de s’exprimer correctement bien qu’elle ne puisse pas s’empêcher d’insulter ses interlocuteurs dès qu’elle est en position de faiblesse, et de devenir avocate, bien qu’elle s’habille mal).

Donc c’est l’histoire d’une jeune femme de banlieue (Camélia JORDANA), d’origine « arabe », qui fait son droit chez les fâchos droîtards d’Assas (Paris II) et qui se retrouve manipulée par un vieux prof blanc, raciste, misogyne et islamophobe (Daniel AUTEUIL), qui doit, pour se racheter de l’avoir humiliée en public parce qu’elle est arrivée en retard le premier jour, à cause de l’État nazi qui met les banlieues trop loin de la capitale et ne programme pas assez de transports, en faire la représentante de la fac à un concours d’éloquence. Et en plus, c’est même elle, à la fin, qui se paye le luxe de sauver le prof de l’exclusion de l’université à cause de son comportement de vieux con réac, qui en plus ne suit pas le programme.

Comme dans Star Wars, tous les méchants sont blancs (européens) et racistes : les étudiants de fac maladroits, les concurrents au concours et puis les plus cons des banlieusards.

À part cela, c’est gentil et plein de bons sentiments. Cela se laisse regarder, mais ça ne laisse pas un souvenir impérissable. C’est vraiment le film que je reverrai s’il n’y a vraiment rien d’autre à voir.

Mais vraiment, la haine de soi, la haine du blanc gâche tout ; et puis cet acharnement à vouloir montrer que la banlieue peut réussir, comme si c’était extraordinaire, avec en plus le message subliminal que c’est de la faute de la France si ses copains n’ont pas d’autre perspective que chauffeur Uber, parce qu’elle les a privés de l’accès au savoir.

Après, ce n’est pas spécialement étonnant, venant de Yvan ATTAL. Camélia JORDANA n’a pas attendu mai 2020 pour se distinguer en tant qu’indigéniste persécutée. C’est surtout Daniel AUTEUIL dont je me demande ce qu’il est allé se fourrer au milieu de tout cela…


Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : pourquoi Olivier VAGNEUX a-t-il écrit que Alexis IZARD négociait avec l’UOIF ?

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) n’existe plus depuis 2017. Donc VAGNEUX a de toute façon écrit une connerie. Circulez, il n’y a plus rien à voir.

Sauf que derrière l’emploi assumé de ce terme, dans une conversation privée avec Bernard BLANCHAUD (dont je doute qu’il connaissait Musulmans de France, qui est le nouveau nom de l’UOIF), il y a la peur, la phobie, d’un salafisme politique, volontairement incompatible avec la République. Pour le coup, une islamophobie politique volontairement assumée, à distinguer d’une xénophobie raciste des personnes d’origine étrangères pratiquant la religion musulmane.

Je précise que je rédige cet article pour justifier des propos que j’ai pu tenir dans une conversation privée, qui a été rendue publique du fait de la plainte de Bernard BLANCHAUD, et montrer que mes accusations, non pas par rapport aux personnes que l’on a pu voir sur des photos mais à des mouvements ou association qui peuvent se cacher derrière, ne sont pas tout à fait sans fondement ou juste calomniateurs.


Le 02 février 2020, la liste Osons Savigny annonçait la présence sur sa liste d’Ammar SISSANI.


Deux personnes aimaient cette annonce Facebook parmi lesquelles Ahmet HOBAPLI et un certain Saïd SASSONI.


Je rappelle à ce stade que Ahmet HOBAPLI, Ammar SISSANI et Alexis IZARD étaient tous les trois sur la liste de David FABRE en 2014. Ci-après des extraits du programme de Savigny Ensemble.



Maintenant, allons voir le profil Facebook de Saïd SASSONI.

Et je m’arrêterai sur deux de ses publications.


Sa photo de profil dans laquelle il réclame de faire de Jérusalem la capitale de la Palestine.

Avec le problème, davantage que la rhétorique guerrière (qui fait encore la guerre à cheval ?) que cette chahada sur le drapeau sur fond vert, qui est un drapeau de conquête, lequel ne laisse pas beaucoup de place à ceux qui ne reconnaissent pas Muhammad comme prophète de Dieu.


Et puis, cette conversation, dans laquelle le fameux Saïd écrit qu’il en avait marre de ce pays de kouffars (la France), sous-entendu qu’il est bien content d’être parti à Jérusalem. C’est donc comme cela que vous me (kafr) considérez. Moi, je ne partage pas votre foi, parce que je suis chrétien, mais je ne dis pas que vous n’avez pas droit au salut ou que vous m’êtes inférieur.


Voilà quels types de profils vont soutenir IZARD sur le Facebook d’Osons Savigny.

Ils ne sont certes pas majoritaires, mais ils existent.

Et pas chez moi, ni chez un autre de nos concurrents.


En conclusion, Alexis, je ne sais pas ce que tu as promis aux habitants des Prés-saint-Martin, ni davantage comment tu vas le faire, d’autant plus parce que tu n’as commencé à t’intéresser à eux que récemment, mais fais juste attention avec les religions, et surtout avec les religieux.

Je n’essaie pas de te faire passer pour le candidat des musulmans ou des frères musulmans ou même des salafistes, mais j’observe simplement qui vient à tes réunions et qui commente ton Facebook, et ce qu’ils disent derrière ou à côté, qui n’est pas forcément dans ton programme.

Oui, je suis curieux de savoir ce que tu comptes faire pour le masjid Al-Khâlil si tu es élu, sachant que l’autorisation d’urbanisme précaire arrive à expiration en juillet 2020, et que tu devras peut-être prendre la décision de faire retirer les deux bungalows installés…


À suivre maintenant, ce n’est que le début d’un feuilleton. Je garde encore du biscuit pour le moment où les élections reprendront. À moins que je bluffe parce que je n’ai rien d’autre.



Le jour où je suis devenu islamophobe…

Je voudrais d’abord préciser le terme d’islamophobie que j’emploie ici non pas pour dire que j’ai de la haine envers l’islam et les musulmans ; mais bien une plus forte méfiance envers cette religion par rapport au contenu de son livre sacré et de sa tradition, voire que j’ai peur de certains croyants musulmans (du moins personnes se revendiquant de l’islam) qui se servent de leur religion pour justifier l’injustifiable.

Contrairement sinon à ce que le titre de cet article pourrait laisser croire, mon « islamophobie » n’est pas apparue soudainement, mais elle est une construction dans le temps, dont le déclencheur a quand même été l’attentat du Bataclan. Elle est surtout une réaction à la kouachisation des esprits (néologisme du nom des terroristes de Charlie), qui est en marche, et qui prend de plus en plus d’ampleur…


Avant 2012, et les crimes de Mohamed MERAH, l’islamophobie était pour moi le fait d’une extrême-droite identitaire qui visait davantage l’immigration arabo-musulmane. C’était tant l’occupation des chantiers de mosquée que les mecs qui allaient balancer des lardons sur les salles de prière à trois heures du matin.

Puis il y a eu MERAH, et j’ai commis l’erreur de relativiser ses meurtres. C’est quand même chaud pour quelqu’un qui se dit chrétien de faire passer des fonctions ou des identités avant la personne humaine. Bref, les militaires mourraient parce qu’ils faisaient la guerre (en Afghanistan et en Libye) et les juifs parce que c’était une vengeance pour l’occupation de la Palestine (c’est fou combien la pensée gauchiste peut nous polluer).

Et puis il y a eu Charlie-Hebdo en janvier 2015, et là encore j’ai relativisé, parce que c’était le retour de bâtons de mecs qui avaient provoqué toute leur vie. (Et peut-être à la limite qu’au fond de moi, je me sentais aussi vengé pour toutes les injures faites aux chrétiens ?) Ce n’est pas parce que tu ne crois pas en Dieu que tu es obligé d’en dégoûter les autres, et de dessiner presque toutes les semaines que 100 % des prêtres sont pédophiles…  Et je pense d’ailleurs que c’est parce que je n’aime pas ce journal que je ne me suis pas reconnu en Charlie, pour moi davantage défenseur de la liberté de blasphémer que de la liberté d’expression. (Alors que paradoxalement, aujourd’hui et certainement aussi par cet article, je suis plus Charlie que beaucoup d’autres).

Et puis enfin le Bataclan, déclic en tant que (presque) tout le monde était visé (lire l’article du Parisien), donc qu’il n ‘ y avait plus d’excuse possible à trouver ; mais surtout annonce d’une guerre de civilisation qui disait enfin son nom. Alors qu’aujourd’hui, enfin, on se tolère à peu près tous, et qu’on cherche juste à élargir nos aires d’influence, voilà des types qui admettent vouloir venir nous tuer chez nous pour nous conquérir ! Et nous, on attend bravement, en espérant qu’ils renoncent en chemin…

Et c’est là que j’ai ouvert les yeux par rapport aux comportements que je voyais depuis trois ans, mais que je refusais de regarder. Sur tous ces gens qui refusaient de condamner le terrorisme, non pas parce qu’ils n’auraient pas à s’en désolidariser ou parce que le dossier serait trop compliqué, mais parce qu’ils l’approuvent en fait, voire le justifient. Et j’ai notamment compris que les gamins de 6, 8 ou 10 ans de Grigny, ou des Prés-saint-Martin dans ma ville qui défendaient les terroristes, ne le faisaient pas pour répéter les paroles des parents ou des grands, mais parce qu’ils en sont convaincus eux-mêmes que leur cause est juste, car ils seraient oppressés, notamment par les juifs dont je doute pourtant qu’ils en aient croisés beaucoup… J’ai mis aussi le temps à réaliser que l’islam tel que pratiqué par les musulmans n’était pas l’islam que j’ai appris à l’école, à l’université, aux conférences et aux formations assurées par des intellectuels musulmans.

Et à côté de cela, tous les connards de gauchistes bienpensants, les Médiapart et les Clémentine AUTAIN, qui les premiers s’étaient affichés Charlie, progressivement, vont te rappeler qu’il y a la Palestine ; ils vont te dire que la liberté, c’est pas que de s’habiller en string (mais ils ne te diront pas que ce n’est pas que de s’habiller en burqa) ; que si on arrêtait de faire la guerre, on arrêterait d’avoir des attentats… Ils vont t’expliquer le Coran, et te dire qu’on est sur de mauvaises traductions avec des versets qu’on étudie jamais. Ils vont te citer des spécialistes autoproclamées de l’islam qui n’ont jamais mis les pieds dans une mosquée. Et ils ne vont jamais te dire que l’argent de NEYMAR, c’est la contrepartie du blanchiment de l’argent qui finance le terrorisme.

Et puis tous ces cons de Français qui se réunissent après chaque attentat pour chanter Imagine de John LENNON, avec des bougies, en portant des tee-shirts « Je suis… », dont les messages d’amour sont entrecoupées du mantra  « Vous n’aurez pas ma haine » en alternance avec « Pas d’amalgame ». HIDALGO qui éteint la Tour eiffel, les montages journalistiques d’une famille musulmane endeuillée (les premières victimes du terrorisme), et d’une femme voilée qui pleure et vient consoler les parents de victimes en te disant que l’islam, c’est pas le terrorisme. Comme toute religion, l’islam, c’est aussi le terrorisme. Et ouais, il y a eu des connards de terroristes chrétiens type BREIVIK qui ont tué 77 personnes. Mais c’était une fois depuis 1995 ! C’est pas les chrétiens qui posent problème aujourd’hui en France. Mais si vous voulez, on peut rentrer dans le débat de la viande halal, du voile, des actes médicaux sur les femmes, des lieux publics privatisés, des associations cultuelles…


Deux ans ont passé, et c’est la kouachisation des esprits qui aujourd’hui est la plus insupportable. Ces mecs ont gagné : Charlie-Hebdo ferme quand même beaucoup plus sa gueule ! Les Français continuent d’ailleurs d’avoir plus peur de l’extrême-droite et/ou du Front national que du terrorisme islamiste ! Ils ont bien appris leur cours d’Histoire de 5e : l’islam qui a sauvé le Moyen-Âge de l’obscurité, et qui l’a sorti des ténèbres avec la médecine, les sciences, la transmission des savoirs antiques… Ils s’interdisent de raisonner autrement, surtout d’avoir peur de la religion (ils ne savent plus ce que c’est puisqu’ils ne croient plus) et puis ils refusent d’avouer que la laïcité est morte.

Et justement l’islamophobie reste un délit ; même si personne ne sait ce que ça veut dire. On comprend finalement qu’on n’a pas le droit d’avoir peur de l’islam parce que sinon on va aller en prison. Nos prisons, qui sont peut-être les meilleurs foyers de radicalisation, parce qu’effectivement, la majorité des personnes détenues ne sont pas insensibles au discours de vengeance d’une France racisée, néo-coloniale, patriarcale, injuste… Et de la frustration de ne rien pouvoir dire, naît la haine et encore plus d’incompréhensions qui provoquent l’inverse de l’effet recherché…

Oui, aujourd’hui, je suis islamophobe parce que j’ai peur de me faire tuer lors d’un attentat islamiste, ou de connaître quelqu’un à qui cela pourrait arriver. Que je n’ai plus confiance en beaucoup de musulmans qui ne sont pas capables de m’affirmer leur rejet du terrorisme sans nuancer leur réponse. Que je trouve anormal que le développement de l’islam dans l’espace public, s’accompagne d’un rétrécissement institutionnel des autres religions et pratiques, alors qu’il y a suffisamment de place pour qu’on vive tous ensemble…  Que je regrette qu’on ne donne pas plus la parole à tous les « collabeurs » qui défendent un islam républicain, et que nous devons soutenir. Qu’on ait supprimé l’émission « Les enfants d’Abraham » sur C8 qui promouvait un vrai dialogue inter-religieux. Que je me sens trahi par l’État et les élites qui ne semblent pas prendre le problème au sérieux, en se disant que ça passera…



L’islamophobie, cheval de Troie de l’islamisme ?

Faut-il forcément donner tort à toutes ces associations comme Lallab ou le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), prétendant défendre les droits de l’Homme, et qui relèvent une augmentation croissante de l’islamophobie, ou plutôt des actes islamophobes, en France ? Mais au prétexte que l’islamisme nourrit l’islamophobie, alors il faudrait refuser de dénoncer ce premier, sous peine d’être soi-même islamophobe !

À vrai écrire, l’islamophobie occidentale n’a rien de surprenant, voire elle est même plutôt logique en tant que réaction aux attentats terroristes qui ensanglantent l’Occident depuis 2015. Mais derrière la dénonciation, morale, de l’islamophobie que les associations précédemment citées voudraient voir occuper tout l’espace public, se cache une dénonciation, immorale donc étouffée, qui est celle de l’augmentation des comportements islamistes en France.

Car porter un voile et un habit, plus ou moins long, refuser pour une femme de serrer la main à un homme, ou s’interdire de condamner des attentats, ce n’est pas ou ce n’est plus l’islam mais  l’islamisme. Et nous sommes de plus en plus témoins de tels comportements… Qui paradoxalement ne commencent à nous choquer qu’à cause des attentats ; et moi de me rappeler de ces jeunes femmes au lycée qui me serrait la main le matin pour ne pas m’embrasser…

Tout comme la République, parce que laïque, est très mal à l’aise dès qu’il s’agit de religion, et généralement très maladroite dès qu’il s’agit de légiférer sur le sujet, l’Occidental en quête de toujours plus de libertés depuis le mouvement soixante-huitard est pris au piège de ses propres contradictions. Il ne peut condamner l’islamisme en tant que liberté religieuse d’une pratique radicale, mais doit condamner l’islamophobie en tant qu’atteinte aux libertés.

Islamisme et islamophobie forment pourtant un seul cercle vicieux ; l’un nourrissant constamment l’autre : je radicalise mon islam parce que les gens sont islamophobes, tandis qu’en face, je deviens islamophobe parce que l’islamisme me dérange. À cela, s’ajoute la part de provocation de ceux qui excitent les haines au nom du principe de « diviser pour mieux régner », et d’autres qui font comme si de rien n’était et que rien ne se passait pour éviter tout amalgame.

Ainsi le Français non musulman doit s’excuser de l’islamophobie de la société, alors que le Français musulman ne doit pas condamner l’attentat parce que l’islamisme n’est pas l’islam. Alors que faire, sinon de condamner avec autant de force islamophobie et islamisme ? Et de reconnaître l’interdépendance qui peut exister entre ces deux mots ? Et la part réelle que représente l’islam dans ces deux mots au delà de la sémantique ? Tout en pouvant l’exprimer…

La société française a besoin d’un dialogue et d’une culture des religions. Mais pas le discours angéliste des manuels scolaires. Les musulmans ont autant besoin de connaître l’islam que les Français de savoir pourquoi ils croient ou ils ne croient pas. Tant que le sujet de la religion restera tabou, alors il y aura comme pour l’identité nationale, un malaise qui ne fera que croître avec les années et la politique internationale. Jusqu’à quand accepterons-nous de vivre ainsi ?