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Mon recours gracieux contre l’extension du centre culturel musulman de Savigny-sur-Orge

Le maire LR de Savigny-sur-Orge a accordé une autorisation de permis de construire à l’association culturelle des musulmans de Savigny (ACMS) pour l’édification de deux bungalows provisoires devant permettre d’accueillir 348 personnes supplémentaires.

Je conteste ce permis en demandant au maire de bien vouloir revenir sur sa décision pour des raisons d’urbanisme (construction en zone pavillonnaire) et de cadre de vie (problèmes de stationnement) ; en aucun cas pour des raisons religieuses qui seraient liées à l’islam, malgré les réserves que je peux exprimer quant à cette religion avec laquelle je partage le même Dieu, mais pas la même manière de l’adorer.


À titre personnel, en tant que chrétien croyant pratiquant, et que républicain attaché à la liberté constitutionnelle d’exercice de culte, je ne suis pas opposé à ce que les fidèles musulmans de Savigny s’équipent d’un centre culturel, voire même d’une mosquée sans minaret ni appel à la prière (qu’on ne peut pas comparer aux sonneries des cloches).

Mais pas dans les conditions actuelles qui sont celles des Prés-saint-Martin, avec un manque cruel de stationnement à proximité, au milieu d’habitations qui subissent de plein fouet les nuisances sonores lorsqu’elles se produisent.


À tous ceux qui me diraient que mon discours favorable aux constructions de lieux de culte musulman participe à l’islamisation de la France, je leur répondrais que le le nombre d’attentats islamistes, tout comme le nombre de croyants musulmans en France, ne dépend pas du nombre de mosquées, et que ces derniers demeurent en moyenne 7 % de la population. Que la politique religieuse en Algérie ou en Arabie-Saoudite n’a rien à voir avec celle de la France (que cela n’empêche pas de commercer avec ces premiers), et que c’est tout à l’honneur de l’Occident d’être tolérant, même si l’être ou ne pas l’être n’arrêtera pas les attentats.

Que ces mêmes gens n’ont qu’à pratiquer la foi chrétienne, pour lutter contre la déchristianisation, et donc l’augmentation de la part de musulmans dans la part totale de croyants en France. Je réaffirme que c’est par l’instruction religieuse, dans des lieux institutionnalisés, que nous arriverons à des relations apaisées, même si elle n’empêchera pas le salafisme et le terrorisme, en grosse partie liés à des causes sociales et identitaires, dont la première responsabilité tient à l’Occident qui révèle sa faiblesse en ne voulant plus assumer ses racines chrétiennes ; je ne polémique pas plus sur le conflit israélo-palestinien.

Que maintenant, mon discours a toujours été de freiner l’immigration, et que ce sont les Français dans leur ensemble qui préfèrent voter pour des candidats migrantophiles. Dans tous les cas, que ça ne me semble pas justifier de refuser un lieu de culte aux personnes issues de l’immigration arabo-musulmane déjà présentes en France.

Et de rappeler que la Loi permet de faire fermer les lieux de culte qui ne respectent pas les lois de la République ; lesquels sont de toute façon surveillés par les services de renseignement, Savigny compris.

Vous lirez dans un premier temps le courrier que j’ai envoyé au président de l’ACMS, puis vous pourrez découvrir dans un second temps le texte de mon recours.

Je termine en espérant qu’un jour, il soit possible de parler de l’islam sans devoir se justifier de ses actions et de ses omissions. Avec cet article, je ne vais me faire que des ennuis ; je serai islamophile pour les uns, islamophobe pour les autres, mais je m’en fous et je vous emmerde !



Mon courrier à l’ACMS, adressé à son président

Le 09 septembre 2018

Bonjour Rachid,

Je voulais vous informer, ainsi que les membres de votre association, de mon prochain dépôt d’un recours gracieux contre l’autorisation de permis de construire des deux bungalows provisoires au 29, rue des Prés-saint-Martin, que vous a accordé le maire.

Ce recours ne pourra juridiquement pas aboutir, parce que je ne dispose d’aucun intérêt à agir direct et certain contre la construction de ces bungalows.

C’est donc une démarche symbolique dont je souhaite rapidement vous expliquer les motivations : ce n’est pas une question religieuse, mais une question d’urbanisme et de cadre de vie ! Ce n’est ni par rejet de l’islam ni par électoralisme que j’agis, mais parce que je pense que l’implantation géographique dont vous disposez aux PSM n’est pas durable en l’état ; et qu’améliorer vos capacités d’accueil ne va que rendre la chose encore plus ingérable, même si je pense que vous accueillez actuellement déjà tellement qu’il vous sera difficile d’accepter plus, avec ou sans constructions.

Comme je l’écris aussi dans le recours, je n’ai rien d’autre à proposer.

Peut-être avec le temps vous serait-il quand même possible d’acheter encore une autre parcelle, et de la transformer en parking ?

J’espérais en tout cas que le projet de Grand-Vaux prévoit quelque chose pour les musulmans de Savigny, et puis rien du tout.

Dans tous les cas, je continue de recevoir beaucoup de messages de riverains qui ne sont ni contre vous, ni contre l’islam, mais qui dénoncent le problème du stationnement, malgré les efforts que vous faites et que je vois.

Parce que croyant comme vous, mais aussi républicain et donc attaché à la liberté d’exercice du culte, je suis personnellement d’accord pour que vous ayez un centre culturel à Savigny, voire même une mosquée (sans minaret sauf si elle s’insérait dans le paysage, ni muezzin). Mais pas au milieu de la zone pavillonnaire des PSM si la question du stationnement ne se règle pas.

Quant à l’électoralisme, je sais que je ne vais pas me faire plus d’amis chez les électeurs de confession musulmane avec ce recours. Et inversement, parce que je ne ferme pas la porte à la construction d’un lieu de culte musulman, je serai taxé d’islamophilie par les mêmes qui iront de toute façon voter FN/RN. Je fais donc ce qui me semble le plus juste selon mon cœur, en cohérence avec mes engagements.

Je vous joins ici le texte de mon recours et je reste à votre écoute, et à votre disposition pour en parler plus.

Je ne vous cache pas que si j’avais été maire, je ne vous aurais pas accordé ce permis en l’état, mais je reste sensible aux aspirations des croyants musulmans qui me semblent légitimes, à la condition de les dégager de toutes autres considérations politiques et géopolitiques.

Bien cordialement.

Olivier Vagneux



Recours gracieux contre le permis de construire n° PC 91589 18 10015

Savigny-sur-Orge, le 10 septembre 2018


Monsieur le maire,

Par le présent recours gracieux, je vous demande de bien vouloir revenir sur votre accord de permis de construire n° PC 91589 18 10015, autorisant la construction de deux bungalows provisoires sur les trois parcelles cadastrées AW 734, AW 732 et AW 743 sises 29 et 31, rue des Prés-saint-Martin à Savigny-sur-Orge.

Ne possédant aucun intérêt à agir direct et certain dans la présente affaire, je n’ignore pas que mon recours ne pourra connaître d’autre issue qu’un rejet pour irrecevabilité. Je voudrais cependant profiter de l’occasion pour vous alerter quant aux risques qui accompagnent ce projet temporaire, préfigurateur d’un centre culturel permanent.


I. FAITS ET PROCÉDURE

L’association culturelle des musulmans de Savigny (ACMS) est historiquement propriétaire de deux parcelles AW 732 et AW 734 sises au 31, rue des Prés-saint-Martin, qui lui permettent l’organisation de ses activités cultuelles et culturelles.

Mais le bâtiment situé sur ces parcelles, d’une capacité de 190 personnes, devient insuffisant pour accueillir les classes et le culte, face à l’affluence, toujours croissante, que connaissent ces activités.

À la suite de l’acquisition de la parcelle AW 743 sise au 29, rue des Prés-saint-Martin, l’association propose l’installation provisoire de deux bungalows constituant deux bâtiments (un premier de 174 m² pour le culte et un second de 160 m² pour la culture), pour une durée de deux ans non renouvelables, dans l’attente de la conception d’un projet de centre culturel et cultuel sur les trois parcelles. Ces deux bungalows pourront accueillir un maximum de 348 personnes, pour un total de 538 personnes dans l’ensemble des bâtiments de la propriété.

Il s’agit de l’accord du permis de construire pour le projet d’installation de deux bungalows provisoires pour deux ans non prorogeables, qui fait l’objet du présent recours gracieux.


II. DISCUSSION

En premier lieu, je soulèverai la question de l’insertion sur site des deux bungalows ; précisant que si la question n’est pas nouvelle, elle n’a jamais été vraiment posée jusque-là.

J’avoue ici surtout ne pas comprendre comment la Commune peut déroger aux règles d’implantation, en application de l’article L.433-1 du code de l’urbanisme, alors que le précaire doit aboutir à un définitif qui risque, pour sa part, de se heurter à certains des griefs que je vais pouvoir développer plus loin dans mes écritures. Autoriser le temporaire pour bloquer le définitif serait hypocrite et dangereux !

Il m’apparaît d’abord contraire à l’esprit du Plan local d’urbanisme qui classe les parcelles AW 734, AW 732 et AW 743 en zone UH, c’est à dire pavillonnaire, d’y installer un équipement culturel d’une telle taille.

Ensuite, je constate qu’il n’y a que 18 places de parking de prévues, alors que le projet prévoit d’accueillir jusqu’à 538 personnes à l’intérieur, et possiblement plus en comptant l’espace extérieur. Je redoute dès lors plus de conflits avec le voisinage qu’il n’en existe déjà.

Enfin, je voudrais justement évoquer les difficultés actuelles qui peuvent se produire avec les riverains, et ce malgré les efforts de l’association ; constituées de nuisances sonores et de problèmes de stationnement. Parce que vous êtes maire, vous avez, comme moi, en tant qu’opposant politique, été contacté par des riverains excédés, habitant la rue des Prés-saint-Martin (les pavillons mais désormais aussi les immeubles en face), du chemin de Juvisy, et même par la Police municipale de Viry, maintenant que certains adhérents vont se garer dans les parkings de l’avenue du-Bellay à Viry-Châtillon.

Et parce que déjà actuellement, nous avons des problèmes, je pense qu’augmenter la capacité d’accueil du lieu ne pourra qu’en créer plus. Qu’il y a donc un vrai souci à laisser agrandir le centre culturel musulman en cet endroit, et qu’il vaudrait sûrement mieux réfléchir à une autre implantation, pour laquelle je n’ai personnellement aucune solution.


En deuxième lieu, je soulèverai des questions de sécurité.

Je trouve inadmissible que le SDIS, consulté le 16 mars 2018, n’ait rendu aucun avis pour deux bungalows qui doivent accueillir 348 personnes.

Je m’étonne que les deux bâtiments puissent être classés comme un seul édifice, ERP de 3e catégorie, alors que dans les faits, ce serait plutôt deux ERP de catégorie 4.

Je doute aussi du calcul du nombre de dégagements et d’unités de passage, qui pour autant qu’il me semble conforme à la Loi, doit se relativiser avec la densité d’accueil des locaux d’une superficie totale de 334 m², soit une densité d’environ 1 m² par personne au maximum de la capacité.

De plus, je ne lis aucun avis de la commission communale de sécurité qui ait été annexé au présent arrêté.

Ajouté à cela que nous sommes sur une zone dépendante du PPRI de la Seine, je suis donc en droit de m’inquiéter de la sécurité réelle des utilisateurs de ces locaux.


En troisième lieu, je voudrais signaler la légèreté de la courte notice de présentation du projet. Mais surtout m’inquiéter de ce qu’il pourrait arriver au bout de deux ans, qui me semble être une durée extrêmement courte pour permettre à l’ACMS de mener un projet ambitieux qui soit compatible avec ses attentes ; et qui n’est que très peu mentionné dans le projet. Sans rien y connaître, je ne comprends pas comment il va y avoir la place de laisser ces bungalows tout en construisant un autre bâtiment sur les mêmes parcelles et dans le même temps.

J’ai la faiblesse de penser que ces structures sont prévues pour durer plus longtemps que deux ans, partant du prérequis que personne n’en demandera la destruction à l’issue de ce délai, par respect de la liberté d’exercice du culte musulman, et surtout parce que les différents de services de renseignements s’arrangent mieux de la surveillance d’un islam institutionnalisé, que d’un “islam des cavesqui serait de son point de vue forcément salafiste.


En quatrième et dernier lieu, j’ose espérer, cher Éric MEHLHORN, que cet accord de permis de construire ne constitue pas un détournement de pouvoir ; et que vous n’agissez pas par clientélisme électoral auprès des musulmans de Savigny ; en ayant calculé que deux ans nous amènent juste après les prochaines élections municipales. De la même manière, puisse-t-il n’y avoir ici aucun arrangement aux fins de conserver ou d’obtenir une certaine paix sociale.


En conclusion, c’est pour toutes ces raisons évoqués ici, que j’ai l’honneur de solliciter de votre part, Monsieur le maire, de bien vouloir revenir sur votre décision et d’annuler le permis de construire n° PC 91589 18 10015, dans l’attente de la proposition d’une solution équilibrée et durable.

En vous remerciant de votre attention, et des égards que vous porterez à mon recours, je vous prie d’agréer Monsieur le maire, l’expression de ma considération distinguée.

Olivier VAGNEUX


Production : Arrêté d’accord de permis de construire n° PC 91589 18 10015, autorisant l’édification de deux bungalows temporaires au 29 rue des Prés-saint-Martin (4 pages)



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Des antisémitismes (de droite et de gauche)

L’actualité récente nous donne de découvrir un antisémitisme de gauche, qui pour autant qu’il ait toujours existé, ne nous semblait jusque-là pas concevable. D’une part, parce que l’antisémitisme, c’est le nazisme et le fascisme, faussement catalogués à l’extrême-droite en tant que réactions à l’extrémisme marxiste de gauche. Ensuite, parce que la gauche s’est arrogée le monopole de la lutte moderne contre l’antisémitisme.

Il a d’abord existe un antisémitisme de droite. Celui-ci est historique et prend une connotation largement xénophobe, à une époque où les juifs étaient les seuls « étrangers » en France. Ils étaient alors perçus comme un groupe solidaire, cherchant à s’infiltrer dans les rouages des pouvoirs, pour assurer des intérêts personnels et collectifs. Cela devant se faire au détriment de la population nationale, dont ils prendraient les places, quand ils ne les trahiraient pas.

Avec le développement de l’économie libérale, la multiplication des échanges internationaux, le fait que les juifs pouvaient pratiquer le prêt à intérêt, longtemps interdit par l’Église, s’ajoute le développement du mythe du « juif errant » (qui apparaît en 1602 en Allemagne) qui chercherait à favoriser un groupe international à rayonnement mondial. Il s’agit là encore de personnes accusées de favoriser leurs intérêts contre ceux de la Nation qu’ils ne reconnaissent pas.

L’antisémitisme va ensuite constituer à gauche, parallèlement au développement de l’anticapitalisme marxiste-communiste puis socialiste. On retrouve le poncif des juifs accusés de détenir les richesses mondiales, mal acquises en ayant pratiqué l’usure au Moyen-Âge, et donc l’idée de leur prendre leurs richesses pour les partager entre tous. Mais cette idée n’apparait pas exprimée seule, ou alors les juifs n’en sont pas les seuls victimes, ce qui fausse les perceptions.

Passe la guerre et c’est le conflit israélo-palestinien qui voit le jour. La gauche française soutient les travaillistes israéliens jusqu’à la guerre du Kippour (1973), ce qui correspond en plus au moment où en 1977, Israël devient un pays de droite. À partir de là, elle se met à défendre les intérêts des Palestiniens fortement antisionistes (cf la Charte de l’Organisation de libération de la Palestine) ; pour certains également antisémites, et à condamner la politique israélienne.

En France, la décolonisation a accéléré l’immigration en provenance des anciennes colonies. Une partie de la droite reste antisémite, mais a déplacé sa xénophobie contre les nouveaux étrangers, plus nombreux que les juifs. Dans les années 1970, la gauche s’engage alors fermement dans la défense des étrangers et des minorités, parmi lesquelles on retrouve les juifs, qui dans le même temps sont de plus en plus nombreux à quitter la gauche et la France.

La deuxième Intifada en 2000 marque ce moment de basculement où la gauche française va définitivement condamner moralement les juifs, et dans le même temps le moment où la gauche va devenir islamophile à l’extrême dans un intérêt électoraliste. Avec un autre basculement progressif, qui est celui que les musulmans de France deviennent de plus en plus antisémites, au nom de l’antisionisme, quand bien même ils n’ont jamais vu un juif de leur vie.

En 2017, la gauche souffre de son essoufflement idéologique économique, et du fait que la majorité laïcisée s’en va sinon se réduit au détriment d’une nouvelle majorité. Elle ne croît plus à l’anticapitalisme mais toujours au méfait du capitalisme avec cette idée qu’il faut s’attaquer à ceux qui possèdent le capital parmi lesquels il y aurait les juifs. Elle se retrouve de plus en plus entre islamophiles, lesquels se trouvent être de plus en plus antisémites. D’où l’actualité…



Désintox : aucun magasin de Houston n’a fermé le 11 septembre 2009 pour rendre hommage aux terroristes

Est réapparu un canular visant à affirmer qu’un magasin américain de Houston (Texas), qui serait tenu par des musulmans, a été fermé le 11 septembre 2009 pour rendre hommage à un des terroristes du 11 septembre 2001 qui s’appellerait Ali. C’est bien mal connaitre l’histoire de l’islam que de propager ainsi de telles fausses nouvelles. Un rapide tour sur Wikipédia nous apprend en plus qu’aucun de ces terroristes ne s’appelait Ali…

Le fameux imam ‘Alî auquel il est ici fait référence n’est autre que le gendre du prophète Muhammad, quatrième calife de l’islam et dernier de la série des Rāshidūn (bien guidés).

‘Alî a été nommé calife en juin 656, après l’assassinat du calife ‘Uthmân, auquel était reproché de trop favoriser son clan (Ummayades) au détriment du clan hashîmite.

Du coup, à la mort de ‘Uthmân, le gouverneur de Syrie Mu’âwiya, nommé par ‘Uthmân, craint pour sa place, va prendre prétexte que ‘Alî n’a pas assez bien vengé son prédécesseur. Il refuse de prêter allégeance, monte une armée et part se battre contre ‘Alî. C’est la Grande discorde ou al-fitna-al-kubra.

Mais tandis qu’aucun des deux chefs de guerre n’arrive à prendre l’avantage, ‘Alî finit par accepter un arbitrage, tel que préconisé par le Coran.

Une partie de ses soutiens refuse l’idée qu’un choix divin puisse être soumis à une médiation humaine. Ils font dissidence, mais sont vaincus l’année suivante : ce sont les khârijites.

L’arbitrage aboutit enfin sur l’idée de choisir un troisième homme pour calife, ce qui achève de déconsidèrer le pouvoir de ‘Alî. Mu’âwiya en profite pour se faire nommer calife en 660.

Finalement, des khârijites font assassiner ‘Alî en 661 alors qu’il se prosternait pendant la prière de Al-Fajr (prière du lever de soleil) le vingt-et-unième jour du mois de Ramadan : c’est le martyre de ‘Alî.

Or, en 2009, quel jour du calendrier correspond au vingt-et-unième jour de Ramadan ? Le vendredi 11 septembre.

Par conséquent, et d’autant plus s’ils sont chiites (shî‘at ‘Alî – partisans de ‘Alî) qui sont les seuls à célébrer cette fête islamique, les propriétaires du magasin ont fermé ce jour-là pour rendre hommage au calife ‘Alî et non pas à un terroriste du 11 septembre 2001. CQFD



Manifestations contre les prières de rue : le double-jeu dangereux des élus

Ils étaient plusieurs dizaines d’élus à avoir répondu présent ce vendredi 10 novembre 2017 à l’appel du maire LR de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). En cause, l’occupation illégale du domaine public par des musulmans en prière, lesquels se rassemblent devant la mairie tous les vendredis depuis huit mois. Sauf que cette manifestation, loin de résoudre quoi que ce soit, aurait plutôt tendance à aggraver une situation déjà tendue.

Première chose que personne ne dit : la provocation volontaire des musulmans de se réunir devant le symbole de la mairie. À croire que c’est le seul endroit de Clichy qui serait suffisamment grand pour pouvoir les accueillir. Non, il s’agit d’une revendication à but politique ; et le piège dans lequel sont tombés les élus présents, est de prétendre apporter une réponse politique à un problème étatique d’ordre public. C’est à la Police d’intervenir ; en aucun cas aux élus…

Ensuite, il y a ce piège que tendent les musulmans pour obtenir une mosquée, soit en la finançant eux-mêmes ; soit si possible avec l’aide de la mairie et d’un petit bail emphytéotique. Nous sommes dans la rue parce que la salle de prières est trop petite, et que nous tenons à éviter un islam des caves, plus propice à l’intégrisme. Donc aidez-nous ou permettez-nous d’avoir un lieu de culte plus grand, et nous arrêterons de vous embêter. Non mais c’est quoi ce chantage !

Il y a encore cette réaction des élus qui ne proposent aucune solution. Ils sont dehors pour dire qu’il faut faire appliquer la Loi. Sauf que quand on regarde les images de la presse, on y voit que des blancs fachos xénophobes qui n’aiment pas les musulmans, face à des bonnes gens qui ne demandent qu’à prier en paix. Et donc par une communication ratée, au lieu d’apparaître en victimes, ils apparaissent surtout en vilains oppresseurs et inversent les rôles.

11 novembre oblige, il y aura bien quelques gauchistes qui nous diront bien que cela ne nous dérangeait pas quand les troupes coloniales priaient (le mythe des Indigènes qui ont libéré la France collaborationniste), et qu’il y a bien des cathos intégristes qui se baladent derrière la Croix le vendredi saint. Là aussi, on compare des choses incomparables, et on prend prétexte d’exceptions, de plus en plus rares, pour essayer de légaliser des situations récurrentes…

En conclusion, nos élus se trompent de combat. En cherchant à interpeller l’opinion publique, ils ratent leur cible des pouvoirs publics qui n’ont toujours rien à faire d’eux malgré que la presse en parle, et ils se donnent le mauvais rôle. Ce faisant, ils aboutissent à la conclusion qu’il faut bâtir des mosquées pour éviter ces incidents, et s’imaginent justifier quoi que ce soit auprès de leur électorat… Ils ont donc tout faux et renforcent un FN qu’ils disent combattre…

Les manifestations contre les prières de rues sont donc autant choquantes et moralement condamnables que les prières de rue elles-mêmes. Le maire est officier d’ordre public. Il n’a qu’à requérir des compagnies de CRS et faire dégager tout ce monde, qui à l’heure d’internet et sans préjudice de la dimension communautaire, pourrait aussi prier de chez lui. Ne nous trompons donc pas qu’il n’y a d’autre but que de plaire à droite et de justifier plus de mosquées…

Quelles solutions donc à ces revendications de lieux pour pouvoir prier ? Que les musulmans arrêtent leur cinéma médiatique et qu’ils fassent comme ont fait les chrétiens au cours des siècles. Qu’ils se cotisent et achètent des lieux de culte. D’autant qu’ils peuvent encore se les faire financer par le Qatar et l’Arabie-Saoudite. Mais comme certains dans ces pays préfèrent financer NEYMAR ou l’état islamique, difficile effectivement de trouver une aide extérieure…