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Incendie de la haie de ma maison – photos de nuit

J’écris cet article deux heures après les faits. De la cendre grise-blanche tombe encore de mes cheveux lorsque je plonge la tête sur le clavier pour écrire. Le thermomètre est encore à 33° dans la maison, la température baisse lentement, et les murs qui ont connu le léchage des flammes sont encore chauds à l’extérieur. Une douce odeur de braisé flotte dans l’air ; mes vêtements en sont imprégnés. Je précise de go que ma haie a brulé parce que la haie de mon voisin a pris feu. Incendie vraisemblablement criminel. Mais pour quelle raison ?


Comme par hasard, trois heures après des menaces de Jean ESTIVILL.. #complot

Alors coïncidence ? Je ne crois pas ! (sérieux, ce n’est pas de l’ironie, faut du courage…)

Car il est 19 heures 24, ce mardi 16 octobre 2018, lorsque Jean ESTIVILL dit, devant témoin, qu’il faut « s’occuper de moi ». Je rappelle juste d’ailleurs ce qu’il écrivait sur Facebook il y a quelques mois. Donc il y a des moments où il vaudrait mieux fermer sa gueule, parce que là clairement, le dernier mec qui m’a promis des ennuis, même si ce n’est que de l’emphase, il est là...

Plus sérieusement, il est 22 heures 49 lorsque, ce même soir, lorsque je suis dérangé, en pleine écriture d’un recours administratif contre MEHLHORN, par des gens qui sonnent à ma porte pour me prévenir qu’il y a le feu dans le jardin d’à côté. Sur le coup, j’hésite d’ailleurs à leur ouvrir tant je pense à une blague de gamins, par leur manière de sonner et de frapper sur la porte. D’autant que je n’ai rien entendu, et que je ne vois pas encore les flammes de mon salon.


Probablement donc pas le fait du vieux et lâche professeur d’Histoire qui aura passé sa commémoration du 16 octobre à me cracher dessus. À dire qu’il faudrait me faire interdire de commémoration, que c’est un scandale que je sois là. À un moment, comme il fait d’ailleurs souvent, Monsieur 22 % me bouscule, manque de m’écraser le pied (j’étais en sandale) et feint de ne pas entendre que je le salue avec provocation, pour mieux aller cracher sur mon blog.

Le moment le plus « what the fuck » est d’ailleurs celui où il dit que je ne respecte rien et pas même Dieu parce que j’ai osé enregistrer MEHLHORN dans l’église lors de l’inauguration du vitrail restauré. Stupéfiant de la part d’un mec qui soutient pourtant les terroristes républicains espagnols qui ont assassiné des prêtres pendant la guerre civile espagnole parce que catholiques. Si tu ne crois pas en Dieu, qu’est-ce que tu vas juger de la valeur de ma foi ?

Je termine cette parenthèse consacrée à ESTIVILL en rappelant que ce Monsieur est président d’une association d’anciens combattants bien qu’il n’ait jamais porté les armes ; qu’il n’a aucune autre légitimité que celle qu’il tire de l’appropriation des faits d’armes de son père et de son oncle, et qu’il glorifie tellement l’Espagne républicaine qu’il ne doit pas se trouver assez bien pour y retourner vivre. Je n’ai aucun doute que ESTIVILL remontera une liste en 2020 pour faire une campagne en soutien à MEHLHORN et dont le seul axe sera anti-VAGNEUX.


Je reviens à nos affaires d’incendie.

Des gens sonnent ; je ne les connais pas. Je pense immédiatement que ce sont ceux qui ont mis le feu, et qui essaient de venir limiter les dégâts de leurs conneries. Apparemment pas, même si on ne sait jamais… Beaucoup de jeunes d’ailleurs sont passés.

Premier truc, je fonce dans mon jardin, je prends mon tuyau d’arrosage et j’essaie d’humidifier au maximum. Évidemment, débit et pression de merde, et comme ce sont des résineux qui crâment bien, je dois vite battre en retraite. Néanmoins, le feu est moins chaud que je craignais, alors que j’étais à 50 centimètres des flammes à la fin. Je suis quand même rassuré parce que je me rends compte que le feu n’atteindra pas la maison.

Il y a aussi des gens que je ne connais pas qui rentrent dans mon jardin, dont un jeune qui commence à me filmer. Une nana qui me prend le tuyau des mains pour aider, mais qui n’arrose rien… Je te mets les mecs dehors, au moment où les pompiers arrivent.


Ces derniers ont mis peu de temps, trois-quatre minutes, même si un camion se perd dans la ZAC. Bizarrement, seulement un vient de Savigny. Un autre vient de Chilly, et un dernier viendrait de Longjumeau. Je penserai à couper les étrennes en trois.

Au passage, petite photo des pompiers qui luttent contre leurs tuyaux percés, et essaient de bloquer les trous avec leurs pieds…

MEHLHORN peut faire le beau au 14 juillet, le Département finance peut-être le SDIS à 98 %, mais avec un matériel de merde…


Les voisins se regroupent, d’autant que les policiers nous ont demandé d’évacuer par précaution. Celui de chez qui c’est parti me dit qu’il a vu deux jeunes qui ont essayé de mettre le feu à sa haie… Grandes discussions sur la politique de sécurité.


Pendant ce temps, ma maison sous la pluie de cendres


Les pompiers éteignent le feu ; enfin presque tout le feu, parce que une fois qu’ils sont partis, c’est moi qui m’apercevrai qu’il y a un foyer qui en train de reprendre chez mon voisin à partir de quelques braises… Il l’éteindra au jet d’eau.

3/4 de ma haie a brulé ; ma gouttière a fondu. Adieu ma balançoire… Maintenant, vous pouvez me voir chez moi depuis Morangis ! Je vais donc vivre avec les volets fermés, et devenir encore plus dingue que je ne le suis déjà… Si je survis à cette nuit car les bruits de la maison qui craque du fait des déformations provoquées par la chaleur me rendent déjà plus dingue que je ne suis.

Je guette aussi parce que je pense que les personnes reviendront sur le lieu du forfait… Je note d’ailleurs les apparences et les plaques de tous les gogos qui s’arrêtent un peu lourdement devant la haie incendiée. Et il y en a…


La Police (c’est la BAC, la Brigade anti-criminelle) passe. Ils me demandent si j’ai des ennemis. Je ne sais pas par où commencer. Je me demande si ça peut venir de Grand-Vaux, vu que j’ai quand même médiatisé un peu mon affaire ?

Mais ils me disent qu’il y aurait déjà une tentative d’incendie un peu plus loin (j’ai pourtant fait le tour et je n’ai rien vu) et qu’ils ont même une photo floue d’un des pyromanes. Je ne sais pas où ni comment. S’ils mènent ensuite l’enquête comme je les ai déjà vus faire…

Toujours est-il que je fais un tour de mon jardin, et je trouve une bombe aérosol que je signale à la BAC comme ayant pu mettre le feu. Mais le policier qui regarde la pièce de très loin, rejette mon hypothèse, parce qu’il ne voit pas d’embout qui aurait pu prendre feu. Je vais quand même la mettre de côté…

Parmi mes voisins, certains remercient beaucoup les pompiers. Ceux-ci ont l’honnêteté de dire que ce sont davantage les pompiers qu’il convient de remercier.


Je vais finir avec quelques autres photos prises de nuit, et j’en ferai d’autres demain, de jour…

Mais restent les questions, plus les problèmes d’assurance.

Finis les thuyas. Mais comment retrouver plus d’intimité ; un mur ? Et dans combien de temps ?

Étais-je visé et les incendiaires se sont-ils trompés, à une maison près ?

Sont-ce juste des jeunes cons qui « s’amusent » à mettre le feu ? Déjà, il y a dix jours, un pétard était tombé pas loin, et aurait aussi pu mettre le feu…

Est-ce une vengeance dirigé contre la décision de MEHLHORN de fermer le square Jean-D’HERS, ce qui perturbe le trafic de drogues qui s’y déroule quotidiennement ?


 



Hypocrisie des réactions suite au caillassage des pompiers à Grand-Vaux : j’interpelle la Préfète

Savigny-sur-Orge, le 19 février 2017


En copie à :

Monsieur le Préfet délégué à l’égalité des chances,

Madame le sous-Préfet de Palaiseau,


Objet : Interpellation relative à votre réaction suite au récent caillassage des pompiers de l’Essonne à Grand-Vaux (Savigny-sur-Orge)


Madame le Préfet,

Je me permets de vous interpeller à la suite de votre réaction sur le compte Facebook de la Préfecture, relative à l’attaque dont ont été victimes les pompiers de l’Essonne à Grand-Vaux (Savigny-sur-Orge), ce 17 février 2017.

Nous pouvons, à la manière des attentats, déplorer ce genre d’attaques à chaque fois qu’elles se produisent. Nous pourrions aussi essayer de les prévenir, plutôt que d’en arriver à devoir mobiliser Police ou Gendarmerie dès que les pompiers doivent intervenir en zone sensible.

Or, force est de constater que ceux qui se disent les plus choqués par ces événements sont également ceux qui, consciemment ou inconsciemment, contribuent à ce qu’ils arrivent !

Comment s’étonner que les corps constitués de l’État de droit (pompiers comme policiers) ne soient pas respectés, quand l’État de droit ne se donne pas à respecter, voire qu’il ne s’applique plus du tout en certains lieux de la République ? Et ce n’est pas parce qu’un hélicoptère va survoler le quartier un soir que les choses vont changer ! Au contraire, cela va exciter la population si ce n’est pas accompagné d’un travail de terrain.

Faut-il donc attendre d’avoir des femmes et des hommes blessés pour que l’État se soucie de condamner ce qui se passe à Grand-Vaux ? Où est l’État quand il s’agit de condamner les tags de nature antisémites, homophobes, misogynes, extrémistes, sur les murs de l’ancien passage commerçant ou dans les halls d’immeubles ; ces prémisses de la violence qui appellent à la haine ? Une campagne gouvernementale ne dit-elle pas d’ailleurs que cela « commence par des mots et finit par des crachats, des coups, du sang » ?

Je retournerai la question du maire de Savigny-sur-Orge commentant votre message :

Qui se moque du quartier, et qui abuse des habitants ?

Bien sûr, ceux qui commettent ces actes que nous condamnons. Mais l’État que vous représentez n’agit-il pas avec un autre mépris à l’encontre de la population de Grand-Vaux ?

L’attitude des services de l’État vis-à-vis du quartier de Grand-Vaux, tant au quotidien qu’à l’occasion de la rénovation urbaine, n’est pas plus moralement défendable que celle d’une bande qui caillasse les pompiers, même si les deux comportements n’engendrent pas les mêmes conséquences !

D’un côté, il y a le maire de Savigny-sur-Orge, prétendument chargé de l’ordre public sur le territoire de sa commune. Depuis combien d’années est-ce que les habitants lui demandent d’enterrer les poubelles pour éviter qu’on puisse mettre le feu aux bacs, voire ensuite de les projeter sur le dernier centre commercial du quartier ? Cela limiterait certaines interventions des pompiers, sans toutefois empêcher les feux de voiture ou d’habitation.

Mais sans jamais remettre en cause sa « politique » sociale à destination de la Ville, chaque année plus contrainte du fait d’économies, l’édile semble naïvement imaginer que tout changera dès lors que nous aurons un nouveau président et un nouveau gouvernement, qui instaureront une nouvelle Justice. C’est refuser de voir pourquoi des gens commettent des crimes et des délits.

D’un autre côté, il y a l’État que vous représentez, qui semble s’imaginer qu’en achetant la paix sociale à coup de dizaines de millions d’euros de travaux de rénovation urbaine, alors les violences s’arrêteront. Pourtant cette rénovation, outre juste qu’elle espère déporter une partie de ceux qui commettent ces agressions, repoussant ailleurs le problème, se fait d’une manière contraire à l’État de droit.

Or, cette insécurité juridique participe, pour une part peut-être négligeable mais déjà trop importante à un sentiment d’insécurité du présent et de l’avenir.

Les violences qui en résultent se nourrissent de ces manquements, même si les gens ne savent pas forcément les nommer, et qu’ils ne vont pas les citer en justification de leurs actes.

J’affirme donc que vous contribuez à créer un climat d’orage, tandis que vous vous étonnez ensuite qu’il éclate. Où est la cohérence ?


Car combien de fois vous ai-je interpellé, ainsi que votre prédécesseur et M. le Préfet délégué à l’égalité des chances sur les nombreux manquements à la Loi constatés lors de cette rénovation ?

Comment, en République, peut-on tolérer autant d’opacité (illégale) quant à la communication de tous les documents publics concernant la rénovation ? Est-ce que l’État cache une certaine réalité à la population ?

Comment peut-on accepter l’attitude du délégué du Préfet, M. Yves BOUCHET, qui affirme que les documents communicables comme le protocole de préfiguration, n’ont pas besoin d’être communiqué au public ?

Comment faut-il comprendre la pression exercée par le cabinet du maire de Savigny-sur-Orge sur l’équipe dédiée au renouvellement urbain, qui n’a pas le droit de me recevoir en rendez-vous ou de répondre à certaines de mes questions ?

Comment peut-on accepter de telles entraves à la coordination et au fonctionnement du Conseil citoyen, dont je me demande bien aujourd’hui à quoi ont servi les travaux. Le cadre de référence des Conseils citoyens n’est pas respecté !

Comment ne pas s’interroger sur de la corruption quand trois études déjà réalisées sur les trois dernières années sont doublées ? Est-ce qu’il faut juste dépenser tant d’argent, et est-ce qu’on ne pourrait pas le mettre à la place au service des résidents ?

Comment les habitants peuvent-ils s’y retrouver avec autant de discours différents ; chaque acteur ayant le sien, avec son propre calendrier contradictoire avec celui de l’autre ?

Comment croire un seul instant du sérieux de la concertation quand le scénario préférentiel pour la rénovation doit être choisi dans quatre mois, alors que rien n’est censé être encore prêt pour se nourrir des réflexions de la population, quand cela ne prend pas en compte les premiers travaux du Conseil citoyen ?


Franchement, est-ce que tous ces mensonges et ces absences de réponses ne contribuent pas à créer une certaine excitation, voire une haine vis-à-vis de l’État, et de ceux qui le représentent ?

Si donc l’État se refuse d’être irréprochable, et bien qu’il soit dans son rôle de condamner ceux qui atteignent à l’intégrité physique de nos forces de sécurité, alors il est réellement hypocrite de reprocher à d’autres de ne pas mieux valoir que lui ; plutôt de leur reprocher de s’engouffrer dans la brèche qu’il a contribué à créer dans le vide que constitue son retrait ou son absence.

Je vous demande donc de nouveau de faire toute la transparence sur la rénovation urbaine de Grand-Vaux, ce qui pour une part, dissipera certaines craintes et une certaine excitation au sein de la population. Ensuite, d’inviter le maire de Savigny-sur-Orge à mener une politique de proximité pour calmer les esprits, plutôt que d’instrumentaliser ce qui se passe à Grand-Vaux pour des raisons électoralistes et politiciennes.


Je vous prie de croire, Madame le Préfet, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Olivier VAGNEUX