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Avec Alexis IZARD, la démagogie est en marche…

« Je m’appelle Alexis IZARD et je n’ai aucun programme (parce que je ne connais pas la ville).

Alors je vais organiser une grande consultation pour faire écrire mon programme par les autres.

Puis j’en retiendrai les propositions les plus populaires, et alors j’aurai mon programme… »


Je suis triplement dérangé par ce discours.


Déjà parce que c’est d’une démagogie crasseuse.

On ne se risque rien à proposer, et à la fin, on choisit le plus populaire.

Donc on est dans l’émotion, dans la précipitation, dans le court-termisme, dans l’absence de vision…

Pour un parti qui accuse régulièrement le Rassemblement national (RN) d’être démago, je constate que les En Marche ne font pas beaucoup mieux…


Ensuite, parce que le Nouveau monde fait perdre toute sa saveur à la politique.

Où est la conviction du candidat, qui ne fait plus qu’éponger les idées des autres, pourvu qu’elles lui rapportent un max de voix ?

Où est la satisfaction, voire l’adrénaline, tirée de l’exercice de conversion des électeurs à ses idées et à sa cause ?

Comment le débat devient-il possible, à partir du moment où on défend des idées qui ne sont même pas les siennes ? Et c’est justement ce type d’exercices, appris à l’ENA et dans d’autres grandes écoles, qui rebutent les gens, et éloignent les citoyens de la politique ?


Enfin, ce genre de consultation fait beaucoup de mal à la démocratie participative.

Parce que ce n’est pas cela la démocratie participative, et surtout pas qu’au moment des élections ; avec ce sous-entendu que du fait du mode de réalisation du programme, les électeurs n’auront plus à se plaindre des six ans du mandat puisqu’on ne fera qu’appliquer leur programme.

Et puis qu’on sait comment c’est fait, dans une absence globale de transparence, et qu’à la fin, on ne retient que ce qui intéresse réellement le candidat, et son équipe, et surtout pas ce qui pourrait le mettre en difficultés.


En conclusion, le Nouveau monde n’est pas si différent de l’ancien…

Avec néanmoins encore plus d’hypocrisie !

Et donc encore plus d’éloignement des citoyens de la politique.

C’est bien que Alexis IZARD veuille tout inventer.

Mais la réalité s’imposera bien vite à lui.




Scandaleuse récupération politique : tous les élus ne sont pas Jean-Mathieu MICHEL, maire de Signes (Var)

Un maire est mort ce lundi 05 août 2019.

Possiblement assassiné par deux ouvriers mécontentements que l’édile leur ait demandé de rembarquer les gravats qu’ils étaient en train d’abandonner au bord d’une route.

Au moment de repartir avec leur fourgon tôlé, ils auraient fait une manœuvre pour reculer leur fourgon, et ont heurté l’élu de 76 ans, qui se trouvait dans leur angle mort, et n’a pas survécu.

Depuis, les réactions hypocrites ne cessent de s’enchaîner.


De MACRON qui ne peut d’ordinaire pas voir les maires élus depuis plus de trois mandats, à l’exception de quelques uns de ses copains, pourtant élus depuis le siècle dernier, comme COLLOMB. Le président aime tellement les maires qu’il continue de diminuer les dotations des communes, mais aussi de créer des intercommunalités, et d’y transférer les dernières compétences des maires. Il leur est juste reconnaissant de lui avoir sauvé son Grand débat.


À tous les autres élus, qui tout à coup se sentent solidaires de leur « collègue » de l’autre bout de la France, alors qu’à cause de l’intercommunalité, ils ne peuvent déjà pas voir le maire d’à côté.

Et puis, vous deux types de réactions :

  • cela aurait pu être moi. À six cents kilomètres près.
  • je risque ma vie tous les jours. Surtout quand je reste planqué dans ma tour d’ivoire.

Et de là, de longues déblatérations et complaintes qu’il faut être gentil avec son maire, parce qu’il est bénévole, et que ce n’est pas facile, et que les gens sont méchants, et qu’il ne faut pas dire quand il fait quelque chose de mal.


Dès lors, plusieurs réflexions.

Un maire est certes bénévole, quoique indemnisé, mais personne n’a forcé personne à être maire. C’est d’ailleurs tellement compliqué avec la campagne, les comptes, l’élection… Que les maires qui se plaignent, et qui veulent nous apitoyer, démissionnent. Il se trouvera toujours quelqu’un, peut-être moins compétent qu’eux, pour faire leur travail.

Un maire moralisateur se doit d’être irréprochable. Puisque TRUMP libère la parole raciste, un maire qui enfreint ouvertement la loi encourage ses administrés à le faire aussi. Je ne sais pas si Jean-Mathieu MICHEL était parfait. Mais avant de critiquer les dépôts sauvages, que nos élus regardent aussi leurs propres dépôts sauvages.

Oui, les électeurs sont clientélistes, et veulent tous deux ralentisseurs avant et après leur maison, et même que si le maire refuse, alors non seulement, le râleur ne votera plus pour lui, mais il dira en plus à tous ses amis de ne pas le faire. Comme des parents avec des enfants, il appartient au seul maire de fixer des limites, et de ne pas commencer avec ses copains.

Un maire doit pouvoir être critiqué. Cela s’appelle la démocratie. Personne n’est à l’abri de faire une connerie. Sauf que dans le cas d’une mairie, c’est fait avec de l’argent public par des personnes rémunérées avec de l’argent public. Est-ce se rendre service que de taire des dysfonctionnements qui pourraient cesser, voire être corrigés.

Ce n’est pas facile d’être maire. Mais à quoi servent alors tous les personnels, les formations, les différentes sociétés de conseil et d’expertise ? Un maire qui veut est capable d’apprendre et de comprendre, parce qu’il reste possible de lui expliquer. Mais c’est aussi plus facile de se plaindre, et de se survendre, parce qu’on fait quelque chose de difficile !


En conclusion, je trouve cette solidarité de circonstance assez déplacée.

Dans la période électorale, nos maires ont là un prétexte idéal pour communiquer et se faire plaindre, en jouant sur un phénomène d’identification assez malsain.

C’est tout le problème de la politique contemporaine, et qui s’est vue avec l’élection de MACRON : on nous fait voter par et pour l’émotion, plutôt que par et pour la raison et les convictions. Et le pire dans tout cela, est que ça trompera bien les petites gens…



Sur l’hypocrisie et la récupération autour de l’incendie de Notre-Dame-de-Paris

Je vais commencer par une affirmation personnelle : je demeure globalement insensible à l’incendie de la cathédrale parisienne. Je suis surtout triste pour les charpentes qui dataient du XIIIe siècle, et je participerai très marginalement au financement de la reconstruction, mais rien de plus de mon côté. La cathédrale n’est qu’un bâtiment au service de l’annonce de la foi, même si celui-ci avait été particulièrement travaillé.

C’est donc avec une profonde gêne que j’entends aussi bien les catholiques qui sont effondrés, qui vont prier pour le bâtiment (alors qu’on ne prie normalement que Dieu), et qui, pour certains y voient un signe de la vengeance de Dieu qui s’abattrait sur une France décadente ; que tous les laïcards qui tout à coup y voient un symbole intemporel, dont ils cherchent pourtant d’habitude à faire taire le message à l’origine de l’élan qui a bâti cette cathédrale.

Cette dernière réflexion doit d’ailleurs nous interroger sur le rapport qu’entretiennent les francs-maçons (qui se réclament des bâtisseurs de cathédrales) à ce type de lieux, parce que je les trouve étonnamment bienveillants. J’attends sinon encore une réaction des musulmans. Pas de celle que les femmes voilées enlèveraient leur voile en solidarité avec les chrétiens qui mettent un voile quand il arrive quelque chose aux musulmans, mais un petit mot d’amitié fraternelle.

Cependant, jusqu’à présent, je n’ai pas entendu dire grand chose d’intéressant, mis à part par le grand rabbin de France Haïm KORSIA. L’intervention de MACRON, dont je doute de l’émotion, transpirait la récupération avec un élément de langage à destination de l’électorat catho tous les deux mots. Que pouvait-il dire autrement qu’il reconstruirait l’église ? Qu’il allait la raser pour en faire le nouveau temple du libéralisme débridé ? Notre-Dame rapporte trop pour cela !

Ce qui est formidable est que la laïcité n’existe alors plus ; pas plus que la République puisqu’il existerait une communauté catholique, alors qu’il n’y a qu’une communauté nationale. Soudainement, plein de politiques se mettent à dire qu’ils sont catholiques, et des mecs comme MÉLENCHON viennent t’expliquer la place du christianisme en France et pleurer la cathédrale, dans le même style qu’ils ont utilisé pour réagir à la mort de Fidel CASTRO ou de Hugo CHAVEZ.

Je déplore encore le mode édition spéciale, qui donne à cet incendie, la même portée qu’un attentat, signal que certains bâtiments semble valoir autant que la vie humaine. Et puis les gens de s’étonner que la pierre ne brûle pas ; et d’autres de bloquer sur les présumées reliques, dont je me fous éperdument car elles n’apportent rien à ma foi (mais tant mieux qu’elles existent pour ceux pour qui elles signifient quelque chose). Et les interventions pour meubler…

Vient maintenant le temps de la collecte des fonds ; et alors que l’Église, dont on oublie toutes les affaires, est en crise économique, les chrétiens vont investir pour ce bâtiment, alors qu’il serait plus chrétien d’investir dans les paroisses, et de laisser le mécénat se charger de ce bâtiment public. Preuve que les gens sont plus attachés au symbole, qu’au message qu’il contient, et à ce pourquoi on l’a érigé… Je suis très gêné par tout ce que je vois.



Grenades de désencerclement (GLI F4) et lanceur de balles de défense (LBD) : la grande hypocrisie !

On a dévoyé deux concepts (la grenade de désencerclement et le lanceur de balles de défense), et puis on s’étonne qu’ils ne fonctionnent plus, sinon toujours avec des ratés…

Je suis pour l’interdiction des armes actuelles en tant qu’elles sont trop dangereuses, mais pour qu’on revienne à un système d’armement similaire mais moins lourd, réservé à certaines corps spécifiques des forces de l’ordre, dans la logique de ce pour quoi elles avaient été crées, à la base !


À l’origine, la grande désencerclante devait permettre aux forces de l’ordre de se dégager, au moyen d’un triple-effet de souffle, assourdissant et lacrymogène.

Puis en 2011, on a eu la brillante idée d’y porter dans le dernière modèle la quantité de TNT à 25 grammes, soit autant que dans les grenades des unités de grenadiers de 1914-1918, et on s’étonne que ce soit devenu une arme de guerre qui fasse des blessés voire des morts !


Même problème avec le lanceur de balles de défense (LBD) dont le concept est de faire un projectile le plus gros possible et lancé avec le moins de vitesse possible, afin de repousser l’hostilité d’une foule.

Et on en a aussi fait une arme de guerre, avec en plus le raté d’une précision minable, puisque 10 % des tirs ont atteint des zones que les forces de l’ordre n’ont pas le droit de viser (même s’il est possible que certains policiers craquent à force, usés par les samedis de mobilisation).


À partir de là, nous assistons à des débats ultra-manichéens entre ceux qui veulent interdire aux forces de l’ordre de pouvoir se protéger, et ceux qui veulent en faire des Robocop…

Et personne ne semble dire qu’on puisse faire des grenades de désencerclement qui auraient le même effet avec 15 ou 20 grammes de TNT. Ou qu’on puisse faire d’autres flash-balls avec des balles plus grosses et des systèmes de propulsion volontairement moins puissants…

Dans le même genre, on a aussi le discours qui nous dit que tous les policiers sont des cow-boys, ou inversement qu’ils sont tous inoffensifs et qu’ils ne font jamais exprès.

Et puis à côté, le discours que ce serait toujours la faute des gilets jaunes qui iraient se jeter sur les grenades, ou à côté jamais la leur, même quand les vidéos sont accablantes.


Je déplore toute la surenchère à laquelle nous assistons venant d’une gauche hyper-laxiste qui cherche à exister, tout comme une droite hyper-sécuritariste ; mais surtout l’absence de modération de tous les propos que l’on peut entendre, alors que la vérité, en tout cas, les mensonges sont tous bien partagés !

Oui à des grenades de désencerclement, parce que oui, certains sont là pour tuer du flic.

Oui à des flash-balls, mais effectivement, quand les policiers frappent au visage des mecs en train de filmer, c’est quand même qu’il y a un problème !

Mais avec des armes moins lourdes, qui alors qu’elles sont pour la défense, ont des capacités d’armes offensives ; et surtout qui poussent les gens en face à s’adapter, et à adopter des armes de même poids…

Car si d’un côté, certains citoyens ont des armes lourdes, il faudrait peut-être se demander où ils les trouvent, et les empêcher de les avoir ; plutôt que de partir du fait qu’ils les ont, pour en donner aussi aux forces de sécurité, qui perdront plus facilement la guerre de l’image…