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Des enjeux du Conseil municipal de Savigny-sur-Orge du 11 avril 2018

Conseil municipal plus ou moins extraordinaire ce mercredi 11 avril 2018 consacré quasi-exclusivement au vote de motions, qui est exceptionnellement à 20 heures précises, pour coïncider avec la réunions des autres conseils municipaux nord-essonniens. À noter la démission prévisible et attendue de l’ancienne députée EELV Éva SAS en date du 24 mars 2018 ; laquelle sera donc officiellement remplacée par le PS Bruno GUILLAUMOT.

Il y a ensuite le vote de plusieurs vœux communs aux différentes villes du Nord-Essonne :

– un pour dire qu’on est déçu du Grand-Orly Seine Bièvre, et que la CALPE, c’était mieux avant, quand Robin RÉDA était le chef, parce que c’était à taille humaine, et proche de nous. On se demande juste alors pourquoi MEHLHORN est allé nous jeter dans le Grand-Paris…

– un pour dire qu’il ne faut pas privatiser Orly parce que sinon le couvre-feu explosera. Cela n’a rien à voir et est encadré par la Loi. Mais RÉDA doit donc penser ne pas être capable de faire voter une nouvelle loi. À noter que la motion demande une consultation des élus… du GOSB !

– un vœu pour dire qu’on ne veut pas voir l’hôpital de Juvisy fermer, proposé depuis des mois par Michèle PLOTTU… Mais depuis que RÉDA s’est emparé du dossier, sans aucun résultat supplémentaire. Vous pouvez donc garder l’hôpital de Juvisy (ce que je souhaite), mais comme nous n’aurons bientôt plus de médecins à mettre dedans…

– un vœu savinien pour reconnaitre un droit au choix du compteur Linky, lequel n’est pas une interdiction comme demandé, et n’a aucune valeur juridique, en tant que seul le maire peut personnellement s’opposer à ce remplacement de compteurs appartenant à la Commune… On s’interrogera aussi sur la réalité des risques des rayonnements sensibles, qui s’ils existent et feront souffrir les personnes électrosensibles, sont exagérés dans leur description.

– un vœu savinien pour dire qu’il faut renfoncer les transports, et MEHLHORN d’encore réclamer une station du T12 à Savigny ! Et plutôt que d’emmener le 492 à la gare de Juvisy, donc au futur T7, de demander qu’il aille jusqu’à la gare T12 de Chilly-Mazarin… Encore un vœu dont l’objet n’a plus rien à voir avec celui de ses créateurs…. À mercredi à 20 h 00 !




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Les élus de la 7e circonscription ne sauveront pas l’hôpital de Juvisy !

La naïveté des maires d’Athis, de Juvisy, de Paray, de Savigny et de Viry, et du député RÉDA, ne serait pas touchante si elle ne portait pas à conséquence. Ils ne savaient pas ce qui se cachait derrière la fusion administrative des hôpitaux. Ils ont placé une partie du parking de l’hôpital en zone à aménager dans le Plan local d’urbanisme pour la sanctuariser. Enfin, ils vont se battre pour un super centre de consultation et de soins urgents.

À grand renfort de communication (payée par qui ?), nos édiles ont organisé une inutile réunion, animée par le député RÉDA (était-ce bien son rôle ?) pour nous dire qu’ils s’étaient saisis du problème le 04 novembre ! (pourtant leurs affiches ont commencé à être posées le 30 octobre...). Qu’ils n’étaient pas contre Saclay. Mais qu’ils voulaient se battre pour un super CCSU, qu’ils voudraient ouvert 24h/24, alors que c’est une super-arnaque, loin d’un service d’urgences !

C’est donc dans une salle volontairement trop petite, donnant l’impression d’une foule (nous devions être un peu plus de 200 dont la moitié composé des élus des conseils municipaux du coin ; les 2/3 étant des militants LR-UDI-DLF) que les élus nous ont fait la synthèse de trois ans d’articles de presse, nous faisant croire qu’ils savaient, alors que quand je leur ai dit qu’il ne savait pas ce qu’était un CCSU, ils m’ont répondu que ce n’était pas possible car je ne suis pas élu.

Les maires sont successivement intervenus alors qu’ils n’avaient rien à dire. Par exemple, le maire de Viry a eu un coup de gueule contre l’ARS et un coup de cœur pour les gens présents. La maire d’Athis nous a dit que c’était important d’avoir un hôpital parce qu’il peut y avoir des catastrophes et que la fermeture va déplacer des personnes de leur lieu de travail (je voulais lui demander combien y travaillaient). Le maire de Savigny, qu’il ne fallait pas faire comme à Montgeron ou à Draveil et respecter nos pompiers. Le maire de Paray qu’il avait connu des gens qui étaient nés et morts à Juvisy… C’était d’un ridicule !

À titre d’exemple, voici le résumé de l’intervention du maire de Savigny, que l’on dira victime de son correcteur orthographique, qui n’a de toute façon pas compris qu’un CCSU n’est pas un hôpital !

Ils nous ont promis de parler d’une seule voix, collective, à savoir la leur. Ce qui est dommage est la politisation de ce genre de réunions, pendant de celle du comité de sauvegarde de l’hôpital qui lui est très marqué à gauche. Les élus nous ont dit soutenir la pétition de ces derniers, mais ils veulent juste la récupérer. Pour changer, ils ont renvoyé au suffrage universel pour obtenir quitus des erreurs qu’ils commettent depuis des années, et qu’ils continuent…

Les emprunts toxiques ont bon dos, l’ARS a bon dos. Étienne CHAUFOUR a été pitoyable en essayant, ici comme déjà il y a huit jours, de défendre son bilan. Si nos élus n’ont toujours pas compris que Saclay sera financé par la vente de Juvisy, et qu’ils veulent soutenir Saclay, c’est donc qu’ils partent perdants, tout en ayant donné à penser qu’ils s’étaient battus auprès de la population. Libre à chacun de leur faire confiance, mais de ne pas s’étonner après…


Ma question d’un bloc lors de la réunion qui m’a valu de me faire huer et interrompre plusieurs fois par les sauvageons de la droite :

Un médecin qui commet des erreurs médicales, on lui interdit d’exercer. Pourquoi, vous élus, devraient-on vous faire confiance après plusieurs erreurs ces dernières années ?

Les délégués des conseils municipaux de nos villes ont tous accepté la fusion administrative avec Longjumeau, prélude à la fermeture de Juvisy.

Nos villes, qui ont été sollicités pour donner leur avis sur le Plan local d’urbanisme de Juvisy, n’ont pas eu d’avis sur le classement du parking de l’hôpital en zone PAPAG, ce qui à terme y signifie un aménagement de 200 logements.

Enfin, nous n’avons pas les mêmes informations sur ce qu’est un CCSU, et que ferez-vous quand il faudra se partager le même matériel sur les trois CCSU remplaçant les trois hôpitaux ?

Donc pourquoi voulez-vous prendre les choses en main, et n’encouragez pas plutôt les citoyens et les associations engagés depuis plusieurs mois, et qui ont rassemblé largement plus de signatures que ce que nous sommes dans cette salle ce soir ?

Et j’ai eu comme réponse :

1) On ne savait pas que la fusion administrative entrainerait le projet de Saclay. (À l’époque, c’était juste Juvisy qu’on transférait à Longjumeau donc qu’on fermait quand même l’hôpital…)

2) C’est un parking que l’hôpital voulait de toute façon vendre. Et puis on s’y opposera par délibération du Conseil municipal et du Conseil territorial…

3) À ce stade, on ne sait pas encore bien ce que seront les CCSU. C’est un peu flou…


Et les mous du comité de sauvegarde de l’hôpital de Juvisy qui me disent à la fin que j’y ai été fort… C’est ça fort ? Eux aussi sont trop gentils, et nous mènent aussi à une certaine perte s’ils ne se raidissent pas un peu ! Partis comme cela, nous n’aurons bientôt plus d’hôpital, et nous aurons une sorte de dispensaire amélioré, qui d’après les informations que j’en ai (même si je ne suis pas élu), n’aura même pas de matériel de radiographie ! Donc il faudra aller ailleurs !



Sur le rassemblement de soutien organisé contre la fermeture de l’hôpital de Juvisy

« Un évènement organisé par LR, à l’initiative de notre cher et bien aimé Robin RÉDA ! » C’est le sous-titre qu’on pourrait ajouter tant ledit rassemblement flaire la récupération politique. Il faut bien reconnaître que le Parti communiste s’est remarquablement saisi du dossier, et que la droite veut maintenant porter sa part du combat, du moins faire semblant de sauver ce qui est sauvable… Rendez-vous donc ce vendredi 24 novembre 2017 !

Comme j’ai hâte d’y être, et de voir en première ligne, et donc sur les photos, les mêmes personnes qui crachaient sur l’hôpital de Juvisy il y a un an avec des remarques du type : « on y est très mal soigné » ; « il y a trop d’attentes » ; « ce n’est pas assez confortable »… Ceci pour justifier que si finalement, ils ferment, ils ne s’en porteraient pas plus mal. Mais ça c’était du temps où Éva SAS était encore députée, et s’était elle aussi saisie du sujet. Bonjour l’hypocrisie !

Il est important de se rendre à cette réunion avec des questions, et en déconstruisant par avance le discours convenu de nos élus. Je rappelle que chacune de nos villes avait un représentant au conseil de surveillance de l’hôpital. Qui donc a accepté la fermeture de la maternité ? Qui ensuite a accepté la fusion administrative avec Longjumeau (Coucou Robin qui avait écrit l’inverse dans son programme des municipales) ? Qui maintenant se réveille, et pourquoi ?

Il est d’autant plus paradoxal de voir nos villes vouloir se bouger en novembre 2017, alors que le combat a réellement commencé il y a plusieurs années. Alors certes, la plupart de nos communes ont émis un vœu en Conseil municipal, au 2e trimestre 2015, dont je n’écrirais pas ce que l’ARS a dû faire avec, pour ne pas risquer d’être grossier. Faut-il donc se dire « Mieux vaut tard que jamais » ! NON, en tant que c’est du populisme venant des mêmes équipes !

Et que dire de Robin RÉDA, qui n’a jamais parlé de remettre en cause le numerus clausus (à peine l’a-t-il dénoncé ?), alors que l’hôpital ne peut pas être sauvé tant que 8000 médecins partent à la retraite tous les ans pour seulement 4000 entrants ! Lui aussi n’a qu’à la bouche des maisons de santé, dans lesquelles viennent 2 généralistes quand on en a perdu 6 ou 8 en quatre ans, qui en profiteront pour ne faire que 35 heures au contraire des indépendants…


Il faut se rassembler pour maintenir une offre de soins de proximité, et c’est pourquoi je serai d’abord le mercredi 15 novembre à la réunion organisée par le Comité de sauvegarde de l’hôpital de Juvisy, présidé par la Savinienne Michèle PLOTTU (PCF).

Mais il ne faut pas le faire à n’importe quel prix, et peut-être que les citoyens sont davantage légitimes à assurer cette défense que des élus opportunistes et incapables qui savaient très bien que la fusion administrative, qu’ils ont approuvée, appellerait à la fermeture de l’hôpital.

Maintenant, qu’est-ce qu’on fait pour maintenir l’hôpital ouvert ? (Peut-être commencer par modifier le PLU de Juvisy qui prévoit des constructions à l’emplacement des parkings ?) Mais surtout que devient le projet de Saclay qui prévoit son financement sur la vente de Juvisy ?



Olivier VAGNEUX propose un référendum local sur l’avenir de l’hôpital de Juvisy

Ce vendredi 24 mars 2017, le Comité de défense des Hôpitaux du Nord-Essonne organise une réunion publique à Juvisy. Cette réunion est d’autant plus importante que ce comité va rencontrer le directeur général de l’Agence régionale de santé le mercredi 29 mars. Alors plus qu’une pétition pour marquer le soutien de la population, je propose l’organisation d’un référendum local pour les habitants des communes proches de l’hôpital.


Mes propositions de candidat aux législatives :

  • un référendum local contre la fermeture de l’hôpital de Juvisy

  • une réorganisation de l’hôpital faisant revenir certains services comme la maternité, consacrant une spécialisation, et en améliorant la qualité générale

  • un programme d’éducation à la santé pour que la « bobologie » cesse d’encombrer l’hôpital

  • réformer le système de prise en charge des consultations par l’Assurance maladie et la Couverture médicale universelle complémentaire

Les consultations médicales ne doivent plus être l’objet d’une ségrégation sociale :

les pauvres à l’hôpital public et les riches chez le médecin !


Il y a la pétition ; elle ne rassemble que 16 000 signatures. Trop juste pour faire contrepoids avec nos élus corruptibles. Et pourtant, c’est justement eux que l’État va instrumentaliser pour obtenir leur accord par le biais du Conseil de surveillance. En effet, pour financer le nouvel hôpital de Saclay, il va d’abord falloir vendre l’hôpital de Juvisy. Or, depuis la fusion administrative, qui préside le Conseil de surveillance de l’hôpital de Juvisy ? La maire de Longjumeau !

Robin RÉDA n’est pas dupe. Il savait très bien que la fermeture de l’hôpital de Juvisy était dans les cartons quand il a accepté cette fusion, qui le déresponsabilise : le maire de Juvisy n’est plus président du Conseil de surveillance de l’hôpital de sa commune. Et il est tellement persuadé de la fermeture de cet hôpital qu’il a même accepté de placer sur le Plan local d’urbanisme de sa commune le parking de l’hôpital en zone PAPAG, c’est à dire aménageable pour du logement.

Alors le seul moyen de forcer l’ARS à passer outre l’avis de nos élus, mais également de soutenir ceux qui sont réellement engagés pour maintenir cet hôpital, c’est un référendum populaire. Si je suis élu député en juin 2017, je m’engage à organiser, aux frais de mon indemnité, un référendum sur le maintien de l’hôpital de Juvisy, tout en demandant à l’État d’en réorganiser et ré-augmenter les services pour en améliorer la qualité.

Car qui ne connaît pas la mauvaise réputation de cet établissement ? Effectivement, il ne sert à rien de le prolonger dans cet état ; mais nous pouvons et nous devons avec les citoyens dire nos besoins, renforcer au moins une spécialisation pour le rendre indispensable, et surtout éduquer les gens par rapport à la « bobologie » qui encombre et qui ruine les hôpitaux. À côté, il convient surtout de régler le problème de la prise en charge des coûts des consultations.

J’ai fait une enquête sur l’hôpital public en troisième année d’école de journalisme. De ce que j’ai vu dans les salles d’attente, ce sont à 14 pour 1 des personnes d’origine étrangère, qui viennent dans la moitié des cas pour rien (l’enfant fait 38,5° de fièvre mais il court dans la salle d’attente), et parce que la consultation leur sera intégralement prise en charge. Donc ouvrir des centres de consultation et de soins urgents à la place des hôpitaux sera toujours ruineux !

Mais la véritable économie qui sera réalisée sera dans le licenciement de 500 personnels hospitaliers et la fermeture d’au moins 200 lits par rapport à la somme que peuvent accueillir les trois hôpitaux actuels. Alors est-ce qu’on accepte de sacrifier notre santé et notre sécurité sanitaire sur l’autel d’économies de mutualisations toujours plus restrictives ? Pour ma part, je ne suis pas d’accord. Pensons enfin au temps qu’il nous faudra pour aller voir à cet hôpital !