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Bah alors, les dhimmis qui ne veulent pas froisser les musulmans avec des caricatures, qu’attendez-vous pour renoncer à vos réformes sociétales ?

Je voudrais commencer en soulevant la « fragilité » des macronistes qui sont pour que Charlie-Hebdo puisse tout dire et tout écrire, y compris lorsque cela contrevient à la loi, parce qu’il y aurait là une excuse de caricature.

Et puis quand des Français musulmans, ou des musulmans du reste du monde, s’expriment librement mais négativement à l’encontre de MACRON, alors là, cela ne va plus du tout et il faut impitoyablement censurer ce nouveau blasphème envers leur dieu.

Dans un autre registre, il y a déjà tous ceux qui font leur commerce en exhibant la photo d’un gamin syrien mort noyé (Aylan KURDI) mais qui refusent de montrer les photos de l’intérieur du Bataclan après l’attentat du 13 novembre 2015 et qui font condamner Marine LE PEN parce qu’elle a tweeté des photos de massacre en Syrie que Libé avait mis en une… On manque de logique et de cohérence…


Bref, l’esprit Charlie est bien mort, avec à chaque nouvel attentat, de nouveaux Français qui font le jeu des islamistes, cèdent à la peur, ce que les terroristes recherchent, et critiquent la liberté de caricature en tant qu’elle peut froisser l’islam.

Hé oh, les mecs, on ne vous demande pas d’être d’accord avec l’humour de Charlie-Hebdo, ni même de faire les faux-culs en prétendant que cela ne va blesser personne, on attend juste de vous que vous disiez que personne ne doit mourir pour une expression.

Si Dieu existe et qu’il est si grand que cela, alors il est encore capable de régler ses comptes par lui-même, sinon c’est qu’il n’est pas Dieu. Les caricatures de Charlie ne me font pas perdre ma foi catholique et je ne crois pas non plus qu’elles fassent perdre à Dieu sa foi en l’Homme.


Alors poussons jusqu’au bout la logique des nouveaux soumis et mettons-nous à condamner et à renoncer à tout ce qui pourrait froisser les croyants musulmans.

Et par là, je veux écrire, volontairement provocateur, arrêtons la PMA et la GPA, revenons sur le mariage pour tous, repénalisons l’homosexualité et l’avortement…

En gros, puisque vous avouez votre échec à rendre l’islam compatible avec la République (à inciter à une réforme en ce sens), rendez donc la République compatible avec l’islam…


Je préviens ici ceux qui commencent par renoncer à la liberté de caricature, au motif qu’elle blesse les musulmans, qu’ils finiront progressivement, avec cette logique, à renoncer à leurs autres libertés.

Je trouve même que ces personnes qui, cédant au terrorisme matériel, se mettent au terrorisme intellectuel, ne valent franchement pas mieux que les terroristes.


France, où disparaît ton impertinence, d’autant plus quand à l’heure où j’écris cet article, deuxième jour du confinement, je vois un nombre inédit de personnes passer devant chez moi, parce qu’il a fallu que MACRON restreigne votre droit de sortir, pour que vous ayez soudainement besoin et envie de sortir ? Ce n’est non seulement pas cela être un rebelle. Mais surtout, nous avons d’autres combats un petit plus importants à mener !

Aussi inversement, ne comptez pas sur moi pour renoncer à combattre les réformes sociétales, parce qu’elles seraient un pied de nez aux musulmans. Et là aussi quel pied de nez de rebelles en carton pâte, qui ont l’illusion d’être libre juste parce qu’ils peuvent se déplacer dans n’importe quel pays du monde avec des frontières ouvertes !

Bref, on est mal…



L’homophobie en tant que politique nataliste

Les récents propos du pape sur l’homosexualité et la psychiatrie (et je pense malheureusement qu’il voulait bien exprimer une position assimilant l’homosexualité à une maladie mentale) sont l’occasion pour beaucoup de redécouvrir l’homophobie des religions et des états dans l’Histoire. Sans qu’il ne soit ici question de la justifier ou de la relativiser, elle me semble pourtant très logiquement s’expliquer par le besoin de natalité…

Pourquoi les états et les religions ont-ils toujours condamné l’homosexualité à grande échelle ? Simplement parce que, pendant ce temps, les personnes homosexuelles ne font pas d’enfants. Et sans enfants, pas de survivants pour combler les pics de mortalité, pas de nouveaux disciples, pas de nouveaux soldats, pas de nouveaux contribuables, et pas de nouveaux colons pour aller occuper plus de terres. Il s’agit donc bien en quelque sorte d’une politique nataliste…

Et c’est aussi pour cela que le sexe, en général, a toujours été proscrit ; et que tout que ce qui ne permet pas la reproduction (masturbation, sodomie, fellation…) a toujours été qualifié de déviance. Car pendant que l’homme déverse sa semence ailleurs, il ne participe pas à l’effort collectif de procréation. Et peut-être aussi parce que plus il baise et plus il est fatigué et moins il fait de choses, et encore que moins son sperme est riche en spermatozoïdes ?

Sauf que nous comprenons et que nous comprendrons de moins en moins cette explication en tant que nous avons atteint un seuil de population suffisant pour assurer la pérennité (relative) de l’espèce (en attendant les ravages de l’obésité et du glyphosate), que nous avons perdu nos velléités belliqueuses d’extension territoriale par l’humain (on obtient les mêmes résultats par l’économie) et surtout qu’aujourd’hui, les personnes homosexuelles peuvent avoir des enfants avec les dons de gamètes et la gestation pour autrui…

Dès lors, quelle part de crainte de contagion reste dans cette homophobie ? Cette peur que tous les hommes préfèrent coucher entre eux plutôt que de travailler, et qu’il n’y ait plus ni enfants ni production ? Beaucoup d’homosexuels à une époque antique où l’on parlait d’actifs et de passifs n’en étaient pas moins bisexuels, et je ne parle pas du saphisme. Demeure que dans une guerre totale, ou dans une politique globale, la participation de tous est requise.



Le « coming out » pour les autres

Je tombe parfois sur des articles de personnalités qui font leur coming out, et révèlent alors leur homosexualité. Sauf que dans chacun de ces articles, il y a toujours cette petite mention que ces personnes « sortent du placard » au cas où cela pourrait aider d’autres personnes à « libérer la parole » et à révéler leur homosexualité. Et c’est là que je me dis qu’il y a quand même un sérieux problème sur lequel je voudrais m’arrêter un peu.

En premier lieu, je pense qu’il faut distinguer le coming out d’un ministre ou d’un artiste, qui va effectivement faire la Une de Match ou de tout autre représentant de la presse à scandale ; et le coming out du voisin inconnu dont tout le monde se fout. Et dans ce cas là, je m’interroge sur la part communicationnelle de la démarche de ces premiers. Le font-ils pour qu’on parle d’eux, ou sont-ils vraiment sincères et altruistes dans leur manière de l’annoncer au monde entier ?

Et je bloque aussi par rapport à cela, en tant que si tu n’es pas toi-même ministre ou artiste, cela ne va intéresser personne ; de la même manière que cela n’intéresse vraiment personne que tu affirmes ton hétérosexualité, parce qu’elle reste malgré tout la norme, malgré tous les effort déconstructeurs d’un certain nombre d’idéologues. Partant de là, pourquoi y aurait-il aussi un besoin que d’autres personnes revendiquant leur sexualité pour s’identifier à elles ?

D’autant plus que nous sommes en 2018 et plus dans les années 1980. C’est à dire que tous les stéréotypes sur l’homosexualité, s’ils n’ont pas disparus et reviennent certainement même en force dans certains lieux de la République, ont quand même pris un sacré coup. Et quelque soit nos « sentiments » par rapport à l’homosexualité, force est de constater qu’il s’est passé une normalisation sinon une banalisation de cette sexualité dans la société occidentale contemporaine.

Si donc personnellement, je me fiche globalement de la sexualité des personnes, tout comme je ne ressens pas le besoin d’étaler ma sexualité, je m’étonne de cette homosexualité qu’on affiche pour les autres, plus qu’on ne la revendique pas réellement pour soi ; auquel cas il n’y a pas besoin des médias pour la vivre, même si tout amoureux veut certainement crier haut et fort son amour, quoiqu’il s’agisse plus là d’afficher une sexualité qu’une personne précise…



Sur la campagne de prévention du VIH à l’intention des personnes homosexuelles

Dans la France socialiste de 2016, l’homophobie commence à partir du moment où l’on dit qu’il n’est pas normal que l’argent du contribuable finance des campagnes de communication promouvant le sexe protégé mais débridé. Or, si je ne comprends pas ces affiches, c’est parce que je suis un frustré ne ressentant pas d’attirance sexuelle pour les hommes, n’ayant pas non plus envie de « queuter » sans cesse, donc un homo refoulé.

Plusieurs maires ont entrepris de censurer ces affiches au nom de l’atteinte aux bonnes mœurs et/ou de la protection de l’enfance. À n’en pas douter, ils sont sûrement aussi fascistes que moi car pourquoi veulent-ils empêcher des gens de s’aimer et d’être heureux ? Soi disant que les enfants de cinq ans ne pourraient pas les comprendre ; mais que fait Najat VALLAUD : Vite, il faut revoir les programmes de maternelle pour lutter contre les préjugés sur l’homosexualité !


Une campagne homophobe

Au regard de ces quatre affiches, faut-il en déduire que les personnes homosexuelles sont des queutards qui passent leur temps à baiser « avec un inconnu », « le coup d’un soir », « pour un week-end » ou « pour une fois » ? J’ai la faiblesse de penser qu’on peut évoquer les moyens de préventions des maladies sexuellement transmissibles sans forcément montrer des personnes en rut, en train de se déshabiller ou de s’embrasser avec des légendes plus qu’explicites…


Du sexe avant toute chose

Je trouve un petit peu réducteur d’assimiler amour et sexe puisque le premier me semble pouvoir durer un tout petit plus longtemps que le second. Nous sommes bien là dans la société de l’immédiat qui veut nous donner à penser, pour qu’on dépense toujours plus, que notre joie profonde se trouve dans la consommation irréfrenée de biens, de services et d’amants. Pourtant, je crois que nous pouvons trouver un vrai bonheur ailleurs que dans le matériel.


Un contre-message

Je me permets de rappeler que le VIH augmente principalement en France chez les personnes homosexuelles, qui représentent 42 % des nouveaux cas en 2014 (Source Sidaction). Or, je pense qu’on a statistiquement moins de risques d’être contaminé en ne couchant pas ou peu plutôt qu’en couchant. Or, ces affiches, qui me rappellent celles qui disaient « Sortez couverts » il y a dix ans environ, développent surtout l’idée que la normalité de l’homosexualité est de coucher.


D’un point de vue neuroscientifique, la vision de l’affiche papier fait travailler moins de parties du cerveau (donc est moins percutante) que la télé. À quand un clip ? Bon, plus sérieusement, si j’ai effectivement l’habitude d’obéir à la télévision et à internet parce que si c’est écrit, c’est que c’est vrai, les affiches, j’ai pas trop tendance à y croire, quand j’y ai prêté attention. Bref, si on me fournit pas les capotes gratuitement et au besoin, je me protégerai quand j’y penserai.


marisol-touraine