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Sur les femmes en deuxième position des listes de David FABRE

Avez-vous remarqué que David FABRE met toujours le même profil de femmes en deuxième place de sa liste ?

Plus précisément des femmes, mères de famille, quadragénaires/quinquagénaires, en activité libérale, et issue par elles-même ou par leurs parents d’un pays culturellement musulman.

Pour mémoire, Chadia SEMDANI en 2008 qui est avocate, Bibi RÉ en 2014 qui est dans le commerce, et maintenant Lynda TAÏEB en 2020, qui est médecin généraliste.

En termes d’électoralisme communautaire, c’est très malin, parce que cela veut dire à l’électorat musulman et à l’électorat issu de l’immigration qu’ils seront considérés, et que peut-être ils obtiendront ce qu’ils veulent.

Et le fait que ces dames soient toutes professions libérales, sous entendu des personnes qui ont de l’argent et qui ont réussi, rassurent sinon les bons blancs, pour qui un terroriste islamiste est forcément un cassos.


Moi, ce qui me dérange avec la nouvelle n°2 de FABRE, outre le mythe que parce qu’elle serait médecin, alors elle saurait comment résoudre les problèmes de santé et de désert médical à l’échelle de Savigny, c’est ce qu’elle peut écrire sur Facebook.

Et notamment cette publication récente, que je trouve personnellement ouvertement homophobe. Ce qui m’est d’ailleurs assez régulièrement reproché à moi personnellement.

En tout cas, je trouve que cela la fout mal pour une deuxième de liste, même si cela correspond aussi certainement à un certain électorat…



Personnellement, je me fous de savoir pourquoi les personnes sont homosexuelles.

Comme je me fous de savoir pourquoi certains aiment les voitures, d’autres les avions, d’autres les séries…

Ce qui m’emmerde personnellement, c’est la banalisation, plus exactement la normalisation de l’homosexualité, pour les dérives qu’elle entraine, lorsqu’elle atteint aux conditions de vie des personnes qui ne sont pas homosexuelles.

Je ne pense pas qu’un enfant soit moins aimé, ou moins éduqué, dans une famille homosexuelle.

J’affirme, et je réaffirme plutôt que :

– le mot mariage signifie sémantiquement l’union d’un homme et d’une femme, donc qu’il ne peut pas s’employer dans le cas d’une union de deux personnes homosexuelles.

Et que le problème ici tient à l’emploi de ce mot, par rapport aux conséquences juridiques que son emploi induit, notamment par rapport à l’adoption.

Avec l’aberration qu’on veuille faire changer de sens un mot plutôt qu’en trouver un autre, certes plus joli que pacsés, mais qui corresponde à cette réalité.

Au passage, on remerciera HOLLANDE d’avoir supprimé l’année fiscale blanche des jeunes mariés, en même temps qu’il introduisait le mariage pour tous.

– pour les adoptions, les demandes des couples hétérosexuels doivent être prioritaires sur celles des personnes homosexuelles, par rapport au fait que dans la nature, les hétérosexuels peuvent normalement faire des enfants, alors que les homosexuels ne le peuvent pas.

Or, 85 % des demandes des hétéros ne peuvent pas être satisfaites, donc pourquoi creuser encore plus cet écart ?

– la PMA, pour les femmes lesbiennes, outre le fait qu’elle n’a plus rien de médical parce qu’elle ne soigne rien, crée égoïstement un enfant, et qu’on ne fait pas un enfant pour soi.

– la GPA marchandise carrément le corps humain, et n’est pas respectueux du corps de la femme qui se prépare à avoir un bébé qui lui est retiré. C’est un néo-esclavagisme des corps, même si toutes les parties sont d’accord.

Donc ma propre opposition à la banalisation de l’homosexualité est argumentée.

Et je me fous de savoir pourquoi les gens sont homosexuels, d’autant que ceux qui posent le plus la question, sont généralement ceux qui veulent agir à la source pour le contrôler…



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L’homophobie en tant que politique nataliste

Les récents propos du pape sur l’homosexualité et la psychiatrie (et je pense malheureusement qu’il voulait bien exprimer une position assimilant l’homosexualité à une maladie mentale) sont l’occasion pour beaucoup de redécouvrir l’homophobie des religions et des états dans l’Histoire. Sans qu’il ne soit ici question de la justifier ou de la relativiser, elle me semble pourtant très logiquement s’expliquer par le besoin de natalité…

Pourquoi les états et les religions ont-ils toujours condamné l’homosexualité à grande échelle ? Simplement parce que, pendant ce temps, les personnes homosexuelles ne font pas d’enfants. Et sans enfants, pas de survivants pour combler les pics de mortalité, pas de nouveaux disciples, pas de nouveaux soldats, pas de nouveaux contribuables, et pas de nouveaux colons pour aller occuper plus de terres. Il s’agit donc bien en quelque sorte d’une politique nataliste…

Et c’est aussi pour cela que le sexe, en général, a toujours été proscrit ; et que tout que ce qui ne permet pas la reproduction (masturbation, sodomie, fellation…) a toujours été qualifié de déviance. Car pendant que l’homme déverse sa semence ailleurs, il ne participe pas à l’effort collectif de procréation. Et peut-être aussi parce que plus il baise et plus il est fatigué et moins il fait de choses, et encore que moins son sperme est riche en spermatozoïdes ?

Sauf que nous comprenons et que nous comprendrons de moins en moins cette explication en tant que nous avons atteint un seuil de population suffisant pour assurer la pérennité (relative) de l’espèce (en attendant les ravages de l’obésité et du glyphosate), que nous avons perdu nos velléités belliqueuses d’extension territoriale par l’humain (on obtient les mêmes résultats par l’économie) et surtout qu’aujourd’hui, les personnes homosexuelles peuvent avoir des enfants avec les dons de gamètes et la gestation pour autrui…

Dès lors, quelle part de crainte de contagion reste dans cette homophobie ? Cette peur que tous les hommes préfèrent coucher entre eux plutôt que de travailler, et qu’il n’y ait plus ni enfants ni production ? Beaucoup d’homosexuels à une époque antique où l’on parlait d’actifs et de passifs n’en étaient pas moins bisexuels, et je ne parle pas du saphisme. Demeure que dans une guerre totale, ou dans une politique globale, la participation de tous est requise.



Le Conseil constitutionnel censure partiellement le lobbying de la LICRA

Le Conseil constitutionnel (CC) a censuré la loi de confiance dans la vie publique, en ce qu’elle concerne l’inéligibilité des personnes condamnées pour racisme, antisémitisme, négationnisme ou homophobie. Dans sa décision, le CC a estimé que cette mesure portait une « atteinte disproportionnée à la liberté d’expression ». Pour autant, peuvent bien devenir inéligibles les personnes ayant commis une discrimination raciste, antisémite, homophobe… !!!

C’est une petite victoire mais pour combien de temps : le délit d’opinion ne pourra pas encore conduire à l’inéligibilité. Il reste donc toujours possible aux citoyens, dont on veut désormais contrôler jusqu’aux votes, de ne pas élire des gens qui pensent « mal », plutôt qu’ils soient éliminés d’office. Cette mesure, soufflée par la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) visait principalement à interdire l’accès des extrêmes aux fonctions électives.

La LICRA fait la gueule à double titre : d’une part parce que c’est elle qui avait portée ces dispositions, donc qu’elle avoue un lobbying que je trouve scandaleux en République, et d’autre part, parce que le CC a censuré ces dispositions alors que les Républicains (LR), à l’origine de la demande de censure, n’avaient même pas inclus ces mesures dans leur saisine. C’est là que nous voyons la lâcheté de la droite prétendument républicaine, sur le sujet de la démocratie !

Dans un communiqué, la LICRA dénonce cette censure et note que : « La décision rendue par les Sages est un recul inédit et incompréhensible de notre droit en matière de lutte contre la prolifération de la haine raciale et un cadeau aux extrémistes de tous poils. En effet cette décision revient à dire ni plus ni moins que le racisme et l’antisémitisme ressortent de la liberté d’expression et ne sont donc pas des délits. Autant abroger les lois Pléven et Gayssot.« 

Pourtant :

  • Si le combat de la LICRA était utile, pourquoi malgré toutes les lois antiracistes qui sont votées (comme PLEVEN et GAYSSOT), les extrémismes et la haine continuent de proliférer ? Pourquoi la LICRA ne reconnaît-elle pas son échec, et surtout ne condamne-t-elle pas les discriminations lorsque commises par des modérés ? La démission récente de Mohamed SIFAOUI de son comité exécutif donne une partie de la réponse.
  • Pour qu’il y ait recul du droit antiraciste, il faudrait qu’on perde quelque chose. On revient sur de nouvelles dispositions, donc il y a stagnation !
  • Selon la LICRA, cette décision fait que le racisme et l’antisémitisme ressortent de la liberté d’expression et ne sont donc pas des délits. Ce sont d’abord des opinions que la LICRA voudrait réduire à l’état d’expression pour pouvoir les faire disparaitre au moyen du droit… Cette police de la pensée est insupportable en tant qu’elle se montre finalement plus haineuse que la haine de ceux qu’elle voudrait faire disparaître…

Pour ma part, je continue de croire que l’Homme est capable de distinguer le bien et le mal, et de naturellement s’abstenir de voter pour des candidats haineux. Et je dénonce l’aseptisation de notre société telle que pratiquée par la LICRA, en tant qu’elle créé de l’inculture et de la frustration qui provoquent l’effet inverse que celui recherché.

Dernière chose, je n’ai pas plus ou moins confiance dans la vie publique parce que je peux voter pour un élu qui a été condamné, à partir du moment où il a payé sa dette à la société. C’est la base de notre système judiciaire français.