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À Savigny-sur-Orge, la Police municipale est une Police politique

Regardez bien cette image extraite du film documentaire Nuit et Brouillard, mais censurée par le pouvoir politique en 1956. On y voit un policier français surveillant des personnes juives internées au camp de Pithiviers début 1942, lesquelles seront bientôt déportées vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Pensez-vous donc que ce policier, qui ne faisait qu’obéir aux ordres, puisse avoir eu un cas de conscience par la suite ?

Ce 22 mars 2018, juste avant que commence la séance du Conseil municipal, le chef de la Police municipale de Savigny-sur-Orge, Richard BRUNETTO, est venu m’avouer, à deux reprises, qu’il avait « agi sur ordre » le mercredi 7 mars 2012, lorsqu’il m’avait raccompagné à la porte de la salle des fêtes, d’où Laurence SPICHER-BERNIER annonçait sa candidature aux élections législatives 2012. Mais tout va bien pour lui parce qu’il peut se regarder dans un miroir !

Tout à fait entre nous, cette révélation n’a rien d’une surprise, mais cette soumission me déçoit quand même terriblement. J’avais bien vu Hocine BEN BACHIR (le BERNIER de Laurence SPICHER), alors au cabinet du maire, faire un signe en ma direction. Sauf que c’était un ordre manifestement illégal, parce qu’il contrevenait à ma liberté d’aller et de venir ; qui plus est, à une réunion publique dans des locaux publics, et Richard BRUNETTO a librement choisi d’y obéir.

Malheureusement, il n’est pas seul dans ce cas là. À se masquer la gravité des actes commis, derrière le fameux article 28 alinéa 1er de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 disant que les fonctionnaires doivent se conformer aux instructions de leur supérieur hiérarchique. Et tant pis pour le devoir de désobéissance « lorsque les ordres sont manifestement illégaux et de nature à compromettre gravement un intérêt public », issu d’une jurisprudence constante du Conseil d’État.

Imagine-t-on seulement une Police qui n’obéisse plus aux ordres, ou qui sélectionne les ordres en fonction de sa conscience ? Ce serait l’anarchie ! Au fond, ce n’est pas à ces agents terrifiés que j’en veux personnellement. Mais je ne peux pas excuser qu’ils fassent du service privé, plutôt que du service public, et ce faisant qu’ils atteignent au contrat social. Car à ces agents déresponsabilisés et finalement déshumanisés, il est donc possible de tout demander.

Bien sûr que toute Police municipale est politique, puisqu’elle reçoit ses ordres de personnes politiques élues par le suffrage universel. Pour autant, cela ne justifie pas qu’elle soit politisée, et encore moins politicienne. Cela n’autorise pas certains abus, ni que certains en profitent…

  • Comment se fait-il qu’on ait pu voir au début du mandat des agents de la Police municipale aider Mme JAUGEAS, femme de l’adjoint à la Sécurité, à porter ses paquets de courses ? (Certains disent même qu’elle aurait été « escortée » pour y aller ; et aussi qu’il y aurait eu des contrôles de Police volontairement organisés près de la rue des artistes pour dissuader les Saviniens de passer par là.)
  • Comment se fait-il qu’on ait pu voir des agents de la Police municipale, avec des outils à la main, chez M. JAUGEAS, maire-adjoint à la Sécurité ? Lesquels y auraient commis de petits travaux. (On y a aussi vu d’autres agents de la Ville)
  • Comment se fait-il que les agents de la Police municipale se refusent de verbaliser les maire-adjoints lorsqu’ils sont mal garés ? (Il fut un temps où ils proposaient aussi de faire sauter les contraventions des élus, quand ils le pouvaient)
  • Comment se fait-il qu’ils aient remis les lettres de licenciements aux assistantes maternelles de la crèche familiale, à des enfants directement pour leurs parents absents ?
  • Comment se fait-il qu’ils refusent la communication de certains arrêtés municipaux, sur ordre de Daniel JAUGEAS, qui en plus est parfaitement incapable de faire respecter les arrêtés qu’il prend ?
  • Comment se fait-il qu’ils laissent dans le froid de l’extérieur de la salle du Conseil municipal, élus de l’opposition et public, quand bien même il peut pleuvoir ou faire -5° dehors, et ceci alors que les élus de la majorité sont à l’intérieur parce qu’ils ont au chaud ?
  • Comment se fait-il qu’ils restreignent l’accès à des cérémonies publiques, dans des bâtiments publics ?
  • Comment se fait-il qu’ils aient entravé l’expression libre, en arrachant des expressions du collectif Sauvons l’enfance de Savigny en avril 2015 ?
  • Comment se fait-il qu’ils ne réagissent pas au fait qu’on les envoie en situation de se retrouver malgré eux, en première ligne au milieu d’un trafic de stupéfiants ?

Tous ces éléments m’amènent aujourd’hui à écrire que je n’ai plus confiance dans la Police municipale de Savigny-sur-Orge, qui au prétexte de répondre à des ordres, commet des fautes personnelles et des fautes de service inadmissibles. Ce sentiment est aussi renforcé par le fait que certains portent désormais des armes ; alors qu’ils ne sont pas ou plus au service de la population, mais finalement au service de leurs supérieurs…

C’est pourquoi je réfléchis sérieusement à la dissolution de la Police municipale de Savigny si je suis élu aux prochaines élections !

Notamment pour ne moi-même pas céder à la tentation de l’utiliser à des fins politiques ; laquelle n’aura de toute façon pas la force et la conviction de me résister puisqu’ils ont déjà accepté l’inacceptable, ce qu’ils se refusent donc d’admettre par ailleurs…



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Rendons sa plaque au parc du capitaine Jean D’HERS (Savigny-sur-Orge)

À Savigny-sur-Orge, la municipalité de Jean MARSAUDON avait fait le choix d’honorer la mémoire de plusieurs combattants en donnant leur nom à des parcs publics : André-Séron (général) dans le Sud de Savigny et Jean-d’Hers dans le Nord. Aujourd’hui, la municipalité s’en contrefiche au point de ne même plus remplacer leurs plaques lorsqu’elles sont dégradées. Honte à eux qui parlent pourtant de « devoir de mémoire« .

Par ce geste, ils nient l’identité de la France, abreuvée et forgée dans le sang de ceux qui sont tombés pour l’idéal qui nous permet de vivre en liberté aujourd’hui. Qui aujourd’hui serait capable de faire ce que ces hommes ont accompli ? Cet abandon volontaire participe à la déconstruction de l’identité française. Elle place de facto les complices de cette attitude comme des traitres, des ennemis de la vraie France, des ennemis de la Nation.

Qui est le capitaine Jean d’HERS ?

© Ordre de la Libération

Le capitaine de gendarmerie Jean D’HERS est un combattant de la seconde guerre mondiale. Refusant la défaite de 1940, il est volontaire de la France libre et devient chef de la résistance armée aux Japonais dans l’Ouest de la Cochinchine (actuel Vietnam).

Le 18 mars 1945, il tombe au combat en s’opposant avec la quinzaine de membres qui composent son unité à 200 soldats japonais. Il avait 34 ans et laisse 7 enfants. Jean d’HERS est Compagnon de la Libération, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 39/45.

Il est le père de Simone BEZER qui fut conseillère municipale de Savigny (1983-2001) et fidèle amie, présidente de mon association de financement lors des élections municipales de mars 2014.  Elle subit ici le fait de m’avoir soutenu et je lui en demande pardon.

Une vengeance politicienne

Lorsque les deux plaques du parc ont été taguées, là aussi par des cons qui auraient un peu plus filé droit sous l’Occupation, s’ils n’avaient pas eux-mêmes collaborés pour assurer leur situation, une première plaque a été retirée. La deuxième a été laissée de manière à permettre l’identification du parc. Quatre ans après, nous attendons encore que la première soit changée.

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Pendant le temps, la CALPE remplace d’autres panneaux (avec une police plus grosse), en y ajoutant des fautes…

La continuité d’une nuisance politicienne

À partir du moment où Simone BEZER a rendu public son soutien au mouvement Vivons Savigny autrement, Mme SPICHER n’a pas manquée de lui faire différentes crasses. À commencer par les contrats de l’entreprise Unisson (entreprise savinienne de location de matériel d’éclairage, audio, vidéo…), géré par son fils Philippe BEZER, qui n’ont mystérieusement pas été reconduits entre 2013 et 2014.

La Ville et la CALPE ne sachant pas qui fait quoi

Après le départ de Laurence BERNIER, Éric MEHLHORN ne s’est pas montré plus combattif ou plus volontaire. Il n’aime pas qu’on compare sa politique à celle pratiquée par un dictateur totalitaire (comme durant le régime de l’Allemagne nazie) mais il n’est pas pressé d’honorer ceux qui ont combattu le totalitarisme. La Ville a enfin répondu à Simone BEZER en lui disant que c’était désormais à voir avec la CALPE… Depuis, plus rien alors que l’agglo est informée.

Quelle est la responsabilité des Daniels ?

Daniel COURTIN, ancien conseiller municipal délégué aux Anciens combattants et au Devoir de mémoire (obligés de vous souvenir), n’a rien fait par fidélité à SPICHER-BERNIER. Daniel GUETTO n’intervient pas parce qu’il s’en fout. Il ne sait même pas écrire « combattant ».

Guetto-ortho

GUETTO considère donc l’adjoinat comme une profession. Admettons. Par contre, je n’ai pas beaucoup l’impression qu’il ait commencé de travailler. Il assiste, il inaugure, il décore, mais il ne travaille pas. Par contre, il fait des efforts, contre le social.

GUETTO voulait juste être adjoint aux affaires sociales. Il faut se souvenir de ses éloges de SPICHER en 2009 lorsqu’elle l’a nommé Maire-adjoint. Certes, ce n’était que le développement durable (et il ne fera pas grand chose) mais il était heureux.

Jusqu’à la campagne de mars 2014, il me paraissait une bonne personne, engagée avec conviction, il avait fait un bon rapport sur l’incendie du boulodrome en septembre 2013… Un bon suiveur, un des seuls qui tenait la route à l’UMP. Et puis non !

Promu, il a ainsi pu régler ses comptes avec l’épicerie sociale qui fermera très probablement à la fin de l’année, au grand dam des 1600 et quelques Saviniens qui la fréquentaient chaque année. Mais il doit certainement ignorer les conséquences de ses décisions.

Parce qu’en faisant cela, c’est aussi le Secours catholique de Savigny qui perd une partie de l’aide alimentaire en produits frais qu’elle recevait de l’épicerie sociale afin que les invendus du mardi soient distribués le mercredi. J’en suis désolé pour tous les bénévoles engagés.

Parce que l’épicerie sociale thésauriserait de l’argent (environ 30 000 €). C’est faux, ils ont de l’épargne parce qu’ils auraient reçu un héritage. Maintenant, je comprends parfaitement qu’ils ne les claquent pas d’un coup, faut voir comment la mairie gaspille l’argent public.

Voilà donc à quoi se résumera son bilan : chevalier de l’austérité sociale. Non, j’oublie qu’il se félicite régulièrement, avec MEHLHORN, du nombre de dons du sang sur la Ville, comme s’il y était pour quoi que ce soit. Il reçoit des médailles pour la Ville, grand bien lui fasse.

Jean MARSAUDON avait le respect de nos militaires. Il siégeait à la commission de la Défense nationale et des forces armées (à laquelle je postulerai si je suis élu député en 2017). Il n’aurait jamais toléré cela de son vivant et il mettrait sûrement des claques s’il revenait.

Du sectarisme dans le « devoir de mémoire »

À Savigny, on aime beaucoup le Devoir de mémoire. Les jeunes apprennent à se souvenir sans connaître l’Histoire, les personnes, le contexte. Parfois, leurs ancêtres étaient dans l’autre camp. Mais à Savigny on ne se souvient pas de n’importe qui. Par exemple, le 24 août, on ne se souvient que des héros qui sont tombés, et uniquement face à l’ennemi. Robert LEUTHREAU, qui se tue le 27 août à l’entrainement, mais qui était là le 24, on en a vraiment rien à faire.

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Et Robert LEUTHREAU ? Il est de Juvisy. Et les autres ? Ils ont l’honneur d’avoir survécu.

Pourquoi un tel problème avec l’armée ? Un peu de psychologie de comptoir

Je pense qu’il faut regarder les maires récents de Savigny pour en avoir une petite idée. L’armée est indissociablement liée à l’identité. André CORVISIER affirmait d’ailleurs que « l’Histoire de France est indissociable de son histoire militaire« . Le droit du sol est la conséquence du sang versé par ceux qui se sont battus pour l’agrandir. Le droit du sang est la conséquence de ceux qui sont devenus Français en versant leur sang pour notre idéal commun.

Laurence SPICHER-BERNIER a toujours eu du mal à cacher son mari qui un coup se faisait appeler Bernard BERNIER et la fois suivante Hocine BEN BACHIR, lorsqu’il fallait créer une entreprise par exemple. Puisqu’en France, la dernière coutume en vigueur permet d’appeler une femme du nom de son mari, il n’est pas incohérent d’appeler LSB, Laurence BEN BACHIR. Et pourtant, elle n’a jamais mis ce nom en avant. Pourquoi ?

Éric MEHLHORN n’a jamais caché que son père était de nationalité allemande. Pourtant à Savigny, vous trouverez toujours des militants des républicains qui vous diront qu’il est alsacien. Il n’a pas réagi lorsque je l’ai assimilé à un « branleur » mais il a fait appel à l’avocat de la commune lorsque j’ai évoqué l’Allemagne nazie dans un article. Je pense donc que ces personnes ont un problème identitaire latent.

De fait, j’émets l’hypothèse que les atteintes régulières de la municipalité au respect et à la mémoire de nos soldats tient du fait que les édiles saviniens seraient mal assurés dans leur conviction identitaire, d’où un rejet de l’armée française et de ce qu’elle représente.

2012 : année zéro sur la septième

La situation politique à Savigny-sur-Orge et dans la septième circonscription de l’Essonne, au lendemain des différentes élections de 2014, est la conséquence logique des résultats des élections législatives de 2012. Par souci de logique, nous dresserons deux analyses : une par ville et une par parti politique.

Il est impossible de minimiser la vague bleue qui a frappé la France en mars 2014. Toutefois, je considère que le rejet de la gauche a été accentué par des erreurs politiques qui ont été commises lors de cette élection. Même si le votant moyen a la mémoire courte, il en a assez pour avoir catalogué ces différents candidats.

I. Les candidats significatifs en présence en 2012

Éva SAS (PS-EELV) : La mère de la fille de Jean-Vincent PLACÉ est la conséquence de l’accord national PS-EELV de 2011. Une campagne plate avec trois grandes réunions de campagne. Mais un atterrissage soigneusement balisé par Martine DELOFFRE de la fédération locale EELV et des cadres PS trop embrigadés et trop moutons pour désobéir aux consignes du Parti. De fait, elle s’est hissé à la tête des candidats de gauche avec 22 % au premier tour et 53 % au second.

Françoise BRIAND (UMP et apparentés) : Celle qui a succédé à Jean MARSAUDON sans préparation a fait le travail à l’Assemblée. Mais peu charismatique, n’allant pas au-delà de son électorat de droite, elle n’a pas convaincu. Victime des attaques incessantes de Laurence SPICHER-BERNIER, elle s’est laissée marcher dessus et n’a pas taclé la gauche. À son passif, elle a voté un amendement pour délocaliser l’aéroport d’Orly et n’a commencé de campagne de communication qu’en 2011, trop tard pour se faire connaître. Elle était conseillère municipale d’opposition à Viry-Châtillon. Elle a réalisé 18 % au premier tour et 47 % au second.

Laurence SPICHER-BERNIER (DVD) : Objectivement, la meilleure campagne avec sept tracts et beaucoup de réunions. Mais son exclusion de l’UMP, ses attaques incessantes contre Françoise BRIAND et son passif à Savigny de mauvaise gestionnaire lui ont fait défaut. Elle a manqué du soutien d’un grand parti et s’est discréditée comme la traître à droite. Mal entourée, son dynamisme s’est heurté à l’hostilité des habitants de la 7ème contre les sans-partis. Elle a réalisé 10 % (9,99 %) au premier tour.

François GARCIA (DVG) ; le maire d’Athis-Mons s’est présenté, très tard en 2012, en dissident du PS avec son suppléant Étienne CHAUFOUR, alors maire de Juvisy-sur-Orge. Son discours était de dire qu’il était un soutien de HOLLANDE et du PS. Il se reposait sur un bon bilan municipal, partagé avec CHAUFOUR et proposait de faire de même pour la France. Mais sans programme. Il a réalisé 16,11 % au premier tour, ce qui n’était pas suffisant pour dépasser le seuil de maintien au second tour 12,5 % d’inscrits.

Audrey GUIBERT (FN) : une semaine avant le scrutin, un tract national avec la tête de GUIBERT alors blonde pour ressembler à Marine LE PEN. Une dénonciation de l’immigration et du système de l’État-providence. Absente, inexistante, cette participation devait juste capitaliser les 17,9 % du FN à la présidentielle. Pas de campagne, on aurait mis n’importe qui que le score aurait été le même : 15,95 % au premier tour.

Gabriel AMARD (FDG) : le mari de la fille de MÉLENCHON va mener une campagne assez terne sur les thèmes de campagne chers aux communistes. Mais ces thèmes n’étant plus porteurs, il ne réalisera que 11,18 % au premier tour, notamment grâce à son charisme d’ancien maire PS de Viry-Châtillon.

Alain VILLEMEUR (MODEM) : Un programme plutôt cohérent dans la lignée d’une vision centriste pour la France. Mais aussi BAYROU sur 1/4 du tract. L’opération camouflage du Béarnais (on dit alors Le Centre pour la France, plutôt que le MODEM) est un échec. Le candidat se montre et organise quelques réunions, sans succès. Il réalisera 2,32 % des voix au premier tour, payant la position pro-HOLLANDE de son chef.

Daniel JAUGEAS (DLR) : Aucun tract et un candidat relativement absent et inconnu. Il réalise 0,94 % au premier tour tandis que Nicolas DUPONT-AIGNAN réunissait 2 % des voix deux mois plus tôt. Même l’Alliance écologiste indépendante, dont le candidat Emmanuel MERMINOD n’habite pas la circonscription fera mieux que lui avec 1,25 % des voix.

On notera la candidature de Bachir CHEKINI (Rassemblement solidaire, le parti de Dominique DE VILLEPIN), de Marc HOQUET (Lutte Ouvrière), de Claude ALLAIRE (NPA), du divers-droite Olivier ROHO et du candidat du parti qui veut légaliser le cannabis.

II. Analyse des conséquences de 2012 par ville

Savigny-sur-Orge : Laurence SPICHER-BERNIER perd son statut de membre de l’UMP. Elle apparaît comme celle qui a fait perdre la droite. Elle rebondira avec l’UDI mais échouera d’un rien aux municipales de 2014. Éric MEHLHORN a fait loyalement la campagne de Françoise BRIAND. Jean-Michel ZAMPARUTTI a fait la campagne de Laurence SPICHER-BERNIER tout en prétendant soutenir Françoise BRIAND. David FABRE n’est pas intervenu, n’ayant pas reçu l’investiture d’EELV. Éva SAS y vit un jour par semaine.

Viry-Châtillon : Françoise BRIAND sort sur une défaite. Jean-Marie VILAIN a fait la campagne de cette dernière loyalement. Gabriel AMARD sort affecté d’une large défaite, preuve qu’il a perdu de sa superbe dans sa ville. Il reste à la tête de l’agglomération et soutiendra Simone MATHIEU, ancienne opposante au second tour de MARSAUDON aux législatives de 2007. Mais il partira dans l’Est pour les européennes de 2014.

Athis-Mons : François GARCIA est exclu du PS pour dissidence. Il ne tire aucune leçon de la passivité de sa campagne et proposera aux Athgiens de continuer sur la base de son action pour sa commune et l’agglomération. Ces derniers préféreront en 2014 le dynamisme d’une UMP-UDI combattive et désireuse de changer les choses. Christine RODIER (UMP) était engagée aux côtés de Françoise BRIAND.

Juvisy-sur-Orge : Étienne CHAUFOUR est exclu du PS pour dissidence. Il rebondira en 2013 en adhérant au PRG. La gauche juvisienne se divise alors entre partisans de CHAUFOUR, PS et EELV. D’autant que le FDG s’installe durablement. Si les deux premiers PS et partisans de CHAUFOUR se retrouvent facilement, leur unité est cassée et elle fera défaut à la gauche en 2014 qui va perdre son temps à se taper dessus. Robin REDA a fait la campagne de Françoise BRIAND loyalement. Nicolas GONNOT (PS) est suppléant d’Éva SAS.

Paray-Vieille-Poste : Dans cette ville, le FN arrivera en tête mais n’aura pas assez de militants pour constituer une liste aux municipales de 2014. Au cours de cette campagne, le maire Gaston JANKIEWICZ continuera de se disputer avec Alain VÉDÈRE. Pascal PICARD, responsable UMP de la circonscription fera la campagne de Françoise BRIAND et il retentera sa chance aux municipales de 2014, en vain.

III. Analyse des conséquences par personnalités

Gabriel AMARD (FDG) : Il perd de sa popularité et des voix d’électeurs d’années en années, au fur et à mesure que s’éloigne la période de ses responsabilités municipales (l’agglo n’étant pas perçu locale). Beau-Papa MÉLENCHON le parachute dans l’Est pour les européennes, sans succès.

Françoise BRIAND (UMP) : Défaite aux législatives, elle prend du grade à l’UMP en devenant secrétaire nationale. Elle accuse dans le même temps certains de ses soutiens dont votre serviteur, ou encore Jean-Marie VILAIN, d’être responsable de sa défaite. Proche de COPÉ, elle prépare sa liste UMP seule et divise la droite castelviroise. Elle retire sa liste en arrivant derrière l’UDI au premier tour des municipales.

Étienne CHAUFOUR (PRG) : Exclu du PS, il perd en stature et se voit ravir la mairie de Juvisy-sur-Orge au premier tour par Robin REDA. Peut-être ne se serait-il pas présenté, que la gauche juvisienne ne se serait pas présenté, et qu’il serait toujours maire ? Son défaut a aussi été de ne pas faire plus campagne en 2014 qu’en 2012 et de se reposer sur son bilan globalement satisfaisant.

David FABRE (DVG) : Après son exclusion du PS prononcée le 8 janvier 2011 après que le Montpelliérain ait démissionné le 1er janvier 2011, il adhère à EELV en espérant être le candidat de ce parti aux législatives. Mais le parachutage de la maitresse de Jean-Vincent PLACÉ ne lui permettra pas de se présenter.

François GARCIA (DVG) : Exclu du PS, il perd en stature et abandonne pour un malheureux point la mairie d’Athis-Mons. Il perd de fait la présidence de l’agglomération. Comme CHAUFOUR, il n’a pas tenu compte de ses erreurs de campagne de 2012 : trop sûr de lui, trop dans la continuité de son action.

Audrey GUIBERT (FN) : Elle s’implante durablement sur la circonscription et légitime sa place de secrétaire départementale. Elle continue de recopier le programme national du FN et de servir de candidate au FN (cantonale, législative, européenne…)

Daniel JAUGEAS (DLR) : Devant son faible score, il renonce à se présenter seul aux municipales et passe alliance avec l’UMP. Il est élu et devient maire-adjoint de Savigny-sur-Orge en charge de la sécurité et des transports. Il est aussi élu communautaire.

Éric MEHLHORN (UMP) : Sa participation honnête et fidèle a renforcé sa crédibilité auprès de l’UMP et l’a indiqué comme le candidat le plus recommandé pour les municipales. Il profite de la traîtrise de Jean-Michel ZAMPARUTTI pour s’imposer sans rien faire. Il aura 4000 € de frais d’avocats à cause d’un procès intenté par Laurence SPICHER-BERNIER

Robin REDA (UMP) : Son engagement de toujours participe à sa désignation comme tête de liste pour les municipales. Il est élu au premier tour et devient maire de Juvisy. Il est toujours président départemental des Jeunes UMP.

Éva SAS (EELV) : Député active mais sans plus. Un peu bornée sur ses thèmes de prédilection (fiscalité verte, économie et mobilité). Elle est deuxième sur la liste d’union de la gauche à Savigny et devient conseillère municipale et conseillère communautaire d’opposition dans les deux cas.

Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) : Décrédibilisée par sa défaite, exclue de l’UMP et honnie par les ennemis qu’elle s’est fait, elle renforce son contrôle sur Savigny. Mais le mal est fait et elle n’est pas réélue en 2014 réalisant malgré tout la performance de 20 % des voix au premier tour.

Jean-Marie VILAIN (UDI) : Sa contribution à la campagne renforce sa position de chef de la droite à Viry. Profitant de la décrédibilisation de Françoise BRIAND défaite, il s’impose en ralliant à lui une partie de l’UMP et il est brillamment élu aux municipales de mars 2014.

Alain VILLEMEUR (PS) : Suite aux évolutions du MODEM qui ne lui conviennent pas, il quitte ce parti et retourne au PS auquel il adhérait précédemment. Il est candidat sur la liste d’Étienne CHAUFOUR aux municipales mais il ne sera pas élu.

Jean-Michel ZAMPARUTTI (UMP) : Son soutien à Laurence BERNIER lui coûtera l’investiture UMP pour les municipales de 2014 à Savigny. Il rejoindra David FABRE pour les municipales puis la liste fusionnée avec Laurence BERNIER. Il ne sera pas élu.

Et moi ? Durant cette campagne, je soutenais publiquement Françoise BRIAND (UMP) et j’ai distribué deux de ses tracts à Grand-Vaux et aux Gâtines. Je lui avais aussi rédigé une synthèse sur une réunion d’Éva SAS. Mais je n’ai pas compris qu’elle ne soit pas plus active, et par la suite son attitude envers moi.

J’étais ouvertement opposé à Laurence SPICHER-BERNIER qui m’a d’ailleurs fait mettre dehors de sa réunion publique le 7 mars 2012 (à moins que ce ne soit son mari Hocine BEN BACHIR ?). Je me suis donc engagé contre elle aux municipales et je suis heureux d’avoir contribué à sa défaite en 2014. Je veillerais également à limiter les dégâts de ses rebonds politiques en m’interposant là où elle se présentera.

J’ai été très déçu par Éric MEHLHORN qui au soir de la présidentielle me dit « C’est pas grave, il y a le troisième tour (les législatives)« . Puis qui ne dit plus rien pour la défaite des législatives. Je pense que tôt ou tard cette passivité et cette nonchalance se retourneront contre lui.

P.-S. : Cet article n’est pas très encourageant pour moi. J’ai clairement l’impression que les habitants de cette circonscription sont trop timorés pour oser massivement voter pour quelqu’un qui n’est pas soutenu par un grand parti. Si seulement, ils savaient comment le système fonctionne de l’intérieur…