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Gag : l’EPT Grand-Orly Seine Bièvre admet enfin avoir approuvé en double le protocole de relogement des habitants du quartier de Grand-Vaux à Savigny-sur-Orge

À neuf mois d’intervalle, ils ont voté deux fois le même texte, exactement dans les mêmes termes, sans jamais s’en rendre compte ! C’est vous dire combien le sujet de la rénovation urbaine de Grand-Vaux, et plus généralement la politique intercommunale, intéressent les cinq conseillers territoriaux LR de Savigny-sur-Orge : Éric MEHLHORN, Nadège ACHTERGAËLE, Anne-Marie GÉRARD, Sébastien BÉNÉTEAU et Daniel GUETTO.

Mais en face, vous remarquerez aussi qu’aucun autre des candidats à la mairie de Savigny, si ce n’est votre serviteur, ne l’a plus observé, parce qu’ils s’en foutent tous. Les DEFRÉMONT, IZARD et même FABRE, BLANCHAUD et CURATOLO veulent juste la place. Ils n’ont aucun regard sur ce qui est voté en dehors de la Commune, et ne s’y intéressent actuellement pas parce qu’ils n’y sont pas élus. Alors, j’ai peut-être plein de défauts mais moi seul, je l’ai constaté, dénoncé et je suis en passe d’obtenir l’abrogation du doublon.

Une question légitime de lecteur, qui pourrait aussi être un reproche de mes concurrents, serait de demander l’utilité de cette démarche, d’autant qu’en droit administratif, le deuxième acte s’il est identique au premier n’est pas censé pouvoir s’appliquer. La réponse en est le principe de substitution qui considère alors que le protocole ne commence réellement à s’appliquer qu’à la publication du second acte, et qui place dans l’insécurité juridique tous les habitants relogés avant la publication du second protocole. D’où d’ailleurs que l’EPT abroge l’acte !

Déjà l’année dernière, j’avais aussi été le seul à remarquer que MEHLHORN s’était approprié les voiries privées de la Commune pour les transférer à l’intercommunalité. Et en plus, il ne l’avait même pas fait volontairement. C’est juste que nos services techniques, gérés par l’excellente et talentueuse Valérie RAGOT, avaient fourni à l’interco une mauvaise liste intégrant toutes les rues, et non pas les seules voies communales. Là encore, c’est sur ma seule action qu’une correction a été effectuée.

Par ailleurs, je ne peux que déplorer que j’ai dû en arriver à devoir déposer un recours gracieux pour obtenir ce résultat. J’ai essayé d’expliquer à l’EPT qu’ils avaient commis une erreur en janvier et en février. Mais ils s’en foutaient. Et c’est uniquement parce que j’ai menacé d’aller au Tribunal qu’ils ont cédé. Comme quoi, je suis peut-être un procédurier mais il n’y a malheureusement que cela que les administrations comprennent. Tous les autres, qui n’ont rien essayé, n’auraient rien obtenu avec leurs bons sentiments.

Preuve en est, encore une fois, que je suis le seul à défendre véritablement les intérêts des habitants de Grand-Vaux, notamment en proposant un droit au retour qui permette à chaque habitant déplacé par la rénovation de pouvoir revenir, s’il le veut, avec un déménagement qui soit intégralement pris en charge. Je me permets enfin d’espérer que les habitants du quartier sauront s’en souvenir au deuxième tour de l’élection municipale. Après dans le fond, je m’en fous, car si je perds, je ne m’y intéresserai plus et je les laisserai se débrouiller…


Une « erreur matérielle » : la bonne excuse !



Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : ma campagne dans les quartiers (Grand-Vaux, Chateaubriand, Prés-saint-Martin)

Mon score du premier tour dans les quartiers est forcément décevant par rapport au temps et à l’effort que j’y ai consacré. Or, justement dans mon équipe, beaucoup poussent pour que nous y intensifions la campagne du second tour. Personnellement, je n’y retournerai pas car j’affirme aujourd’hui avec le recul que c’est une perte de temps et d’énergie, et que mon électorat est à chercher et à trouver dans le pavillonnaire.

Aujourd’hui, mon constat est négatif. J’ai toujours entendu dire qu’il y avait une formidable ressource dans les quartiers, avec de jeunes qui ne demandent qu’à s’en sortir. Mon observation est que ce n’est pas vrai, du moins pas pour la très grande majorité à 80 ou 90 %, de ceux que j’ai pu personnellement rencontrer au cours de cette campagne. Ce n’est là qu’un discours de façade qui tend à l’excuse sociologique pour auto-justifier de ne rien changer.

Mon analyse, qui va nécessairement essentialiser, va porter sur environ 80 jeunes allant de l’âge de l’école primaire à l’âge de 25 ans environ, rencontrés seuls, en tant que candidat aux élections, sur une douzaine de demi-journées. Et il y a nécessairement une différence de discours, à prendre en compte, selon l’interlocuteur, parce qu’il y a aussi, en présence de grands frères, ou d’intervenants sociaux, un beau discours bien rôdé, identique, systématique mais creux.

Je publie cet article en l’état pour me lancer, mais je pense qu’il est encore très incomplet. Je pense qu’il ne faut y voir qu’un document préparatoire à plus long, mais qu’il m’est nécessaire de publier en l’état, pour pouvoir continuer à réfléchir, à avancer et à écrire. Je devine à l’avance tous ceux qui vont me dire que ce n’est pas vrai et que cela ne se passe pas comme cela. C’est juste que ce n’est pas le discours que l’on tient devant vous, ou qu’il vous fait plaisir d’entendre. Moi, c’est mon expérience.


Extraits


Sur la mentalité et le rapport humain

J’ai d’abord vu des personnes qui ne se sentent pas vraiment françaises, qui affirment qu’elles sont méprisées et que les musulmans sont persécutés, dans le sens où un système voudrait les empêcher de réussir et de s’en sortir.

Impossible de leur faire entendre qu’ils sont parfois mieux lôtis que des classes moyennes du Plateau qui n’ont pas les bus aussi proches, ni les maisons de quartier, ni les classes à 11 gamins, ils affirment qu’ils sont de toute façon au bout de la course les plus malheureux.

Ce qui m’a le plus frappé est le rapport clientéliste, marchand ou intéressé des discussions. C’est le « qu’est-ce que tu fais pour moi POUR que je vote pour toi ? », que je distinguerais de ce qu’on retrouve dans le pavillonnaire qui est « qu’est-ce que tu fais pour moi SI je vote pour toi ? ».

Dans environ la moitié des cas, il y a eu, plus ou moins sérieusement, la demande de trouver en emploi, toujours en mairie, et/ou un logement, ce qui dit aussi quelque chose.

Je relève sinon un rapport éminemment égoïste, dans lequel le quartier n’est qu’une façade collective, qui en réalité n’intéresse pas. Autrement écrit, il ne faut pas promettre pour le quartier, mais pour les personnes directement, ce qui n’est possible que dans un porte-à-porte.

Ainsi si eux trouvent qu’ils n’ont pas beaucoup été aidés dans leur jeunesse, il ne leur vient pas à l’idée qu’il y aurait un travail à faire auprès des plus jeunes actuels afin de leur permettre de mieux réussir Non, c’est parce qu’eux n’ont pas pu réussir, que les autres ne doivent pas plus réussir. J’en arrive aussi à cette conclusion qu’on ne peut plus rien faire à partir du lycée., et que reprendre des études, ou même faire des formations élaborées ne les intéressent pas…

À Grand-Vaux, je me suis aussi rendu compte que la rénovation était à des années-lumières de la très grande majorité des habitants, y compris certains des bâtiments qui sont en train de se vider, et qui font semblant de se rassurer qu’ils pourront rester tous seuls s’ils ne veulent pas partir.

J’ai encore eu la réaction de jeunes qui me disaient qu’ils ne voteraient pas pour moi si je ne retirais pas l’article dans lequel je racontais mon agression, parce que cela donnait une sale image du quartier. Il y a dans tous les cas une forme de négationnisme ou de déni, qui est entretenue.


Sur la politique

La première chose qui les intéresse, lorsqu’on leur dit qu’on est candidat, est notre étiquette. Ils nous demandent si on est de gauche ou de droite, puis tout de suite après, ils nous disent qu’ils pourraient quand même voter pour nous si on était du Front (Rassemblement) national.

La vérité est qu’il n’y a que la gauche qui les intéresse, avec la perpétuation du mythe que c’est la gentille qui aime les immigrés et accorde plus de droits sociaux. Mais En Marche se débrouille bien aussi avec ce discours que l’argent, lorsqu’ils seront tous entrepreneurs, va faire oublier aux autres qu’ils sont noirs ou Arabes…

Pour beaucoup, la politique est négative. Ils ne sont pas politiques. Ils ne font pas de politique. Ils arrêteront après les élections, pour ceux qui sont engagés en soutien ou sur une liste. Mais on les revoit encore et toujours, élection après élection. Ils se placent, ils essaient et ils n’ont aucun scrupule à changer d’étiquette de mandat en mandat.


Sur les municipales de 2020

Ce qui me surprend est le score relativement élevé de DEFRÉMONT, alors que ceux qui m’en ont parlé se comptent sur les doigts d’une seul main. À l’inverse, FABRE et IZARD revenaient très souvent dans les conversations. Or, FABRE, y compris aux PSM, n’avat pas une si mauvaise image que cela, hormis chez les quelques politisés qui se rappelaient de 2014.

Je suis aussi assez frappé de voir que beaucoup s’imaginent que IZARD est sincère avec eux, et qu’il ne pourra pas les trahir, alors qu’il débarque et qu’il était déjà à Savigny quand se préparait le projet de rénovation, ou quand Carrefour contact a fermé. Puis MACRON ne fait pas grand chose pour les banlieues…

Je vois aussi qu’il n’y a aucune reconnaissance pour le travail d’information que j’ai pu essayer de faire. Que dans leur esprit, je suis Front national et je n’aime pas les musulmans. Et là dessus, je n’ai aucune réponse satisfaisante à leurs yeux à leur apporter.


Sur la religion

La religion dans la cité, et je devrais d’ailleurs plutôt écrire l’islam qui est la seule que j’ai réellement vue même si on va toujours te dire qu’il y a aussi des chrétiens, des juifs et des hindous pour vendre une mixité qui est sociale mais pas religieuse, est en fait uniquement culturelle et identitaire.

Si le sujet de la mosquée arrive rapidement dans les discussions, comme une revendication collective pour que les musulmans aient un endroit pour prier, principalement parce que les autres cultes en ont, du moins c’est aisni qu’ils le présentent, il est très difficile de parler de foi.

Je vois des jeunes, qui donc sans juger qu’ils n’ont pas la foi ou qu’ils ne sont pas pieux, ont une expression religieuse qui se limite à la pratique de rites et à la récitation de prières apprises par cœur, mais qui sont incapables d’engager leur personne et de dire pourquoi ils croient personnellement en employant la première personne, sans sortir de formules toutes faites.

Je constate surtout une méconnaissance profonde de l’islam, qui pour énormément d’entre eux, ne dépasse pas le niveau 5e de ce qu’on apprend au collège. J’entends des jeunes qui pensent que le contenu de certains hadiths sont dans les sourates du Coran, ou alors d’autres  qui ne font pas la différence entre la sunna et la charia.

La plus grande hypocrisie étant toujours celle de ceux qui trouvent que rien n’est assez halal, mais que tu vois dans les mêmes temps adopter des comportements haram lorsqu’ils fument, vont à la chicha ou écoutent de la musique. Il y a une incohérence et un fantasme d’un islam dominant dans lequel ils seraient pourtant rapidement mis au pas.


Sur l’emploi

Si je conçois que les offres proposées dans les maisons de quartier, ou les jobs dating, sont inintéressantes au possible, je me disais que peut-être ces jeunes pouvaient aussi vouloir devenir médecin, professeur ou avocat.

En réalité, c’est seulement un travail en mairie qu’ils disent les intéresser, et en fait uniquement dans l’animation de jeunes, que ce soit dans le sport ou dans les maisons de quartier, pour en fait s’instituer en « grands frères », et exercer une autorité sur les uns et les autres.

Mais je ne suis pas certain que ce travail les intéresse réellement, d’autant qu’ils savent que les voies sont bouchées, et on en revient finalement à l’excuse sociologique que c’est la société qui les empêche de progresser et de travailler, et que finalement, on est mieux à ne rien faire et à survivre des aides sociales. Ce que j’ai aussi entendu dire par une partie (30 %) de manière assumée et décomplexée.


Sur la culture

Tout raisonnement se fait à l’échelle du quartier, et davantage d’un accessible à pied immédiat. Ce qui est construit dans le quartier est pour nous, et pour nous seul. Ce qui est construit hors du quartier n’est pas pour nous.

Il y a deux projets d’équipements souhaités qui reviennent régulièrement : c’est le city-stade pour pouvoir se défouler à proximité, et le studio d’enregistrement , mais uniquement pour faire du rap qui crache qu’il faut niquer la Police et que toutes les femmes sont des putes, sauf leurs mères, soeurs et femmes.


Conclusion

Le tableau que je dresse n’est pas beau. Il n’est surtout pas très optimiste. Il est pourtant celui que j’ai vu.

Je n’ai malheureusement pas de solution, et encore moins avec des personnes qui n’ont pas la vision du temps long et qui n’ont finalement pas de convictions durables.

J’avoue donc mon impuissance et peut-être mon désespoir. C’est pourquoi, de manière très lâche, je vais renoncer aux quartiers dans lesquels je ne souhaite pas me livrer à une surenchère qui ne serait pas honnête.

Je veux quand même terminer en souhaitant bon courage aux 10 ou 20 % que j’ai rencontré, et qui me semblent vraiment vouloir s’en sortir… Je leur souhaite le meilleur.



Quand Suez indique une défaillance du bailleur 1001 Vies Habitat à Grand-Vaux (Savigny-sur-Orge)

Ce lundi 04 novembre 2019 au matin, j’étais à Grand-Vaux pour ma campagne municipale.

Et en passant devant le 6, rue Van-Gogh, j’ai été interpellé par cette affiche encadrée de rouge, avec écrit en gros « CONTENTIEUX ».

En fait, la compagnie des eaux Suez, qui informe les locataires de l’immeuble que le bailleur ne veut pas payer ses factures.


Interpellé par la manière de faire, parce que je ne vois pas en quoi les locataires sont responsables des mauvais agissements de leur bailleur, j’ai écrit à Suez.

Qui m’a répondu ce jeudi 07 novembre 2019, en soulignant la défaillance du bailleur !

Entre-temps, l’affiche avait été retirée (l’après-midi même du lundi 04), comme si le bailleur ne voulait d’ailleurs pas que cela se sache…


C’est quand même du gros foutage de gueule de la part de 1001 Vies Habitat.

Qui n’est donc pas crédible à adresser des rappels de charge à ses locataires, alors que lui-même est relancé par ses créanciers.

Déjà qu’ils détournent l’abattement de taxe foncière sur les propriétés bâties pour faire de l’entretien, alors qu’ils devraient exclusivement s’en servir pour améliorer l’existant.

Si même avec cet argent supplémentaire, ils ne sont pas capables de surveiller leurs branchements, c’est vraiment qu’ils sont bien défaillants.


Je précise enfin que je n’ai pas sollicité 1001 Vies Habitat pour la rédaction de cet article, car cela fait déjà deux fois que je les contacte, qu’ils accusent réception de ma demande, puis qu’ils ne me reviennent jamais vers moi. Donc s’ils ont quelque chose à répondre, ils commenteront l’article ou ils m’adresseront un droit de réponse. À chaque fois que j’appelle leur service Presse, ils me demandent d’ailleurs si c’est pour un article de blog sur Grand-Vaux, donc ils savent très bien qui je suis !



La question qui fâche : pourquoi le graff du futur de Grand-Vaux ne ressemble pas bien au plan du projet ?

Probablement parce que le graffeur, qui n’est pas de la commune, ne sait pas bien dessiner, tout du moins n’a pas le sens des proportions…

En attendant, je vous propose de jouer au jeu des sept différences entre le plan du projet et le plan de la fresque. (Mais il y en a sûrement plus !)

1) Ce qui me frappe le plus, c’est le déplacement du gymnase Douillet qu’on a écarté de l’Yvette.

2) Mais il y a aussi les nouveaux immeubles de la rue Van-Gogh qui sont concentrés ensemble et décalés par rapport à la rue

3) La résidence Derain a aussi pris un sacré coup de rabot (David, si tu nous lis…)

4) Les pavillons sont devenus des barres, même si ce ne doit pas être facile à dessiner.

5) Il y a aussi des petites différences dans la forme des bâtiments à la place de l’actuelle dalle commerciale.

6) On a aussi réduit la taille du parking du groupement immobilier de l’Yvette.

7) Et une dernière pour en avoir sept, le petit immeuble prévu au niveau de l’église est décalé plus bas.

Tout mon problème en fait, est que je ne sais pas si c’est le graffeur qui n’est pas si bon que cela, ou si c’est le projet qui a encore changé entre temps…

Et bien sûr, on ne sait toujours pas où sont prévus les logements sociaux, qui vont probablement tous être vers la barre Monet pour laisser les gueux entre eux… Une mixité sociale en carton…