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Des enjeux du Conseil municipal de Savigny-sur-Orge du 11 avril 2018

Conseil municipal plus ou moins extraordinaire ce mercredi 11 avril 2018 consacré quasi-exclusivement au vote de motions, qui est exceptionnellement à 20 heures précises, pour coïncider avec la réunions des autres conseils municipaux nord-essonniens. À noter la démission prévisible et attendue de l’ancienne députée EELV Éva SAS en date du 24 mars 2018 ; laquelle sera donc officiellement remplacée par le PS Bruno GUILLAUMOT.

Il y a ensuite le vote de plusieurs vœux communs aux différentes villes du Nord-Essonne :

– un pour dire qu’on est déçu du Grand-Orly Seine Bièvre, et que la CALPE, c’était mieux avant, quand Robin RÉDA était le chef, parce que c’était à taille humaine, et proche de nous. On se demande juste alors pourquoi MEHLHORN est allé nous jeter dans le Grand-Paris…

– un pour dire qu’il ne faut pas privatiser Orly parce que sinon le couvre-feu explosera. Cela n’a rien à voir et est encadré par la Loi. Mais RÉDA doit donc penser ne pas être capable de faire voter une nouvelle loi. À noter que la motion demande une consultation des élus… du GOSB !

– un vœu pour dire qu’on ne veut pas voir l’hôpital de Juvisy fermer, proposé depuis des mois par Michèle PLOTTU… Mais depuis que RÉDA s’est emparé du dossier, sans aucun résultat supplémentaire. Vous pouvez donc garder l’hôpital de Juvisy (ce que je souhaite), mais comme nous n’aurons bientôt plus de médecins à mettre dedans…

– un vœu savinien pour reconnaitre un droit au choix du compteur Linky, lequel n’est pas une interdiction comme demandé, et n’a aucune valeur juridique, en tant que seul le maire peut personnellement s’opposer à ce remplacement de compteurs appartenant à la Commune… On s’interrogera aussi sur la réalité des risques des rayonnements sensibles, qui s’ils existent et feront souffrir les personnes électrosensibles, sont exagérés dans leur description.

– un vœu savinien pour dire qu’il faut renfoncer les transports, et MEHLHORN d’encore réclamer une station du T12 à Savigny ! Et plutôt que d’emmener le 492 à la gare de Juvisy, donc au futur T7, de demander qu’il aille jusqu’à la gare T12 de Chilly-Mazarin… Encore un vœu dont l’objet n’a plus rien à voir avec celui de ses créateurs…. À mercredi à 20 h 00 !




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Budget 2017 du GOSB : Alain VEDÈRE et Raymond CHARRESSON se désolidarisent du groupe LR de Robin RÉDA

Au cours du Conseil territorial du GOSB du 15 avril 2017, et à la suite de la parution d’un communiqué de presse mensonger envoyé par Robin RÉDA, président du groupe des élus d’opposition, Alain VEDÈRE, maire de Paray-Vieille-Poste, et Raymond CHARRESSON, maire de Rungis, ont fait le choix de se désolidariser, sur ce point uniquement, du groupe auquel ils sont rattachés pour faire valoir leur version des faits et leur liberté de vote !

L’intervention qui va suivre est le fait d’Alain VEDÈRE. Elle est un témoignage de l’intérieur du groupe LR – UDI et apparentés qui nous montre que Robin RÉDA est autoritaire, hypocrite et complotiste ! À noter que le maire de Paray n’enfonce pas le maire de Juvisy alors qu’il pourrait aussi dire que RÉDA est dans une posture électoraliste, et que plus que d’une augmentation de fiscalité dont il n’a pas mesure, il veut juste faire le beau et parler de lui en tapant sur la gauche.

Rappelons encore que c’est Robin RÉDA qui a fait rentrer les communes de la CALPE dans le Grand-Paris (juste pour au final avoir la présidence d’une commission métropolitaine ; qui s’est fait épinglée en séance publique en janvier parce qu’elle n’avait rien foutu !). Et maintenant, il s’en plaint, alors il pratique la politique de la chaise vide sans refuser son indemnité, et seulement ici parce que ça ne l’arrange pas ! Voulez-vous sérieusement de ce type à l’Assemblée ?


Extrait de l’intervention d’Alain VEDÈRE à 16 minutes 40 du Conseil

(intégralité retranscrite en bas d’article)

Alain VEDÈRE : Donc j’ai été vraiment très surpris quand j’ai appris le report de ce conseil. Et j’ai vu passer depuis des communiqués de presse dans lesquels c’était le groupe LR, UDI et assimilés, donc qui s’opposaient.

Les assimilés en l’occurrence, c’est Raymond (CHARESSON) et moi dans notre groupe.

Je voulais dire qu’on se désolidarisait de cette position, de façon à ce que ce soit très clair. (1)

Pourquoi ai-je été surpris de ce report ? C’est parce qu’on a eu pas mal de réunions, je parle de l’ex-CALPE parce que j’en fais partie, dans laquelle il y a pas mal de LR, et jamais, nous n’avons eu de contradictions sur le point de la CFE ; de l’augmentation de la CFE, donc je pensais que c’était quelque chose d’acquis (2), qui ne poserait aucun problème. Je ne sais pas pourquoi, mais apparemment les positions ont changé.

Alors nous connaissons tous les difficultés en plus à équilibrer le budget, et c’est vrai qu’on a beaucoup travaillé là dessus, et Pascal (NOURY) en particulier, et nous sommes vraiment tous d’accord pour rechercher des économies à condition effectivement que notre service public soit préservé.

Et là, on sous-entendrait, parce que j’ai aussi vu passer des courriers qu’il y a des trésors cachés qu’il faut peut-être allé rechercher (3) Je pense que notre DGA, que je connais bien, Laurent, s’il les avait trouvés nous en aurait fait part. Mais bon peut-être qu’il va les rechercher et nous les proposer demain, s’il y a des pistes d’économies qu’on ignore ; peut-être qu’on les découvrira.

Mais néanmoins, dans cette attente, moi, j’estime raisonnable, et je pense que Raymond est d’accord avec moi là-dessus, donc le groupe à 100 % est d’accord là-dessus, nous trouvons raisonnable de voter cette hausse, à condition, mais c’est ce que j’ai crû aussi lire dans le rapport, à condition qu’elle soit ciblée d’une part sur la compensation du FPIC, ce qui permet aux communes de compenser les charges. Et ça, c’est pas mal.

Je n’irai pas jusqu’à dire que seuls ceux qui votent pourraient avoir une compensation sur le FPIC, mais pourquoi pas ? Un petit trait d’humour, ça fait du bien de temps en temps.

Et aussi sur des opérations d’investissement, et de façon transversale.

À partir de là, je ne vois pas pourquoi on se priverait effectivement de ce réajustement.



DÉCRYPTAGE DE L’INTERVENTION : Analyses et interprétations


(1) Robin l’autoritaire

Rappelons en avant-propos le coup de sang de Robin lors de son dernier Conseil municipal relaté dans le Parisien… Là, cette intervention nous apprend qu’il recommence à agir de manière autoritaire ; que parce qu’il est président de groupe, de se permettre de parler au nom de tous sans même les consulter. Je me suis donc permis de corriger le communiqué de presse de Robin, tout en m’interrogeant de savoir qui prend réellement ses responsabilités dans l’affaire.


(2) Robin l’hypocrite

L’intervention démontre ensuite que Robin est hypocrite parce que s’il va aux réunions des maires pour ensuite publier sur Facebook qu’il travaille en tant qu’élu, il n’y dit rien de ce qu’il pense vraiment (ou alors il n’arrive pas à se faire comprendre, plus inquiétant). Je pense que Robin a toujours su qu’il ferait blocage, mais il est sinon possible qu’il n’ait seulement pensé qu’après, au coup de communication gratuite pour sa campagne qu’il pouvait ainsi obtenir…


(3) Robin le complotiste ?

Elle nous dit que Robin est complotiste parce qu’il répand la rumeur qu’il n’y a pas besoin d’augmenter les impôts parce qu’il y aurait un ou des trésors cachés ! Mais quand bien même, il y en aurait un une fois, comment est-ce qu’on fait pour la suite ? Est-ce qu’on développe une vision de long terme, ou qu’on fait de la courte vue ? Parce qu’on espère être élu député en juin, et se tirer… Mais travaillera-t-il plus à l’Assemblée si déjà RÉDA n’est pas capable de bosser là ?



Transcription intégrale de l’intervention d’Alain VEDÈRE

« Monsieur le président,

Oui, je souhaite intervenir parce que j’ai vu passer – d’abord, je n’étais pas là mardi, excusez-moi, j’étais ailleurs. – Donc j’ai été vraiment très surpris quand j’ai appris le report de ce conseil. Et j’ai vu passer depuis des communiqués de presse dans lesquels c’était le groupe LR, UDI et assimilés, donc qui s’opposaient.

Les assimilés en l’occurrence, c’est Raymond (CHARESSON) et moi dans notre groupe.

Je voulais dire qu’on se désolidarisait de cette position, de façon à ce que ce soit très clair.

Pourquoi ai-je été surpris de ce report ? C’est parce qu’on a eu pas mal de réunions, je parle de l’ex-CALPE parce que j’en fais partie, dans laquelle il y a pas mal de LR, et jamais, nous n’avons eu de contradictions sur le point de la CFE ; de l’augmentation de la CFE, donc je pensais que c’était quelque chose d’acquis, qui ne poserait aucun problème. Je ne sais pas pourquoi, mais apparemment les positions ont changé.

Alors nous connaissons tous les difficultés en plus à équilibrer le budget, et c’est vrai qu’on a beaucoup travaillé là dessus, et Pascal (NOURY) en particulier, et nous sommes vraiment tous d’accord pour rechercher des économies à condition effectivement que notre service public soit préservé.

Et là, on sous-entendrait, parce que j’ai aussi vu passer des courriers qu’il y a des trésors cachés qu’il faut peut-être allé rechercher… Je pense que notre DGA, que je connais bien, Laurent, s’il les avait trouvés nous en aurait fait part. Mais bon peut-être qu’il va les rechercher et nous les proposer demain, s’il y a des pistes d’économies qu’on ignore ; peut-être qu’on les découvrira.

Mais néanmoins, dans cette attente, moi, j’estime raisonnable, et je pense que Raymond est d’accord avec moi là-dessus, donc le groupe à 100 % est d’accord là-dessus, nous trouvons raisonnable de voter cette hausse, à condition, mais c’est ce que j’ai crû aussi lire dans le rapport, à condition qu’elle soit ciblée d’une part sur la compensation du FPIC, ce qui permet aux communes de compenser les charges. Et ça, c’est pas mal.

Je n’irai pas jusqu’à dire que seuls ceux qui votent pourraient avoir une compensation sur le FPIC, mais pourquoi pas ? Un petit trait d’humour, ça fait du bien de temps en temps.

Et aussi sur des opérations d’investissement, et de façon transversale.

À partir de là, je ne vois pas pourquoi on se priverait effectivement de ce réajustement.

Et par ailleurs, je suis d’accord pour qu’une bonne fois pour toutes, on tourne la page des ex-EPCI, et qu’on arrive à un budget global. Merci. »



EPT, Grand Orly, Grand Paris : quelles seront les compétences de la CALPE en 2016 ?

Note : Le prochain conseil communautaire de la CALPE est officiellement prévu le jeudi 24 septembre 2015. Par ailleurs, j’informe dans cet article de manière un peu cavalière du futur départ des conseillers communautaires Laure LAFOND (Athis-Mons) et Daniel JAUGEAS (Savigny-sur-Orge) au 1er janvier 2016…

Que comprend le citoyen à la nouvelle organisation territoriale de la République : commune, syndicat de commune ou intercommunal, agglomération, département, établissement public territorial, métropole, Région, État, Union européenne. Sans compter les associations d’intérêts, les échelons sont trop nombreux…

Et moi de constater la médiocrité des socialistes français qui après avoir tant vanté la décentralisation (transfert de pouvoirs de l’État vers des personnes morales indépendantes) s’aperçoivent qu’elle ne fonctionne pas. Mais évidemment lorsqu’ils étaient partout au pouvoir, il fallait placer les copains, par exemple sur des échelons administratifs créés pour eux.

Tandis que moi qui suis à droite (vilain !), je suis un méchant jacobin centralisateur et je pense que si l’État n’est pas capable d’assumer toutes les responsabilités, il est bon qu’il les partage. Je soutiens donc la déconcentration qui transfère les pouvoirs de l’État à des structures déjà existantes qui continuent de représenter l’État. Et c’est tout de suite moins le bazar…


Où est mon Grand Orly ?

Tu oublies, il est mort. Il restera une association de masturbation intellectuelle qui aura échoué à  construire un « projet de territoire cohérent » autour d’Orly et à faire reconnaître, à l’échelle régionale, le Grand Orly « comme un territoire stratégique en affirmant ses atouts et son potentiel de développement« . Dommage pour les 15 communes le composant mais l’État s’en fout.


Du coup, y a quoi à la place ?

Un établissement public territorial (qu’aurait pu être le Grand Orly si à mon avis la droite n’avait pas commencé par aller au combat contre les communistes du Val-de-Marne) qui regroupe la plupart de ses communes sans avoir de projet autour d’Orly qui est chasse gardé de Paris. Notre EPT regroupera la CALPE, la CA du Val-de-Bièvre et la CA de Seine-Amont.


À quoi sert un EPT par rapport à une agglo ?

À long terme, les EPT doivent remplacer les agglomérations (comme la CALPE). Sauf qu’ils ne vont percevoir que les impôts de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ce qui ne représentera pas assez d’argent pour absorber toutes les compétences des agglos. En plus du transfert qui va prendre du temps…


À quoi sert un EPT tout court ?

Les EPT vont exercer la compétence de gestion des déchets et fixer l’assiette et les taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (attendez-vous donc à ce que la TEOM continue d’augmenter). Ils auront aussi en charge les plans locaux d’urbanisme (PLU) de leur territoire. Pour le reste, on ne sait toujours pas ! À quatre mois d’entrer dans l’EPT.


Faut-il s’inquiéter de cette impréparation ?

Évidemment que oui mais il faut relativiser cette « angoisse » car ce sont les agglomérations actuelles (type CALPE) qui vont conserver leurs compétences (vos impôts par contre se baladeront entre les deux structures…). De plus, la métropole (et certainement les EPT) vont connaître une première année blanche (où ils ne feront rien) pour organiser les transferts.


Et la CALPE ? Elle ne disparaît pas, incongruité de la réforme

La communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne disposera de nouveaux statuts au 1er janvier 2016. Elle associera les communes d’Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon (article 1). Elle est créée pour une durée illimitée (article 2). Son siège est maintenu au 3, rue Lefèvre-Utile à Athis-Mons (article 3).


Les compétences de la nouvelle CALPE (article 4) concrètement

Obligatoires (aménager localement le territoire) : développement économique, installation de locaux d’IUT ou d’universités,  gérer les transports sur le territoire, rénovation du Logement, insertion des jeunes, lutte contre la délinquance et prévention

Optionnelles (protéger l’environnement) : qualité de l’air, bruit, efficacité énergétique, parcs, ordures ménagères, propreté, gestion des équipements sportifs et culturels, personnes âgées, accès au droit, eau potable et assainissement

Facultatives (ce que personne ne veut gérer) : éclairage, signalisation, voirie, promenades, aires d’accueil gens du voyage, haut débit, distribution énergie


Les compétences de la nouvelle CALPE (article 4) précisément

I. Compétences Obligatoires

  1. Action de développement économique intéressant l’ensemble de la communauté

  • Création, aménagement, entretien et gestion de zones d’activités industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique qui sont d’intérêt communautaires, actions de développement économique d’intérêt communautaire
  • Soutien au commerce et au développement économique
  • Soutien à l’implantation d’équipements d’enseignement supérieur

2. Aménagement de l’espace

  • Élaboration d’un schéma de cohérence territorial
  • Élaboration et pilotage d’un Plan communautaire de déplacements urbains et d’un schéma communautaire des circulations douces
  • Opérations d’aménagement d’intérêt communautaire : ZAC, lotissement, opération de restauration immobilière, opération d’amélioration de l’habitat (OPAH), opération de résorption de l’habitat insalubre (RHI), opération de renouvellement urbain (ORU), opération de restructuration commerciale et artisanale
  • Organisation des Transports urbains

3. Équilibre social de l’habitat

  • Élaboration d’un programme local de l’Habitat communautaire (PLH)
  • Politique du logement d’intérêt communautaire notamment du logement social d’intérêt communautaire par des actions et aides financières en faveur du logement social des personnes défavorisées

4. Politique de la Ville

  • Dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d’insertion économique et sociale d’intérêt communautaire
  • Dispositifs locaux d’intérêt communautaire de prévention de la délinquance et coordination de l’action des villes en matière de prévention
  • Insertion professionnelle et sociale des jeunes
  • Prévention spécialisée

II. Compétences optionnelles

  1. Protection et mise en valeur de l’environnement

  • lutte contre la pollution de l’air
  • lutte contre les nuisances sonores
  • soutien aux actions de maitrise de la demande d’énergie
  • gestion d’espace verts d’intérêt communautaires
  • collecte, élimination et valorisation des déchets ménagers et des déchets assimilés
  • actions d’intérêt communautaire en matière de propreté urbaine

2. Construction, aménagement, entretien et gestion des équipements culturels et sportifs d’intérêt communautaire

3. Action sociale d’intérêt communautaire

  • Coordination gérontologique des acteurs du territoire
  • Mise en œuvre de certaines actions d’intérêt communautaire dans le domaine de la gérontologie
  • Politique d’accès au droit grâce à la Maison de Justice et du Droit et coordination de l’action des villes en matière de prévention et de lutte contre la délinquance

4. Eau potable

5. Assainissement


III. Compétences facultatives

1. Domaine public

  • Éclairage public
  • Signalisation lumineuse tricolore
  • Création, aménagement et entretien des voies reconnues d’intérêt communautaires et de leurs dépendances
  • Allées et promenades hors des parcs communaux

2. Autres

  • Création et gestion d’aire(s) d’accueil des gens du voyage
  • Distribution de l’énergie électrique et du gaz
  • Développement du réseau haut-débit sur le territoire

Il est précisé que « la communauté d’agglomération pourra mettre à la disposition de ses communes membres des moyens et des services« 


La nouvelle répartition communautaire (article 5)

Chaque commune dispose de 6 représentants minimum. S’y ajoute un nombre de conseiller équivalent à l’arrondi de l’entier le plus proche de la taille de la population moins 10 000, le tout divisé par 2500. Les communes disposent également de suppléants. Qui y gagne ? Qui y perd ? La grande question est de savoir sur quelle base va-t-on virer les élus déjà en place…

  • Athis-Mons : 15 membres en 2015 ; 30400-10000 = 20400/2500 = 8,2 = 8 (+6) = 14 (au revoir Laure LAFOND…)
  • Juvisy-sur-Orge : 8 membres en 2015 ; 14600-10000 = 4600/2500 = 1,8 = 2 (+6) = 8 (pas de changement)
  • Morangis : 7 membres en 2015 ; 12100 – 10000 = 2100/2500 = 0,8 = 1 (+6) = 7 (pas de changement)
  • Savigny-sur-Orge : 18 membres en 2015 ; 36800-10000 = 26800/2500  = 10,72 = 11 (+6) = 17 (Daniel JAUGEAS nous quitte et DLF perd son seul représentant)
  • Viry-Chatillon : 32000-10000 = 22000/2500 = 8,8 = 9 (+6) = 15
  • TOTAL : 54 membres en 2015 ; 61 membres en 2016 (7×225 € environ d’indemnités en plus à verser tous les mois)

Les autres articles des nouveaux statuts

  • L’article 6 dit que le Conseil agit par délibérations,  il se réunit une fois par trimestre et il est soumis à des règles de quorums (besoin de la moitié des conseillers présents)
  • L’article 7 précise la composition du bureau, ouvert à tous.
  • L’article 8 indique que le bureau possède des attributions (pour gérer les affaires courantes).
  • L’article 9 dit que le président est élu au sein du conseil communautaire.
  • L’article 10 précise que l’agglo peut exiger toutes les recettes indiquées dans la Loi.
  • L’article 11 indique comment est nommé le comptable de l’agglomération
  • L’article 12 précise que le conseil communautaire doit se doter d’un règlement intérieur
  • L’article 13 dit que ces statuts sont annexés au document créant la nouvelle communauté

On ne sait pas où on va, on ne sait pas pourquoi on y va, mais l’État et nos élus sont tout excités d’y aller, alors on les suit, pris en otage. Comment feindre d’ignorer que les citoyens se désintéressent de la politique avec des carriéristes opportunistes au pouvoir, plus soucieux de la nouvelle indemnité qu’ils vont percevoir que de notre intérêt général commun ? Mais comme personne n’ose dire qu’il n’y comprend rien, alors l’honneur est sauf, nos impôts un peu moins.

 

Viry-Châtillon menace-t-elle l’entrée de la CALPE dans le Grand Paris ?

La CRCI (Commission régionale de coopération intercommunale) s’est réunie le 10 juillet 2015 pour se prononcer sur les regroupements intercommunaux dans le cadre du Grand Paris. Parmi les avis défavorables, celui concernant l’avenir de la CALPE, à savoir que Paray-Vieille-Poste quitte la CALPE et que Viry-Châtillon rejoigne notre agglomération.

Lorsqu’on sait que Paray-Vieille-Poste rapporte 20 % des recettes de la CALPE (environ 20 millions €), alors qu’elle n’en représente que 4,6 % de la population, on peut se dire qu’on n’a pas envie de perdre une commune aussi rentable. Mais lorsque des rumeurs tendancieuses nous laissent à penser que Viry menacerait notre entrée dans le Grand Paris, on s’interroge.

© Le Parisien – Un projet au 16 juillet 2015 qui ne statue pas encore sur l’avenir de la CALPE


–> Lire le résumé de la Région : « Aucun des 4 périmètres (dont la CALPE) n’a donc fait l’objet de modifications adoptées par la CRCI. » Donc Paray reste pour l’instant dans la CALPE et Viry n’y rentre pas. Et tout le monde est mécontent, enfin presque… Si le Conseil municipal de Viry a bien voulu quitter la CALE pour la CALPE, les Conseils municipaux de Savigny, Athis-Mons, Juvisy et Morangis lui ont dit NON. Alors que les mêmes avaient voté OUI à la CALPE !!!


Avant-propos : ma position sur le Grand Paris

Je suis hostile à ce que la CALPE intègre le Grand Paris pour la raison que ce mastodonte n’aura rien à faire de nous, villes-dortoirs du Nord Essonne. Par contre, je ne trouve pas incohérent que Viry nous rejoigne dans la CALPE, et que nous rassemblions ainsi la 7ème circonscription législative. Tout le problème vient des dettes de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne (CALE) dont fait partie Viry et que nous devons aux socialos-communistes.


Avantages et inconvénients d’un Viry calpien

À Viry, ce qui est bien, ce sont toutes les infrastructures sportives, culturelles et sociales que les Castelvirois ont financé et qui pourraient aujourd’hui servir aux Saviniens et aux Juvisiens limitrophes à des coûts privilégiés. Ce qui est bien aussi à Viry est la régie de l’eau, même si sa gestion est réformable. Mais le problème est que tout cela a un coût d’entretien important et que la CALE était endettée de 46 millions € en 2013 dont une partie irait alors à la CALPE…


La CALPE – Paray + Viry = Err 001 (somme négative)

Paray, c’est bien parce qu’ils donnent beaucoup et qu’on leur en rend peu. Pour moi, comme à Savigny, nos deux communes sont les « idiotes utiles » de la CALPE… Viry, ils donneront beaucoup parce qu’ils sont nombreux et actifs commercialement mais il faudra aussi leur rendre beaucoup pour entretenir toutes les belles infrastructures dont les Calpiens vont les déposséder en s’invitant chez eux. Comme il n’y a rien à Savigny…


La menace castelviroise (qui est une menace paraysienne)

raisons-CALPE

Extrait de la délibération savinienne rejetant l’intégration de Viry-Châtillon à la CALPE (et le départ de Paray)

En réalité, la CALPE n’est pas hostile à l’entrée de Viry (parce que cela coûterait cher – là dessus, il n’y a aucune réaction « venez comme vous êtes », que la Ville est trop au Sud, trop éloignée du Grand Paris). Mais les communes craignent qu’on leur refuse le Grand Paris à cause du départ de Paray. La CALPE ne peut en effet intégrer le Grand Paris que si deux de ses communes (Athis-Mons et Paray-Vieille-Poste) jouxtent une infrastructure aéroportuaire. Or, la modification de territoire des deux villes est liée et enchainée…

Alors comme il n’y a aucune autre garantie pour l’instant, tolérer le départ de Paray, en imaginant qu’un amendement dérogatif nous intégrant au Grand-Paris ne soit pas voté, pourrait nous laisser à la porte, d’autant que l’agglo est loin des 200 000 habitants nécessaires (avec 127 064 – Viry inclus). Donc cela priverait la CALPE et son nouvel établissement public territorial des mannes financières de l’aéroport. Et ça, ce serait vraiment trop injuste…


Pour terminer, un petit échange de courriels avec Laurent SAUERBACH, président de la CALE

Moi, le 17 juillet 2015 à 10 h 17 :

Bonjour,

Je souhaiterais connaître les réactions officielles de la CALE et ses élus, s’il y a eu, suite à la réunion de la CRCI du 10 juillet 2015 qui traduit un avis défavorable au rattachement de la commune de Viry-Châtillon à la CALPE.

En vous remerciant. Bien cordialement.

Olivier Vagneux


Laurent SAUERBACH, président de la CALE le 17 juillet à 10 h 34 :

Comme d’habitude, vous continuez de véhiculer des informations erronées ou mensongères. Pour travestir ainsi la réalité, vous n’étiez manifestement pas à la CRCI du 10 juillet ou vous dormiez pendant la séance. C’est pathétique !

Vous n’êtes pas journaliste, vous ne représentez personne et notre Communauté d’Agglomération n’a donc aucune réponse à apporter à un falsificateur tel que vous.

Bonne journée.

LS


Moi, parce que j’aime bien avoir le dernier mot, le 17 juillet 2015 à 11 h 19 :

Re bonjour,

Manifestement le président de la CALE aurait du mal à assumer que je m’interroge publiquement sur son engagement à la tête de la CALE et son autre engagement au cabinet du Conseil départemental. Il devrait pourtant savoir que je le sais trop intègre pour pouvoir soupçonner tout népotisme ou tout conflit d’intérêt qui justifierait la deuxième fonction, et qui de plus à ce jour n’est pas prouvé entre les deux institutions.

Quant au fait que j’écrive que Laurent SAUERBACH prenne un poste professionnel au Département pour s’assurer, après la dislocation de la CALE, il relève de ma liberté d’expression que je l’écrive, et de la liberté de la presse que je le publie sur mon blog. D’autant plus que pour une fois qu’un élu conserve une activité professionnelle…

Où est l’information erronée, où est l’information mensongère ? Les villes composant la CALPE ne veulent pas de Viry-Châtillon (et perdre les 20 millions € de recettes de Paray).

La Presse le dit, notamment le Républicain (http://www.le-republicain.fr/actualites-departementales/5432-le-debat-sur-les-agglomerations-reste-fige-en-essonne)

Même le site de la Région dit comme moi (http://www.ile-de-france.gouv.fr/Presse-et-communication2/Communiques/Grand-Paris-CRCI-du-10-juillet-2015-13-perimetres-d-intercommunalites-stabilises-en-grande-couronne)

3) Les 4 périmètres ayant fait l’objet d’une majorité d’avis défavorables de la part des communes concernées ont été à nouveau examinés par la CRCI

Il s’agit des périmètres suivants :

 L’élargissement du périmètre de la CALPE (réduite de Paray-Vieille-Poste) à la commune de Viry-Châtillon (91) : 4 des 5 communes concernées ont exprimé un avis défavorable, représentent 75% de la population. La CALPE a quant à elle émis un avis favorable ;

Alors la question que je me pose est la suivante : Pourquoi les villes de la CALPE s’opposent-elles à cette modification territoriale ? (Plusieurs réponses possibles)

1) Parce que le Grand Paris est réellement menacé par l’entrée de Viry-Châtillon (ce dont je ne comprends pas en quoi).

2) Parce que la CALE est très endettée et dispose d’infrastructures qui seront lourdes à entretenir.

3) Parce que la CALPE ne veut pas perdre les 20 millions € de recettes de Paray-Vieille-Poste.

4) Pour une autre raison qui dépasse le « falsificateur » que je suis.

Voilà, le journalisme, c’est poser des questions et retranscrire les réponses qui sont données. Vous avez gagné un article sur mon blog.

En vous remerciant de votre collaboration.

Olivier Vagneux