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Vos questions sur le Grand débat national, organisé par la municipalité, à Savigny-sur-Orge

Je vais essayer ici de répondre aux quelques questions que j’ai reçues relativement à l’organisation du Grand débat national à Savigny-sur-Orge, prévu le mercredi 13 mars (et non pas le mercredi 13 février comme beaucoup l’ont rapidement lu).

Et c’est à 19 h 30, parce que le site de la Ville indique 20 h 00…


Question : Est-ce que le maire ne se fout pas un peu de notre gueule en organisant le débat le 13 mars, alors que l’opération se termine le 15 mars ?

Réponse : Assurément !


Q : Est-ce que la mairie aura le temps de retranscrire tous les débats de cette soirée ?

R : Oui, à condition qu’elle s’active un peu, parce que par exemple, elle pensait jusqu’au vendredi 15 février que les cahiers de doléances mis en place par l’AMIF étaient valables jusqu’au 15 mars. Or, l’AMIF arrêtait sa concertation au 15 février…


Q : Est-ce qu’il y aura la venue du président, du Premier ministre ou d’un ministre ? Mais MACRON est déjà venu en Essonne, à Évry-Courcouronnes…

R : Je pense que c’est peu probable. Peut-être un secrétaire d’État pourrait faire le déplacement, mais je n’y crois pas.


Q : Qui va animer la soirée ?

R : Possiblement le maire, mais je pense plutôt qu’il va encore faire appel à un prestataire extérieur du genre de Grégoire MILOT (États d’esprit – Stratis).


Q : Si chacun vient avec une question, comment aurons-nous le temps de nous exprimer ?

R : Les plus rapides auront le micro. Les autres devront passer par l’écrit, probablement. Au vu du nombre d’appels et de courriels que je reçois, je pense que nous serons nombreux.


Q : Je n’aime pas m’exprimer en public. Est-ce que vous pourriez parler à ma place et poser ma question ?

R : Je ne préférerai pas. J’ai déjà prévu une intervention sur le thème de la Justice. Je vous conseille de passer par l’écrit, par le formulaire disponible sur le site de granddebat.fr


À compléter avec vos autres questions !




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Sur l’intervention du maire de Savigny-sur-Orge devant le président de la République : la question d’Éric MEHLHORN et la réponse d’Emmanuel MACRON

De ce débat truqué (MACRON avait visiblement ses réponses sur des fiches alors qu’il ne prenait que très peu de notes) donc les questions avaient dû être transmises, je retiendrai d’abord que MEHLHORN a le crâne qui le gratte parce qu’il a passé la soirée avec la main dans les cheveux ; et aussi je noterai que le maire de Savigny s’est fait grillé la politesse par le maire de Maurepas (Yvelines) qui a posé la question qu’il voulait poser…


Je vous invite d’abord à lire les interventions retranscrites, pour que nous puissions ensuite les commenter ensemble.


Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge.

Monsieur le président,

je me permets de vous réinterpeller parce qu’il y a eu une remarque tout à l’heure faite par un de mes collègues, mais à moins que j’ai manqué d’attention, je n’ai pas entendu la réponse.

Savigny fait partie de ces communes dites carencées. Nous avons aujourd’hui 16 % de logements sociaux. Nous sommes une commune qui bénéficie de l’ANRU, et d’ailleurs, Monsieur le ministre du Logement m’a fait le plaisir de nous accompagner il y a une quinzaine de jours pour la signature. Cependant, on a tendance à penser que nous sommes un peu dans la double-peine (1). Nous devons payer cette pénalité pour la loi SRU. Nous voulons revoir le visage de notre quartier difficile (2), et d’ailleurs nous prévoyons d’y investir quasiment 18 millions (3).

Ma remarque sera simple : pensez-vous à modifier cette loi SRU alors que les communes souhaitent faire des efforts pour augmenter leur nombre de logements sociaux et bénéficier en parallèle de l’ANRU (3). J’ai tenu les deux minutes.


La réponse d’Emmanuel MACRON

Monsieur le maire,

J’ai répondu sur SRU tout à l’heure, je suis prêt à l’ouvrir (4). Je connais le problème particulier que vous avez, et qui rejoint un petit peu la logique que Monsieur le maire a défendu qui est celle d’avoir au fond un contrat de confiance qui est de dire : quand je n’arrive pas à atteindre l’objectif qui est fixé par la Loi de manière peut-être un petit peu mécanique, ne me pénalisez pas en plus parce que j’ai un sentiment de vivre la double-peine (1).

Si je vous disais : on va faire dans la loi quelque chose qui vous dédouane de vos obligations, je créerai plein de situations chez les maires qui sont là qui seraient insupportables pour ceux qui sont eux, au dessus des seuils (5), et disent faut qu’on en prenne un peu.

Et donc c’est pour ça, ce que je disais, moi je suis prêt à ce qu’on regarde ces situations au cas par cas (4), sans doute avec le préfet, avec les autres élus du territoire. C’est au niveau d’un territoire qu’on peut construire ça (6) pour essayer de rendre la loi plus intelligente et l’appliquer plus intelligemment (7). Mais je ne pense pas que la réponse soit complètement uniforme et utile.


(1) Le vocabulaire péjoratif de double-peine est assez incompréhensible, surtout lorsqu’on veut lier la pénalité SRU qui prend de l’argent aux communes à l’ANRU qui donne de l’argent, plus exactement en investit sur le territoire.

L’ANRU pour Savigny, c’est deux années de budget investis intégralement sur Grand-Vaux ! C’est donc plutôt un super bonus.

(2) Pour MEHLHORN, Grand-Vaux est le (seul) « quartier difficile » de Savigny.

(3) Il est intéressant de constater que MEHLHORN ne situe le problème du logement social que par rapport à l’argent. En gros, nous aurions un plus gros budget, nous pourrions atteindre 25 % de logements sociaux. Alors que c’est l’espace qui manque !

(4) MACRON est complètement contradictoire. Il est d’accord pour faire modifier la loi, en regardant les situations au cas par cas, ce qui est inconstitutionnel.

(5) Mais il ne veut pas le faire, par respect pour les maires qui respectent la loi.

(6) Heureusement, MACRON semble d’accord que le calcul se fasse au niveau du territoire, et plus de la Commune.

(7) Parce que la loi est conne, comme son application. Sauf qu’entre-nous, une loi ou l’application d’une loi n’est pas conne ; ce sont plutôt les législateurs qui sont des cons de préparer et de voter un texte aussi minable.


En conclusion, rien ne change.

En quelques phrases, en moins de deux minutes (l’enfant tout content d’avoir respecté la consigne), MEHLHORN réaffirme son mépris de Grand-Vaux et son absence de prise de conscience du problème de la densification urbaine à Savigny, qu’il résume à un problème financier pris à l’envers.

Et MACRON donne une double-réponse, qui joue sur tous les tableaux, pour se dédouaner. Lui, il voudrait bien, mais la Constitution, la loi, le Parlement, le respect des maires ne veulent pas…



Une deuxième réunion du Grand débat national à Savigny-sur-Orge, sur le thème « Finances et dépenses publiques »,

À l’initiative du conseiller municipal Nous Citoyens, Bernard BLANCHAUD, une deuxième réunion du Grand débat national aura lieu à Savigny (qui sera en fait la première chronologiquement). Elle aura lieu le samedi 09 mars à 14 h 00 dans la salle Carnot (au 24, avenue Carnot) et elle portera sur le thème de la fiscalité et des dépenses publiques.

Il n’y a pas besoin d’inscription mais la salle est limitée à 60 places.

Pour ma part, j’y serai ; en observateur, car cette mascarade visant à faire patienter jusqu’aux européennes que MACRON devrait désormais remporter, me fait gentiment sourire.

Mais c’est aussi la politique que d’écouter poliment les gens, sur des sujets auxquels vous ne pouvez rien ; et puis, cela peut m’aider à trouver l’inspiration pour le programme de 2020.

Je déplore malgré tout, comme ce que je peux lire dans les cahiers de doléances de Savigny, que la seule chose qui intéresse vraiment les citoyens soit leur argent…

Alors que s’ils comprenaient que c’est le politique qui décide du prélèvement et de l’utilisation de leur argent, dans une moindre mesure, alors ils agiraient sur ce premier pour obtenir des résultats sur le second… Et ils ne proposeraient pas en vain des réformes du second sans prendre compte le premier…




Le Grand débat national aura lieu le mercredi 13 mars 2019 à Savigny-sur-Orge (Essonne)

À 20 heures précises à la salle des fêtes de Savigny.

Comme partout en France, mais encore plus dans une ville-dortoir comme Savigny, il ne devrait y avoir que des vieux (j’entends ici pas de jeunes de moins de 40 ans).

Pour ma part, j’y serai, mais plus pour écouter, observer et prendre des notes que pour participer.

J’ai un énorme mépris pour tous les citoyens qui ont besoin de ce genre de faux-débat, inutile par essence, puisque le Gouvernement ne reviendra pas sur sa ligne, pour exprimer ce qui ne va pas.

Pour tous les soumis qui attendent qu’on leur donne la parole pour la prendre ; et après, on s’étonne que la démocratie ne fonctionne plus…

Personnellement, je ne me prive pas de le faire au quotidien et directement auprès des intéressés. Et j’aime cela !


En attendant, Éric MEHLHORN doit être comme un fou, puisqu’il va être un des 150 maires qui va rencontrer et pouvoir poser une question à MACRON ce lundi 04 février 2019 à Évry-Courcouronnes.

Il devrait, d’après son compte Facebook, interroger le président sur la reconstruction des logements sociaux détruits dans le cadre d’une opération ANRU, et demander si on ne pourrait pas établir de dispenses, parce que les gueux de Grand-Vaux, ce serait quand même bien qu’ils dégagent carrément de Savigny, et qu’on ait pas à les reloger dans la même ville.

En somme, il demande à revenir sur une application stricte de la loi SRU, comme je l’ai toujours réclamé, mais il prend le prétexte de Grand-Vaux pour le justifier ; les habitants apprécieront !

Et une fois de plus, MEHLHORN chérit la cause dont il déplore l’effet (pour paraphraser Jacques-Bénigne BOSSUET) parce que tous ses efforts sont vains, en tant qu’il densifie tellement le quartier, que rares sont ceux qui viendront y vivre de bon cœur. Et donc qu’il va recommencer à se dégrader assez rapidement…

MEHLHORN lui-même doit préférer son pavillon à un appartement où ses voisins de gauche et de droite, du dessus et du dessous, et d’en face et de derrière, savent ce qu’il fait et quand il le fait… Enfin moi, oui, je préfère vivre en pavillon qu’en appartement.