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Pourquoi Noël n’est pas la première GPA de l’Histoire !

Notre ami corbeau s’interroge de savoir ce qu’on fête à Noël, non sans me voler la photo de la crèche de sainte-Thérèse, dont il ne possède pourtant pas les droits ! On dirait vraiment que tous les moyens sont permis, même les plus déloyaux !

Et dans un raisonnement très binaire, il ne propose que deux réponses volontairement provocatrices, parmi lesquelles : « Noël, c’est adorer le symbole d’une GPA. »

Et il conclut en citant un article de la fédération nationale des libres-penseurs, tellement libres qu’ils n’ont même pas le droit d’assister aux obsèques religieuses d’une personne de leur famille ou d’un ami. Je pensais qu’ils étaient un peu plus forts et assurés que cela…


Alors pourquoi la naissance du Christ n’est-elle pas une gestation pour autrui, ou GPA ?

Je ne vais pas faire ici de théologie, ni évoquer le symbolisme de la naissance de Jésus.

Simplement revenir sur la définition d’une GPA, qui est un acte médical visant à résoudre une infertilité, par l’insémination d’un embryon, lui-même issu de la fécondation de deux gamètes.

Dans l’Histoire sainte, il n’y a ni acte médical, ni infertilité, ni sperme, ni ovule.

Donc il ne peut pas y avoir de GPA ici. Donc c’est un mauvais exemple…


On pourrait ensuite discuter de savoir si Marie est une mère porteuse, et Joseph, un père d’intention.

Mais j’attendrais d’être relancé par notre ami à plumes, qui de manière très rationnelle, très cartésienne et très pragmatique ne voudra de toute façon pas entendre que le magistère de l’Église dit que Jésus est 100 % Dieu et 100 % Homme, parce qu’il ne peut pas y avoir 200 % dans 100 %, et surtout parce que le mystère de l’Incarnation n’est pas scientifique.


Maintenant, Corbeau, ma foi chrétienne, je ne la place pas particulièrement dans ce mystère, dont j’avoue humblement qu’il m’échappe aussi si je devais ne le saisir qu’à la lettre, en faisant volontairement abstraction de tous les symboles qui l’accompagne.

Non, ma foi, je la place, mais dans tous les petits actes du quotidien d’attention et de souci de l’Autre, à la suite de ceux posés par un certain Jésus, et un certain nombre de personnes qui le suivent depuis 2000 ans. (À ce moment, Corbeau, tu dois parler croisades, vente des indulgences et pédophilie dans l’Église !)

Et oui, au contraire des libre-penseurs, je suis trop faible pour pouvoir faire le bien tout seul, et j’ai besoin de me raccrocher à une communauté humaine (l’Église) pour pouvoir agir dans un sens vers lequel j’ai librement choisi de tendre, et j’en tire beaucoup de bonheur. (Là, il faut sous-entendre que je vais transformer Savigny en théocratie si je suis élu.)

Enfin, j’imagine bien que ces quelques lignes n’auront pas mis notre cher corbeau en position latérale de sécurité, lequel doit au contraire se frotter les ailes que je sois tombé dans le piège de lui répondre, et de passer ici pour un extrémiste religieux. Mais je ne peux pas résister aux commentaires des citations de la plus grande intellectuelle de gauche actuelle Caroline FOUREST, qui prend un malin plaisir à observer le sujet par un petit bout de la lorgnette de manière pour le faire accepter dans son intégralité en étant passé que par cet angle de vue !




Photos dossiers : Olivier VAGNEUX à la manifestation du 06 octobre 2019 contre la GPA et la PMA sans père

Voilà deux photos, à destination de mes opposants politiques.

J’étais à ma manifestation du dimanche 06 octobre 2019 à Paris contre la PMA sans père et la GPA. Ici sur la place du 18 juin 1940 près de Montparnasse (XIVe).

Je suis un vilain réactionnaire de droite, qui veut empêcher les bonnes gens de s’aimer et d’exercer leurs libertés. La suite de cet argumentaire un peu court est à venir, sauf que je n’ai pas encore eu le temps de finir de le rédiger. À suivre.





Pourquoi je refuse de participer à la cérémonie de remise des diplômes et des insignes de donneurs de sang

Je veux ici dénoncer une dangereuse dérive qu’est en train de prendre l’Établissement français du sang (EFS), qui parce que les besoins en sang augmentent, et que leur modèle économique d’un établissement public est vaseux, commencent à réfléchir ouvertement à la possibilité d’acheter le sang (et aussi à celle de ficher leurs donneurs).

Et il y en a, parmi les partisans de la PMA (procréation médicalement assistée) et de la GPA (gestation pour autrui) que cela arrangerait bien, et qui font pression pour obtenir une telle marchandisation du corps humain. Or, si jusque-là, les hématologues étaient très soucieux de l’éthique, cette politique commence à évoluer du fait des difficultés rencontrées.

Et évidemment, les Français sont trop cons pour y voir à mal. Ils ne voient qu’un avantage dans le fait d’être payés pour donner leur sang, ce qu’ils pensent attirer plus de monde, et ne se rendent pas compte, déjà que leur sang sera revendu beaucoup plus cher que ce qu’il est actuellement ; et ensuite que c’est la porte ouverte, à la vente de l’Homme par l’Homme…


Savigny-sur-Orge, le 02 mai 2019

Madame,

Je vous remercie pour votre invitation à la cérémonie de remise des diplômes et des insignes de donneurs de sang, prévue ce jeudi 16 mai 2019.

Je n’y assisterai cependant pas pour les raisons suivantes.


En premier lieu, je ne cours pas après les diplômes et les insignes. Je ne donne pas mon sang pour obtenir une quelconque reconnaissance, mais parce que je connais qu’il peut être utile à d’autres.


En deuxième lieu, je sais que les finances de votre établissement ne sont pas des meilleures. Je vous invite à faire des économies avec ce que ma venue aurait coûté.


En troisième lieu, je suis très dérangé par cette manie que l’EFS possède, de vouloir servir la soupe aux élus, et de mêler la politique locale à tout cela ; en l’occurrence ici, la mairie du 13e arrondissement de Paris.

Ainsi récemment, ma commune a été labellisée “Commune donneur”, et le maire a reçu en catimini un joli trophée qu’il a gardé pour lui tout seul, alors que son seul mérite est de continuer la pratique de ses prédécesseurs en mettant une salle à disposition et en affichant les dates des collectes.

Je n’apprécie franchement pas que vous offriez aux élus de se faire mousser, pour une cause qui ne fonctionne que par l’investissement des citoyens.

Le plus déplacé étant quand le maire qui ne donne pas son sang, vient se faire photographier aux côtés des donneurs, ou envoie le photographe de la mairie les immortaliser, pour sa communication personnelle.


En quatrième lieu, je souhaiterais que l’EFS soit plus transparente sur l’usage non-thérapeutique du sang collecté, et l’économie du sang (la cession des produits sanguins labiles).

Je voudrais vraiment que les professionnels de santé de l’EFS, généralement peu informés, ne soient pas gênés de répondre aux questions des donneurs, et parfois de répondre n’importe quoi.

Qu’ils arrêtent de forcer les donneurs à répondre OUI à la question de l’acceptation de l’utilisation du sang collecté à un usage non-thérapeutique.

Et qu’ils arrêtent de se cacher derrière des procédures pour trouver à quand même pomper du sang, par exemple lorsque le donneur se trouve en anémie, au prétexte d’analyses…


En cinquième et dernier lieu, j’aimerais vivement que l’EFS réaffirme son attachement à la gratuité du don, malgré les difficultés qu’elle rencontre, tant au niveau financier, qu’au niveau des besoins croissants en sang.

Les hématologues ont longtemps été parmi les plus fervents défenseurs de l’éthique, et du principe de non patrimonialité du corps humain et de ses éléments (article 16-1 du code civil).

J’espère qu’ils vont le rester, et qu’ils sauront faire porter leurs voix dans le cadre des prochains débats relatifs à la nouvelle loi de bioéthique.

Nous avons la chance, en France, que les règles qui régissent le don de gamètes soient copiées sur celles du don du sang.

Dans le cadre des débats sur la PMA et la GPA, il serait bon que l’EFS ne profite pas des pressions de ceux qui veulent réformer le système, pour établir aussi bien une marchandisation du don du sang, qu’un fichage des donneurs, potentiellement accompagné d’une levée de leur anonymat.


En vous remerciant de vos efforts, je prie de recevoir l’expression de mes sincères salutations.

Olivier VAGNEUX




La Cour de cassation permet la reconnaissance des enfants nés par GPA !

La mécanique du mariage pour tous se referme peu à peu sur la France, qui devrait d’ici quelques années, achever ses réformes sociétales portant sur la vie et la mort. À partir du moment où la reconnaissance d’un enfant né par Gestation pour autrui (GPA), ne serait-ce que par un seul parent en l’occurrence le père, est autorisée, quelle logique de maintenir l’interdiction et la pénalisation de la GPA en France ? Elle sautera bientôt !

Avant toute chose, je dois avouer que je ne comprends pas cette fascination de manipuler le vivant et la mort. Faire des enfants (sans sexe) qui ne nous ressemblent pas ; nous priver de vivre en couple cette période de la vie qu’est la gestation ; nous suicider ou crever nos proches quand nous décidons qu’ils souffrent ou qu’ils sont condamnés à mourir. Bref, nous restons une société de malbandants en quête d’avoir du pouvoir pour nous prouver notre vivacité…

Revenons donc à la GPA. Il n’y a pas de transcription automatique des actes de naissance étrangers, mais il suffit à une femme enceinte pour d’autres, d’accoucher sous X, de faire reconnaître le père, et l’autre parent peut alors légalement adopter de son conjoint/mari. Reste le cas de la mère qui ne peut pas encore prétendre faussement avoir accouché de l’enfant, ou des femmes lesbiennes, dont aucune des deux n’a pu porter l’enfant, mais même qui sans cela, ne peuvent pas encore mettre leur nom en face de la case « Père » ; mais cela viendra.

La législation française évoluera parce que certains pays la feront évoluer avant nous. C’est encore plus simple si ce sont des pays de l’Union européenne, parce qu’ils feront normaliser le droit européen, au détriment des autres pays, qui jusqu’à présent, n’interdisaient pas. Or, nous sommes à peu près tous d’accord dans nos lois, que ce qui n’est pas interdit est permis. Donc quand on permettra des modifications législatives contraire aux sciences et à la logique, ça passera…

Je reste dérangé par le caprice civilisationnel des personnes homosexuelles de vouloir avoir leurs propres enfants. Mais je m’interroge surtout sur la vie de ces enfants à venir, qui sont essentiellement la réponse à un besoin ou à un désir de parents. On me rétorquera que c’est la même chose pour les couples hétérosexuels, voire que l’enfant arrive même chez eux par accident, ce qui ne pourra pas arriver dans ce cas là, je reste dubitatif ; est-ce bien une vie qu’on leur offre ?

Je terminerai avec les éternels poncifs sur la GPA. On va nous chercher des exemples de femmes qui ont pratiqué la GPA par choix, et sans besoin d’argent. La marchandisation du corps de la femme demeure tant que certaines le feront parce qu’elles y seront contraintes. Quant au fait que l’interdiction de la GPA empêche l’amour de deux personnes qui s’aiment. Y a-t-il besoin de procréer pour matérialiser l’amour ; je ne le pense pas. Mais tout cela ne sera bientôt plus un problème quand nous aurons des couveuses pour pratiquer les grossesses ex-utero.