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Communication des cahiers de doléances proposés par l’AMIF : la CADA se déclare incompétente

Vu que je n’ai rien d’autre à faire ces jours-ci, que de préparer le second tour, je m’en vais donc demander son avis au Tribunal administratif sur la question.

Il y a un peu plus d’un an, en pleine crise des gilets jaunes, l’Association des maires d’Île-de-France (AMIF), proposait des cahiers de doléances pour que les gens puissent se défouler.

Et effectivement les gens se sont défoulés, du moins pour Savigny, où cela allait, et je caricature à peine, du « mon voisin est un connard qui me gâche la vie », à « il y a un trou devant chez moi et ce con de maire ne fait de rien » en passant par le sempiternel « il y a trop d’immigrés en France ».

À la fin de la période, j’ai demandé à accéder à ces cahiers dont le seul vrai but était, à mon avis, de fournir des bases de programme démago, dans l’air du temps, à M. BEAUDET (président de l’AMIF) et à ses amis maires.

Et on me l’a refusé pour des raisons de confidentialité, tout en me précisant que ces cahiers seront rendus publics par l’État, en lien avec la BNF, ce qui n’est toujours pas fait :

https://wp.me/p38y7H-4QI

Bref, j’ai saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), qui botte assez lamentablement en touche, et qui dit en substance que puisque ces cahiers sont une initiative personnelle de l’AMIF, alors les gens qui sont allés répondre ont volontairement offrir leurs avis à l’AMIF, et qu’elle en fait maintenant ce qu’en veut, pouvant les conserver pour elle seule si c’est ce qu’elle veut, ou peut-être même s’en servir de papier toilette ?

Or, à ce stade, la seule chose communiquée à la BNF est le rapport d’analyse qui est forcément partiel, pour ne pas dire partial. En si peu de temps, ils ont passé du logiciel qui a compté les mots-clés, et ils en ont déduit les revendications des Français. Méthodologique !

Donc je vais maintenant les embêter un peu, soit pour qu’ils communiquent la totalité des cahiers à la BNF, soit pour que le Tribunal dise qu’ils ne peuvent pas les garder pour eux seuls. À suivre… Mais je trouverais intéressant que tout soit rendu public !




Mon bilan des Gilets jaunes : une France définitivement fracturée

Quand COLUCHE avait voulu se présenter à l’élection présidentielle de 1981, il avait dit : « Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi elle sera pliée en quatre !« 

La France a toujours été divisée en plusieurs blocs, et je crains qu’il n’y ait pas un classement catégoriel qui soit plus juste que les autres.

Je pense cependant que les études du géographe Christophe GUILLUY sur « la France périphérique », et celles du Baromètres des territoires qui aboutit la distinction de quatre catégories de Français (affranchis, enracinés, assignés et sur le fil) font actuellement référence.

Au passage, on remarquera que la France s’est souvent faite doublée par l’Angleterre parce que celle-ci était beaucoup moins divisée, et que les seules fois où la France a avancé unie, sont lorsqu’un dirigeant, se positionnant au dessus du lot, indiquait un objectif commun.


Il faut d’abord se rappeler que les révolutions en France se sont toujours faites par les bourgeois. Que ce soit en 1789, et tout au long du XIXe siècle, lorsque la bourgeoisie marchande a essayé de devenir l’élite en prenant la place de la noblesse, ou en 1968, lorsque la jeunesse bourgeoise cherchait à s’émanciper des vieux bourgeois.

Les gilets jaunes, qui n’ont d’ailleurs pas pris dans les grandes villes ni dans les banlieues, sont bien sûr cette France périphérique des « assignés » et des « sur le fil », qui est à bout. Mais à y regarder de plus près, ce sont surtout des bourgeois qui subissent leur déclassement, victimes des taxes et de l’inflation et cherchent donc à l’enrayer.

Ils voient le niveau de vie augmenter plus vite que leur salaire, et davantage ne comprennent pas que là où quelqu’un vivait très bien avec leur salaire il y a quarante ans, cette même personne soit aujourd’hui sous l’eau. De la même manière, ils supportent de moins en moins qu’une personne qui ne fasse rien, un assisté, grâce aux aides, obtiennent l’équivalent de la moitié de leur salaire, qui pour eux n’est pas mérité, et donc de moins en moins admis.


La perversité du système est telle qu’il suffit de donner de l’argent à ces personnes pour qu’elles se taisent en s’estimant satisfaites. Et là où MACRON est fort, est qu’il ne diminue pas le prix des produits, mais qu’il donne plus d’argent à ces gens pour qu’ils puissent quand même les acheter. Sauf que le même problème resurgira dans quelques années, du fait de l’inflation, sans parler du fait que l’argent donné à Paul est quand même pris à Pierre.

Dans les écoles, on apprend aux jeunes les Trente glorieuses avant 1974 et les Trente piteuses après le choc pétrolier. Or, cette représentation est faussée car l’État a dévalué sa monnaie quasiment jusqu’à la création de l’euro, sur lequel il n’y a pas de moyen de pression. De fait, les gens ont l’impression qu’ils n’étaient pas pauvres dans les années 1980, et surtout ils pensent que c’est l’euro qui les appauvrit.

La crise des gilets jaunes, qui aura durablement entaché le bilan de MACRON, n’est que l’éclatement d’un malaise français qui couve depuis des années, et ne peut faire que s’amplifier avec le temps, du fait de l’ultra-libéralisme qui creuse les inégalités de richesses, et du fait de la nature même du modèle social français.

Mais c’est surtout l’émergence d’une nouvelle catégorie de Français du milieu qui sait qu’elle ne pourra collectivement pas devenir aussi riche que les plus riches, et qui sait qu’on lui reprochera toujours d’être moins pauvre que les plus pauvres. Et donc elle en a marre, et elle le fait savoir, sauf qu’il n’y a aucune réponse politique durable à lui apporter.

Ils ne s’appelleront plus « gilets jaunes » car le terme est galvaudé, mais ils existeront toujours, et reviendront sous une autre forme et avec une autre appellation, tant que les modèles économiques et sociaux n’auront pas évolué par la base, et qu’ils seront toujours les oubliés du système, condamnés à s’appauvrir, dans tous les cas désespérant de s’enrichir.



Sur l’hommage aux résistants rendus par Jean ESTIVILL ce 27 mai 2019

Sauf erreur de ma part, il s’agit de la première année où la Commune de  Savigny-sur-Orge célèbre la Résistance et commémore l’anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance (CNR) le 27 mai 1943.

À mon avis, encore une mesure électoraliste du maire qui veut à la fois s’attirer les bonnes grâces des anciens combattants, et en même temps mettre en avant Jean ESTIVILL, future tête de liste du Parti ouvrier indépendant et des gilets jaunes.

Sauf qu’à chaque fois qu’on confie un discours à ESTIVILL, il part dans tous les sens, tantôt affirmant des choses très justes, tantôt à la limite du révisionnisme historique. Et il nous livre un discours davantage personnel, empli des colères et des haines qui sont les siennes.


Il s’agit du message de l’ARAC de l’Essonne à l’occasion de l’hommage national du 27 mai à la Résistance et à la création du CNR.

==> Il faut savoir qu’il y a une ARAC locale et une ARAC départementale, et que l’une ne peut pas voir l’autre…


Aujourd’hui, certains misent sur l’oubli et sur l’Histoire pour travailler ici (propos inaudibles) à la destruction programmée de ses acquis sociaux et démocratiques. L’ARAC ne saurait accepter que ce qui a été conquis de haute lutte et institué par le Conseil national de la Résistance, le CNR, par son peuple, pour la nation, dans le cadre d’une République sociale, démocratique et solidaire, soit remis radicalement en question par un pouvoir qui a eu dernièrement l’indécence de rendre hommage aux résistants qui se sacrifiaient au Plateau des Glières, alors qu’il détruit leur œuvre.

==> Je suis d’accord, et c’est d’autant plus dommage de n’y inclure que l’ARAC. Tous les Français réellement attachés à la Résistance sont contre la politique du Gouvernement et trouvent indécents la récupération qu’il y a eu à l’occasion des élections européennes.


Le Conseil national de la Résistance par son programme attestait qu’acquis sociaux et libertés sont indissociables. En instituant l’obligation de la solidarité nationale, les constitutions qui ont suivi lui ont été fidèles. Or aujourd’hui, tous les fleurons des “jours heureux” sont remis en question. On voit se réaliser la menace qui pèse sur notre société quand on se souvient qu’en octobre 2007, Denis KESSLER, alors vice-président du MEDEF, écrivait dans Challenges, d’aller détruire l’esprit même du programme du CNR, et que nous voyons la pioche des démolisseurs déjà à l’œuvre : destruction de l’école publique, de la retraite, de la Sécurité sociale, démantèlement de la fonction publique, privatisation des barrages, de sources d’énergies, des grands moyens de transports, des aéroports, mépris des communes et des départements au profit de métropoles, marchandisation tout azimut de ce qui relève des services publics, menaces réaffirmées contre la laïcité et la loi de 1905, la liste est longue…

==> Là, on vire dans le hors-sujet. Étonnamment, il n’est pas du tout question des attaques sociétales, de la PMA et de la GPA, et donc de la marchandisation de l’Homme…

Pourtant, le programme du CNR dit :

II. MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

décidés à rester unis 4) après la Libération afin d’assurer le respect de la personne humaine

5) b) la garantie (…) d’un traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine

Article Ier de la Constitution de 1946 :  La France est une république (…) sociale.


Mais que l’histoire de la Résistance leur serve de leçon : le Peuple ne peut être que provisoirement soumis, et qu’ils s’imprègnent de cette réflexion de François MAURIAC : “seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie proclamée”. Aujourd’hui comme hier, elle ne restera pas à l’arrêté.

==> Intéressant que ESTIVILL cite un intellectuel résistant chrétien.

Malheureusement, je pense que la servitude volontaire aux GAFAM est pire que tout…

Et que donc si, le Peuple peut être soumis, s’il le veut !


La Résistance oui, c’est une page douloureuse, mais magnifique de notre Histoire. La France soumise, pliée et humiliée, que PÉTAIN plongea dans la collaboration dans l’un des aspect les plus abjects. L’antisémitisme conduit à l’un des épisodes les plus tragiques et les plus honteux de son Histoire : la Rafle du Vel d’Hiv

aura sauvé son honneur aux yeux de ses enfants du monde et de l’Histoire. Oui, elle a sauvé son honneur : ceux qui au nom de la patrie, de l’humanisme, et de l’universalité de ces valeurs que ce combat fut mené. Cet honneur porte un nom : la Résistance.

==> Il y a un problème de transition dans son texte.


La défaite avait permis au régime de Vichy de s’installer. Cela avait été, selon l’expression de l’Action française, une “divine surprise”. Pour PÉTAIN, sa Police, la milice, les volontaires français contre le bolchévisme, la LVF, enfin, se réalisait la politique qui était leur crédo : “plutôt HITLER que le Front populaire”. Préparé de longue date par les milieux industriels et financiers qui soutenaient l’extrême-droite. Balayant immédiatement la République, la démocratie et la laïcité, l’État français allait pouvoir reprendre sa revanche sur le Peuple, et en particulier sur la classe ouvrière qui lui avait fait si peur en 1936 quand il avait voulu tout simplement, par la loi, la reconnaissance de son travail et de sa dignité. C’en était terminé de la République, de la gueuse qu’ils avaient supporté mais jamais accepté. L’ancien régime, celui de Vichy, la France de Jeanne d’Arc et de Clovis était rétabli.

==> Là, c’est le révisionnisme, mélangé au discours marxiste de la lutte des classes.

Les salauds de patrons votaient tous HITLER.

Et si tu n’aimes pas le Front populaire, c’est que tu aimes la France des rois, de Jeanne d’Arc et de Clovis…


Le 18 juin 1940, à Londres, un homme seul, isolé avait dit non. PÉTAIN le condamna à la peine de mort. Son appel à continuer la lutte était un appel à la résistance. Comme devait être l’acte héroïque, celui du jeune communiste Pierre GEORGES, futur colonel-Fabien de l’armée de DE-LATTRE-DE-TASSIGNY, au métro Barbès, salué par Maurice SCHUMANN, la voix de Londres à Radio-Londres : les coups de feu tirés par le jeune Français sont la suite logique, fatale, inéluctable, de l’attentat permanent contre la Nation française, par l’ennemi et ses complices.

==> Je ne savais pas que SCHUMANN était la voix de Londres.

On cite un communiste, parce qu’on a cité un chrétien.

Sincèrement, les attentats sur des personnes ont eu des effets très limités, mis à part qu’on faisait fusiller des Français pour se venger…


La France des droits de l’Homme n’était pas morte, et la Résistance allait se charger de rappeler que le drapeau tricolore, que la LVF, sous uniforme allemand, utilisait, lui avait été usurpé. Les efforts conjugués contre le fascisme et pour libérer la France allaient progressivement s’accorder. Ils étaient à l’image d’un homme que le général DE-GAULLE allait désigner : l’ancien chef de cabinet du ministre du Front populaire Pierre COT, l’ancien préfet Jean MOULIN.

==> Étonnant Jean ESTIVILL qui dresse l’éloge du drapeau, alors qu’il est membre d’un parti internationaliste qui rejette les nations…


L’affiche rouge, placardé pendant trois mois sur les murs (propos inaudibles), et qui désignait les 23 étrangers résistants de la FTP-MOI comme des terroristes, arrêtés par la Gestapo, avec la complicité de la Police française, qu’on fusillera au Mont-Valérien en février 1944, eut un effet contraire de celui escompté par les nazis et les vichystes. Ils combattaient pour libérer la France, car la France était celle qui, depuis 1789, incarnait les valeurs d’universalisme auxquelles étaient attachés les peuples (les MOI ? l’époque ?)

==> Si ESTIVILL place l’Affiche rouge dès qu’il le peut, c’est parce que son oncle est dessus, Célestino ALFONSO, au troisième rang à gauche.


La détermination du général DE-GAULLE face à la Grande-Bretagne, et aux USA, et l’action déterminante de la résistance intérieure : celle des FFI et des FTP dirigés par le Parti communiste lors du débarquement en particulier, interdit aux Alliés de considérer la France comme une ennemie, et les conduisit à l’obligation de reconnaître les dirigeants que la France s’était donnée par leur lutte contre l’occupant, et le régime collaborationniste.

La journée du 27 mai qui consacre depuis 2013 l’anniversaire de la création du CNR doit dans toutes les communes françaises, comme aujourd’hui dans notre ville à Savigny, être célébré afin de rappeler que la France ne saurait trahir les idéaux de ces combattants de l’ombre.


Comme souvent, je trouve dommage, avec un maire qui ne dit rien, et qui laisse faire, de politiser les commémorations nationales.

Surtout quand on instrumentalise le combat d’une époque pour faire vivre des combats d’aujourd’hui, qui sont fatalement différents.

Il est clair que les résistants n’ont pas écrit le parti du POI ni celui des gilets jaunes.

Inversement, je ne sais pas si ces derniers regrettent l’époque parce qu’elle leur était plus favorable, ou s’ils s’inspirent vraiment des « Jours heureux » (le programme du CNR).

J’ai tendance à penser que c’est en grosse partie de la récupération opportuniste, et je trouve cela moche pour mes quelques rares ancêtres résistants, qui n’agissaient d’ailleurs pas forcément pour ce programme du CNR ; et à qui on fait dire beaucoup de choses soixante-dix ans après, dont si je ne peux pas dire qu’elles soient fausses, parce que je ne suis pas légitime à parler en leur nom, je ne peux pas non plus assurer qu’elles soient forcément vraies…



Élections européennes : le coup d’arrêt définitif des gilets jaunes ?

Ainsi donc, il y aura deux listes de gilets jaunes aux élections européennes.

Deux listes divisées, et de toute façon, absolument pas représentatives du mouvement, tellement il s’est diversifié au fil des mois.

Deux listes qui obtiendront un maximum cumulé de 2 % des voix, au vu des différentes enquêtes opinions, et donc aucun élu et la perte de tous leurs frais de campagne.

Deux listes qui permettront à MACRON de dire que les Français ne soutiennent pas ce mouvement, et qui finiront, en attendant l’été, d’épuiser les soutiens à ce collectif de plus en plus violent, et de moins en moins nombreux.


Mais qu’est-ce que les gilets jaunes sont allés faire dans cette galère ?

Ils ont des revendications nationales, que l’Europe ne peut pas réellement imposer à la France, et que les autres pays n’ont globalement pas envie d’appliquer ?

Au mieux, ils pouvaient espérer une poignée d’élus, qui dans une assemblée de 751 personnes, ne pouvaient rien obtenir seul, sans rejoindre un groupe.

Est-ce qu’ils se rendent compte qu’ils font le jeu de MACRON, qui même s’il n’arrivait pas en tête ; et les gilets jaunes ont aussi été encouragés pour empêcher le Rassemblement national d’arriver en tête, serait toujours plus légitime qu’eux, car plus populaire en voix ?


Il n’y a pas un commentateur pour ne pas souligner la longévité du mouvement.

Or, celui-ci entre désormais dans sa dernière phase, parce que les derniers modérés ont fini par quitter le navire, soit parce qu’ils sont épuisés, soit parce qu’ils ont partiellement obtenu satisfaction avec les milliards claqués par MACRON, soit parce qu’ils en ont assez de cette violence.

Et la majorité des Français est elle-aussi légaliste et attachée à l’ordre. Les gens se sont résignés à ce qu’il existe des inégalités, et pour peu qu’il y ait quelques miettes lâchées, alors ils sont apaisés jusqu’à la prochaine grosse injustice qui les remettra dans la rue…


Il est intéressant d’observer la radicalisation des 30 000 qui restent.

Ils disent qu’ils n’ont plus rien à perdre, que cela ne pourra pas être pire. Ils acceptent la violence, qu’ils érigent comme seule réponse d’un pouvoir qui ne les écoute pas.

C’est également la première fois qu’une telle opposition prend cette forme, même si les mouvements révolutionnaires obtenaient encore des scores électoraux de 10 % en 2002.

S’ils finissent par rentrer chez eux, aucun doute qu’ils ne vont rien oublier ni rien pardonner, et qu’ils redescendront au premier soubresaut.


Ainsi, les gilets jaunes font une erreur de vouloir porter le combat sur un terrain qui leur est défavorable, tant au niveau médiatique (mais ils ont tellement craché sur les médias), qu’au niveau économique. Mais ont-ils été aidés à commettre cette erreur ?

Il aurait certainement été plus malin d’appeler à s’abstenir ou à voter blanc, et à récolter les fruits d’un phénomène progressif, qui n’est pas de leur fait. Car nul doute qu’il y aura encore plus d’abstentions en 2019, vu que la campagne ne porte même pas sur l’Europe.

Je pense que le double-coup : large défaite aux européennes puis vacances d’été devrait être fatal pour les gilets jaunes, sous leur forme actuelle. La question est désormais de savoir comment va se traduire la colère de tous ceux qui restent, et qui ne seront jamais satisfaits.