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Ces Saviniens et Nord-Essonniens candidats aux élections européennes 2019

Rapidement vu dans les listes de candidats aux élections européennes 2019 qui en France se tiendra le dimanche 26 mai, sous réserve que je n’ai oublié personne, possiblement non remarqué, notamment dans lesdites « petites listes ».

À noter la présence de deux Wissoussiens (7700 habitants) et d’une paraysienne (7400 habitants)

Toutefois, a priori aucune de ces personnes n’est située en position éligible au vu des derniers sondages…


Audrey GUIBERT, (ex-)Savinienne, secrétaire départemental du RN, 32e de la liste du Rassemblement national,

Éva SAS, ex-Savinienne, ancienne députée élue sur la 7e circonscription, 76e de la liste Europe écologie les Verts,

Aurélie TROUBAT, Viry-Chatillon, maire-adjointe de Viry, collaboratrice du groupe LR/Les Centristes/UDI au GOSB, 40e de la liste LR,

Gabriel AMARD, ex-Castelvirois, ancien maire de Viry, gendre de Jean-Luc MÉLENCHON, 8e de la liste Insoumise

Stéphanie JANKIEWICZ, Paray-Vieille-Poste, fille de l’ancien maire et première colistière de Pascal PICARD, 58e de la liste LR,

Françoise BERNALÈS, Athis-Mons, présidente départementale de l’association du Comité du Souvenir du général DE GAULLE, 30e de la liste Debout-la-France (Nicolas DUPONT-AIGNAN),

Jean-Luc TOULY, Wissous, ancien conseiller régional EELV, 19e de la liste Les Patriotes de Florian PHILIPPOT,

Richard TRINQUIER, Wissous, maire, suppléant d’Éric MEHLHORN au Conseil départemental de l’Essonne, 77e de la liste Debout-la-France (Nicolas DUPONT-AIGNAN).



Je vous parie que je trouve les premiers de liste de la France Insoumise aux élections européennes 2019

Pour faire populaire, genre parti de masse, le mouvement présidé par Jean-Luc MÉLENCHON a réalisé une grande consultation pour trouver ses candidats en vue des prochaines élections européennes de 2019. Ils ont abouti à une liste paritaire de 70 noms, laquelle n’est ni ordonnancée ni définitive (puisqu’il faudra en dégager quelques uns pour faire l’ouverture). Mais je pense avoir deviné qui va rester, et même un peu plus…

Il serait intéressant d’en savoir un petit peu plus sur cette concertation, qui derrière un remarquable effort de transparence, se révèle en fait être très opaque. J’ai clairement l’impression qu’on a essayé de rajouter des gens du peuple à la liste de la dizaine de personnes imposées, soit pour les caser quelque part à l’Europe, soit pour faire caution de ce qu’ils représentent…

En réalité, la France Insoumise est un parti de cadres composée des potes de MÉLENCHON. Donc si tu veux avoir une place, il faut rentrer dans le cercle du Professeur, comme il faut maintenant l’appeler depuis que les Insoumis se sont appropriés « La casa de Papel » juste à cause de Bella Ciao.

Alors je vais me risquer à un ordre :

1. Manuel BOMPARD (très bon technicien et tacticien)

2. Charlotte GIRARD (veuve de François DELAPIERRE, qui était un homme remarquablement intelligent, et le successeur désigné de MÉLENCHON)

3. Thomas GUÉNOLÉ (surtout que maintenant qu’on sait qu’il vient de la droite)

On devrait aussi trouver dans les dix premiers Sergio CORONADO (qui est la caution écologiste) et Gabriel AMARD qui est le gendre de MÉLENCHON.

Entre la 10e et la 15e place, il devrait y avoir Philippe JURVAER, qui est de mémoire un pote de MÉLENCHON du temps où celui-ci était en Essonne.

On devrait aussi trouver assez haut Farida AMRANI (pour avoir presque réussi à dégager VALLS à Évry) et Hélène FRANCO qui est une fidèle de longue date.

Enfin, on devrait assurément trouver, mais un peu plus bas dans la liste, pas forcément en position éligible, William MARTINET, l’ancien président de l’UNEF et Julian AUGÉ. Et aussi Boris OBAMA (pour le jeu de mot avec son nom, vu que ça fait parler les médias)



Observatoire n°7 de la campagne des législatives 2017 en Essonne (7e circonscription)

Le premier tour de l’élection présidentielle est passé et a considérablement rebattu les cartes. Alors que tout semblait donner gagnant Robin RÉDA dans un second tour face à Éva SAS, ce sont les candidats présidentiables d’En marche et de la France insoumise qui sont arrivés largement en tête, tandis que les candidats des Républicains et du Front national sont à la traîne. Vont-ils réussir à reproduire l’exploit aux élections législatives ?

Toute victoire d’Emmanuel MACRON donnerait un élan sérieux à la candidature En marche. Tout l’ambiguïté est que nous ignorons encore quelle personne représentera le parti d’Emmanuel MACRON. Dans tous les cas, le binôme Robin RÉDA – Jean-Marie VILAIN reste le plus reconnu à l’échelle de la circonscription. Mais la présidentielle a quand même placé en quatrième position le candidat soutenu par LR et l’UDI… Quoiqu’il y ait aussi le suicide politique de DLF.


Les candidats

  • Lutte Ouvrière devrait présenter un candidat

 

  • Le Nouveau parti capitaliste devrait présenter un candidat

 

  • La France insoumise présente Mounia BEN AILI en titulaire et Vivien REBIÈRE en suppléant

 

  • Le mouvement 100 % a investi Catherine BOMPARD

 

  • Le PC, EELV et le PS présentent la députée sortante Éva SAS avec probablement le castelvirois Paul DA SILVA en suppléant

 

  • En marche, qui doit investir 96 candidats MODEM sur la France, a le choix entre plusieurs candidats dont Mathieu FLOWER (MODEM), Étienne CHAUFOUR (ancien maire de Juvisy), Bernard BLANCHAUD.

 

  • LR-UDI a investi Robin RÉDA en titulaire et Jean-Marie VILAIN en suppléant.

 

  • Votre serviteur est candidat divers-droite.

 

  • DLF a investi Hélène BRUNG qui a toutefois pris des distances avec la ligne de Nicolas DUPONT-AIGNAN

 

  • Le FN a investi Audrey GUIBERT en titulaire.

L’avancement des campagnes

  • LR-UDI sont les plus avancées avec des réunions, des campagnes d’affichages, des tracts.

 

  • Éva SAS a commencé doucement sa campagne avec une réunion, une campagne d’affichage et un tract.

 

  • La France insoumise a organisé une réunion publique

 

  • En marche n’a toujours pas investi son candidat

 

  • Le FN est pour l’instant toujours à faire sa campagne présidentielle.

Les chances de chacun

Le candidat En marche devrait donc se retrouver au deuxième tour et pourrait l’emporter.

Les candidats de la France insoumise vont pâtir du soutien du PC à Éva SAS, ainsi que de l’absence médiatique de Jean-Luc MÉLENCHON. Gabriel AMARD aurait pu l’emporter, mais je pense que la France insoumise devrait plafonner autour de 10 % des voix.

La candidate du Front national devrait échouer à rien de la place qualificative. Avec un score autour de 15 %, elle n’aura pas les voix de 12,5 % des inscrits nécessaires pour se qualifier au second tour.

LR-UDI devrait améliorer le score de FILLON, mais avoir un score assez bas par rapport à ce qu’il aurait pu être il y a deux ans.

Éva SAS devrait mécaniquement chuter et ne pas pouvoir se qualifier pour le second tour.

Debout-la-France qui pouvait atteindre 5 % devrait rester à 1 %.


Je mise donc sur un second tour En marche / LR-UDI et j’imagine une victoire d’En marche avec 52 % des voix. Le tiercé final devrait se jouer dans un mouchoir de poche. Parce qu’un seul candidat de gauche ne devrait pouvoir se qualifier, alors il bénéficiera de reports de voix qui lui seront favorables, dans un contexte où la droite n’est plus au rendez-vous. Attendons déjà de voir le second tour de l’élection présidentielle, et les débuts du nouveau Gouvernement.



Comptes de campagne PS/FN : la SOFIDEEC Baker-Tilly plus chère que Nicolas CROCHET (Amboise-audit)

Reportage d’Envoyé spécial (France 2) sur le Front national. Ils sont méchants parce qu’ils surfacturent les honoraires de leur expert-comptable Nicolas CROCHET. Entre nous, ils ne sont pas les seuls, et justement, je vous propose de voir qu’en Essonne, la gauche (PS) qui recourt à la SOFIDEEC Baker-Tilly a toujours payé plus cher que le FN sur les élections précédentes (législatives de 2012, municipales de 2014 et départementales de 2015).


Mon courriel aux journalistes du reportage (cliquez sur l’image pour l’agrandir)


Mesure de transparence : les candidats aux élections doivent présenter leurs comptes de campagne dans un délai de deux mois après le scrutin. Pour ce faire, ils doivent d’abord les faire valider par un expert-comptable. Or, si les trésoriers de campagne ont été un petit peu ordonnés, l’expert n’a rien d’autre à faire que vérifier les factures, les montants et valider. Mais pour justifier de telles sommes, ils ont inventé en plus la présentation des comptes de campagne !


Mon expérience personnelle de candidat indépendant libre de choisir son expert…

J’ai fait deux campagnes (2014 et 2015). Lors de la première, j’ai payé 1400 € TTC d’honoraires d’expert comptable soit 7 heures de travail parce que n’ayant pas eu de compte à un moment, j’ai demandé à l’expert de faire des recherches juridiques pour m’éviter de tout perdre. En vain, mes comptes ont été invalidés. La seconde fois, il n’y a pas eu de problème. Par conséquent, j’ai payé 240 € TTC pour un peu plus d’une heure de travail. Très très loin des autres coûts.


Pourquoi de tels écarts ?

J’ai comparé les présentations de mon expert comptable avec celle des autres candidats. Il y a trois différences : ils font une pochette-dossier par compte, ils numérotent toutes les pages en fonction du numéro de compte ; enfin, ils font correspondre une page à une dépense quand j’ai pu, de manière sacrilège, photocopier trois tickets de caisse sur le même A4. Clairement, si le trésorier a un peu bossé, ils mettent trois heures, disons quatre à tout casser. Donc 800 € max !


Le cas du Front national

Tous leurs comptes de campagne de France sont expertisés par le même cabinet d’expert comptable : Amboise-Audit appartenant à Nicolas CROCHET dont un épisode d’Envoyé spécial nous apprend qu’il est un intime de Marine LE PEN. Or, effectivement, ses prestations sont très élevées quoique comprises dans le kit de campagne fourni par l’association Jeanne : 1200 € aux législatives de 2012, 1400 € aux municipales de 2014, 1400 € aux départementales de 2015.


Mais la gauche essonnienne fait pire avec la SOFIDEEC Baker-Tilly !


Législatives 2012 (7e circonscription de l’Essonne)

Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge : cabinet Paolini à Savigny-sur-Orge : 2392 €

François GARCIA (DVG, ex-PS) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 1794 €

Gabriel AMARD (FDG, ex-PS) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 1794 € 

Éva SAS (EELV) : Raphaëlle MAYEN à Balainvilliers : 1500 €

Audrey GUIBERT (FN) : Cabinet Amboise-Audit (Nicolas CROCHET) : 1200 €

Alain VILLEMEUR (MODEM) : Audit Conseil comptabilité : 897 €

Françoise BRIAND (UMP) : Euro Compta finance : 359 €

Daniel JAUGEAS (DLR) : cabinet Audicompta : 100 €


Municipales 2014 (Savigny-sur-Orge)

Liste PS (GUYARD) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 2040 €

Liste UDI (SPICHER-BERNIER) : cabinet DECROIX : 1794 €

Liste FN (GUIBERT) : Cabinet Amboise-Audit (Nicolas CROCHET) : 1400 €

Liste indépendante VAGNEUX : Cabinet GERMIN Alter audit : 1400 € (pour 7 heures de travail dont 5 heures  inutilement passées en recherche juridique pour essayer vainement de trouver des jurisprudences me permettant de valider mes comptes malgré mes dépenses hors-compte…)

Liste indépendante FABRE : cabinet ZERBIB à Ris-Orangis : 1200 €

Liste UMP (MEHLHORN) : cabinet Mathieu et associés à Ris-Orangis : 1000 €

Liste POI (ESTIVILL) : AO.2.C : 120 €


Départementales 2015 (canton de Savigny-sur-Orge)

Binôme PS (ARDAKANI/GUYARD) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 1500 € 

Binôme FN (GUIBERT/FESLER) : Cabinet Amboise-Audit (Nicolas CROCHET) : 1400 €

Binôme FDG (TOITOT/GAUTHIER) : cabinet OUZOULIAS : 960 €

Binôme UMP (VERMILLET/MEHLHORN) : cabinet SOFIE – Société fiduciaire d’expertise comptable en Essonne) : 600 €

Binôme indépendant (HAYWARD/VAGNEUX) : Saint-Honoré BK&A : 240 €


Trois exemples d’élections locales ; trois fois où le PS a payé plus que le FN pour des résultats toujours relatifs. En réalité, la plupart des candidats surfacturent ici ou là. Soit parce qu’il y a des magouilles au niveau des partis, soit parce qu’il ont eu trop d’argent pendant la campagne et qu’ils veulent éviter une lourde procédure de dévolution. Mais clairement, c’est louche pour une moyenne de 200 € TTC de l’heure de travail, et par rapport au dossier final qui est fourni à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).