Archives du mot-clé Front national

Sur la mauvaise idée du changement de nom du Front National

Ce sera donc le « Rassemblement national » ; un nom qui continuera intentionnellement de faire penser au Front national, avec cependant trois défauts : au lieu de « F haine », ce sera le « R haine » ; au lieu du RN, certains écriront RNP (Rassemblement national populaire, un parti collaborationniste sous l’Occupation dont vient un des fondateurs du FN) ; et question nouveauté, c’était le nom des listes de LE PEN aux législatives de 1986…

Ce changement de nom est de toute façon un faux problème, ce parti va rester un organe personnel, au service d’une famille, qui continuera de ne pas tolérer les ambitions autres que celles de ceux qui ne s’appellent pas LE PEN. En témoigne PHILIPPOT. qui s’est fait mettre dehors parce qu’après la présidentielle de 2017, il apparaissait plus capable que Marine LE PEN pour exercer le pouvoir ; pire qu’on s’est rendu compte qu’il était le vrai cerveau du duo.

Par ailleurs, le choix du mot « rassemblement », est un aveu de faiblesse. Les idées du Front ne pourront donc jamais être majoritaires, et LE PEN, pour gouverner devra donc rassembler des gens qui ne partagent pas ses idées. Mais qui veut encore faire le rassemblement autour d’une perdante ? LE PEN pourrait-elle donc participer à une coalition dans laquelle elle n’est pas majoritaire ? Et s’allier officiellement à la droite, signifie perdre toutes les voix de la gauche.

Le risque d’un nouveau nom est aussi la normalisation, et la perte de la légitimité et de la reconnaissance historique. Bien sûr, le rassemblement est un terme appuyé qui fait référence au RPF de DE GAULLE, et au RPR de CHIRAC. Mais le FN historique avait une identité, qu’il a perdu dans le fourre-tout marinien, lequel n’a pas été capable d’exposer son programme lors du débat d’entre-deux tours. A-t-on besoin d’un énième nouveau (petit) parti eurosceptique ?

Est-il donc si compliqué de comprendre que les électeurs du FN rejettent le système, les dérives de l’ultra-libéralisme, l’Union européenne et surtout l’immigration ? Il ne sert à rien de leur écrire un programme outre-mesure, ou de modifier la façade, alors qu’un développement encore plus poussé de la critique de ces thèmes finirait à terme par payer, de la même manière qu’en quinze ans, le FN a doublé ses voix de 17 % à 33 % au second tour d’une présidentielle…



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Savigny : Le Front National de l’Essonne vend son siège départemental

Le siège départemental du Front national de l’Essonne, situé au 25 bis rue Vigier à Savigny-sur-Orge, est à vendre !

Est-ce un coup du maire LR de Savigny, qui gère tellement bien sa ville, avec tellement de services publics, que les prix grimpent en flèche. Non, ils ont plutôt tendance à chuter.

Probablement qu’appauvris par leurs défaites récentes, les frontistes s’en vont chercher un autre local, moins grand, sinon moins cher.

Le parti avait pourtant fait de Savigny, ville dans laquelle il s’était installé en 2013, le chef-lieu de la conquête du Département. Avec les résultats que l’on connaît…

Ils y avaient alors parachuté Audrey GUIBERT, ancienne candidate aux cantonales à Athis-Mons.

Et pourtant, et jusqu’au 6 mai 2017, c’est bien le Front national qui a été le centre de la vie politique française. Les mêmes gens qui ont fait monter le FN, et lui ont permis ses records de voix, se retrouvaient toujours à la fin, venant de tous bords, contre le vilain parti fascistoïde.

On ne faisait plus de la politique pour les gens, mais contre le FN. Remarquons cependant qu’en face, le FN fait de la politique « au nom du peuple », leur slogan à la présidentielle ; ce qui ne vaut guère mieux.

À noter sinon que ces derniers temps, on ne voit d’ailleurs plus beaucoup la secrétaire départementale, Mademoiselle GUIBERT, laquelle s’est pris une claque aux législatives, tant personnellement, que par le biais de ses candidats soumis, choisis par elle, souvent loin d’être bons.

Enfin, on la voit quand même à la télévision se faire balancer des Pom’Potes goût pomme-fraise, à Pontoise, en train de tracter pour un candidat inconnu lors d’une législative partielle… Ils sont obligés de débaucher les conseillers régionaux de l’Essonne pour aller dans le Val d’Oise…

Bref, résultat des législatives de 2017 : 1/3 de voix en moins. Plus la « fatwa bancaire » contre les comptes de la fédération départementale par la Société générale. Plus les Français qui n’y croient plus, puisqu’il y aura toujours une union des Maastrichtiens contre le FN.

Le Front va-t-il rester à Savigny ? Ou se passer de permanence en dématérialisant tout cela ? Audrey GUIBERT va-t-elle demeurer à Savigny, ou tenter sa chance ailleurs ? Rappelons-nous que son groupe municipal fout le camp, et qu’elle n’a pas grand monde de valable à ses côtés…

Si la menace philippotiste n’est pas très importante en Essonne, pour ne pas écrire nulle, et que Les Patriotes ne pourront jamais rémunérer GUIBERT comme le fait le FN, faut-il sinon se demander si le temps n’est pas venu de changer de secrétaire départementale ?



Bilan nul pour la conseillère municipale FN Jany-Alice MATHY remplacée par Alexandre LEFEBVRE

En réalité, le bilan n’est pas si nul car Jany-Alice MATHY sera rentré dans le vocabulaire des lecteurs de ce blog en tant que nom commun ou qu’adjectif désignant une personne qui fournit une photo (très) datée. Seuls les initiés peuvent comprendre cette expression : Ne fais pas ta Jany-Alice MATHY !

En dehors de cela, que peut-on retenir du mandat de Jany-Alice MATHY (FN) qui a démissionné du Conseil municipal de Savigny-sur-Orge le 28 septembre 2017 ? Strictement rien ! Alors je m’adresse aux électeurs du FN de Savigny : est-ce bien à ces gens-là que vous vouliez confier les clés de l’hôtel de ville ? Non pas à cause de leurs idées (ils n’ouvrent même pas la bouche pour les exprimer), mais à cause de leur désintérêt pour la politique !

C’est un triste aveu d’échec pour le FN qui n’avait donc personne de valable et de compétent à présenter à Savigny à part Audrey GUIBERT, permanente politique, donc salariée du parti ! Après la démission de Tony ROLLAND, deuxième de liste, c’est au tour de la troisième de liste « Savigny bleu marine » de fausser compagnie à Audrey GUIBERT. Mais on m’a dit que son remplaçant Alexandre LEFEBVRE était un peu plus politisé donc coriace ! À voir sur la durée !

Sauf que jusqu’à présent, celui-ci, installé lors de la séance du 19 octobre 2017, est classé sans appartenance déclarée donc hors du groupe Savigny bleu marine, qui de facto n’est plus un groupe ! N’assumerait-il dons pas tout ? Ne serait-il pas FN ? Ou pire serait-il philippotiste ? Notons également que le webmestre ne sachant pas trop que faire de la photo de Mme MATHY a créé une rubrique spéciale pour elle (« Quelques photos »), plutôt que de retirer le fichier…

Jany-Alice MATHY n’est pas beaucoup intervenue en séance. Il faut bien reconnaître qu’elle n’a pas souvent été là. Ne travaillant pas ses dossiers, il n’est d’ailleurs pas rare qu’elle ait votée différemment d’Audrey GUIBERT, ce qui la fout mal. Sa sortie la plus remarquée fut celle au cours de laquelle elle me demanda de reculer ma caméra car elle ne voulait pas être filmée. J’avais d’ailleurs eu droit à un commentaire de son mari, me reprochant de m’en prendre à sa femme.

Je me rappelle sinon du 17 juin 2015 ; de ce jour où elle m’avait dit que je n’étais pas très catholique. Et moi de penser très fort, mais de ne pas lui répondre par impolitesse, que je l’emmerde et que le jour où je la verrais fréquenter une église, alors elle pourrait me donner des leçons de catholicité !

C’est maintenant terminé, elle n’aura pas marqué l’histoire de Savigny, pour ne pas dire qu’elle n’aura servi à rien. C’est tout le problème du Front national qui ne sait pas, et qui ne veut pas former ses militants. MATHY a été placée en troisième position parce qu’elle était jeune et jolie (sur la photo du tract). Mais le reste n’a pas suivi. J’espère enfin, pour ma modeste part, avoir contribué au moyen de ce blog à lui donner toute la place qu’elle ne voulait pas prendre



Pourquoi le Front national ne peut pas changer de discours sur l’euro

Si Marine LE PEN a réussi à dédiaboliser le Front national en façade, relativement à son image de parti racialiste et xénophobe, il est un sujet contre lequel elle ne peut rien faire d’autre qu’y être opposé : l’euro.

Le FN défend en effet l’idée d’une souveraineté française totale, d’une indépendance réelle de la France, au moyen d’un État fort qui ait la main sur tous les sujets régaliens parmi lesquels on trouve la maîtrise de la monnaie nationale.

Bien au-delà du problème de la monnaie, ce sont tous les sujets de l’économie et des finances qui sont donc partagés avec Bruxelles, avec la limite que sans argent, impossible de conduire la moindre politique.

Or, l’existence d’une monnaie supra-nationale revient à diminuer la souveraineté de la nation, en affaiblissant l’État français, ainsi obligé de s’accorder avec les autres états, et avec la Banque centrale européenne, pour agir sur la monnaie.

Par conséquent, le FN, s’il défend réellement la souveraineté nationale, doit s’opposer à l’Union européenne et à l’euro. Tout le problème étant que si les Français sont majoritairement eurosceptiques, ils choisissent par défaut des candidats europhiles.

Lors de l’élection présidentielle de 2017, trois des douze candidats étaient ouvertement europhiles : MACRON (24,01 %), FILLON (20,01 %) et HAMON (6,36 %) soit 50,38 % des suffrages exprimés ; à nuancer par le fait qu’une partie de l’électorat FILLON est historiquement eurosceptique, comme l’ont montré les campagnes référendaires de 1992 et 2005.

Cela n’a pas empêché, en considérant quand bien même, que les eurosceptiques ne soient que 49 %, que ce chiffre est retombé à 33 % au second tour.

Dans beaucoup de sondages réalisés, le thème de l’euro est préjudiciable à Marine LE PEN car les Français craignent un appauvrissement si l’on sortait de la zone euro.

Or, le FN ne peut rien dire d’autre qu’il désire abandonner la monnaie unique, s’il veut garantir l’indépendance de la France.

Sauf à faire comme la droite modérée qui prétend que l’indépendance nationale ne passe pas par le contrôle de la monnaie.

Ou comme Nicolas DUPONT-AIGNAN, qui dit avoir retiré de son programme le thème de la sortie de la monnaie unique, parce qu’après la crise financière, il considère que l’euro est condamné à court terme. Toujours est-il qu’il n’exprime plus qu’il est contre.

Jean-Marie LE PEN pouvait se permettre d’éluder ce discours sur l’euro, d’une part parce qu’il ne s’adressait qu’à des segments électoraux minoritaires, ne cherchant pas à gagner une élection ; d’autre part, parce qu’il a co-fondé le FN en 1972 à une époque où le Marché commun était encore en plein développement, et où la question de l’euro ne se posait pas (il faudra attendre Valéry GISCARD D’ESTAING et son fameux écu). Marine LE PEN ne le peut pas.

Et pourtant, les électeurs de droite ou du Front national n’attendent pas prioritairement de réponses économiques, mais d’abord et actuellement des réponses sociétales. Les droites se trompent à parler d’économie comme elles le font, d’autant que leurs solutions dépendent du système que tant de leurs électeurs rejettent.

Marine LE PEN, parce qu’elle est à la tête de la deuxième ou troisième force politique française, est obligée de proposer une politique sur ce sujet qui ne peut que lui être préjudiciable.

À partir de là, soit elle doit trouver des économistes audacieux capables de transformer l’euro pour que les pays retrouvent la main dessus. Soit elle doit attendre et accumuler la défiance des Français vis-à-vis de l’UE et de l’euro, mais il lui sera difficile d’atteindre 50 %.

Dans tous les cas, il ne lui est pas possible de changer de discours, même pour être élu, au risque d’être en contradiction avec la ligne idéologique de son parti… Et la solution pourrait alors être effectivement de changer le parti, au risque cette fois de perdre les électeurs…