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La question qui fâche : pourquoi le graff du futur de Grand-Vaux ne ressemble pas bien au plan du projet ?

Probablement parce que le graffeur, qui n’est pas de la commune, ne sait pas bien dessiner, tout du moins n’a pas le sens des proportions…

En attendant, je vous propose de jouer au jeu des sept différences entre le plan du projet et le plan de la fresque. (Mais il y en a sûrement plus !)

1) Ce qui me frappe le plus, c’est le déplacement du gymnase Douillet qu’on a écarté de l’Yvette.

2) Mais il y a aussi les nouveaux immeubles de la rue Van-Gogh qui sont concentrés ensemble et décalés par rapport à la rue

3) La résidence Derain a aussi pris un sacré coup de rabot (David, si tu nous lis…)

4) Les pavillons sont devenus des barres, même si ce ne doit pas être facile à dessiner.

5) Il y a aussi des petites différences dans la forme des bâtiments à la place de l’actuelle dalle commerciale.

6) On a aussi réduit la taille du parking du groupement immobilier de l’Yvette.

7) Et une dernière pour en avoir sept, le petit immeuble prévu au niveau de l’église est décalé plus bas.

Tout mon problème en fait, est que je ne sais pas si c’est le graffeur qui n’est pas si bon que cela, ou si c’est le projet qui a encore changé entre temps…

Et bien sûr, on ne sait toujours pas où sont prévus les logements sociaux, qui vont probablement tous être vers la barre Monet pour laisser les gueux entre eux… Une mixité sociale en carton…





À Grand-Vaux (Savigny-sur-Orge), la suprême indécence d’Alliance Prévention

En fait, je ne saurais pas exactement dire ce qui me choque le plus.

Qu’on considère les jeunes de Grand-Vaux comme des singes qui ne s’intéresseraient à rien d’autre que de faire du graff, du rap et du macramé ?

Et encore trop nuls pour faire la base du dessin eux-mêmes, qu’il faille aller chercher un autre grapheur d’une autre commune…

Il n’y a qu’à entrer dans la maison de quartier pour voir ce qu’on leur propose. Cela va d’agent de restauration à technicien aéronautique en passant par balayeur.

Comme si la jeunesse de Grand-Vaux n’aspirait pas, comme les autres jeunes, à devenir médecins, avocats ou banquiers…

Ou bien qu’on fasse remplir une fresque représentant le futur quartier de Grand-Vaux, par ceux que le renouvellement urbain va justement chasser et exclure de l’endroit ?

Je trouve cela parfaitement insultant, et vraiment d’un mépris des plus crasseux

Parce que c’est quand même pour améliorer le quotidien de ces jeunes qu’il y a la rénovation.

Du moins, c’est ce qu’on raconte aux autres cons de Français qui la payent avec leurs impôts pour qu’ils acceptent cette dépense ; dont la crise des gilets jaunes a d’ailleurs montré qu’elle n’était ni comprise ni acceptée par une part de la population.

Et non seulement, ces jeunes ne toucheront pas un centime, parce qu’on va les reloger ailleurs, et qu’ils ne bénéficieront pas des investissements d’un quartier dans lequel ils ne seront plus, mais en plus, on va les narguer en leur faisant toucher du doigt ce dont ils vont être privés.


Si un jour cela pète dans le quartier à cause de la rénovation, il ne faudra pas s’étonner.

Et sans justifier ou légitimer certaines violences, il faudrait vraiment que les pouvoirs publics arrêtent de foutre la merde par leurs pratiques néo-coloniales.

Car c’est seulement en traitant tous les Saviniens à égalité, qu’on pourra alors faire de justes reproches sur certains comportements, qui alors ne deviendront plus excusables.

Et je ne parle pas du mec qui jette sa poubelle par la fenêtre parce que c’est inexcusable, mais du jeune qui préfère dealer, quand sa meilleure perspective de carrière est manager à McDo.

Alors qu’on prend justement prétexte de ces comportements pour organiser cette opération de déportation et de remplacement de la population, en rendant au passage tout le monde malheureux… Tant les gens déplacés que les gens auprès de qui ils sont déplacés.