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Antoine CURATOLO, un « concurrent » à l’investiture LR pour Éric MEHLHORN en vue des municipales de 2020 ?

Relevez bien les guillemets que j’écris autour du mot de concurrent.

Déjà dans un article de septembre 2018, j’annonçais la candidature d’Antoine CURATOLO en tant que tête de liste aux prochaines élections municipales à Savigny.

Mais je n’ai compris que très récemment que l’agent d’exploitation de la salle Aristide-Briand, bientôt en retraite (condition nécessaire pour pouvoir se présenter), et syndicaliste CFTC, que j’imaginais y aller en indépendant, rassemblement citoyen et compagnie, misait en fait sur une investiture LR, qu’il s’imagine pouvoir chiper à Éric MEHLHORN…


Pour rappel, les investitures LR dans les communes de plus de 30 000 habitants s’attribuent au moyen d’une commission nationale d’investiture.

En 2013 (pour 2014), celle-ci avait eu à partager deux candidats : Éric MEHLHORN, et Jean-Michel ZAMPARUTTI, dont la candidature avait été rejetée parce que sa position aux élections législatives de 2012 n’était pas très claire, et qu’il n’avait pas assez condamné la dissidente Laurence SPICHER, ni assez soutenu Françoise BRIAND.


Alors CURATOLO a-t-il ses chances d’être le candidat LR ?

Ses réseaux sociaux laissent effectivement apparaître un militantisme appuyé qui se traduit par des collages, des distributions de tracts sur les marchés, et des participations à des réunions politiques.

Mais face à Éric MEHLHORN qui est sortant, élu depuis 24 ans, et titulaire de trois mandats électifs, le match va vite être joué, malgré tous les messages de sympathie et d’amitié qu’il peut bien recevoir de personnes comme Robin RÉDA ou Jean-Marie VILAIN, qui ont surtout un rapport avec lui qui est très utilitaire et très intéressé. Ils se servent allègrement de lui…


Ce que je vois, c’est que CURATOLO n’est pour l’instant pas très méchant avec MEHLHORN dans son opposition.

Il tire sur une ambulance déjà flinguée ; bien conscient de l’opportunité que représente un maire affaibli, qui trouve relativement peu de soutiens honnêtes car MEHLHORN a été élu par défaut !

CURATOLO est en cela auto-alimenté par le petit milieu clos des usagers des associations sportives (qui pour le coup ne sont pas super reconnaissants) et des agents, dans lesquels milieux MEHLHORN est déconsidéré.

Et il s’imagine pouvoir compter sur les Marsaudoniens historiques, dont il fantasme le poids et la réalité.


Or, je crains que tout cela ne soit en fait qu’une vaste opération d’enfumage aux fins pour lui de créer un rapport de force et d’être récupéré par MEHLHORN.

Car nul doute que lorsque LR va sonner la fin de la récré, et mettre dans la balance, qu’il pourrait être exclu du parti s’il faisait dissidence, CURATOLO rentrera dans le rang.

Et probablement qu’à ce moment, ses amis interviendront pour lui trouver une place sur la liste de MEHLHORN.


Si donc je pouvais trouver un intérêt personnel à laisser faire CURATOLO parce que tout ce qui tape sur MEHLHORN sert ma campagne, et qu’un éparpillement des voix de droite n’est pas forcément une mauvaise chose,

je suis finalement très circonspect car il ne faudrait pas qu’il créé un réservoir de voix qui iraient finalement à MEHLHORN, voire pire qui lui insuffle une dynamique favorable au deuxième tour.

Je ne dis pas que tous ses électeurs suivraient, d’autant que s’ils acceptent de voter pour lui au premier tour, c’est qu’ils le choisissent plutôt que MEHLHORN…

Mais on a déjà vu avec FABRE, des gens qui ont fait campagne contre une personne avant de la rejoindre. Or, ici, il ne s’agirait que de rentrer à la maison.

La candidature d’Antoine CURATOLO est donc à surveiller, même si j’ai beaucoup de réserves sur sa capacité à composer une liste, et à écrire un programme.


Reste enfin l’hypothèse véhiculée par Bernard BLANCHAUD (Nous citoyens) que MEHLHORN pourrait quitter LR pour un parti de centre-droit macroniste type Agir.

Je pense que MEHLHORN n’est pas une flèche, mais qu’il n’est quand même pas stupide au point de quitter le troisième parti de France pour un obscur groupuscule ; auquel l’adhésion ne devrait de toute façon pas lui coûter une étiquette LR, du fait du jeu des alliances, au moins dans l’espoir que la Commune puisse être considérée comme LR, ou qu’il y ait une réversion d’une partie des élus au parti.

Après, n’oublions pas que LR en Essonne est présidé par RÉDA, et que si jamais il s’en va, je pense que TRON arrivera à en reprendre la présidence (à moins que DUROVRAY ?), donc que LR continuera d’exister quoiqu’il arrive, et qu’au vu de la sociologie électorale savinienne, il vaut mieux ne pas en être trop loin…

J’espère donc que CURATOLO n’est pas qu’un faire-valoir de MEHLHORN…



Pourquoi l’alliance Robin RÉDA (LR) / Jean-Marie VILAIN (UDI) dès le premier tour est-elle une mauvaise idée ?

L’annonce ne devait être officialisée que par une conférence de presse commune prévue ce lundi 20 février 2017. Mais puisque la page Facebook est déjà créée, nous n’allons pas nous gêner. Ainsi Robin RÉDA, candidat LR aux élections législatives de juin a-t-il choisi son suppléant en la personne du maire UDI de Viry-Châtillon, Jean-Marie VILAIN. Cette fusion LR/UDI représente une erreur politique stratégique selon moi, et je m’en explique.

Qui connaît le paradoxe de Condorcet ? Cette analyse de 1785 (Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix) nous montre que les choix des votants ne sont pas les mêmes en fonction du nombre de candidats. Or, parce que le système d’élection des députés ne retient que les deux meilleurs (ou tous ceux qui ont obtenu plus de 12,5 % des inscrits), RÉDA risque de voir fuir les voix centristes vers d’autres candidats


Robin supprime sa plus grosse réserve de voix au deuxième tour

Même en admettant que RÉDA soit en tête à l’issue du premier tour, il ne devrait bénéficier que du report de DLF (DUPONT-AIGNAN). Tout dépendra ensuite du score de la gauche, ainsi que de celui du Front national qui réussira peut-être cette année à provoquer une triangulaire. Il se prive dans tous les cas de voix, par exemple de Castelvirois qui seraient venus soutenir VILAIN parce que c’est leur maire, et qui aurait ensuite voté RÉDA sur un appel à faire gagner la droite.


RÉDA met LR en avant et l’UDI en retrait alors qu’il pâtira des difficultés de FILLON (LR)

À l’heure actuelle, FILLON est inaudible et ses dernières annonces n’ont rien pour rassurer (il demande d’abaisser l’âge de la minorité pénale à 16 ans, semblant ignorer que le juge peut écarter l’excuse atténuante de minorité. Ou alors il dit qu’il se présentera quand même s’il était mis en examen). Si jamais FILLON n’est pas au deuxième tour, ou qu’il l’emporte mais de manière trop juste, alors RÉDA ne profitera pas de la prime du vainqueur, voire il y perdra…


VILAIN prouve que l’UDI ne sert à rien parce qu’ils ont le même programme que LR

Jean-Marie est-il sincèrement UDI (Nouveau-Centre) ou juste par opportunisme du fait que Françoise BRIAND puis Laurent SAUERBACH occupent la place à LR. C’est d’ailleurs amusant de repenser que RÉDA soutenait BRIAND contre VILAIN aux municipales castelviroises de 2014. Si l’UDI ne sert même plus à rapporter des voix à LR au second tour, à quoi sert le centre-droit ? D’autant que beaucoup d’UDI sont actuellement en train de filer rejoindre MACRON au cas où…


Cette alliance prouve que les deux hommes sont intéressés

Néanmoins si cette alliance existe, c’est qu’elle a trouvé ses raisons. RÉDA cherche à s’assurer de se qualifier pour le second tour au cas où, ce qui prouve qu’il ne croit pas que son programme va l’emmener directement à la victoire. VILAIN cherche à s’éviter une humiliation au cas où il n’atteindrait pas les 5 %, même si je pense qu’il les aurait fait, en tout cas une probable défaite. VILAIN espère enfin avoir la place si jamais RÉDA était nommé au Gouvernement…


Cette union gênera le « financement normal » des partis politiques

Les partis politiques obtiennent une dotation annuelle proportionnelle au score électoral obtenu lors du premier tour de la précédente élection législative. C’est à dire qu’en ne présentant pas de candidat, l’UDI se prive de potentiellement plusieurs milliers d’euros sous le prochain quinquennat. C’est pourquoi,, vu cet accord local qui contrevient à ce qui est pour l’instant décidé au national, LR reversera probablement en compensation une partie des sommes à l’UDI !


Cette alliance est finalement très logique. RÉDA et VILAIN sont très semblables : des fonctionnaires, des cumulards, des pro-mariage pour tous… Ce qui me fait bien rire est que VILAIN déteste RÉDA (car il le jalouse) et qu’il lui crache dessus dès qu’il a le dos tourné. Alors peut-être maintenant qu’ils sont ensemble, qu’ils vont tous les deux faire semblant de s’apprécier. En tout cas, cela prouve bien que RÉDA, seul, avait peur de se faire éliminer dès le premier tour !


Édit : Qu’il y ait deux hommes candidats l’un en tant que titulaire et l’autre en tant que suppléant n’est pas interdit par la loi sur la parité. Ce sera d’ailleurs très probablement mon cas. Toutefois, les partis politiques se doivent de présenter autant de candidats titulaires hommes que femmes (ce qui est difficile avec 577 circonscriptions). En contrepartie, la candidature masculine de RÉDA doit être contrebalancé ailleurs en France par celle d’une femme.

Dans le cas contraire, LR (qui peut d’ailleurs faire le choix comme en 2012 de présenter une large majorité d’hommes) sera soumis à une amende. En 2012, Nicolas DUPONT-AIGNAN avait été soumis à cette même amende parce qu’il avait présenté trop de femmes !



Comment l’UDI risque d’éliminer la droite en 2017 sur la 7e circonscription de l’Essonne ?

J’écris parce que cela m’amuse d’écrire, mais je pense bien qu’au final, Jean-Marie VILAIN mettra son égo de côté et renoncera à toute velléité de candidature, qui ne pourrait certainement qu’être fatale à la droite en 2017. En effet, contrastant de beaucoup avec Robin RÉDA et très apprécié des Castelvirois, son résultat pourrait représenter les points qu’il manquerait à RÉDA pour se qualifier pour le second tour.

C’est malheureux car, par la faute des électeurs qui ne vont pas voter, il n’y aura que deux finalistes. Or nous risquons aux législatives de 2017 de nous retrouver avec le FN au second tour et face à lui le candidat qui s’en sera le moins mal tiré. Si la gauche est divisée (PS et EELV), je pense qu’elle perdra mais si Éva SAS y va avec Patrice SAC en suppléant, ils ont leur chance face à une droite divisée, ou même unie, qui ne fait pas l’unanimité dans nos villes.


Pourquoi l’UDI irait-elle seule ?

Le parti centriste réuni en Congres à Versailles ce dimanche 20 mars 2016 a refusé de participer à la primaire du parti LR. La conséquence logique est qu’ils se défendront seuls aux présidentielles (où ils peuvent aussi éliminer le candidat LR et nous provoquer un second tour PS-FN) et ensuite aux législatives. Cela signifie donc qu’ils auraient des candidats à savoir VILAIN en titulaire et Julienne GEOFFROY en suppléante. Une candidature de convictions mais risquée.


L’hypothèse UDI est-elle plausible ?

Dans la plupart des sondages où elle concourt seule, l’UDI est donnée à 7 ou 8 %, mais elle finit pour l’instant plutôt à 3 ou 4 %, du fait qu’elle n’ait pas de représentants crédibles au niveau national que les électeurs voudraient aider à accéder au pouvoir, en votant pour ses candidats. VILAIN, apprécié localement peut passer la barre des 5 % mais je pense qu’il se heurtera à celle des 10 % dans la mesure où son parti est plus un handicap qu’un moteur.


Les tendances des régionales

Sur notre circonscription, le FN ne fait pas des résultats exceptionnels mais s’approche dangereusement des 20 %. Vu que seuls des candidats PS ou LR sont capables d’atteindre cette barre, et ce sans trop de candidatures dissidentes ou indépendantes qui pourraient leur prendre des voix, ce sera l’un ou l’autre. Et aux régionales, la gauche était devant à Athis, Juvisy et Savigny… Or, si Viry vote UDI, la gauche sera devant LR et donc au second tour…


Si RÉDA a ses groupies, il a aussi à faire avec des personnes qui ne le supportent pas. VILAIN au contraire est plus consensuel. Dans le cadre d’un binôme égalitaire mais non paritaire, ils auraient toutes leurs chances mais l’un contre l’autre, je pense qu’ils vont se fracasser. Laurent SAUERBACH peut-il alors essayer d’y aller pour tirer son épingle du jeu ; c’est sa meilleure carte à jouer, même si les militants de LR ne seraient pas tous d’accord avec cela.

Inutile de préciser que cette controverse sur l’opportunité d’une candidature centriste ne se poserait pas si Jean MARSAUDON était encore là, ou s’il avait correctement préparé sa succession… Mais comme il se pensait immortel, comme tant d’autres politiques corrompus par le pouvoir, 2017 nous prépare à droite une petite guerre larvée de celle qui a fait que Laurence SPICHER a fait éliminer Françoise BRIAND. Reste l’inconnue Debout-la-France…

La plus grande erreur politique de ma courte carrière

Très régulièrement, je me demande encore comment j’ai pu être stupide au point de solliciter l’investiture de l’UMP pour les élections municipales de 2014. Et dans le même temps, je me dis que cette erreur était peut-être nécessaire donc salutaire pour me permettre d’ouvrir les yeux sur la réalité de ce parti, et sur la réalité des partis.

Dans le fond, cette erreur a contribué à ma formation politique en me permettant de développer un vrai regard critique sur tout ce que je peux expérimenter en tant que citoyen. Fini donc l’angélisme de penser que tout ce que fait la droite a toujours raison ou que l’UMP doit impérativement gagner. Mais en même temps, le marécage découvert est vraiment pollué.


Je ne regrette pas mes choix

Pour autant, je continue de penser que j’ai eu raison de voter à droite du moment où j’ai obtenu le droit de vote jusqu’à ce que je décide en 2013 de m’engager contre la droite de SPICHER-BERNIER et contre la droite de MEHLHORN en m’engageant pour représenter une vraie droite à Savigny. Mais mes motivations à voter à droite sont aujourd’hui différentes.


Une non-réponse instructive

Je n’ai jamais été recontacté par la commission nationale d’investiture de l’UMP qui a finalement hésité entre donner son investiture à MEHLHORN et à Jean-Michel ZAMPARUTTI. Et si MEHLHORN a été choisi, ce n’est pas parce qu’il était meilleur mais parce que les intérêts de Geneviève MARSAUDON et de Françoise BRIAND étaient du côté de MEHLHORN…


Des méthodes pour y arriver

Le vainqueur de l’élection de 2014 ne pouvait être que le successeur de Jean MARSAUDON (mais la gauche aurait pu aussi bien s’en réclamer). Ajouté à cela un rejet de la gauche, une prime à la droite et dans l’esprit de certains que l’UMP soit la continuation du gaullisme, vous avez une liste élue par défaut et non pas sur des valeurs et un programme.


Une autre de mes erreurs sur laquelle je ne m’étendrai pas plus a été de demander des soutiens de personnes. Alors que je méprise sincèrement ceux qui n’ont aucune personnalité au point de voter en se référant au choix d’un autre… Mais en même temps, l’électeur primaire (ou électeur de base) veut des soutiens. Difficile de faire des compromis sans se compromettre.