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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : aucun candidat ne bénéficiera de la salle des fêtes avant le premier tour

Nous nous étonnions avec David (FABRE) d’avoir tous les deux respectivement sollicités le prêt de la salle des fêtes pour notre campagne municipale, et qu’elle nous ait été refusée.

J’allais même jusqu’à me dire que le grand méchant MEHLHORN l’aurait confisqué pour lui seul, vu qu’il est en même temps le seul à pouvoir réellement la remplir (310 places assises et 460 debout), avec les bus affrétés de militants LR et de résidents politisés des foyers-logements (pardon, des résidences autonomie). Même si l’une comme l’autre denrée s’épuise avec le temps…

Et puis j’ai posé la question par écrit au service Culturel, qui gère le prêt des salles.

Et c’est Frédéric DELAMAERE, directeur du service Culture et Vie locale, recasé là pour éviter de se retrouver sans emploi à la dissolution prochaine du cabinet du maire, qui m’a rappelé ce mardi 05 novembre 2019, pour me dire que face à la multitude de listes qui prévoyaient de se présenter, la Commune ne serait pas en mesure d’assurer l’équité entre les candidats.

Et qu’il n’y aurait donc aucun prêt de la salle des fêtes avant le premier tour. Nous attendrons donc d’avoir franchi ce cap pour la solliciter pour l’entre-deux tours.

Heureusement donc que notre génial MEHLHORN a pensé à un centre culturel communal. Comme cela, en 2026, et s’il est fini, nous pourrons enfin assurer l’équité entre de nombreuses listes en prêtant en même temps la salle des fêtes et le centre culturel communal ! Quel démocrate, il pense vraiment à tout !



Au delà du marché de surveillance et d’assistance aux résidents des foyers logements de Savigny

Ce n’est pas tout d’affréter des bus à destination des foyers-logements, pardon des résidences autonomie, pour emmener leurs locataires voter ; encore faut-il que les électeurs habitant ces structures soient choyés, pour qu’ils fassent le bon vote !

À Savigny-sur-Orge, le maire aime les vieux : c’est un gérontophile !

Les plus de 60 ans ne sont pourtant que 21 % de la population, mais eux votent, donc on va s’occuper d’eux, alors que les 25 % de moins de 18 ans ne votent pas, donc on s’en branle…


Donc parce que le maire aime les vieux, il va dépenser 200 000 € au « service » des résidents des 147 logements répartis dans les trois foyers de Savigny (Lucien-Midol, César-Franck et Jean-Morigny).

Ça, c’est la version officielle, et tous les badauds d’applaudir parce que 200 000 € par an, c’est quand même une somme, et donc c’est forcément de la qualité !

La réalité est tout autre !


Avant de revenir sur la notion de « service » qui va être proposé aux habitants, il faut surtout voir qu’à partir du moment où l’astreinte est assurée par une boîte privée, il n’y a plus de besoin ou de raison de loger les agents qui occupaient ces fonctions. Donc il est prévu de supprimer leurs logements de fonction !

Et puis, à bien y regarder, et je peux témoigner de ce que feu ma grand-mère, Juliette CLÉOPHAX, me racontait de ce qu’elle voyait à César-Franck entre mars 2006 et juin 2018, les agents d’astreinte étaient quand même corvéables à merci…

Alors, comme pour le gardien de la Savinière, il serait intéressant de vérifier que le droit du travail de ces agents a toujours été respecté, dans la prise en compte de leur temps de repos, dans l’intégration de toutes leurs activités au calcul de leur rémunération…

En gros, il faudrait savoir si Savigny ne se cherche pas un prestataire privé pour se couvrir de maltraiter ses salariés et se dédouaner de ses responsabilités, à partir du moment où ce même travail de maltraitance n’est plus directement de son fait…


Moi, ce que je ne comprends pas, c’est comment une personne toute seule va pouvoir faire le boulot collectif qu’en faisaient plusieurs jusque-là ; tout en assurant, sinon ce n’est pas drôle, trois rondes par nuit dans les trois foyers-logements de Savigny (entre 18 h 00 et 08 h 00 du matin en semaine).

Et je n’évoque même pas la situation dans laquelle deux personnes habitant dans deux foyers logements différents ont besoin d’aide en même temps…

Un cas de conscience : entre un AVC et une crise cardiaque. Qui est-ce que je sauve ?


Déjà, la première chose qui me choque en lisant le texte de l’appel d’offres est que la partie sociale, celle comportant les relations humaines, est totalement reléguée à l’arrière-plan, alors qu’elle est la plus importante (enfin, de mon point de vue parce que de celle d’un électeur de MEHLHORN, c’est toujours la sécurité).

Le marché est en effet passé pour « assurer la surveillance des bâtiments ».

Et puis, en gros, et s’il reste du temps, pour assurer « une mission d’astreinte en répondant aux appels d’urgence des résidents ».

Et, ce n’est pas fini, au passage « et en relevant quelques anomalies techniques pouvant survenir ». Comme j’aimerais vous y voir, la nuit surtout !


Et donc on se retrouve avec un appel d’offre bordélique dans lequel la personne d’astreinte se retrouve dans l’ordre des priorités développées par le marché à :

– Assurer la sécurité incendie des établissements, la nuit parce que c’est le meilleur moment !
– Répondre aux alarmes d’urgence actionnées par les résidents (ou appel d’un tiers), les secourir et contacter les secours si l’état de la personne le nécessite,
– Prévenir, intervenir et contrôler toute action suspecte dans les établissements,
– Surveiller le bon fonctionnement des chambres froides et des équipements froids et quelques autres installations techniques (chaufferie, machinerie d’ascenseurs,…), ici aussi la nuit !


Le marché précise que la surveillance et le gardiennage s’effectuent contre tous les risques liés à des incendies, incidents, accidents, explosions, des intrusions, des effractions et des actes de vandalisme.

Mais force est de constater que le risque d’attentat terroriste n’est pas pris en compte ; et puis surtout, qu’un acte de vandalisme n’est pas tout à fait la même chose qu’une explosion ; toutes choses étant égales par ailleurs dit l’expression.


Le gardiennage et la surveillance incluent les missions suivantes :
– effectuer les rondes de surveillance au cours desquelles l’agent signalera aux autorités toute anomalie constatée et y remédiera,
– vérifier que les locaux ne font pas l’objet d’intrusion, d’occupation illicite ou de dégradation,
– relever les défauts pouvant survenir sur les installations techniques de l’établissement. Dans ce cas l’agent devra (…) prévenir l’astreinte technique en cas de nécessité d’intervention immédiate.
– relever et vérifier les températures et la bonne fermeture des chambres froides et prévenir l’astreinte technique en cas de nécessité d’intervention immédiate.


La sécurité incendie inclut les missions suivantes (liste non exhaustive) :
– vérifier le bon fonctionnement de la centrale incendie des établissements à chaque prise de poste,
– intervenir sur le système de sécurité incendie en cas de problème,
– être à la disposition des services de secours en cas de crise,
– aider à l’évacuation des résidents en cas d’incendie sur demande des secours.


L’appel d’offres se termine le 30 janvier 2019.

Il est prévu un budget de 120 000 € pour 2019 et de 200 000 € à partir de 2020.

Moi, j’ai des gros doutes quant à la nouvelle sécurité réelle des résidents.

Oserai-je même écrire que je suis rassuré que ma grand-mère n’y soit plus ? On dirait bien que je l’ai écrit !

Je pense vraiment que c’est LE marché pour supprimer des logements de fonction (et donc faire l’économie de leur entretien), et puis aussi pour éviter de regarder de trop près la manière dont la Commune traite ses agents ; enfin, ceux qui ne sont pas les amis du maire qui se posent là en termes d’efficacité !


Sur ce, je vous laisse. Il faut que j’aille comprendre comment l’actuelle directrice du centre communal d’action sociale (CCAS) peut être à la fois fonctionnaire à temps plein et gérante d’un centre de parachutisme…

Mais que l’on se rassure, Éric MEHLHORN ne va pas manquer de m’envoyer très rapidement son acte d’autorisation hiérarchique d’autorisation du cumul d’une activité privée avec un emploi de fonctionnaire à plein temps et l’avis de la commission de déontologie qui n’aura pas manquée d’être saisie…