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#Fallaitserelire Quand Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge, envoie un courrier de condoléances

Mais oui, mais oui, la Ville de Savigny-sur-Orge envoie des courriers de condoléances ! Personnellement, je ne le savais pas avant cet épisode.

Enfin, c’est comme pour les vœux de bonne année, vous n’en recevrez que si vous êtes membre ou soutien de la fédération LR.

Parce que par exemple, ma maman n’en a pas eu quand sa maman (ma mémé) est décédée, en juillet 2018.

Savinienne depuis 1994, et résidente du foyer-logement César-Franck depuis 2006, dont elle était devenue la doyenne, non pas d’âge mais de temps passé là-bas, ma grand-mère ne devait pas être assez bien pour que sa famille reçoive l’attention du maire.


Et comme cette pratique est à peine clientéliste, c’est le même courrier-type, froid et impersonnel, que l’on décline à l’envi.

Je me suis d’abord demandé si ce n’était pas un courrier spécial pour les décès que je qualifierais de difficiles, comme la perte d’un enfant (qui n’est pas dans l’ordre des choses), ou la perte d’un conjoint, si elle amène à se retrouver tout seul, et qu’il y a une longue histoire derrière… Car c’est généralement le conjoint qui sera la personne avec qui on aura partagé le plus de temps de vie commune.

Et puis, j’ai lu et relu les banalités que contenaient ce courrier, et il n’y a rien qui marque une attention particulière, personnalisée ; juste qu’il y a effectivement des catégories de Saviniens dont les deuils touchent le Conseil municipal, et d’autres pas.


Car entre autres platitudes, connaissez-vous des décès qui ne touchent pas les familles ?

J’écris régulièrement que le vocabulaire de M. MEHLHORN est limité, mais il répète quand même trois fois le mot de condoléances sur neuf lignes.

Et sa touche personnelle se borne à réécrire le mot qui est écrit juste avant. Mais je suis sûr qu’il tenait un truc, limite qu’il était sur le point d’avoir une fulgurance puis qu’il n’a pas osé.

Le réconfort est exprimé au nom du Conseil municipal. On peut d’abord se demander si celui-ci est informé des personnes à qui sont présentés des condoléances en son nom. On peut surtout déplorer que ce ne soit pas le Conseil municipal qui présente ses hommages. Mais il n’y aurait pas cette présence personnelle du maire, et donc l’expression d’un complexe d’infériorité.

S’associer à la peine et à la douleur, cela veut dire en ressentir. Je suis peut-être sans cœur, mais je ne ressens de peine ni de douleur par rapport à quelqu’un que je ne connais pas. Des émotions oui, comme de la tristesse, ou de la sollicitude, ou de l’amitié, mais pas ces premières.

Assurer de son soutien, c’est bien mais ce n’est pas concret.

Puis pourquoi puiser dans ses ressources les plus profondes pour affronter la disparition d’un proche ? Il y a une idée, mais qui ne s’applique pas à la réaction de chaque personne… Sans préjuger, il y a des personnes qui sont soulagés quand la mort vient interrompre une longue et douloureuse maladie.

Et patatras, le courrier, qui s’adresse à un homme veuf, termine en parlant de la disparition d’un enfant…


Alors Éric MEHLHORN vous parlera encore une fois d’une « petite erreur » ; je trouve qu’il y en a souvent beaucoup et toujours trop. Et que celle-ci montre que personne n’a relu le courrier, et que MEHLHORN ne connaissait d’ailleurs pas la personne, pour se fourvoyer à ce point.

Je vous partage d’ailleurs ce récent tweet du maire, auquel j’aurais pu répondre, si j’étais méchant, qu’il ne s’est pas trompé d’adresse parce qu’il y avait pot après. Mais il aurait compris que je voulais lui faire une réputation d’alcoolique alors qu’il n’a bu que du jus d’orange !

Lui, par contre, comme tant d’autres développe un argumentaire assez restreint : VAGNEUX l’obsédé se trompe tout le temps. Oui, mais sur quoi précisément ? Ben sur tout, et tout le temps. Mais encore ? C’est un peu court, jeune homme…


Moi aussi, il m’arrive d’écrire des bêtises, mais je ne suis pas maire, et je n’ai aucun relecteur. Peut-être est-ce aussi pour éviter le copier/coller malheureux que mes lettres de condoléances sont manuscrites ?

Toujours est-il que je trouve anormal cette distorsion entre Saviniens, et puis aussi que les mecs pourraient un peu se casser la tête pour être sincères, à défaut d’être original…




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