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Osons Savigny avec Alexis IZARD : ils ont rencontré 2000 habitants, 67 commerces et 54 associations ; ils ont obtenu 1627 voix

De la preuve chiffrée de l’inutilité de la campagne d’Alexis IZARD…

Qui donc compte les gens qu’il rencontre…

À moins plutôt qu’il ne rencontre les gens pour les compter…

Je suis personnellement incapable de dire à combien de personnes j’ai parlé.


Je vais commencer par dire : ils ont rencontré 2000 personnes, ils n’ont obtenu que 1627 voix.

Heureusement que je n’inclus pas les commerces et les associations, parce que qu’est-ce que cela fait comme monde qu’ils n’ont pas réussi à convaincre !!!


Alors on va me répondre qu’il y a le Covid-19. Tout est de la faute de ce salaud !

Et avec une participation de 35,05 % contre 58,72 % en 2014, IZARD aurait alors obtenu 2726 voix (vous multipliez les 1627 par 1,6753 qui est le différentiel de participation).

Oui, mais LaREM a obtenu 2 479 voix aux européennes de 2019.

Donc Alexis aurait en fait convaincu 247 nouvelles personnes.


Alors on me dira qu’aux européennes, certains ont voté par défaut pour LaREM de manière à faire barrage au RN ; et ils ont quand même perdu.

Et je répondrais d’une part que ce n’est vraiment pas de chance d’avoir surtout rencontré des militants déjà convaincus par LaREM (faut voir où on cherche), et des commerçants et des associations qui ont finalement peu de clientèle ou de rayonnement…

J’écris tout cela pour ne pas dire qu’il n’a pas convaincu les gens qu’il a rencontré.

Sauf à dire que tous les militants de LaREM de mai 2019 se sont découragés, et qu’il est allé en pêcher d’autres.

D’autre part, que c’est surtout ballot d’avoir fait autant de communication, pris un local donnant sur la Place Davout et la gare, fait venir un ministre (en remplissant comme à chaque fois sa salle de moitié de militants départementaux), pour finir avec 1627 voix.


Encore une fois, la campagne des trois premiers du premier tour est un bide, parce qu’ils n’ont même pas réussi à mobiliser leur base électorale.

Dès lors, ils n’ont pu convaincre qu’à la marge.

Et je ne parle même pas, puisqu’on est sur une municipale, des familles des colistiers et de tous les potes de collège et de lycée de IZARD qui ont voté par sympathie.

Bref, même en leur cherchant les meilleures excuses du monde, IZARD a raté sa campagne de premier tour, ce qui ne signifie pas qu’il ne peut pas réussir celle du deuxième.




Mes pronostics pour les élections européennes 2019

À huit jours des européennes, et au vu des différents sondages et des dynamiques de campagne, voilà mes pronostics pour les élections européennes du 26 mai 2019.

Je pense que le RN sera en tête du fait d’un vote anti-MACRON.

Que MACRON sera deuxième, et autour de 20 %, du fait que sa campagne ne prend pas, et que sa tête de liste est mauvaise.

Que Les Républicains vont plutôt bien s’en sortir avec un score au dessus de 14 %, du fait du choix de BELLAMY qui correspond aux attentes de la majorité de ce qu’il reste à droite, dite droite TROCADÉRO.

Que les écologistes vont plutôt bien s’en sortir avec un score au dessus de 10 %.

Que MÉLENCHON paie ses polémiques, et ses coups de colère, et donc qu’il ne sera pas en tête des gauches.

Que Place publique n’atteindra pas 5 %, du fait des voix que va lui prendre Génération-s.

Que Nicolas DUPONT-AIGNAN ne fera pas non plus 5 %, du fait de son alliance avec Marine LE PEN à la présidentielle.

Que les autres ne seront même pas remboursés de leurs frais de campagne.


Taux de participation : 39 %


La France Insoumise : 9 %

Une France royale au cœur de l’Europe : <0,5 %

La ligne claire : <0,5 %

Parti pirate : <0,5 %

Renaissance (LaREM – MoDem) : 20 %

Démocratie représentative : <0,5 %

Les Patriotes : 2,5 %

Parti des citoyens européens : <0,5 %

Urgence écologie : 0,5 %

Reconquête : <0,5 %

UDI : 2 %

Place publique – PS : 4,5 %

Parti fédéraliste européen : <0,5 %

Mouvement pour l’initiative citoyenne : <0,5 %

Debout la France : 4 %

Allons enfants : <0,5 %

Décroissance 2019 : <0,5 %

Lutte ouvrière : 1 %

Parti communiste : 2 %

UPR : 1 %

Generation-s : 2,5 %

À voix égales : 0 %

Rassemblement national : 22,5 %

Neutre et actif : 0 %

Parti révolutionnaire communiste : <0,5 %

Espéranto : <0,5 %

Évolution citoyenne : <0,5 %

Alliance jaune : <0,5 %

Les républicains – Les centristes : 14,5 %

Europe écologie : 10,5 %

Parti animaliste : 1 %

Les oubliés de l’Europe : <0,5 %

Union démocratique pour la liberté, l’égalité et la fraternité : <0,5 %

Union des démocrates musulmans français : <0,5 %



 

Des européennes comme enjeu des partis politiques pour jauger leurs forces avant les municipales

Vous êtes nombreux à vous demander pourquoi des partis qui pensent la même chose et proposent le même programme y vont séparément aux élections européennes ?

Pourquoi l’UDI ne va pas avec La République En Marche (LaREM) ?

Pourquoi Generation-s (Benoît HAMON) ne va pas avec Europe Écologie les Verts (EELV) ?

Pourquoi le Parti communiste (PC) ne va pas avec la France Insoumise (LFI) ?

Pourquoi Lutte ouvrière (LO) refuse le soutien du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ?

Pourquoi Debout la France (DLF) ne va pas avec le Rassemblement national (RN) ?

Pourquoi Les Patriotes (Florian PHILIPPOT) ne va pas avec l’Union populaire républicaine (UPR de François ASSELINEAU) ?

La réponse est simple : tous se testent avant les municipales, et en vue de celles-ci !

Comme un sondage géant et presque gratuit, qui donnera un résultat national global, et surtout des résultats dans chaque ville de France !

D’où des programmes hors-sujets, sur des compétences qui ne sont pas celles de l’Union européenne, et un désintérêt toujours croissant des populations pour l’Europe.


Ainsi,

Si certains partis voient qu’ils peuvent faire 5 % aux municipales dans certaines villes, donc être intégralement remboursés, et pourquoi pas devenir faiseurs de roi, et obtenir un siège par le jeu d’une alliance, ils iront !

S’il y a cinq listes de gauche, c’est juste dans l’espoir que celle arrivée en tête puisse proposer de réaliser l’union autour d’elle aux municipales, et ça se fera.

Si le PC se distingue de la FI, c’est pour voir s’il peut y aller seul et sans MÉLENCHON qui les embarrasse, dans les anciennes banlieues rouges.

Même chose pour Génération-s, qui veut voir comment ils s’en sortent sans EELV dans certaines banlieues.

De son côté, DLF aussi cherche à se dissocier du RN, ou au contraire à voir si en additionnant leurs voix, une union n’est pas plus intéressante voire nécessaire.

Même chose pour l’UDI avec LR cette fois voire avec LaREM, qui se servira de ces résultats pour peser dans des accords nationaux.


Et nous en arrivons au sempiternel débat : faut-il faire des compromis au risque de se compromettre, ou rester intègre et ne jamais être élu ?

Avec l’hypocrisie que les partis en question qui se présentent aux européennes, y vont donc seul, non pas parce qu’ils seraient les seuls à défendre un même programme, ce qui n’est pas vrai puisqu’ils veulent ensuite tous rejoindre un groupe au Parlement européen et donc qu’ils vont être forcés de faire des compromis à un moment donné, car c’est la seule manière de peser, mais parce qu’ils ont en vue le prochain scrutin local ou national

Et surtout qu’ils se disent qu’un mec ou une nana qui fait l’effort de se déplacer aux européennes où l’abstention est très forte, se déplacera forcément pour les municipales, qui sont un scrutin davantage populaire !


Sauf que cette dernière affirmation est fausse, parce que l’enjeu local et national est bien différent.

Même si je serai le premier à regarder les résultats sur ma commune.

Oui, les européennes vont indiquer un résultat théorique mobilisable, à la condition que le parti ne fasse pas une grosse connerie entre temps, et que son leader charismatique ne disparaisse pas subitement.

Or, la perception du temps en politique continue de se réduire, et l’immédiateté s’impose de plus en plus, de telle manière que tout peut très rapidement basculer.

Au national, les gens votent pour une personne qu’ils ont vu à la télé, et pour le coup, puisqu’il n’y a qu’un seul tour proportionnel, vont réellement choisir leur candidat, pour une élection qui en plus les engage moins que localement.

Au local, ils votent aussi en fonction de la tête de liste ; tous les partis ne sont pas représentés, et les enjeux sont bien différents ; là aussi parce qu’ils s’expriment, comme aux européennes, contre le parti au pouvoir…


Ainsi, la somme des facteurs à prendre en compte nuancent toute analyse sérieuse qu’il pourrait sincèrement être appliquée des résultats d’une élections nationale à une élection locale la suivant ne serait-ce que de six mois.



2012 : année zéro sur la septième

La situation politique à Savigny-sur-Orge et dans la septième circonscription de l’Essonne, au lendemain des différentes élections de 2014, est la conséquence logique des résultats des élections législatives de 2012. Par souci de logique, nous dresserons deux analyses : une par ville et une par parti politique.

Il est impossible de minimiser la vague bleue qui a frappé la France en mars 2014. Toutefois, je considère que le rejet de la gauche a été accentué par des erreurs politiques qui ont été commises lors de cette élection. Même si le votant moyen a la mémoire courte, il en a assez pour avoir catalogué ces différents candidats.

I. Les candidats significatifs en présence en 2012

Éva SAS (PS-EELV) : La mère de la fille de Jean-Vincent PLACÉ est la conséquence de l’accord national PS-EELV de 2011. Une campagne plate avec trois grandes réunions de campagne. Mais un atterrissage soigneusement balisé par Martine DELOFFRE de la fédération locale EELV et des cadres PS trop embrigadés et trop moutons pour désobéir aux consignes du Parti. De fait, elle s’est hissé à la tête des candidats de gauche avec 22 % au premier tour et 53 % au second.

Françoise BRIAND (UMP et apparentés) : Celle qui a succédé à Jean MARSAUDON sans préparation a fait le travail à l’Assemblée. Mais peu charismatique, n’allant pas au-delà de son électorat de droite, elle n’a pas convaincu. Victime des attaques incessantes de Laurence SPICHER-BERNIER, elle s’est laissée marcher dessus et n’a pas taclé la gauche. À son passif, elle a voté un amendement pour délocaliser l’aéroport d’Orly et n’a commencé de campagne de communication qu’en 2011, trop tard pour se faire connaître. Elle était conseillère municipale d’opposition à Viry-Châtillon. Elle a réalisé 18 % au premier tour et 47 % au second.

Laurence SPICHER-BERNIER (DVD) : Objectivement, la meilleure campagne avec sept tracts et beaucoup de réunions. Mais son exclusion de l’UMP, ses attaques incessantes contre Françoise BRIAND et son passif à Savigny de mauvaise gestionnaire lui ont fait défaut. Elle a manqué du soutien d’un grand parti et s’est discréditée comme la traître à droite. Mal entourée, son dynamisme s’est heurté à l’hostilité des habitants de la 7ème contre les sans-partis. Elle a réalisé 10 % (9,99 %) au premier tour.

François GARCIA (DVG) ; le maire d’Athis-Mons s’est présenté, très tard en 2012, en dissident du PS avec son suppléant Étienne CHAUFOUR, alors maire de Juvisy-sur-Orge. Son discours était de dire qu’il était un soutien de HOLLANDE et du PS. Il se reposait sur un bon bilan municipal, partagé avec CHAUFOUR et proposait de faire de même pour la France. Mais sans programme. Il a réalisé 16,11 % au premier tour, ce qui n’était pas suffisant pour dépasser le seuil de maintien au second tour 12,5 % d’inscrits.

Audrey GUIBERT (FN) : une semaine avant le scrutin, un tract national avec la tête de GUIBERT alors blonde pour ressembler à Marine LE PEN. Une dénonciation de l’immigration et du système de l’État-providence. Absente, inexistante, cette participation devait juste capitaliser les 17,9 % du FN à la présidentielle. Pas de campagne, on aurait mis n’importe qui que le score aurait été le même : 15,95 % au premier tour.

Gabriel AMARD (FDG) : le mari de la fille de MÉLENCHON va mener une campagne assez terne sur les thèmes de campagne chers aux communistes. Mais ces thèmes n’étant plus porteurs, il ne réalisera que 11,18 % au premier tour, notamment grâce à son charisme d’ancien maire PS de Viry-Châtillon.

Alain VILLEMEUR (MODEM) : Un programme plutôt cohérent dans la lignée d’une vision centriste pour la France. Mais aussi BAYROU sur 1/4 du tract. L’opération camouflage du Béarnais (on dit alors Le Centre pour la France, plutôt que le MODEM) est un échec. Le candidat se montre et organise quelques réunions, sans succès. Il réalisera 2,32 % des voix au premier tour, payant la position pro-HOLLANDE de son chef.

Daniel JAUGEAS (DLR) : Aucun tract et un candidat relativement absent et inconnu. Il réalise 0,94 % au premier tour tandis que Nicolas DUPONT-AIGNAN réunissait 2 % des voix deux mois plus tôt. Même l’Alliance écologiste indépendante, dont le candidat Emmanuel MERMINOD n’habite pas la circonscription fera mieux que lui avec 1,25 % des voix.

On notera la candidature de Bachir CHEKINI (Rassemblement solidaire, le parti de Dominique DE VILLEPIN), de Marc HOQUET (Lutte Ouvrière), de Claude ALLAIRE (NPA), du divers-droite Olivier ROHO et du candidat du parti qui veut légaliser le cannabis.

II. Analyse des conséquences de 2012 par ville

Savigny-sur-Orge : Laurence SPICHER-BERNIER perd son statut de membre de l’UMP. Elle apparaît comme celle qui a fait perdre la droite. Elle rebondira avec l’UDI mais échouera d’un rien aux municipales de 2014. Éric MEHLHORN a fait loyalement la campagne de Françoise BRIAND. Jean-Michel ZAMPARUTTI a fait la campagne de Laurence SPICHER-BERNIER tout en prétendant soutenir Françoise BRIAND. David FABRE n’est pas intervenu, n’ayant pas reçu l’investiture d’EELV. Éva SAS y vit un jour par semaine.

Viry-Châtillon : Françoise BRIAND sort sur une défaite. Jean-Marie VILAIN a fait la campagne de cette dernière loyalement. Gabriel AMARD sort affecté d’une large défaite, preuve qu’il a perdu de sa superbe dans sa ville. Il reste à la tête de l’agglomération et soutiendra Simone MATHIEU, ancienne opposante au second tour de MARSAUDON aux législatives de 2007. Mais il partira dans l’Est pour les européennes de 2014.

Athis-Mons : François GARCIA est exclu du PS pour dissidence. Il ne tire aucune leçon de la passivité de sa campagne et proposera aux Athgiens de continuer sur la base de son action pour sa commune et l’agglomération. Ces derniers préféreront en 2014 le dynamisme d’une UMP-UDI combattive et désireuse de changer les choses. Christine RODIER (UMP) était engagée aux côtés de Françoise BRIAND.

Juvisy-sur-Orge : Étienne CHAUFOUR est exclu du PS pour dissidence. Il rebondira en 2013 en adhérant au PRG. La gauche juvisienne se divise alors entre partisans de CHAUFOUR, PS et EELV. D’autant que le FDG s’installe durablement. Si les deux premiers PS et partisans de CHAUFOUR se retrouvent facilement, leur unité est cassée et elle fera défaut à la gauche en 2014 qui va perdre son temps à se taper dessus. Robin REDA a fait la campagne de Françoise BRIAND loyalement. Nicolas GONNOT (PS) est suppléant d’Éva SAS.

Paray-Vieille-Poste : Dans cette ville, le FN arrivera en tête mais n’aura pas assez de militants pour constituer une liste aux municipales de 2014. Au cours de cette campagne, le maire Gaston JANKIEWICZ continuera de se disputer avec Alain VÉDÈRE. Pascal PICARD, responsable UMP de la circonscription fera la campagne de Françoise BRIAND et il retentera sa chance aux municipales de 2014, en vain.

III. Analyse des conséquences par personnalités

Gabriel AMARD (FDG) : Il perd de sa popularité et des voix d’électeurs d’années en années, au fur et à mesure que s’éloigne la période de ses responsabilités municipales (l’agglo n’étant pas perçu locale). Beau-Papa MÉLENCHON le parachute dans l’Est pour les européennes, sans succès.

Françoise BRIAND (UMP) : Défaite aux législatives, elle prend du grade à l’UMP en devenant secrétaire nationale. Elle accuse dans le même temps certains de ses soutiens dont votre serviteur, ou encore Jean-Marie VILAIN, d’être responsable de sa défaite. Proche de COPÉ, elle prépare sa liste UMP seule et divise la droite castelviroise. Elle retire sa liste en arrivant derrière l’UDI au premier tour des municipales.

Étienne CHAUFOUR (PRG) : Exclu du PS, il perd en stature et se voit ravir la mairie de Juvisy-sur-Orge au premier tour par Robin REDA. Peut-être ne se serait-il pas présenté, que la gauche juvisienne ne se serait pas présenté, et qu’il serait toujours maire ? Son défaut a aussi été de ne pas faire plus campagne en 2014 qu’en 2012 et de se reposer sur son bilan globalement satisfaisant.

David FABRE (DVG) : Après son exclusion du PS prononcée le 8 janvier 2011 après que le Montpelliérain ait démissionné le 1er janvier 2011, il adhère à EELV en espérant être le candidat de ce parti aux législatives. Mais le parachutage de la maitresse de Jean-Vincent PLACÉ ne lui permettra pas de se présenter.

François GARCIA (DVG) : Exclu du PS, il perd en stature et abandonne pour un malheureux point la mairie d’Athis-Mons. Il perd de fait la présidence de l’agglomération. Comme CHAUFOUR, il n’a pas tenu compte de ses erreurs de campagne de 2012 : trop sûr de lui, trop dans la continuité de son action.

Audrey GUIBERT (FN) : Elle s’implante durablement sur la circonscription et légitime sa place de secrétaire départementale. Elle continue de recopier le programme national du FN et de servir de candidate au FN (cantonale, législative, européenne…)

Daniel JAUGEAS (DLR) : Devant son faible score, il renonce à se présenter seul aux municipales et passe alliance avec l’UMP. Il est élu et devient maire-adjoint de Savigny-sur-Orge en charge de la sécurité et des transports. Il est aussi élu communautaire.

Éric MEHLHORN (UMP) : Sa participation honnête et fidèle a renforcé sa crédibilité auprès de l’UMP et l’a indiqué comme le candidat le plus recommandé pour les municipales. Il profite de la traîtrise de Jean-Michel ZAMPARUTTI pour s’imposer sans rien faire. Il aura 4000 € de frais d’avocats à cause d’un procès intenté par Laurence SPICHER-BERNIER

Robin REDA (UMP) : Son engagement de toujours participe à sa désignation comme tête de liste pour les municipales. Il est élu au premier tour et devient maire de Juvisy. Il est toujours président départemental des Jeunes UMP.

Éva SAS (EELV) : Député active mais sans plus. Un peu bornée sur ses thèmes de prédilection (fiscalité verte, économie et mobilité). Elle est deuxième sur la liste d’union de la gauche à Savigny et devient conseillère municipale et conseillère communautaire d’opposition dans les deux cas.

Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) : Décrédibilisée par sa défaite, exclue de l’UMP et honnie par les ennemis qu’elle s’est fait, elle renforce son contrôle sur Savigny. Mais le mal est fait et elle n’est pas réélue en 2014 réalisant malgré tout la performance de 20 % des voix au premier tour.

Jean-Marie VILAIN (UDI) : Sa contribution à la campagne renforce sa position de chef de la droite à Viry. Profitant de la décrédibilisation de Françoise BRIAND défaite, il s’impose en ralliant à lui une partie de l’UMP et il est brillamment élu aux municipales de mars 2014.

Alain VILLEMEUR (PS) : Suite aux évolutions du MODEM qui ne lui conviennent pas, il quitte ce parti et retourne au PS auquel il adhérait précédemment. Il est candidat sur la liste d’Étienne CHAUFOUR aux municipales mais il ne sera pas élu.

Jean-Michel ZAMPARUTTI (UMP) : Son soutien à Laurence BERNIER lui coûtera l’investiture UMP pour les municipales de 2014 à Savigny. Il rejoindra David FABRE pour les municipales puis la liste fusionnée avec Laurence BERNIER. Il ne sera pas élu.

Et moi ? Durant cette campagne, je soutenais publiquement Françoise BRIAND (UMP) et j’ai distribué deux de ses tracts à Grand-Vaux et aux Gâtines. Je lui avais aussi rédigé une synthèse sur une réunion d’Éva SAS. Mais je n’ai pas compris qu’elle ne soit pas plus active, et par la suite son attitude envers moi.

J’étais ouvertement opposé à Laurence SPICHER-BERNIER qui m’a d’ailleurs fait mettre dehors de sa réunion publique le 7 mars 2012 (à moins que ce ne soit son mari Hocine BEN BACHIR ?). Je me suis donc engagé contre elle aux municipales et je suis heureux d’avoir contribué à sa défaite en 2014. Je veillerais également à limiter les dégâts de ses rebonds politiques en m’interposant là où elle se présentera.

J’ai été très déçu par Éric MEHLHORN qui au soir de la présidentielle me dit « C’est pas grave, il y a le troisième tour (les législatives)« . Puis qui ne dit plus rien pour la défaite des législatives. Je pense que tôt ou tard cette passivité et cette nonchalance se retourneront contre lui.

P.-S. : Cet article n’est pas très encourageant pour moi. J’ai clairement l’impression que les habitants de cette circonscription sont trop timorés pour oser massivement voter pour quelqu’un qui n’est pas soutenu par un grand parti. Si seulement, ils savaient comment le système fonctionne de l’intérieur…