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Pour en finir avec le procès en illégitimité de l’élection de Donald TRUMP en 2016

À l’occasion des élections américaines de mi-mandat, les différents médias ne cessent de rappeler que TRUMP a été devancé par CLINTON de près de 3 millions de voix, ce qui sous-entend qu’il serait illégitime. Or, le système américain des grands électeurs est justement intéressant, d’un point de vue démocratique, parce qu’il contrebalance les effets sociologiques de regroupement de population par affinités et niveau de richesse.

Du point de vue du système électoral états-unien, TRUMP a gagné. Il faut donc arrêter de vouloir imposer partout notre système français si démocratique que LE PEN, MÉLENCHON et DUPONT-AIGNAN font 45 % des voix au premier tour de la présidentielle, mais qu’ils n’ont ensuite que 6 % des députés à l’Assemblée… On devrait surtout s’interroger sur la concentration des bourgeois friqués et sur la ghettoïsation des immigrés qui provoquent ces résultats !


Pour comprendre la carte :

En rouge foncé, les états où TRUMP a obtenu plus de 30 % d’avance sur CLINTON,

En rouge clair, ceux où TRUMP a obtenu plus de 20 % d’avance sur CLINTON,

En rose, ceux où TRUMP a obtenu plus de 10 % d’avance sur CLINTON,

En jaune, les états où le score s’est joué à moins de 2 % entre les deux favoris

En bleu pâle, les états où CLINTON a obtenu plus de 30 % d’avance sur TRUMP,

En bleu turquoise, ceux où CLINTON a obtenu plus de 20 % d’avance sur TRUMP,

En bleu foncé, ceux où CLINTON a obtenu plus de 10 % d’avance sur TRUMP,

En gras, le nombre de grands électeurs de l’état.


L’enseignement majeur de cette carte est que les états dans lesquels les démocrates sont très majoritaires (plus de 20 % d’avance sur les républicains) sont plutôt des états très peuplés, comme la Californie ou New-York, ce qui se traduit par un grand nombre de grands électeurs ; et que les états dans lesquels les républicains sont très majoritaires (plus de 20 % d’avance sur les démocrates) sont des états assez peu peuplés, avec 5,6 grands électeurs en moyenne.

De telle sorte qu’à chaque scrutin, les démocrates sont en principe assurés d’obtenir un minimum de 117 grands électeurs, sur les 270 qu’il faut obtenir pour être élu, tandis que les républicains ne sont normalement garantis d’en avoir que 79. On observe donc bien ici une concentration des électeurs démocrates entre eux dans certains états localisés de l’Ouest et du Nord-Est, tandis que l’électorat républicain est beaucoup plus diffus dans la population.


Pour autant, la victoire de TRUMP relève bien d’un large mouvement populaire de fond, lequel se traduit par le fait qu’il a emporté la plupart des états clés indécis, les fameux swing states, souvent de justesse, à quelques dizaines de milliers de voix près. Car son discours économique protectionniste et anti-système a davantage su rassurer les ouvriers de la Rust Belt que le programme de CLINTON, héritière des échecs d’OBAMA, lui-même élu grâce à ces états.

Or, ce sont les seules voix de ces ouvriers industriels, minoritaires mais traditionnellement acquis aux démocrates, et qui auraient pourtant voté Bernie SANDERS, qui ont manqué à CLINTON. Et les analystes et les politologues, qui sont du système donc croient le connaitre, ne comprennent toujours pas qu’à cause de l’immigrationisme et du libéralisme des démocrates, ces gens aient pu aller voter pour TRUMP, alors que le parti républicain est celui du patron !

La France vit ce même mouvement, avec des socialistes qui à force de défendre l’immigration et de céder à la finance donc d’abandonner leurs usines, ont vu leur électorat ouvrier partir au Rassemblement national. Et les Français de droite, comme les États-uniens démocrates n’ont toujours pas compris que JUPPÉ aurait gagné face à MACRON grâce à sa ligne centriste, comme SANDERS aurait gagné face à TRUMP grâce à sa ligne anti-système, mais plus à gauche.


On peut donc toujours trouver injuste que ne participent au vote final que les seuls grands électeurs issus du parti arrivé en tête, ce qui est une règle qui n’est globalement pas contestée en dehors des périodes d’élections ; il suffirait en fait aux démocrates de mieux se répartir sur le territoire pour l’emporter puisqu’ils sont effectivement majoritaires en nombre.

On peut d’ailleurs repenser à toutes ces études parues dans les années 2000 et tendant à prouver que l’immigration allait permettre aux démocrates de s’emparer définitivement des différentes places du pouvoir américain. La preuve en est que non, grâce à ce système, et en cela, il me paraît tout autant démocratique que le vote populaire.

On rappellera enfin que TRUMP, qui aura quand même remporté 30 des 50 états, est quand même le quatrième président à être élu sans la majorité des suffrages populaires, et que même si ce système favorise les républicains, il n’empêche que ces derniers arrivent à être majoritaires à la Chambre des représentants, même sans jerrymandering, là encore parce que dans les districts, les démocrates sont plus concentrés entre eux, que les républicains !




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Pourquoi TRUMP pourrait réussir !

Sans nous avancer sur la possible réussite de la rencontre non-diplomatique des États-Unis d’Amérique (EUA) avec la Corée-du-Nord, force est de reconnaître que TRUMP fait bouger les choses. Et même si ce qu’il fait, et la manière dont il le fait est critiquable, il obtient des résultats là où les EUA n’obtenaient plus rien depuis la fin de la Guerre Froide. De là à écrire qu’il n’est pas aussi stupide que ceux que certains le représentent…

À bien y regarder, TRUMP n’est toujours critiqué que par les mêmes. Des personnes qui pensaient qu’ils ne pourraient pas gagner l’élection, et qui n’ont pas supporté qu’il la gagne. Mais il ne déçoit pas au sein de son camp, en tant qu’il fait ou qu’il prépare globalement ce qu’il a promis. Il est aussi, à sa manière, le « maître des horloges », et il pourrait arriver avec quelques victoires aux élections de mi-mandat, autour desquelles il organise le temps de sa politique.


Parce qu’il mène une politique de court terme

Je n’ai aucun doute sur le désastre que représente une politique économique ultra-libérale. Seulement TRUMP ne sera plus en poste le jour où les ennuis commenceront. Il peut détaxer les produits américains et surtaxer les produits européens. Les produits asiatiques vont avoir besoin de quelques années pour envahir le marché. Pour le reste, il est dans la communication, et on voit surtout ses coups d’éclat, dont ses successeurs auront à payer les pots cassés.


Parce qu’il enfonce des portes ouvertes

Quelle autre politique contre l’Iran et la Corée-du-Nord que les sanctions économiques pour les forcer à négocier, voire pour faire tomber le régime de l’intérieur (ce qui est possible en Iran) ? Quelle autre ville que Jérusalem pour situer la capitale israélienne ? TRUMP n’invente rien ; il ne fait que mettre en œuvre des options, qui ont été proposées et validées dans les années 1990, puis qui ont été abandonnées pour des raisons tenant plus à l’émotion qu’au but recherché.


Parce que les États-Unis restent la première superpuissance mondiale

Ils enfreignent les règles de l’OMC. Ils n’attendent pas l’aval de l’ONU. Ils abandonnent les accords internationaux. TRUMP part du G7 en le cassant. Or si, en face, il n’y a que des mots, c’est parce que personne n’ose essayer de s’opposer à la superpuissance américaine. Et TRUMP joue de cette faiblesse, sachant que la Russie est isolée, que l’Union européenne, vue comme la pire menace, est incapable de parler d’une seule voix et que la Chine ne veut pas croître trop vite.


Parce que tous ses opposants sont divisés

C’est valable aussi bien en politique intérieure, où les démocrates ne se sont pas remis de la défaite de CLINTON, qu’en politique extérieure où chacun cherche à porter sa voix individuellement. TRUMP reste minoritaire, sauf qu’en face de lui, ses différents opposants n’arrivent pas à s’allier pour peser plus que lui. Et les Républicains sont trop contents d’avoir la place pour la saborder, d’autant que ceux qui lui résistaient s’effacent progressivement (maladie de Mc CAIN…).


TRUMP va réussir, mais sûrement pas là où on l’attend. Il n’aura pas forcément les résultats escomptés, mais il réussit à faire bouger les choses, et donc à rendre aux Américains la fierté d’une Amérique moteur, comme sous REAGAN, là où ça ronronnait… Tous les DE NIRO qui lui disent « fuck president » sont déjà ses opposants ; ils ne convainquent que des convaincus, et peut-être même continuent-ils à renforcer ceux qui ont voté TRUMP par rejet de CLINTON ?



Petite liste des pays politiquement infréquentables

Petite liste des pays qui en 2017 sont politiquement-médiatiquement infréquentables par les grandes et belles démocraties qui condamnent leurs chefs d’État ; souvent des dictateurs. À noter que cela ne nous empêche pas de quand même pas de commercer avec eux ; et que ces pays ne sont pas forcément ceux visés par des sanctions internationales ; certains de ces derniers ne provoquant pas le même rejet des élites bienpensantes.

On remarquera ainsi que l’Afrique ou les anciennes républiques soviétiques ne sont pas infréquentables, grâce à leurs nombreuses matières premières. Mais que des pays moins riches, quoique traitant (un peu) mieux leur population, n’ont pas droit à ces égards… Qu’ainsi s’opposer à la venue de migrants semble être un crime pire que de torturer sa population. Nous retrouvons là un certain nombre d’ennemis des États-Unis qui ont aujourd’hui rejoint cette liste…


Le Belarus

La Birmanie de la junte militaire

La Corée-du-Nord des KIM

Cuba de Raùl CASTRO

Les États-Unis d’Amérique de Donald TRUMP

L’Érythrée de Issaias AFEWORKI

La Hongrie de Viktor ORBÀN

Les Philippines de Rodrigo DUTERTRE

La Pologne du PIS

La Russie de Vladimir POUTINE

La Syrie de Bachar AL-ASSAD

La Somalie

La Tchétchénie de Ramzan KADYROV (république russe)

Le Venezuela de Nicolas MADURO

Le Zimbabwe de Robert MUGABE (en transition)



Doit-on vraiment faire semblant de s’offusquer que Donald TRUMP entraine les États-Unis dans la guerre ?

Savez-vous que les États-Unis, dans leur courte histoire de bientôt 250 ans, n’ont jamais pu passer plus de 15 années consécutives sans faire la guerre ? Et pour cause, le creuset de la nation américaine, et d’ailleurs le seul endroit qui arrive à réunir durablement des ressortissants des 50 états américains, s’appelle l’armée ! Aussi était-il normal et logique que tôt ou tard, le président des États-Unis d’Amérique, recommence à faire la guerre…

Qui peut croire que M.TRUMP se soit réellement ému des attaques chimiques commises en Syrie, au point de vouloir mettre un terme à un conflit qui s’éternise depuis six ans ? Les Américains aimeraient certainement aussi que TRUMP s’intéresse autant aux gamins étatsuniens qui vivent dans des conditions de pauvreté et d’exclusion, différemment révoltantes. Mais face à ses nombreux échecs de politique intérieure, il détourne logiquement l’attention sur l’extérieur.


Une manière pour TRUMP de faire président

Le président est The Commander in chief, à la tête de la première armée du monde. Alors il peut très bien se contenter de revues de troupes et d’assister à des parades. Ou avoir très envie d’essayer son jouet sur le terrain, et un personnage tel que TRUMP pouvait difficilement y résister. Le président américain partage son bilan avec ses réussites et/ou ses échecs militaires. Ne pas se servir de l’armée, c’est refuser de risquer la grandeur, et donc d’avoir un bilan amoindri…


La guerre, comme ultime rempart au déclin américain

Pour rester première puissance mondiale, les États-Unis ont deux possibilités : dominer par l’argent ou s’imposer avec l’armée qui conditionne leur diplomatie. Sachant que plus de 60 % de la dette américaine n’appartient plus au Peuple américain, et que les Chinois domine(ro)nt le marché parce qu’ils sont 1,35 milliard, il ne reste plus que l’hypothèse guerrière. Alors où est-ce qu’on peut faire la guerre en 2017 pour montrer ce qu’on sait encore faire  ? Peut-être en Syrie ?


S’opposer à la Russie

Les différentes affaires ayant entrainé un certain nombre de renvois dans l’équipe TRUMP sont pour la plupart liées à la Russie qui semble être supérieure aux États-Unis, ne serait-ce que dans l’hypothèse où elle aurait influé sur l’élection. Il faut donc se montrer plus fort que la Russie et par quels biais ? Regretter le Brexit pour favoriser l’Union européenne qui fait barrage, ou prendre des positions radicalement différentes de celles de POUTINE, au hasard sur la Syrie !


TRUMP continue de se poser en anti-OBAMA. Ce dernier avait dit qu’il ne ferait plus la guerre (tout en continuant d’envoyer ses forces spéciales un peu partout). TRUMP a aussi dit qu’il ne ferait plus la guerre parce que c’est impopulaire, mais parce que OBAMA ne l’a plus fait, notamment en Syrie qui reste un des grands échecs du précédent président, alors il veut le faire. Ce n’est donc qu’une première opération qui a eu lieu mais qui est appelée à se poursuivre.