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Des références chrétiennes dans le film « The Patriot, le chemin de la liberté » avec Mel GIBSON

Impossible d’imaginer qu’une fresque historique s’essayant de retracer ne serait-ce qu’une partie de l’indépendance de la Nouvelle Jérusalem (le messianisme américain a longtemps fait les États-Unis s’imaginer en nouvelle Terre promise) puisse ne pas faire référence au christianisme.

C’est quand même la nation dont la devise est « In God We Trust » et dont le président prête serment sur la Bible pour accomplir son mandat avec l’aide de Dieu (« so help me God »). Je me suis amusé à relever quelques références.

En premier lieu, le patriote américain est forcément chrétien.

Celui de Mel GIBSON est un bon père de famille, veuf, ayant eu 7 enfants, travailleur acharné, qui bosse autant que ses esclaves qui œuvrent heureux chez lui en tant qu’hommes libres.

Il veille à la prière de ses filles, il marie son fils, et il se tourne vers Dieu ou en tout cas il prie, à la mort de son fils. Il se refuse également à tomber amoureux de la sœur de sa femme.

Il est bien sûr opposé à la guerre et profondément pragmatique. On retrouve chez lui les influences philosophique de saint Augustin, saint Thomas MORE et saint Thomas d’Aquin, par rapport aux concepts de « guerre juste » ou dans la justification de la vengeance.

Politisé, il soutient l’émancipation des Noirs ainsi que l’égalité entre les hommes. Son plaidoyer, après la mort de son deuxième fils, évoque les idées de pardon des péchés et de repentir.

Car c’est aussi un homme qui s’emporte comme lorsqu’il massacre le dernier Anglais après la mort de son premier fils, et qui est en colère contre Dieu, mais vers lequel il retourne.

La figure du révérend est intéressante. Il prend les armes. Il fait prier les prisonniers. Mais surtout, il donne sa vie pour sauver le deuxième fils du héros. C’est également lui qui porte la revendication de ne pas tuer les prisonniers.

Le bâtiment de l’église tient un rôle davantage symbolique, en tant qu’il permet de diaboliser les Anglais (et par extension les ennemis de l’Amérique) qui y enferment la population dedans et qui la brûlent.

Enfin, il faut observer la position semi-christique du Patriote au moment où le méchant colonel anglais s’apprête à essayer de le tuer sur la fin, comme s’il acceptait de s’offrir à la mort en victime sacrificielle.

Bref, cela aurait pu être un film de ou produit par GIBSON, et pas seulement un film dans lequel il joue, car c’est empreint de la mentalité et des valeurs qu’il porte dans ses films.




Outil : Aux États-Unis d’Amérique (USA), la liste des swing states (états-pivots, états-changeants, états décisifs) en 2020

La catégorisation des « swing states » est éminemment politique.

La définition qui me semble la plus juste couvre 13 états que je vais détailler ci-après.

Cependant, si l’on veut remonter à la décennie 1990, alors il convient d’ajouter 7 autres états démocrates devenus « définitivement » républicains à partir de 2000.


Les nombres entre parenthèses indiquent le nombre de grands électeurs que chaque état rapporte au candidat vainqueur.

Il est intéressant d’observer que la Floride et l’Ohio ont toujours basculé en faveur du vainqueur ces vingt-cinq dernières années.

J’ai graissé les 4 états démocrates que TRUMP a remporté à la surprise générale en 2016, alors qu’ils étaient traditionnellement démocrates.


Les 13 swing states pour l’élection de 2020

Floride (29)

Indiana (11)

Iowa (6)

Massachusetts (11)

Nevada (6)

New Hampshire (4)

Nouveau Mexique (5)

Caroline-du-Nord (15)

Ohio (18)

Pennsylvanie (20)

Virginie (13)

Wisconsin (10)

Total de grands électeurs : 148 sur 538


Les 7 swing states supplémentaires en remontant à 1996

Arizona (11)

Arkansas (6)

Kentucky (8)

Louisiane (8)

Missouri (10)

Tennessee (11)

Virginie occidentale (5)

Total de grands électeurs : 59 sur 538

Total global : 207 électeurs sur 538



Outil : Aux États-Unis d’Amérique, le nombre de grands électeurs par état (en 2020)

Je n’ai trouvé nulle part de liste exploitable à jour des grands électeurs américains par état, sans oublier le district de Columbia.

Ils sont intégralement raflés par le candidat vainqueur dans l’état, à l’exception du Maine et du Nebraska qui les répartissent à la proportionnelle.

Le douzième amendement de la constitution étatsunienne prévoit que chaque état en ait un minimum de trois, correspondant au nombre minimum de parlementaires par état (deux sénateurs et un représentant).

Le nombre des autres grands électeurs est établi en proportion de la population de l’état.

La dernière révision a été établie pour la présidentielle de 2012. Une prochaine révision devrait avoir lieu après l’élection de 2020.

Les états sont classés dans l’ordre alphabétique de leurs noms en anglais.

En espérant que cela puisse servir à d’autres.


Alabama : 9

Alaska : 3

Arizona : 11

Arkansas : 6

Californie : 55

Colorado : 9

Connecticut : 7

Delaware : 3

District of Columbia : 3

Floride  : 29

Géorgie : 16

Hawaï : 4

Idaho : 4

Illinois : 20

Indiana : 11

Iowa : 6

Kansas : 6

Kentucky : 8

Louisiane : 8

Maine : 4

Maryland : 10

Massachusetts : 11

Michigan : 16

Minnesota : 10

Mississippi : 6

Missouri : 10

Montana : 3

Nebraska : 5

Nevada : 6

New Hampshire : 4

New Jersey : 14

Nouveau Mexique  : 5

New York : 29

Caroline-du-Nord : 15

Dakota-du-Nord : 3

Ohio : 18

Oklahoma : 7

Oregon : 7

Pennsylvanie : 20

Rhode Island : 4

Caroline-du-Sud : 9

Dakota-du-Sud : 3

Tennessee : 11

Texas : 38

Utah : 6

Vermont : 3

Virginie : 13

Washington : 12

Virginie occidentale : 5

Wisconsin : 10

Wyoming : 3



Est-ce vraiment Donald TRUMP qui libère les actes racistes aux États-Unis d’Amérique ?

Pour commencer, on pourrait se poser la question de savoir si TRUMP est raciste.

Si je vais me permettre de ne pas répondre à cette question, pour mieux apprécier tous les gauchos s’exciter derrière leur écran, à me hurler dessus que TRUMP est raciste, force est de constater qu’une partie de l’électorat de TRUMP est raci(ali)ste.

Aussi bien les illuminés de l’Iowa qui vont te raconter qu’il est écrit dans la Bible que Dieu ne veut pas de sexe inter-racial, que les descendants des anciens propriétaires d’esclaves de l’ancienne Louisiane, qui votaient pourtant démocrate jusque dans les années 1960.


TRUMP mène-t-il une politique raciste et ségrégationniste ?

Il fait interner moins d’immigrés illégaux que OBAMA.

Il veut revenir sur les malus des concours d’entrée aux universités, attribués aux blancs et aux asiatiques (mais aussi supprimer les bonus accordés aux noirs et aux hispaniques).

Pour autant, lui se contente essentiellement de déclarations.

À moins que quelqu’un soit capable de me citer une mesure de son administration, qui soit ouvertement raciste ?


Maintenant, les Américains sont-ils cons au point de singer leur président dans tout ce qu’il fait ?

Les racistes ont-ils eu besoin de Donald TRUMP pour passer à l’acte, et commettre des meurtres de masse ?

Les policiers blancs sont-ils maintenant plus couverts lorsqu’ils commettent des exactions sur des noirs ?


Il faut déjà rappeler une différence entre le droit français et le droit américain, à savoir qu’aux États-Unis (EUA), la parole raciste est autorisée.

Et il est indéniable que de voir le président faire, c’est à dire tenir des propos limites, va encourager les plus faibles à faire pareil, soit pour jouer au président, soit parce que le regard critique des autres sera moins fort puisque même le président le fait. Pour autant, cela reste légal au nom de la sacro-sainte et totale liberté d’expression américaine.

Mais TRUMP ne commet pas d’actes racistes, et il n’encourage pas non plus ses partisans à en commettre, même s’il n’a rien dit quand un de ses partisans lui a gueulé qu’il fallait shooter les migrants en plein meeting. Et TRUMP condamne, bien obligé, même si cela ressemble plus souvent au fait qu’il relativise.

Or, je trouve qu’il n’a pas tort, lorsqu’il dit qu’il y a de la violence des deux côtés, y compris du côté de celui des prétendus antiracistes.


Nous en arrivons alors à d’autres questions.

Est-ce que les racistes agissent pour faire plaisir à TRUMP ? (Alors qu’ils le desservent.)

Probablement pas, puisqu’ils ne s’en réclament pas dans leurs actions.

Mais est-ce que les racistes agissent, parce qu’ils se sentent pousser des ailes, parce que la sphère médiatique, influencée par TRUMP, relaie des discours racistes ; et peut-être plus qu’avant ?

Les statistiques auraient tendance à dire que oui.

Je pense néanmoins qu’il faut les pondérer par internet et les réseaux sociaux, sur lesquels on retrouve et encore TRUMP.


Au final, je suis bien incapable de donner une réponse à ces questions.

Je pense que TRUMP contribue, mais de manière marginale, aux actes racistes qui se produisent aux EUA.

Mais que ses opposants ; qui par leur antiracisme, non seulement ravive le racisme, mais prouvent l’existence du racisme, ce qu’ils voulaient dénoncer à la base, sont bien contents de pouvoir véhiculer cette idée.

Et là où ils devraient se méfier, comme avec ce qui s’est passé en France, est qu’ils ne doivent pas oublier que les minorités aussi sont racistes.

Et que si les blancs font plus de mort quand ils tirent sur les noirs et les hispaniques (ce qui se discute au niveau des statistiques policières américaines), d’autres commettent également des attentats racistes.