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Savigny-sur-Orge : que devient la réunion publique de présentation du budget du 21 mars 2019 ?

Ah, si MEHLHORN était un peu malin, il transformerait sa fameuse réunion publique de présentation du budget, qui est en fait une réunion d’information de choix déjà décidés depuis des mois, en réunion participative d’élaboration du budget municipal, et il la ferait juste avant le vote du budget par le Conseil municipal !

Il donnerait la parole aux habitants sur le budget, avec des complices dans la salle qui évoqueraient les thèmes porteurs (déjà évoqués lors de ses vœux et dans le bulletin municipal de janvier) : un tel qui veut plus de budget nettoiement, un autre qui voudrait un budget participatif.

Et puis comme par hasard, on retrouverait dans le projet de budget de la municipalité un plus gros budget Propreté urbaine, et la mise en place d’un budget participatif de 100 000 euros ! Et ce serait grâce aux habitants qui auraient participé, et n’auraient pas seulement été informés !


Lors du conseil municipal du 21 février 2019, reporté parce que MEHLHORN signe n’importe quoi sans lire les documents qui lui sont soumis et donc qu’il se trompe de 1,6 million €…

C’est là qu’on voit qu’il faudrait un vrai directeur financier, et pas seulement Armand STEIGER à la direction du Pôle ressources, et Sandrine CUNY à la responsabilité de la gestion comptable.

Le maire a annoncé que le prochain Conseil municipal, qui verrait donc l’adoption du budget, se tiendrait le 21 mars 2019.

Sauf que MEHLHORN avait déjà annoncé dans le Mag n°5 qu’il y aurait ce même soir une réunion publique…


Bref, peut-être le cabinet daignera-t-il répondre à cette question, que je lui ai posée…

Toujours est-il qu’on voit encore la désorganisation de la Commune…



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Pourquoi Éric MEHLHORN sait déjà qu’il a perdu les élections municipales de 2020 ? Peut-être parce qu’il recase déjà ses potes du cabinet dans les services ?

Souvenez-vous quand Éric MEHLHORN a été élu maire. Bientôt cinq ans !

Il avait alors deux collaborateurs de cabinet : Caroline COUTINHO, la fille de son adjointe délégué aux Affaires scolaires Anne-Marie GÉRARD (est-ce que cela expliquerait pourquoi les enfants de la première, donc les petits-enfants de la dernière ont obtenu une dérogation scolaire, laquelle est refusée à beaucoup d’autres parents ?), en tant que secrétaire du maire, et Frédéric DELAMAERE, fils d’une colistière de MEHLHORN en 1995, comme chef du Protocole svp !

Mais l’inconvénient du Cabinet du maire, c’est qu’il est précaire, et donc qu’il dégage en cas de défaite dans la plupart des cas, et donc que les nanas et mecs qui y sont, risquent de se retrouver sans emploi, obligés d’aller frapper à la porte d’un autre ponte du parti, qui leur donnera sûrement un moins bon salaire tout en leur demandant de se mettre à travailler…

Bref, sachant la fin du règne de MEHLHORN poindre, COUTINHO et DELAMAERE n’ont rien trouvé de mieux que d’aller se faire nommer responsables de service, histoire de devenir invirables quand il s’agira de virer leur maître. Et c’est justement parce qu’ils savent que c’est ce qui va se passer, qu’ils se sont dépêchés d’aller se planquer !

La première, Caroline COUTINHO, qui avait travaillé au service Communication, jusqu’en 2011, est partie en octobre 2017 pour devenir responsable de la Communication. Mais comme elle n’avait pas le niveau du poste, ils ont même été obligés de le dégrader pour qu’elle l’intégrer.

Le second, Frédéric DELAMAERE, est quant à lui récemment passé – cela fait maintenant quelques mois – responsable du service Événementiel et animation locale.

Dans tous les cas, et même si ce sont peut être en fait ces deux personnes qui en avaient marre de compter les mouches au cabinet et qui voulaient faire autre chose, le signal, d’autant plus qu’il est envoyé par ces personnes qui sont proches d’Éric MEHLHORN, est très négatif.

D’autant plus que passer du cabinet, qui ne demande pas grande compétence, à un poste à responsabilité, ressemble vraiment à du copinage, dans tous les cas à un népotisme assez malsain. (Mais non, je sais bien que c’est d’être au cabinet, et de côtoyer le génial MEHLHORN qui a rayonné sur nos deux amis, et a multiplié leurs capacités !)

Alors, vraiment, on dirait bien que les rats quittent le navire, sentant la tempête arriver…



Sur l’intervention du maire de Savigny-sur-Orge devant le président de la République : la question d’Éric MEHLHORN et la réponse d’Emmanuel MACRON

De ce débat truqué (MACRON avait visiblement ses réponses sur des fiches alors qu’il ne prenait que très peu de notes) donc les questions avaient dû être transmises, je retiendrai d’abord que MEHLHORN a le crâne qui le gratte parce qu’il a passé la soirée avec la main dans les cheveux ; et aussi je noterai que le maire de Savigny s’est fait grillé la politesse par le maire de Maurepas (Yvelines) qui a posé la question qu’il voulait poser…


Je vous invite d’abord à lire les interventions retranscrites, pour que nous puissions ensuite les commenter ensemble.


Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge.

Monsieur le président,

je me permets de vous réinterpeller parce qu’il y a eu une remarque tout à l’heure faite par un de mes collègues, mais à moins que j’ai manqué d’attention, je n’ai pas entendu la réponse.

Savigny fait partie de ces communes dites carencées. Nous avons aujourd’hui 16 % de logements sociaux. Nous sommes une commune qui bénéficie de l’ANRU, et d’ailleurs, Monsieur le ministre du Logement m’a fait le plaisir de nous accompagner il y a une quinzaine de jours pour la signature. Cependant, on a tendance à penser que nous sommes un peu dans la double-peine (1). Nous devons payer cette pénalité pour la loi SRU. Nous voulons revoir le visage de notre quartier difficile (2), et d’ailleurs nous prévoyons d’y investir quasiment 18 millions (3).

Ma remarque sera simple : pensez-vous à modifier cette loi SRU alors que les communes souhaitent faire des efforts pour augmenter leur nombre de logements sociaux et bénéficier en parallèle de l’ANRU (3). J’ai tenu les deux minutes.


La réponse d’Emmanuel MACRON

Monsieur le maire,

J’ai répondu sur SRU tout à l’heure, je suis prêt à l’ouvrir (4). Je connais le problème particulier que vous avez, et qui rejoint un petit peu la logique que Monsieur le maire a défendu qui est celle d’avoir au fond un contrat de confiance qui est de dire : quand je n’arrive pas à atteindre l’objectif qui est fixé par la Loi de manière peut-être un petit peu mécanique, ne me pénalisez pas en plus parce que j’ai un sentiment de vivre la double-peine (1).

Si je vous disais : on va faire dans la loi quelque chose qui vous dédouane de vos obligations, je créerai plein de situations chez les maires qui sont là qui seraient insupportables pour ceux qui sont eux, au dessus des seuils (5), et disent faut qu’on en prenne un peu.

Et donc c’est pour ça, ce que je disais, moi je suis prêt à ce qu’on regarde ces situations au cas par cas (4), sans doute avec le préfet, avec les autres élus du territoire. C’est au niveau d’un territoire qu’on peut construire ça (6) pour essayer de rendre la loi plus intelligente et l’appliquer plus intelligemment (7). Mais je ne pense pas que la réponse soit complètement uniforme et utile.


(1) Le vocabulaire péjoratif de double-peine est assez incompréhensible, surtout lorsqu’on veut lier la pénalité SRU qui prend de l’argent aux communes à l’ANRU qui donne de l’argent, plus exactement en investit sur le territoire.

L’ANRU pour Savigny, c’est deux années de budget investis intégralement sur Grand-Vaux ! C’est donc plutôt un super bonus.

(2) Pour MEHLHORN, Grand-Vaux est le (seul) « quartier difficile » de Savigny.

(3) Il est intéressant de constater que MEHLHORN ne situe le problème du logement social que par rapport à l’argent. En gros, nous aurions un plus gros budget, nous pourrions atteindre 25 % de logements sociaux. Alors que c’est l’espace qui manque !

(4) MACRON est complètement contradictoire. Il est d’accord pour faire modifier la loi, en regardant les situations au cas par cas, ce qui est inconstitutionnel.

(5) Mais il ne veut pas le faire, par respect pour les maires qui respectent la loi.

(6) Heureusement, MACRON semble d’accord que le calcul se fasse au niveau du territoire, et plus de la Commune.

(7) Parce que la loi est conne, comme son application. Sauf qu’entre-nous, une loi ou l’application d’une loi n’est pas conne ; ce sont plutôt les législateurs qui sont des cons de préparer et de voter un texte aussi minable.


En conclusion, rien ne change.

En quelques phrases, en moins de deux minutes (l’enfant tout content d’avoir respecté la consigne), MEHLHORN réaffirme son mépris de Grand-Vaux et son absence de prise de conscience du problème de la densification urbaine à Savigny, qu’il résume à un problème financier pris à l’envers.

Et MACRON donne une double-réponse, qui joue sur tous les tableaux, pour se dédouaner. Lui, il voudrait bien, mais la Constitution, la loi, le Parlement, le respect des maires ne veulent pas…



Caméras piétons à Savigny-sur-Orge : quand Éric MEHLHORN se vante d’enfreindre la Loi !

Toujours la grande cohérence d’Éric MEHLHORN, qui se vante dans les colonnes du Parisien d’enfreindre la Loi ; alors qu’à côté, il fait partie de ces hypocrites qui affirment que la Loi est toujours bonne, et qu’elle a toujours raison !

Donc quand c’est la loi SRU, il faut à tout prix la respecter, et rajouter 4000 logements dans Savigny au pas de charge !

Mais quand c’est la loi n°2016-731 du 03 juin 2016 renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale, complétée par décret du 23 décembre 2016 ; laquelle dispose que l’utilisation de caméras-piétons par les polices municipales doivent faire l’objet d’une autorisation accordée par un arrêté du préfet de département, là on s’en fout…

Et effectivement, le préfet et la direction départementale de la sécurité publique s’en foutent aussi, eu égard à un petit courrier que je leur avais adressé, d’une mésaventure avec un policier municipal de Savigny, et qui n’a jamais obtenu de réponses… (cliquez pour agrandir)


Tout comme Robin RÉDA qui a voté la loi anti-casseurs en première lecture, et son très controversé deuxième article qui impose aux citoyens de justifier de se couvrir le visage en manifestation (et c’est là où on se rend compte que l’État français est une brêle parce que les casseurs sont tous fichés, mais qu’on ne les arrête jamais avant 18 heures le soir... – et je passe sur le fait qu’on fasse presque une loi anti-terroriste par an depuis 1986), Éric MEHLHORN est de cette fausse droite qui sacrifie les libertés publiques, au profit d’un sentiment de sécurité, qui ne se traduit même pas dans les chiffres !

D’autant plus que le dispositif des caméras piétons a davantage pour but de surveiller que les policiers ne font pas de conneries, que de calmer les gens qu’ils ont en face d’eux…

Aux dernières nouvelles rendues publiques, elles n’avaient servi qu’une seule fois. Il faut dire que la Police municipale est quand même plus occupée à verbaliser…

Mais quel mauvais signal envoyé que cette Police qui s’arme parce qu’elle est sur la défensive !


Donc si je suis élu, on arrêtera ces conneries, et un certain nombre de caméras (dont une part sera par contre redéployée à des endroits vraiment stratégiques), qui de toute façon ne fonctionnent pas pour les 2/3, à l’exception de celles qui diffusent les images en direct au commissariat et au centre de supervision urbain.

Notre fausse droite est tellement conne qu’elle fait en plus semblant d’ignorer qu’en droit, on ne peut pas se servir d’images de vidéo-protection issues de caméras non signalées… Sauf que les mecs qui se font arrêter, et identifier, ne le savent pas eux…


Si les vols avec violences, le trafic de drogues, contre lequel on ne fait rien, et le nombre de cambriolages explosent, cela reste à mon avis parce qu’il est essentiellement commis par des gens qui sont laissés pour compte du système économique et social.

Alors, oui, je préfère investir dans une police de proximité, et dans une politique économique qui, sans oublier personne, permette de réussir, de manière à réduire les inégalités, et une politique sociale qui rétablisse l’égalité des chances, et aide ceux qui n’y arrivent pas seuls.


Dans Le Parisien 93 du 1er février 2019 (et sur internet)