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Affaire Valérie RAGOT : la Commission d’accès aux documents administratifs reconnaît la communicabilité et le caractère publiable de toutes les productions de la chargée de mission

Cela restera le plus gros scandale du mandat de MEHLHORN : l’embauche de la candidate LR Valérie RAGOT payée 3400 euros nets mensuels pendant 13 mois pour évaluer les politiques publiques de la Commune, comme si nous étions une entreprise privée qui avait besoin d’un auditeur, qu’il embaucherait ensuite pour faire partie du travail… Oh attendez, mais c’est comme ce qui s’est passé avec l’IFAC dans les maisons de quartier !

À l’issue d’un premier jugement d’octobre 2019, j’ai obtenu les productions réalisées par la dame sur ses sept premiers mois de mission. Soit un ensemble très décevant, et surtout très limité (133 pages) ne correspondant absolument pas à l’intitulé de la mission. Par exemple le jour où elle « aurait » rédigé un marché public (CCAP et CCTP) !!! Rien qu’avec mon blog, auquel je ne dois consacrer que 2 heures par jour, j’ai été bien plus productif qu’elle sur la période…

J’ai alors demandé le reste des productions dans le but affiché de démontrer la fictivité de cet emploi, et MEHLHORN me les a évidemment refusées ; d’ici à ce que l’on découvre qu’il n’y a même pas eu de rapport d’évaluation des politiques publiques. Je voudrais surtout comprendre pourquoi cela fonctionne toujours aussi mal, malgré les préconisations de la mission.

Et donc j’ai saisi la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) qui établit que ces documents sont à la fois communicables et publiables. Ce que je ferai, ou pas en fonction des résultats aux municipales (puisqu’il n’y en aura pas besoin si je suis élu), confirmer par le Tribunal administratif pour qu’il en ordonne la communication et la publication.

Aujourd’hui, Valérie RAGOT est directrice générale adjointe en charge des services techniques, et elle doit gagner encore plus. Nul doute cependant, si jamais je passais, qu’elle saurait rebondir tout aussi bien dans une autre collectivité, ou elle pourrait à nouveau démontrer ses nombreux talents. Pour ma part, je ne la lâcherai pas. Valérie RAGOT nous rendra l’argent !





Victoire au Tribunal administratif : la Commune de Savigny-sur-Orge enjointe de me communiquer les productions de Valérie RAGOT

Le paradoxe est génialement soulevé au point 16 du jugement.

La Commune a su fournir d’elle-même les productions de Valérie RAGOT à la Justice pénale qui enquêtait sur la réalité de l’emploi de la première adjointe LR de Brunoy, rémunérée 3430 euros nets mensuels.

Mais à moi et pour moi, ils ne voyaient absolument pas de quoi il était question… Ma demande était… trop imprécise…

Je suis allé au Tribunal administratif, et j’ai gagné, en première instance.


Maintenant, la Commune a deux moyens pour éviter l’application de ce jugement, qui tombe à cinq mois des élections.

Elle peut soit se pourvoir en cassation, devant le Conseil d’État, et devra alors sortir 3500 euros d’honoraires, sans être assurée de l’emporter.

Je pense que MEHLHORN en a très envie, mais que ses copains feront comme quand il avait voulu s’acheter son Volvo 4×4 pour voiture de fonction, et qu’ils le ramèneront à la raison.

Et puis, il peut ne pas appliquer le jugement.

Et moi dans 3 mois, qui saisit à nouveau la Justice administrative pour une demande d’exécution, qui ne sera jugée que dans deux ans. Mais sera alors assortie d’une astreinte financière, généralement cinquante euros par jour de retard !

Et comme je ne suis que la moitié d’un con, j’ai en plus commis, sitôt la possession du jugement, une demande financière d’indemnisation de 10 000 euros si la Commune refuse d’exécuter ce jugement.


Enfin, vous le savez, dès que je rentrerai en possession de ces documents, je me constituerai partie civile dans l’affaire qui m’oppose à RAGOT et MEHLHORN.

Et j’espère prouver qu’avec ces documents, RAGOT n’a pas mérité 3400 euros brut par mois, soit bien plus que la majorité de nos chefs de service en mairie !

Et obtenir une condamnation de nos deux amis, qui je l’affirme, ont un peu confondu l’argent public avec leur argent propre.

Au moyen de laquelle condamnation, je demanderai la révision de ma propre condamnation en diffamation.




“Osons Savigny”, ou la liste LaREM d’Alexis IZARD et des « courageux des sept derniers mois »

Oser, c’est littéralement avoir le courage de faire ou de dire quelque chose.

Oser, c’est un jour porter ses couilles et les poser sur la table pour dénoncer une embauche de complaisance et un emploi fictif en mairie de Savigny, et le payer du titre de gloire d’une condamnation en diffamation qui fera de vous un délinquant et vous poursuivra 40 ans dans le premier bulletin de votre casier judiciaire (5 ans dans le deuxième qui sert un peu plus…).

Alors, si un célèbre proverbe dit “Mieux vaut tard que jamais”, je ne peux pas m’empêcher de penser que les entreprises relativement tardives d’IZARD & Co, une société du groupe MACRON, sont insincères et opportunistes. En un mot électoraliste !


Déjà parce qu’il est plus facile de passer à table quand un autre a déjà fait la cuisine et mis la table. Ou bien de cultiver un champ, après qu’un tiers l’ait préalablement déblayé et labouré.

Je vais être franc avec vous. Je ne sais pas exactement ce qu’a fait Alexis IZARD entre mars 2014 et ce mois d’août 2019. Vivait-il toujours à Savigny ? J’en doute sincèrement puisque je ne le voyais plus, mais je pense qu’il n’en était pas bien loin. En même temps, Paris n’est qu’à 19 kilomètres…

Avec donc ce double paradoxe que IZARD prétend en même temps incarner un renouveau ; alors qu’il n’est qu’un bébé FABRE, déjà candidat aux précédentes élections municipales de 2014, puis aux élections législatives de 2017.

Mais aussi qu’il nous vend une filiation, une historicité, un attachement avec une ville, qu’il n’a quand même pas hésité à quitter, et dans laquelle s’il y avait peut-être toujours son adresse légale, n’y avait-il pas forcément son adresse physique…

Toujours est-il que quand, avec Alexis et sur nos listes respectives, nous avons perdu les élections municipales de mars 2014, moi, j’ai continué, et Alexis a abandonné !


Alors ok, Alexis est revenu dans le jeu au moment des législatives, c’est à dire qu’à partir de là, il a commencé à venir assister aux séances du Conseil municipal, à organiser des réunions locales (d’En marche), et même à proposer une rencontre du Grand débat national, alors même que Bernard BLANCHAUD m’avait dit qu’il avait été demandé aux animateurs LaREM de ne pas en tenir !

Mais ce n’est pas cela faire ; ce n’est pas cela dire !

Qui peut démonter en quoi IZARD a-t-il eu une action politique ? En quoi a-t-il influencé les actes de la municipalité ? Ou fait évoluer le discours du maire sur tel point ?

Nous le verrons dans un prochain article d’analyse de sa vidéo d’annonce de candidature : tout est creux !

Son programme, c’est uniquement d’avoir une équipe d’horizons divers, dirigée par l’audace et l’ambition (personnelle ?)… Soit rien de concret !

D’ailleurs en fait, son programme, c’est celui que vous allez lui écrire, et qu’il ira ensuite défendre, parce qu’il n’a pas de programme du fait qu’il ne connaisse pas la ville.

À croire qu’il n’a pas non plus de convictions, s’il est réellement capable de tout éponger (tout, et peut-être n’importe quoi ?)…

Ou alors qu’il se prend déjà pour MACRON qui organise un débat, dont l’issue est déjà connue, pour nous apporter les réponses aux questions que nous n’avons pas encore formulées.

Les méchantes langues disent de lui qu’il veut juste faire une carrière à la RÉDA. Maire en 2020 et député en 2022…


Alors, pour terminer, je n’aurais plus qu’une série de questions, sous la forme d’une anaphore :

Où étaient IZARD et ses courageux colistiers, qu’on ne connaît pas encore, lorsque MEHLHORN a fermé la Savinière et la crèche familiale ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a choisi de rejoindre la Métropole du Grand-Paris ?

Où étaient-ils, lorsque MEHLHORN a lourdement augmenté les impôts en 2016 ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a échangé le réseau câblé savinien contre la déclaration d’intention de SFR de fibrer tout Savigny avant juin 2019 ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a bradé la Savinière ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a entrepris la rénovation urbaine de Grand-Vaux ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a commencé à dénaturer notre ville en la bétonnant à outrance ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a élaboré son Plan local d’urbanisme ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a dépensé deux fois plus qu’Athis pour refaire sa piste d’athlétisme ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a engagé un million d’euros pour les façades de l’école Kennedy, sans rien faire pour protéger l’école d’une nouvelle inondation ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN s’est mis martel en tête, de refaire les parcs saviniens pour des centaines de milliers d’euros ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a initié son projet de centre culturel communal ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a lancé son projet de ZAC Gare – Centre-Ville ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a décidé de rénover l’école Ferdinand-Buisson ?


Moi, je ne les voyais pas, mais je n’ai pas la prétention d’affirmer que je vois tout.

Peut-être étaient-ils là, mais comme je ne les entendais pas non plus ?

Est-ce peut-être parce que dans le fond, ils étaient d’accord avec la politique de MEHLHORN ?

Ou plus vraisemblablement parce qu’ils s’en foutaient comme 99 % des Saviniens ?

Alors pourquoi s’y intéresseraient-ils plus aujourd’hui ?

Auraient-ils été subitement touchés par la grâce démocratique ?


Alors, non, il n’y a aucun courage à commencer à faire, à dire, à s’intéresser à la vie politique savinienne, à seulement sept mois des élections, après n’avoir rien fait, et pire avoir fermé sa gueule pendant soixante-cinq mois !

Et comme la greffe de couilles n’existe pas encore, des gens qui n’ont rien branlé pendant cinq ans, je ne vois pas comment ils pourraient tout d’un coup devenir courageux…

Oser, tout le monde va le faire, parce que ce sont désormais les élections.

Mais oser proposer du vrai, et dire la vérité, là, j’ai encore quelques doutes…

Enfin, c’est facile de se réclamer courageux, quand tu bénéficies du soutien du parti présidentiel qui t’assure minimum 20 % des voix, quelques soient les conneries que tu vas faire, et surtout quand il y a un mec qui a sapé tout le travail du maire en place depuis des années.

Aujourd’hui, critiquer la politique de MEHLHORN, ce n’est pas avoir du courage, c’est juste tirer sur une ambulance… Et ce n’est franchement pas très glorieux !




Olivier VAGNEUX porte plainte contre François DUROVRAY, Éric MEHLHORN et Catherine CHEVALIER pour complicité de détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts

Tu m’étonnes que MEHLHORN était tout colère ce mardi 03 avril 2018 au soir, et qu’il a ordonné à la Police municipale de m’empêcher d’entrer. Le brave homme venait de se prendre dans la journée une énième plainte, à l’issue de laquelle je l’accuse d’avoir commis une embauche présumée de complaisance, cachant potentiellement un emploi fictif, ce qu’il appartient désormais à la Justice d’estimer puis d’éventuellement sanctionner.

Il m’apparaît en effet personnellement étonnant que, comme par hasard, une conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, issue de la majorité LR, sans profession déclarée jusqu’aux élections municipales, postule à un emploi au Conseil départemental, et franchissant brillamment tous les obstacles, se retrouve mystérieusement chargée de mission auprès d’un vice-président, qui n’est autre que le maire de Savigny-sur-Orge ! Le destin !


Olivier VAGNEUX

75, rue du Bicentenaire de la Révolution française

91600 Savigny-sur-Orge

06-51-82-18-70

olivier@vagneux.fr

Madame le Procureur de la République

Tribunal de grande instance d’Évry

9, rue des Mazières

91012 Évry cedex

LRAR n°1A 144 716 8973 2 FR

Objet : Dépôt de plainte contre M. François DUROVRAY, président du Conseil départemental de l’Essonne, M. Éric MEHLHORN, vice-président du Conseil départemental de l’Essonne, et Mme Catherine CHEVALIER, chargée de mission auprès du vice-président Éric MEHLHORN, au Conseil départemental de l’Essonne, pour complicité de détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts au moyen d’un emploi, présumé de complaisance et possiblement fictif.

Savigny-sur-Orge, le 03 avril 2018


Madame le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance d’Évry,

Je soussigné, Olivier VAGNEUX, né le 28 octobre 1991 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), demeurant sis 75, rue du Bicentenaire de la Révolution française, 91600 Savigny-sur-Orge, journaliste et micro-entrepreneur de profession, ai l’honneur de porter à votre connaissance les faits suivants.

Le maire de Savigny-sur-Orge a une fâcheuse propension à embaucher des personnes issues ou liées à son parti Les Républicains (LR), parmi lesquels je peux notamment citer :

  • Mme Caroline COUTINHO, fille de son actuelle deuxième adjointe LR, Anne-Marie GÉRARD ; responsable du service de la Communication municipale à Savigny-sur-Orge,

  • M. Frédéric DELAMAERE, fils d’une ancienne colistière d’Éric MEHLHORN, sur la liste présentée par le RPR et l’UDF aux élections municipales de 2001 ; chargé du protocole au sein de son cabinet de maire,

  • M. Julien MIALLET, militant LR et ancien secrétaire général du groupe UMPA (LR) au Conseil départemental de l’Essonne ; directeur de son cabinet de maire,

  • Mme Véronique WOZNIAK, compagne de son ancien deuxième adjoint, M. Jacques PATAUT, élu sur sa liste aux municipales de mars 2014 ; ancienne responsable des Affaires générales à Savigny-sur-Orge,

  • Mme Valérie RAGOT, première adjointe LR de la Ville de Brunoy, et ancienne candidate aux élections départementales de mars 2015 sous l’étiquette LR ; directrice générale adjointe chargée du Patrimoine et du Cadre de vie à Savigny-sur-Orge.

J’ai personnellement commencé à m’intéresser aux emplois liés à M. MEHLHORN au Département de l’Essonne, lorsque j’ai découvert, à la suite d’un échange de mails, que sa secrétaire, Mme Cécile DOUSSET, embauchée dans le cadre légal permis par l’article L.3121-24 du Code général des collectivités territoriales, en tant que collaboratrice de son groupe LR au Département, était de la famille d’une ancienne colistière de sa binôme, élue dans le même canton que lui aux élections départementales, Mme Brigitte VERMILLET, à une précédente élection municipale (à Morangis en 2001). Mais je n’ai rien trouvé de frauduleux relativement à cette embauche, et au travail de cette dame.

Je n’en ai pas moins obtenu une affirmation intéressante dans un courrier émanant du président du Conseil départemental, en date du 12 mai 2016, relativement au fonctionnement des embauches départementales, qui se font « selon les modalités de droit commun, à travers déclaration de vacance d’emploi auprès du Centre interdépartemental de gestion de la Grande Couronne et la publication des annonces afférentes, sur le site internet du Département. Les profils des candidats sont ensuite examinés à l’oral dans le cadre de jurys et le profil le plus adéquat au poste vacant est enfin retenu.« 

Et puis, j’ai fortuitement appris que le vice-président MEHLHORN s’était attaché les services d’une chargée de mission, qui n’est autre que Mme Catherine CHEVALIER, conseillère municipale LR de la Ville de Savigny-sur-Orge, dont M. Éric MEHLHORN est maire.

J’ignore tout des compétences de Mme CHEVALIER, ainsi que son parcours professionnel. Je sais juste que celle-ci s’est attestée “sans profession déclaréeau moment des élections municipales de mars 2014.

J’ai cependant peine à croire que par le plus grand des hasards, ce soit cette personne précisément, qui ait franchi toutes les étapes indiquées plus haut, pour se retrouver à travailler auprès du vice-président, qui se trouve également être le maire de sa commune.

Tout cela m’amène donc à penser qu’il s’agit a minima d’un emploi de complaisance, possiblement pour s’attacher le soutien politique de Mme CHEVALIER, au vu du contexte politique propre à la Ville à la suite des élections départementales de 2015. (Elle n’a pas d’emploi ; on lui en trouve un ; peu fatiguant et relativement bien payé ; mais en échange, elle s’engage à ne jamais faire dissidence.)

Aussi ai-je voulu vérifier mes soupçons concernant cet emploi en demandant communication de preuve des productions réalisées, ou des travaux accomplis par Mme CHEVALIER (vu l’article XV de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789) ; sans succès jusque-là… Je viens de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs, qui ne rendra son avis que dans plusieurs mois, lequel n’est de toute façon pas contraignant.

J’ai cependant réussi à obtenir la fiche de poste de Mme CHEVALIER, ou fiche-métier (Production n°1), dont je m’étonne de la vacuité, en tant qu’elle ne traduit d’aucune mission concrète, mais d’un travail de soutien que n’importe qui peut mener anonymement. Ainsi que son bulletin de salaire. (Production n°2)

Vous n’ignorez pas que j’ai déjà porté plainte contre le maire de Savigny-sur-Orge pour de tels griefs de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts en 2016, ce qui a fait l’objet de la procédure n°2016/329 et du soit-transmis n°16/11/102. L’enquête a cependant été classé sans suite, pour notamment deux raisons à savoir que :

  1. Je suis un opposant politique du maire de Savigny-sur-Orge.

  1. L’emploi de la personne visée a été régularisé entre le temps de ma plainte et la fin de l’enquête. (Cela n’empêche pourtant pas qu’elle n’a potentiellement rien fait avant la date de ma plainte, qui l’a forcée à travailler.)

Je vous précise donc à ce stade, et dans le cas où vous ouvririez une enquête, afin de vous éviter de mener inutilement une nouvelle procédure, surtout si c’est pour finir par la classer sans suite que :

  • je suis toujours un opposant politique du maire de Savigny-sur-Orge, et donc de la majorité municipale à laquelle appartient Mme CHEVALIER ; mais que je suis aussi un opposant du président du Conseil départemental de l’Essonne, et du vice-président MEHLHORN, contre lequel j’ai été candidat aux élections départementales de mars 2015,

  • c’est bien sur la réalité du travail et des productions de Mme CHEVALIER avant le 1er janvier 2018, soit avant que je fasse savoir au président du Conseil départemental que je m’intéresse à cet emploi, que je vous demande d’enquêter pour vous prononcer relativement à la commission des délits susmentionnés.


En droit, le détournement de fonds publics est défini à l’article 432-15 du Code pénal.

Il s’agit du fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l’un de ses subordonnés, de détruire, détourner ou soustraire un acte ou un titre, ou des fonds publics ou privés, ou effets, pièces ou titres en tenant lieu, ou tout autre objet qui lui a été remis en raison de ses fonctions ou de sa mission, est puni de dix ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 000 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit de l’infraction.

La tentative du délit prévu à l’alinéa qui précède est punie des mêmes peines.

La prise illégale d’intérêts est définie à l’article 432-12 du Code pénal.

Il s’agit du fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ou par une personne investie d’un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Vu l’article L.3221-3 du Code général des collectivités territoriales, le président du conseil départemental est seul chargé de l’administration, et donc par conséquent des embauches.

Vu l’article 121-7 du Code pénal, est complice d’un crime ou d’un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation.

Est également complice la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir aura provoqué à une infraction ou donné des instructions pour la commettre.

Et considérant enfin qu’il apparaît difficilement imaginable que M. Éric MEHLHORN et Mme Catherine CHEVALIER ait pu tout ignorer de l’affaire ; Mme CHEVALIER postulant par le plus grand des hasards à un poste au Département, qui se révélerait finalement la faire travailler auprès du maire de sa commune ; une embauche qui a enfin et de toute façon été approuvée par M. François DUROVRAY…


En conséquence, je porte plainte contre :

– M. François DUROVRAY, président du Conseil départemental de l’Essonne, domicilié en cette qualité à l’Hôtel du département, sis Boulevard de France, 91010 Évry cedex,

– M. Éric MEHLHORN, vice-président du Conseil départemental de l’Essonne, domicilié en cette qualité à l’Hôtel du département, sis Boulevard de France, 91010 Évry cedex,

Mme Catherine CHEVALIER, chargée de mission auprès du vice-président MEHLHORN, au Conseil départemental de l’Essonne, domicilié en cette qualité à l’Hôtel du département, sis Boulevard de France, 91010 Évry cedex,

pour complicité de détournement de fonds publics (article 432-15 du Code pénal) et prise illégale d’intérêts (article 432-12 du Code pénal)


En vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Madame le Procureur, l’expression de ma plus haute considération.

Olivier VAGNEUX


BORDEREAU DE COMMUNICATION DE PRODUCTIONS

Production n°1 : Fiche-métier de Mme Catherine CHEVALIER (2 pages)

Production n°2 : Bulletin de salaire de Mme Catherine CHEVALIER (1 page)

Fait à Savigny-sur-Orge, le 03 avril 2018

Olivier VAGNEUX