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Cinquante ans après Mai 1968, Mai 2018 n’a pas eu lieu

On nous avait promis une nouvelle Révolution ; ça devait être le Grand soir ! La coalition des étudiants, des cheminots, des fonctionnaires, des syndicats, des retraités, des associations, des partis politiques… qui tous allaient descendre dans la rue et renverser le despote MACRON. Et puis, il n’y a rien eu d’autre qu’un maximum de 40 000 militants gauchistes qui ont cessé le travail à intervalles réguliers, sans réussir à se faire entendre.

Il faut vraiment ne pas comprendre ce qui s’est passé en mai 1968, pour s’imaginer que cela aurait pu recommencer en mai 2018. Le contexte est radicalement différent, et il n’y a guère que les marxistes qui croient en une Histoire cyclique pour se dire qu’il devrait y avoir une révolution tous les cinquante ans environ (1917, 1968, et donc 2018…). Mais il y en a encore qui s’accrochent (comme Lutte Ouvrière), et qui nous racontent qu’ils peuvent faire Mai – Juin 2018 !

Une des raisons de l’échec de Mai 2018 est l’ombre de MÉLENCHON que pas grand monde ne veut voir arriver au pouvoir. Or, il est désormais la seule tête qui émerge vraiment pour représenter ce qu’on appelle la gauche. Alors lui se planque à Marseille, et réunit à peine 6000 manifestants. Mais il s’en fout puisque seuls les chiffres de Paris sont scrutés, et qu’on fait un ensemble avec ceux de la « province ». Donc ce n’est pas sa faute si la mobilisation a échoué.

On a aussi des syndicats qui ne sont plus représentatifs mais qui vont d’échecs en échecs, et n’ont plus rien gagné depuis 2015. Coup sur coup, ils se sont pris les lois MACRON, EL KHOMRI, les ordonnances de la loi Travail et maintenant les réformes de la SNCF et des retraites. Alors certes, ils veulent plus être des co-gérants que des syndicats, et ils veulent faire la politique de l’entreprise dans l’entreprise, mais il faut voir que le Gouvernement ne veut plus négocier.

De plus, si on regarde ce que sont devenus les anciens révolutionnaires de mai 1968, ce sont les plus capitalistes des capitalistes. Ils ont perdu les idéaux qui les habitaient, et se plaisent par exemple à s’afficher à Cannes. Ce sont des gens qui se sont servis des causes qu’ils disaient défendre pour percer plus vite et autrement qu’ils auraient pu, par les schémas sociaux classiques de l’époque. Peut-être inconsciemment ne veut-on donc pas recréer ainsi une nouvelle élite ?

Mai 2018 était préparé et a échoué. Mai 1968 s’est improvisé et a réussi. Pourquoi ? Parce que Mai 1968 s’était attiré la sympathie des bourgeois qui aujourd’hui soutiennent MACRON et en sont contents. Un tel mouvement de révolution, doit bien sûr partir d’une base sociale, mais être suivi, et au moins soutenu moralement par ceux qu’on appelle les classes moyennes. Mai 2018 n’est pas impossible, mais sur la fin du mandat, et avec d’autres que MÉLENCHON…



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Ma réaction à la campagne de recrutement 2018 de la Police nationale

Puisque même le président de la République se met à faire du communautarisme, tandis qu’un membre de son Conseil présidentiel des villes, Yassine BELATTAR pour ne pas le nommer, décerne désormais des brevets de nationalité en nous expliquant qu’il est « plus français que VALLS », je voudrais donc préciser que je suis fier d’être un « mâle blanc », même si je n’échange pas de rapport (lire en bas), et que j’emmerde ceux que ça dérange.

Cette campagne me rappelle celle de la SNCF contre la fraude, laquelle ne présentait que des jeunes blancs bien propres sur eux, soumis à la tentation de la fraude. Alors, je ne nie pas que les blancs fraudent aussi et commettent aussi des actes délictueux (moi le premier). Sauf que sur trois délinquants, et par rapport à mon expérience de la prison, il y en a certes un qui est blanc, mais dans tous les cas pas les trois. Donc voilà encore un sujet sensible devenu tabou…


Savigny-sur-Orge, le 27 mai 2018

Monsieur le commissaire de Police,

Je suis un “mâle blanc”, catégorie déjà stigmatisée jusque par le président de la République, qui ne veut pas de ses propositions pour la “banlieue” ; mais qui veut quand même bien des impôts des mâles blancs pour financer ladite banlieue.

Sachez que je désapprouve la dernière campagne de recrutement de la Police nationale (du 14 mai 2018), laquelle présente des situations dans laquelle la Police appréhende uniquement des “mâles blancs”, ce qui ne me semble pas exactement correspondre à la réalité du terrain.



J’ai la faiblesse de penser que si tous les “mâles blancs” de ce pays faisaient ainsi remonter un avis similaire à la Police de leur circonscription, alors peut-être que votre institution arrêterait la communication politiquement correcte, et oserait confronter sa publicité à la réalité. Peut-être même que les Français augmenteraient ainsi leur confiance en la Police ?

Je vous prie de croire, Monsieur le commissaire de Police, en l’expression de mes salutations républicaines.

Olivier VAGNEUX


Pour mémoire, l’intervention du président MACRON ce mardi 22 mai 2018 :

“Et quelque part ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent l’un un rapport et l’autre disant « on m’a remis un plan, je l’ai découvert ». C’est pas vrai, ça ne marche plus comme ça. Les gens qui y vivent, qui font parfois depuis des décennies, ce sont des acteurs de ces sujets. Ils ont envie de faire, ils ont une bonne partie des solutions. Elles ne sont parfois pas reconnues. Elles ont besoin qu’on les facilite, qu’on accélère. elles ont besoin qu’on leur donne un statut. Elles ont besoin qu’on les porte, qu’on leur donne du sens. Elles ont besoin qu’on les aide à réussir, c’est ça la République. »



Sur l’élection à la présidence du Parti socialiste en mars/avril 2018

C’était ce mercredi 07 mars 2018 le grand débat des candidats au poste de secrétaire général du Parti socialiste (PS), devant seulement 204 000 spectateurs. Sans plus attendre, je vais commencer par achever le suspense : qui peut gagner à part Olivier FAURE ?

Lequel se retrouvera élu par une partie des 30 000 électeurs encartés et à jour de cotisation. (On rappellera qu’il n’y en eu guère plus de 90 000 – 120 000 revendiqués – sous le précédent mandat au cours duquel ils ont tout contrôlé ; soit quasiment autant que d’élus sur des listes socialistes en France…)

Mais surtout pour quoi faire ? Le Parti socialiste est inaudible donc mort, poignardé à la fois par sa gauche mélenchoniste et sa droite macroniste. Il reste donc un centre-gauche qui ne veut juste pas se positionner, et fait semblant de croire à une drôle de synthèse insipide qui annone tels des mantras : l’écologie, le féminisme, le progrès et l’accueil des migrants.

Ce n’est pas tellement la faute de HOLLANDE. Davantage celle d’un rideau, installé depuis trente ans, qui est tombé : la gauche n’est pas sociale, et encore moins socialiste. (La droite ne l’est pas non plus ; en réalité, aucun parti ne l’est, sinon des personnes individuellement)

Les cadres du PS sont des petits-bourgeois, qui se sont formés dans les officines de gauche, et ne connaissent et ne comprennent pas grand chose à la vraie vie. Ils souffrent beaucoup en ce moment dans les médias (et je trouve cela très jouissif) par rapport à #Balancetonporc, ou aux révélations sur leurs trains de vie.


Mais qui se rappelle encore de MITTERRAND, qui en 1971 lors du Congrès fondateur du PS, disait : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste. Celui-là, je le dis, ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ?

Concept auquel il n’a jamais crû, et auquel il a officiellement renoncé en 1983. De là, que pouvait faire la gauche, à part se renier de bout en bout ? Et d’en remettre une grave couche avec l’Europe, et le traité européen, allant contre le vote du Peuple français.

La seule chance du PS a été de se maintenir comme deuxième force politique française, et de bénéficier des alternances, tout en suscitant un nouvel espoir à la fin des années 1990, en s’alliant avec le centre autour du thème de la social-démocratie et en s’emparant de l’écologie.

Ce qui s’est fait partout en Europe, et a échoué, quand au bout d’un mandat (parfois plus), les déficits publics ont explosé, et donc que les impôts ont augmenté (essentiellement pour les pauvres, lesquels n’ont pas vu les écarts de richesse se réduire).

Puis surtout quand les électeurs ont fini par s’apercevoir qu’il n’y avait ni social ni démocratie à gauche… Certes un peu d’écologie, et c’est peut-être le seul sujet sur lequel ils ont été moteur, en bien et en mal. Et les électeurs sont partis chez MACRON, parce qu’il a fait ses armes à gauche, et que le libéralisme, c’est quand même plus sympa que l’anticapitalisme marxiste.

C’est hypocrite, parce que MACRON n’est pas de gauche, mais c’est cohérent parce que la gauche est morte en 1983 avec les espoirs douchés de 1981.


Du coup, le vallsiste Luc CARVOUNAS n’a plus beaucoup de réservoir de voix et il sera bon dernier. Surtout que son programme vise à rassembler la gauche, laquelle est désormais minoritaire au PS. Donc il veut vendre le PS soit à MÉLENCHON soit à MACRON…

Le troisième sera Stéphane LE FOLL, qui tel un Vincent PEILLON, va « payer » son amitié et sa proximité avec HOLLANDE. Il propose de continuer les recettes qui perdent ; il va prendre la porte, en plus d’être de toute façon trop vieux.

Parviendra au deuxième tour, mais sera finalement défait le frondeur Emmanuel MAUREL, parce que des tenants de la vraie gauche sont encore au PS, mais restent minoritaires depuis qu’ils se sont barrés avec HAMON, et surtout qu’il n’y a pas VALLS en épouvantail face à eux.

Du coup, ce sera Olivier FAURE, parce qu’il est jeune, qui continuera de ne pas exister dans le paysage politique français ; son parti étant désormais le cinquième de France avant d’être définitivement balayé aux prochaines municipales, départementales et régionales sauf à des alliances avec LaREM, dont MACRON ne veut globalement pas, sauf têtes à sauver.

On ne peut enfin pas, ne pas parler de Najat VALLAUD-BELKACEM, qui aurait certes été élue la plus facilement parce qu’elle fait l’unanimité chez les bobo-quinoa de la gauche. Mais elle n’aurait rien pu faire de plus. C’est mieux qu’elle infiltre un institut de sondage ; ça peut toujours être utile pour la suite.


Dans tout cela, j’ai sincèrement de la peine pour tous ceux qui croient en la justice sociale, en la solidarité et en la réduction des inégalités et des écarts de richesse.

Mais la vérité est qu’ils seront toujours trahi par la gauche, laquelle si elle a été motrice pour obtenir des avancées sociales (la dernière remontant quand même à JOSPIN), n’a jamais réellement tenté de poser les bases d’un paradis socialiste ; à commencer par le fait que la caste dominante au PS n’a jamais voulu renoncer à ses privilèges…

J’apprécie donc quand tous se réclament de MITTERRAND, dont le bilan politique a surtout été de nous montrer que le programme de la gauche était inapplicable. Ce qui arrive aujourd’hui était prévisible, et préfiguré par MITTERRAND. Mais personne n’a voulu le voir ; alors tant pis !



Sur le voyage d’Emmanuel MACRON en Afrique, et son discours de Ouagadougou

Mes amis, comme j’ai honte de notre président néocolonialiste qui tutoie les Africains, les appelle « ses amis » et dit que leur président s’en va réparer la climatisation lorsqu’il part aux toilettes ! Imaginez donc un peu le tollé que cela aurait provoqué si cela avait été Nicolas SARKOZY voire Marine LE PEN qui avaient tenu ces propos. Enfin, tous les moyens sont bons pour ne pas parler des problèmes ! Remarquable communication !

À part cela, quand est-ce qu’on discute du terrorisme islamiste et du coûteux maintien de l’armée française, de l’immigration en tant que fuite des cerveaux, du nouvel esclavage qui se fait avec la complicité de chefs d’états corrompus, des régimes dictatoriaux et des atteintes quotidiennes aux droits de l’Homme, du franc CFA, du développement de l’Afrique par elle-même, du fait que 40 % des Africains de l’Ouest ont entre 18 et 24 ans, des contrats économiques…

Parce que c’est bien gentil de nous dire comme avant lui, déjà MITTERRAND puis CHIRAC puis SARKOZY puis HOLLANDE que la Françafrique est morte et enterrée, quand elle n’a jamais été aussi vivante ; Vincent BOLLORÉ étant d’ailleurs surnommé le « roi de l’Afrique de l’Ouest ». C’est toujours la France qui maintient les dictatures puis l’armée qui exfiltre les dictateurs quand ils deviennent gênants. C’est elle qui construit les infrastructures et exploite les ressources…

Un document qui circule sur internet pour dénoncer la « spontanéité » des questions posées au président français.

Finalement, MACRON ne s’embête même plus à se contraindre aux usages de la diplomatie. Il s’invite à l’université, crache sur ses hôtes parce que c’est démagogue et que lui peut se le permettre car les contrats continueront, sait qu’on ne retiendra que cela de son voyage donc qu’on va parler de lui et dire qu’il est allé en Afrique. Et voilà ! Puis c’est pratique l’étranger pour cracher sur la France et la colonisation européenne, parce que c’est loin et qu’on va oublier.

À l’issue de ce voyage, je vous invite à vous demander à quoi il aura servi. On va encore annuler quelques dettes. On va inaugurer le métro d’Abidjan, largement financé par la France. On va faire la première visite d’un chef d’État français au Ghana. On va dire encourager la Francophonie. On va prolonger les contrats d’exploitation des ressources. Et on va donner de l’argent aux dictateurs pour qu’ils régulent l’immigration africaine vers la France… Comme d’habitude !


Les trois meilleures macronneries du discours :

« Qui sont les trafiquants ? Mais ce sont des Africains, mon ami ! Ce sont des Africains! »

« Mais moi je n’veux pas m’occuper de l’électricité au Burkina Faso ! C’est l’travail du président !

« Il s’en va. Reste là ! » (…) « Du coup, il est parti réparer la climatisation ! »