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Pourquoi il est à peu près certain que le second tour des municipales aura lieu en juin 2020…

Il aura suffi de trois petits jours pour que le Gouvernement change radicalement d’avis sur la date d’organisation du second tour des municipales, qui jusque-là se dessinait pour septembre et octobre 2020, de manière à maintenir les départementales et les régionales à mars 2021. Mais attendons encore quelques jours car la décision doit normalement être prise au conseil des ministres du 22 mai, sous réserve que le Covid-19 ne s’en mêle pas !

Je relève cependant trois groupes d’indices qui concluent à des élections en juin :

  • tout d’abord cette étude épidémiologique, parue « comme par hasard » il y a quelques jours, qui indique que l’organisation du premier tour de l’élection municipale n’a pas accélérée la propagation du virus. De fait, le conseil scientifique, dont MACRON se fout de l’avis, tant par rapport au déconfinement et à la reprise dans les écoles, que parce qu’il a déjà transmis un projet de loi au Conseil d’État relativement aux municipales, a un motif tout trouvé pour dire que le second tour peut être organisé sans risque dès juin.
  • ensuite, parce que MACRON sait que ses candidats LaREM sont insauvables que l’on joue l’élection dans un, quatre ou dix mois, donc qu’il est temps d’abréger les souffrances ; d’autant plus qu’il n’y a aucune amélioration dans la communication du Gouvernement qui paraît toujours aussi dépassé. MACRON ayant annoncé en off un remaniement après les municipales, il a maintenant au plus vite besoin du prétexte de cet échec pour essayer de se relancer et de ne pas finir troisième de la présidentielle de 2022.
  • Enfin, parce que la commande publique des collectivités représente 70 % de l’activité dans certains secteurs comme le BTP, et qu’on ne peut pas mettre en branle les communes et davantage les intercommunalités tant qu’on en a pas fini avec ces élections. Et que si MACRON veut relancer l’économie, alors il a besoin que cette reprise ait lieu dans les meilleurs délais. Je ne m’attarde pas sur les querelles juridiques, qui n’ont rien à voir avec la Constitution, de savoir si l’on peut passer outre le vote de la population dans 5000 communes, en le respectant dans 30 000 autres, et s’il faut ou pas un deuxième tour.

Je pense que ces municipales sont définitivement faussées, parce que beaucoup de gens n’iront de toute façon pas voter, et ne s’emmerderont pas à donner des procurations. De fait, il va y avoir une énorme prime aux sortants qui mobilisent plus facilement leurs clients.

Maintenant, même si la deuxième vague devait se produire, comme il y a tout le discours de relance de l’économie, et puis surtout qu’on a dit aux gens qu’ils pouvaient partir en vacances cet été, les élections se tiendront sûrement, et tout sera rapidement terminé à l’issue d’une drôle de campagne sans réunions ni tractages ni contact direct avec les électeurs.



 

Pourquoi MACRON et PHILIPPE ne peuvent pas tarder à annoncer un report des municipales ?

Difficile d’attendre plus longtemps pour annoncer un report des municipales. Les candidatures de second tour doivent être enregistrées au plus tard demain mardi à 18 heures, tandis que les commissions de propagande doivent se réunir mardi à 19 heures, pour des bulletins imprimés et livrés pour mercredi à 12 heures au plus tard. En clair, MACRON ne peut pas annoncer de report autrement que ce lundi soir à 20 heures.

Un report mais de combien de temps ? Certains disent en juin ; d’autres parlent de septembre. Ma plus grande crainte est que tout soit reporté à mars 2021…

Reporter quoi ensuite ? Certains constitutionnalistes disent qu’on pourrait, avec les pleins pouvoirs, ne reporter que le second tour. D’autres affirment au contraire qu’il faut alors annuler le premier et réorganiser les deux. Mais pourquoi et surtout comment conserverait-on alors les maires élus dès le premier tour, si les élections sont annulées ? Et puis quel bazar pour le fonctionnement des intercommunalités avec des anciens et des nouveaux élus !

Sébastien BÉNÉTEAU a eu de la chance, car à Juvisy, Lamia REDA BENSARSA n’a fait que 48 %. Sans quoi il aurait alors dû démissionner de Savigny pour pouvoir siéger à Juvisy…


Enfin, qu’est-ce qui m’arrangerait personnellement ?

Il est clair qu’une semaine est trop juste pour refaire mon retard.

Mais un minimum de deux à cinq me permettrait, avec le soutien des listes éliminées, de pouvoir me refaire et de l’emporter.

En revanche, refaire un premier tour ne m’arrangerait pas vraiment, car je me retrouverai de nouveau en concurrence avec des listes citoyennes voire avec une liste du Rassemblement national.

Toujours est-il qu’il faut casser cette dynamique de premier tour qui ne m’est pas favorable. Or, seul le temps pourra aider.



Pourquoi les politiques veulent interdire les listes communautaires aux élections, et pourquoi MACRON ne le veut pas ?

La première réponse est parce que des listes communautaires leur piqueraient un réservoir électoral, souvent décisif, qu’ils se constituent en allant se prostituer auprès des musulmans.

La deuxième réponse est parce que MACRON a bien compris que les listes communautaires ne représentaient pas encore une menace électorale conséquente (un maximum de 5 %), et qu’il trouve le beau rôle auprès d’un électorat musulman en tenant ces propos, pour que ce dernier se reporte globalement sur lui dans des seconds tours.


Je pense que les Français ne croient pas à l’existence d’un vote musulman, parce qu’il n’existe pas de vote catholique, ni même de vote juif. Et même si 100 % des musulmans ne votent pas d’un bloc, une partie des musulmans est effectivement prête à soutenir un candidat commun lequel irait dans le sens de leurs intérêts religieux.

Ainsi, il est possible que Christine RODIER n’aurait pas gagné les élections municipales de 2014 à Athis-Mons si elle n’avait pas promis la construction d’une mosquée, par l’intermédiaire de l’Association bienfaisante des Portes de l’Essonne, et de leur interlocuteur en mairie, le maire-adjoint Omar EL MOURABET. Cette association se vante en effet d’avoir rapporté 500 voix à RODIER, alors que celle-ci a gagné avec 226 voix d’avance sur la gauche.

De la même manière, il est possible de penser que Robin REDA n’aurait pas gagné avec un tel écart aux législatives de juin 2017, voire n’aurait peut-être pas gagné, s’il n’était pas venu draguer les musulmans de Savigny et d’Athis, en mettant bien en avant son égyptianité.

Et dans ces moments, REDA n’a pas les mêmes scrupules à se faire élire par un électorat communautaire qui « menace la sécurité de nos villes et la cohésion entre les Français »

À Savigny-sur-Orge, la situation est tout aussi complexe avec d’autres distinctions qui rentrent en compte, par exemple l’opposition entre les musulmans de l’Orge (Prés-saint-Martin) et les musulmans de l’Yvette (Grand-Vaux).

À ma connaissance, le vote communautaire est essentiellement partagé entre Éric MEHLHORN qui a permis une illégale extension du centre culturel musulman revenant à en tripler ses capacités, et David FABRE qui a toujours fait du clientélisme religieux.

Mais c’est Bernard BLANCHAUD qui revendique en fait d’avoir les « vrais musulmans » avec lui, parce que les Saviniens arabes qui soutiennent VAGNEUX seraient des faux-musulmans…


Et tout ce petit monde serait bien embêté qu’une liste communautaire musulmane se mette en place parce qu’une partie d’un électorat, qu’ils croient capter plus ou moins, leur échapperait alors, lequel pèse quand même 5 % dans certaines villes.

Le calcul de MACRON est nul parce qu’effectivement, la liste communautaire musulmane ne représentera pas de danger dans les sept années restantes de son mandat.

Mais malgré tout, on voit que des musulmans s’organisent, toujours pour copier un fantasmé parti chrétien démocrate. Et il ne serait pas illogique que leurs scores augmentent effectivement, en fonction de plusieurs critères.


Globalement, j’en conclus donc que les politiques sont globalement des salauds parce qu’ils prétendent s’opposer aux listes communautaires au nom de la laïcité, alors qu’ils le font au nom de leurs intérêts électoraux personnels.

Et MACRON ne vaut guère mieux car il refuse d’interdire ces listes, et je le rejoins néanmoins sur cette interdiction qui préjugerait a priori de comportements néfastes, juste dans un intérêt électoral immédiat et court-termiste.

Avec toujours ce problème qu’on n’a pas de solutions à l’intégration, et qu’on refuse dans le même temps de voir qu’il y a quand même un problème à ce que des citoyens veuillent aujourd’hui se réunir dans des listes religieuses ; la démocratie-chrétienne en comparaison étant un mouvement politique et social, se réclamant de l’héritage de la doctrine de l’Église, davantage qu’un mouvement religieux rassemblant des chrétiens pour agir pour les chrétiens.




8 millions € de recettes en plus pour le budget savinien à compter de 2021 ?

C’est trop énorme pour que ce soit vrai !

Et pourtant, les députés ont bien adopté en première lecture le volet recettes du projet de loi de finances pour 2020 qui prévoit que la part départementale de la taxe foncière soit intégralement reversée aux communes à partir de 2021.

Pour Savigny, cela représenterait sur les bases de 2018, un gain annuel de 7,8 millions € !



Il s’agit incontestablement d’une conséquence du Grand débat national, dans lequel ce sont quand même les maires qui sont venus à la rescousse de MACRON, et ont permis d’apaiser la situation en donnant aux idiots aux naïfs le sentiment d’être écoutés voire même entendus. Et donc on les récompense, en leur redonnant du souffle financier.

La bonne nouvelle est que ce transfert n’aura lieu qu’en 2021, ce qui va empêcher les petits comptables aussi peu démocrates que MEHLHORN et BÉNÉTEAU de claquer de suite cet argent en l’enfermant dans un budget primitif 2020 qu’ils veulent absolument voter et commencer à exécuter avant d’être chassés du pouvoir, histoire d’embêter jusqu’au bout du bout.

La mauvaise nouvelle est que même si les Départements recevront une compensation en part de TVA équivalente aux recettes perdues ; de la même manière que les Communes sont intégralement compensées de la taxe d’habitation, on s’avance sur un double-risque :

  • que les Communes connaissent ensuite une diminution progressive de leurs dotations, ou de leurs compensations de taxe d’habitation, ou de la part transférée de taxe foncière.
  • que l’on augmente globalement la TVA pour couvrir la perte de recettes pour l’État liée à la TVA désormais transférée (par exemple en passant le taux normal de 20 à 21 voire 22).

Et ce n’est pas, comme je peux lire, parce que l’État transfère déjà une part de la TVA aux Régions qu’il ne devra pas l’augmenter par la suite. C’est toujours de l’argent qui ne va plus à l’État pour ses missions régaliennes, et donc qui va lui manquer, sauf à ce qu’il en profite pour transférer partie de ces compétences.


Je ne sais donc pas s’il faut réellement se réjouir.

Le Sénat, qui défend davantage le point de vue des Départements, devrait logiquement essayer de s’y opposer, d’autant qu’ils savent aussi bien que moi que les compensations ne seront pas éternelles.

Il est donc encore loin d’être garanti que le volet recettes soit conservé en l’état à la fin du processus législatif.

Quant au reste, si c’est déshabiller l’État pour habiller les collectivités territoriales, attention au renouvellement de la garde-robe qui lui n’est pas pris en compte dans ces transferts, qui ne sont jamais totalement indolores pour le contribuable…

Enfin, pour les Essonniens, je pense maintenant que la majorité départementale qui avait augmenté le taux de taxe de 29 % en janvier 2016, soi disant temporairement, va définitivement renoncer à la diminuer…

Au moins, y aurait-il désormais de l’argent pour à la fois désendetter raisonnablement Savigny et en même temps assumer l’amende SRU…