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Sur le voyage d’Emmanuel MACRON en Afrique, et son discours de Ouagadougou

Mes amis, comme j’ai honte de notre président néocolonialiste qui tutoie les Africains, les appelle « ses amis » et dit que leur président s’en va réparer la climatisation lorsqu’il part aux toilettes ! Imaginez donc un peu le tollé que cela aurait provoqué si cela avait été Nicolas SARKOZY voire Marine LE PEN qui avaient tenu ces propos. Enfin, tous les moyens sont bons pour ne pas parler des problèmes ! Remarquable communication !

À part cela, quand est-ce qu’on discute du terrorisme islamiste et du coûteux maintien de l’armée française, de l’immigration en tant que fuite des cerveaux, du nouvel esclavage qui se fait avec la complicité de chefs d’états corrompus, des régimes dictatoriaux et des atteintes quotidiennes aux droits de l’Homme, du franc CFA, du développement de l’Afrique par elle-même, du fait que 40 % des Africains de l’Ouest ont entre 18 et 24 ans, des contrats économiques…

Parce que c’est bien gentil de nous dire comme avant lui, déjà MITTERRAND puis CHIRAC puis SARKOZY puis HOLLANDE que la Françafrique est morte et enterrée, quand elle n’a jamais été aussi vivante ; Vincent BOLLORÉ étant d’ailleurs surnommé le « roi de l’Afrique de l’Ouest ». C’est toujours la France qui maintient les dictatures puis l’armée qui exfiltre les dictateurs quand ils deviennent gênants. C’est elle qui construit les infrastructures et exploite les ressources…

Un document qui circule sur internet pour dénoncer la « spontanéité » des questions posées au président français.

Finalement, MACRON ne s’embête même plus à se contraindre aux usages de la diplomatie. Il s’invite à l’université, crache sur ses hôtes parce que c’est démagogue et que lui peut se le permettre car les contrats continueront, sait qu’on ne retiendra que cela de son voyage donc qu’on va parler de lui et dire qu’il est allé en Afrique. Et voilà ! Puis c’est pratique l’étranger pour cracher sur la France et la colonisation européenne, parce que c’est loin et qu’on va oublier.

À l’issue de ce voyage, je vous invite à vous demander à quoi il aura servi. On va encore annuler quelques dettes. On va inaugurer le métro d’Abidjan, largement financé par la France. On va faire la première visite d’un chef d’État français au Ghana. On va dire encourager la Francophonie. On va prolonger les contrats d’exploitation des ressources. Et on va donner de l’argent aux dictateurs pour qu’ils régulent l’immigration africaine vers la France… Comme d’habitude !


Les trois meilleures macronneries du discours :

« Qui sont les trafiquants ? Mais ce sont des Africains, mon ami ! Ce sont des Africains! »

« Mais moi je n’veux pas m’occuper de l’électricité au Burkina Faso ! C’est l’travail du président !

« Il s’en va. Reste là ! » (…) « Du coup, il est parti réparer la climatisation ! »



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Parlez-vous MACRON ?

C’est l’une des « forces » de l’actuel président français, en tant qu’elle compense la « faiblesse » de son manque de charisme (c’est un technocrate ennuyeux qui sait manier la langue de bois et parler pour ne rien dire). Emmanuel MACRON parvient ainsi à s’approprier un vocabulaire et une sémantique qui font qu’on va immédiatement penser à lui lorsqu’on les réentendra. Petit tour d’horizon de ces expressions, pour certaines remises au goût du jour. – Liste non exhaustive.

  • « en marche »
  • « et en même temps »
  • « de la poudre de perlimpinpin »
  • « fainéants »
  • « je vous fiche mon billet »
  • « premier de cordée »
  • « croquignolesque »
  • « (Oui), et alors ? »
  • « (je ne suis pas) le Père Noël »

N’hésitez-pas à m’aider à compléter cette liste en m’envoyant les mots ou les expressions qui vous font invariablement penser à MACRON quand vous les entendez. François HOLLANDE aura été tellement normal qu’à part « sans dents », on ne se rappelle plus de sa parole présidentielle diffuse…



Les meilleures déclarations d’Emmanuel MACRON

J’ai entrepris de compiler sur cette page les meilleures sorties/saillies/citation/dérapages/petites phrases d’Emmanuel MACRON (de mon point de vue), aussi appelées « macronades » ou « macronneries ».

Cette page sera complétée au fil du temps. Je précise que les citations ont toutes été vérifiées ; mais aussi que toutes les bêtises méprisantes qu’assène MACRON à longueur de temps n’ont pas vocation à y figurer.


« Il y a dans cette société, une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées, pour beaucoup on leur explique : ‘Vous n’avez plus d’avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 kilomètres !’ Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire, on va leur dire quoi ? » (17 septembre 2014)

« Les pauvres qui ne peuvent pas voyager voyageront plus facilement. » (15 octobre 2014)

« Protéger les entreprises et les jobs existants serait une erreur.«  (11 décembre 2014)

« Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. » (18 février 2015)

« Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans » (26 février 2015)

« Le fait que la France soit l’un des pays qui protège le plus ses travailleurs est l’une des explications de son taux de chômage à 10 %. » (31 mars 2015)

« Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs.«  (27 août 2015)

« Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité.«  (22 janvier 2016)

« Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. » (22 janvier 2016)

« Vous n’allez pas me faire peur avec votre Tee-shirt. Le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler.«  (27 mai 2016)

« Les écoles juives enseignent la Torah plus que les savoirs fondamentaux. » (6 octobre 2016)

« Quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long. » (9 novembre 2016)

« Avec Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël. » (16 décembre 2016)

« Penser printemps, mes amis, c’est réconcilier l’ambition et le réel. » (7 janvier 2017)

« Notre vie est toujours en même temps… Elle est plus complexe que ce qu’on veut réduire. » (27 janvier 2017)

« Tu es le confluent d’un fleuve dans lequel tu t’inscris, qui est justement ce roman et ce récit. » (27 janvier 2017)

« Je ne suis pas leibnizien dans l’écriture de l’Histoire. » (27 janvier 2017)

« C’est pour cela que je ne vous le dis pas aujourd’hui parce que ce serait intempestif au sens propre du terme ou au sens nietzschéen du terme. » (27 janvier 2017)

« Et donc cette part-là, elle se construit à la force d’un symbole ; se construit le passé dans lequel vous êtes vous-même ancré ce qui est mon cas. (…) Et donc qui ont construit une forme d’irrédentisme dans la République. » (27 janvier 2017)

« Pour voter cette belle loi de 1905 séparant l’Église et l’État, il a fallu des femmes et des hommes de gauche et de droite. » (4 février 2017)

« Ils ne m’ont pas demandé le revenu universel puisqu’ils l’ont déjà et ça s’appelle le RSA.«  (5 février 2017)

« Il n’y a pas de culture française.«  (6 février 2017)

« J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète, de la matérialité. » (11 février 2017)

« La France a installé les droits de l’homme en Algérie. Simplement, elle a oublié de les lire » (15 février 2017)
« La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime (…) contre l’humanité«  (15 février 2017)
« La colonisation a introduit une modernité par effraction«  (15 février 2017)
« Il est temps de laisser le passé passer » (16 février 2017)

« J’étais hier dans le bassin minier, vous pouvez l’applaudir. » (16 février 2017)

« Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains.«  (18 février 2017)

« J’ai dit : il n’y a pas une culture en France ! Moi, l’art français, je ne l’ai jamais vu. » (22 février 2017)

« Et je pense que la construction d’une action politique contemporaine, c’est la capacité à appréhender le complexe du monde. » (9 mars 2017)

« Ce qui se passe en Guyane, en effet, depuis plusieurs jours est grave, et donc mes premiers mots sont celui d’un appel au calme parce que je crois que bloquer les pistes d’aéroport, bloquer les décollages, parfois même bloquer le fonctionnement de l’île ne peut être une réponse apportée à la situation. » (26 mars 2017)

« Mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien. C’est différent ». (1er juin 2017)

« Une gare, c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien.«  (2 juillet 2017)

« On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique.«  (8 juillet 2017)

« Quand des pays ont encore aujourd’hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. » (11 juillet 2017)

« La France n’est pas un pays réformable. Les Français détestent les réformes, il faut leur expliquer. » (25 août 2017)

« Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort » (31 août 2017)

« Je ne cèderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. » (09 septembre 2017)

« Ce que nous avons mis en place depuis le début de la crise, depuis l’ouragan, c’est l’un des plus grands ponts aériens depuis la deuxième guerre mondiale » (12 septembre 2017)

« les ouragans sont « une des conséquences directes du réchauffement climatique » (19 septembre 2017)

« une réforme d’une « ampleur » sans précédent « depuis le début de la Ve République ». (22 septembre 2017)

« Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes » (4 octobre 2017)

« Je ne suis pas la Père Noël parce que les Guyanais ne sont pas des enfants » (26 octobre 2017)



Fiscalité, Économie, Finances : comment Emmanuel MACRON a piégé la droite ?

Emmanuel MACRON se révèle beaucoup plus intelligent que je ne l’aurais imaginé, malgré le nombre ahurissant de conneries ou de phrases vides de sens qu’il peut prononcer. Il est surtout très politique, dans le sens de très idéologue. Ainsi, il n’est peut-être pas de gauche mais en tout cas, il souhaite clairement la mort de la droite pour favoriser l’extrême-droite, et ainsi l’emporter. Et la droite qui est tombée dans tous les pièges…

Le socialiste Guy MOLLET s’y trompait lorsqu’il évoquait « la droite la plus bête du monde » sous la IVe République ; c’est aujourd’hui, dans les années 2010, que la droite se fait encore et toujours plus stupide. Avec ce paradoxe que la droite n’est plus à droite, pour ne pas ressembler à l’extrême-droite qui elle-même est moins à droite que le RPR de 1990. Bref, ils pensaient en 2014 qu’ils retrouvaient le pouvoir pour 15 ans : ils l’ont plutôt perdu pour facilement 10 ans…


Sur la fiscalité locale

En 2014 et 2015, nombre de collectivités locales (mairies et départements) ont drastiquement augmenté les impôts locaux pour bien montrer que la gauche avant eux avait endetté ou ruiné les collectivités, et qu’un Gouvernement de gauche était néfaste parce qu’il réalisait des coupes dans les dotations. L’argument n’a pas pris puisque la gauche a été réélue. Or,avec la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, la droite va devoir réaugmenter les impôts, se tirant une balle dans le pied en vue des élections de mars 2020.


Sur les Finances

Qui a obtenu les ministères touchant à l’argent ? Les LR constructifs. Dans un gouvernement de quelle couleur politique ? Dirigé par un LR dans tous les cas. Qui va procéder aux nouvelles coupes nécessaires à obtenir un déficit de moins de 3 % du PIB ? La droite. Qui va être responsable de la faillite ou des délocalisations de toutes ces entreprises qu’on ne peut pas sauver comme GM & S ou Whirlpool ? Des ministres de droite ! Bravo, les opportunistes !


Sur l’Économie

Qui a une solution pour dynamiser la création de richesses en France ? Personne, d’autant que l’Europe nous empêche concrètement de remettre en place une agriculture ou une industrie productiviste ; et ce n’est pas avec des services qu’on créé de la valeur ajoutée. Bref, est-ce qu’on peut faire autre chose qu’attendre que la croissance mondiale reparte, pour en profiter ? Oui, on peut commencer l’exploitation de gaz de schiste, ou alors ubériser encore plus la France.


LR se refusant toujours pour l’instant à exclure les ministres au Gouvernement (normal, s’ils reversent une partie de leur salaire ; et puis LR a quand même perdu 5,6 millions € de subventions annuelles) ; les Français croiront que l’échec économique (prévisible) du début de quinquennat est dû à la droite. Et quand elle sera virée du Gouvernement, ou quand viendra les élections de 2020 et 2021, il sera trop tard pour redorer l’image, surtout si LR ne s’est pas réformé