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De l’inflation des dépenses culturelles la dernière année du mandat municipal, comme par hasard…

Si les nazis sortaient leur revolvers dès lors qu’ils entendaient le mot « culture » ; à Savigny-sur-Orge, on sort plutôt le porte-feuille (non sans écarter les propositions locales et gratuites, et réduire les animations à faible coûts pour favoriser de plus gros spectacles).

Je vous rappelle la présentation du programme culturel de l’année 2019-2020 ce jeudi 04 juillet 2019 à 20 heures 00 à la salle des fêtes de Savigny.

Comme avait écrit en commentaire mon ami Jean-Marie CORBIN, on se demande bien pourquoi ils n’attendent pas septembre que les gens soient rentrés, mais enfin bon, c’est Savigny…

Peut-être que les agendas sont déjà blindés avec tout ce qu’il a fallu reporter à cause de la canicule qui a vraiment bon dos pour faire les spectacles en septembre, plus proches des élections…

Je voudrais cependant vous alerter sur les sommes dépensées par la Commune pour cette dernière année de mandat, et donc pour draguer l’électeur, qui heureusement n’est pas dupe !

Rappelez-vous déjà de Lenni-Kim qui vient à neuf jours des municipales pour 15 825 € !

Et appréciez les coûts de la super programmation qui n’attend que le futur centre culturel communal à 11 millions €.

Pour comparaison, on était plutôt sur 8000 à 9000 euros les années précédentes, et on dépassait rarement 10 000 €.

Voilà donc ce que j’ai trouvé dans le recueil des actes administratifs ces deux derniers mois, et que je résume en bas d’article !

Si comme moi, cela vous choque, je vous invite à l’écrire au maire (lemaire@savigny.org) et au service culturel (culturel@savigny.org).



04 octobre 2019 – JeanFi JEANSSENS : 13 715 €

15 novembre 2019 – Michel JONASZ : 15 825 €

07 et 08 décembre 2019 – Marché de Noël : 14 664,50 €

08 février 2020 – Les Magiciens : 3 165 €

22 février 2020 – Le Bourgeois gentilhomme : 8 440 €

13 mars 2020 – Lenni-Kim : 15 825 €

24 avril 2020 (après les municipales) – Celtic Legends : 14 242,50 €



Arrête anti-Linky de Savigny-sur-Orge déféré devant la Justice administrative par le préfet : pourquoi ce soutien de l’État à Énedis ?

C’est une annonce voulue très discrète qui a été faite au milieu d’une réponse d’une question orale du conseiller municipal d’opposition Alexandre LEFEBVRE : le préfet de l’Essonne a déféré l’arrêté anti-Linky du maire de Savigny-sur-Orge !

Et là, j’ai donc envie d’écrire de quoi le préfet se mêle-t-il ?

En quoi la Commune de Savigny-sur-Orge enfreint-elle la Loi, puisqu’elle est propriétaire des compteurs au terme de l’article L.341-4 du code de l’énergie ?

(voir en ce sens l’interprétation de la Cour des comptes de 2013, relevant des lois du 05 avril 1884 confiant la compétence d’organisation du service public de l’électricité aux communes, et la loi du 15 juin 1906 reconnaissant les communes propriétaires des réseaux en moyenne et basse tension : qui considère que : « Les réseaux publics de distribution restent néanmoins la propriété des communes, qui confient le cas échéance, en déléguant leurs compétences à des syndicats intercommunaux ou des syndicats d’énergie… »)

En quoi cela dérange l’État que le maire accorde une liberté de choix aux habitants leur permettant de refuser le Linky ?

Pourquoi les préfets déferrent-ils systématiquement ces arrêtés ? Pourquoi l’État fait-il le jeu d’Énedis ? Quels sont ses intérêts dans l’affaire ? N’y a-t-il pas là une entente, voire une prise illégale d’intérêts, à tout le moins une manœuvre de favoritisme, qui dépasse le cadre du seul contrat de service public passé entre les deux acteurs, lequel garantit seulement un accès à l’électricité sans discrimination ?


Il n’empêche donc que l’arrêté contesté va s’appliquer tant qu’il n’est pas annulé par la Justice administrative ; pour un jugement qui devrait être rendu vers la fin 2020 voire 2021.

Je peux cependant vous attester que si je suis élu maire en 2020, non seulement j’irai en appel au cas où le jugement annulait l’arrêté (enfin, je soumettrai quand même cette question au conseil municipal avant). Mais puisque l’appel n’est pas suspensif, j’en reprendrai de suite un autre qui sera une version améliorée de celui pris par le maire actuel !


Et je veux finir en m’étonnant que le maire de Savigny, qui passe ses journées à donner des leçons de droit, pensant respecter la Loi parce que le service public de la Justice ne reconnaît pas les infractions qu’il commet, sur ce coup, accepte voire assume de l’enfreindre, si l’on suit la logique préfectorale.

Alors que, sur la construction de logements collectifs sociaux, il tient tout à coup absolument à respecter les quotas démesurés de la loi SRU, parce que c’est la Loi… C’est louche !

Il y a là une contradiction flagrante, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler aussi quand le maire s’était opposé à l’ouverture des écoles le mercredi en 2014 par opposition à la réforme des rythmes scolaires, et là, il ne respectait pas non plus la Loi.

Dans ce cas, c’était pour emmerder la gauche. Paradoxalement, sur le logement social, il fait le jeu inverse. Il n’y a aucune cohérence !


Et à côté, il fait le beau à côté du préfet, alors que le maire de Savigny n’a réellement aucune raison de l’apprécier, par le mal, qu’une application stricte de la Loi telle que voulue par le préfet, fait à notre Ville.

Clairement, le préfet de l’Essonne n’est pas l’ami de la Commune de Savigny-sur-Orge !


En fait, l’application de la Loi par le maire de Savigny est à géométrie variable.

Ici, c’est surtout par électoralisme, et guère par convictions…



Extrêmement dérangé par l’électoralisme religieux d’Éric MEHLHORN

L’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État dispose que : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »

C’est d’ailleurs de cette phrase qu’est issu le principe de laïcité à la française à savoir une neutralité de l’État vis-à-vis des religions ! Qui n’interdit cependant en rien une expression religieuse des citoyens et des croyants dans l’espace public.

De la même manière, la Constitution ne reconnaît qu’une seule communauté sur le territoire français qui est la communauté nationale !


Que celui qui se décrit comme le maire de Savigny-sur-Orge sur Facebook soit invité par le consistoire de la synagogue de Savigny pour une fête religieuse, il n’y a là qu’une démarche politique de la communauté juive, qui est légitime, quoique questionnante.

Mais que le maire de Savigny-sur-Orge y réponde favorablement, pour aller célébrer une cérémonie religieuse, non sans conclure son propos par une formule communautaire qui ne s’adresse qu’aux seuls juifs, et que tout cela soit médiatisé, il y a là une faute de l’édile !

D’autant que la présente médiatisation m’apparaît essentiellement liée à des intérêts de clientélisme électoral. Ce qui est vraiment très sympa pour les gens qui ont invité MEHLHORN, et qui se retrouvent à servir de faire-valoir auprès d’un électorat juif savinien.


La laïcité n’est pas un rigorisme.

Elle s’apprécie au cas par cas, et elle est atteinte au cas présent.

Ne pas reconnaître les cultes, ne signifie pas ignorer qu’ils existent, ni ce qu’ils font.

De mon point de vue, les croyants ont raison d’inviter le maire (à distinguer de la personne du maire), par politesse ou par égard ; tout en devant s’attendre à ce qu’il ne vienne pas.

Il y a néanmoins une distinction à apporter à une invitation pour une célébration ou une manifestation religieuse, et une invitation à rencontrer des personnes, ou à participer à une activité sociale ou associative ouverte à tous (même si le premier cas peut s’inclure dans le second et qu’il faut donc faire la part des choses : la kermesse de l’association n’est pas la rupture du jeûne).


L’élu n’a pas à répondre favorablement à ce genre d’invitations spécifiques qui contreviennent à la neutralité de la République qu’il représente.

La personne du maire, quant à lui et si elle est invitée peut répondre à cette invitation, mais elle ne représente alors pas la Ville.

Inversement, l’élu peut rencontrer, voire rassembler, les représentants de culte de manière non-sélective. Pas par rapport aux cultes qu’ils représentent, mais à l’action sociale et associative qu’ils produisent, au nom de leur foi, dans la commune.


Moi, maire de Savigny-sur-Orge, je ne célébrerai aucune fête religieuse.

Et si vous continuez de me voir à la messe, à Noël et à Pâques, ce sera en tant que personne !

J’ai aussi pour projet de rassembler ensemble les différents cultes présents sur Savigny, au moins une fois par an, pour écouter ce qu’ils ont à dire à la République.

Mais là encore, non pas en tant que religieux ou que croyants, mais que personnes vivant en étant animés de certaines valeurs et agissant avec certains idéaux à Savigny.


Commentaire d’un lecteur par SMS : la formule « Shana Tova » (non traduite) ne peut s’adresser à tous.



Mon recours gracieux contre le projet des Giroflées rejeté ; Olivier CARETTE sait lire !

Waouh, il leur aura fallu attendre trois semaines pour me répondre ce que j’avais écrit le 24 mai 2018 en commentaire d’un article : oui, mon recours gracieux est irrecevable en tant que je n’ai effectivement pas intérêt à agir. Du coup, j’ai fait une réponse salée à MEHLHORN, comme j’aime bien en faire, que je vous invite à lire. J’y écris, avec mépris, que les électeurs de MEHLHORN sont des cons ; pour tous ceux qui me lisent…

Vous remarquerez néanmoins deux choses : c’est TEILLET qui me répond, alors qu’il s’agit d’une question d’urbanisme, et que c’est donc ACHTERGAËLE qui aurait dû me répondre (mais peut-être que son stylo n’a plus d’encre ou qu’il est fatigué d’avoir trop travaillé). Et aussi que je n’avais jamais remarqué ces trois petits points sous la signature de TEILLET, comme s’il veut me dire : je suis franc-maçon et je t’emmerde. Il ne serait pas le seul élu du Conseil municipal à en être…

Je le reconnais franchement : oui, j’ai fait un recours, tout comme cet article pour la communication, pour pouvoir écrire un truc sur mon blog. Mais c’est aussi ma vision active de la politique que de dire ou d’écrire aux responsables politiques QUAND je ne suis pas d’accord avec eux et POURQUOI je ne suis pas d’accord avec eux. J’ai maintenant hâte que les vrais recours des riverains aboutissent, et qu’on annule ce projet tout pourri d’immeuble de 12,5 m de haut !


Vos références : DSU/2018-919

‌‌Affaire suivie par M. Olivier CARETTE

‌Monsieur le maire,

Je vous remercie pour l’effort de votre réponse, d’ordinaire si rare et donc si précieuse, valant rejet de mon recours gracieux contre le permis de construire n°PC 91 589 17 1 0065 au 10/12 rue des Giroflées.

Il montre que M. CARETTE sait au moins lire les commentaires de mon blog, sur lequel j’annonçais déjà le 24 mai 2018 à 11 h 08 que ma requête ne pourrait prospérer en tant que je n’avais effectivement pas d’intérêt à agir !

Mais vous êtes un homme intelligent et un fin politique, et vous aviez de toute façon compris que je vous adressais ce recours, non pas pour obtenir l’annulation du permis de construire que je savais ne pas pouvoir obtenir, mais bien dans le cadre d’une posture communicationnel et de l’expression de convictions politiques, pour vous rappeler à vos engagements de campagne, que vos cons d’électeurs soumis ne vous tiendront de toute façon pas rigueur de ne pas respecter (et j’insulte d’autant plus facilement vos suffragants qu’aussi bien ma famille, qu’une grande partie de ma liste municipale ont voté pour vous, ou plutôt contre les autres, au deuxième tour de l’élection municipale de mars 2014).

Moi, je suis (vraiment) de droite. Je ne me fais pas élire en promettant un urbanisme raisonné et respectueux du caractère pavillonnaire de Savigny, contre les vilains gauchos, puis en faisant plus qu’ils n’auraient jamais faits. Je ne crois pas aux discours de mixité sociale qui n’ont jamais fonctionné. Je pense que c’est une connerie de se mettre à pondre des immeubles de 12 mètres 50 de hauteur, d’autant plus quand votre PLU minable, que vous n’avez apparemment même pas lu eu égard à certains propos que vous pouvez publiquement tenir, ne prévoit même pas les équipements nécessaires à la nouvelle population.

Mais vous ne serez de toute façon plus aux affaires quand les conséquences de ces projets verront le jour, ou vous arriverez sinon bien à en reporter la faute sur vos prédécesseurs (hein, la faute à qui s’il n’y a pas eu de construction de logements sociaux entre 1972 et 1983 ?). Donc ça vous oblige à faire n’importe quoi pour rattraper, mais comme personne ne connait les lois et que tout le monde s’en fout… C’est comme à Grand-Vaux, les objectifs du SDRIF disent 260 logements supplémentaires à Grand-Vaux à l’horizon 2030, donc vous en faîtes 400 ! Parce que vous prévoyez déjà à l’horizon 2050, même si vous savez très bien que le problème de Grand-Vaux est que la densité de logement est déjà 4 fois supérieure au reste de Savigny…

Or, moi, je sais bien que vous n’êtes pour rien dans tout cela ; que le PLU est du fait des vilains socialos-communistes du GOSB, et que c’est sinon l’État macronien qui est responsable du quota de 25 % de logements sociaux, que votre député, pour lequel vous avez fait « compagne », ne semble pas très décidé à vouloir modifier…

C’est Véronique MEHLHORN qui ne va pas être contente… Sur mon clavier, le O et la A sont pourtant assez éloignés…

C’est donc pour cela, pour la com° populiste et électoraliste, et aussi longtemps que je le pourrais sous ce mandat, que je vous adresserai des recours gracieux contre vos projets urbanistiques les plus farfelus ; pour vous redire que personnellement, je ne veux pas d’une construction de logement social immodérée ; et que le vrai courage politique, ce serait d’assumer de payer l’amende SRU, tout en vous dépêchant d’aller trouver les autres maires, qui comme à Savigny ne pourront jamais atteindre ce quota, pour trouver un dispositif législatif d’exception (par exemple modifier le mode de calcul en prenant pour base un quota intercommunal et non plus communal).

Dans tous les cas, j’userai de tous les moyens qui me sont donnés pour limiter les dégâts de votre désastreuse politique. Et si ma liste est élue aux prochaines élections, nous stopperons tous les projets encore arrêtables, nous reverrons le PLU à horizon 2022, et nous assumerons une politique urbanistique qui sans s’opposer par principe à toute nouvelle construction de logement social, ne visera pas idéologiquement les 25 %, et se fera toujours en concertation avec les riverains.

Alors d’ici là, je me permets de vous suggérer de limiter vos nouvelles constructions, ou plus exactement de ne pas bâtir trop vite, parce que cela fâche quand même les riverains directs de ces projets, et qu’ils pourraient même finir par ne plus voter pour vous. Mais en gérant bien, ils ne devraient pas prendre la mesure avant mars 2020, donc ils pourraient vous faire confiance encore jusque-là… Ils ne réalisent pas encore ; y a toujours des riverains pour me dire que ce projet aux Giroflées ne se fera pas… C’est exceptionnel !

En vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de ma considération distinguée.

Olivier Vagneux


On relèvera le copier/coller de Légifrance ; les polices ne sont pas les mêmes sur le courrier. J’espère que ce n’est pas notre futur avocat TEILLET qui s’est chargé de la rédaction…