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Sur les propagandes des différents candidats à l’élection présidentielle de 2017

Quelques commentaires sur les différents documents de propagande qui sont relativement ratés en terme de communication cette année. Concrètement, FILLON, MACRON et DUPONT-AIGNAN sont lisibles tandis qu’il faut déjà savoir qu’on va voter pour les autres pour s’y attarder. Dans le fond, il est sinon étonnant que les candidats ne mettent pas plus en avant leurs mesures phares et se lancent dans de trop grands inventaires…


Nicolas DUPONT-AIGNAN

Page 1 : Une belle photo mais le texte à côté est un peu long

Pages centrales : Trop d’informations éparpillées mais qui passent encore dans une belle présentation. L’idée du calendrier est ingénieuse mais elle ne correspond en rien à la réalité.

Page 4 : Trop de textes et de photos ; mais les sous-titres permettent une lecture diagonale.


Marine LE PEN

Page 1 : Une belle photo

Pages centrales : Trop de propositions et pas assez de focalisation sur les propositions phares du FN. La photo de Marine et son canon est très kitsch, comme celle du Mont-saint-Michel qui est gênante en cela qu’elle s’attribue un monument…

Page 4 : Belle photo et bonne idée de la lettre, mais trop longue…


Emmanuel MACRON

Page 1 : Affiche ratée

Page 2 : Belle lettre un peu longue mais contrebalancée par le peu de textes en page 3

Page 3 : Bonne idée que de présenter six chantiers

Page 4 : Bonne idée que d’aligner ainsi les propositions quoiqu’il y en ait peut-être juste un peu trop.


Benoît HAMON

Page 1 : Belle première page, mais manque d’un slogan qui ait un sens

Pages centrales : Trop de propositions ; dommage qu’ils n’aient pas, au contraire du clip de campagne, pris que les plus symboliques

Page 4 : Trop de textes dans la continuité des pages centrales, et pas d’illustrations…


Nathalie ARTHAUD

Page 1 : Photo un peu ratée ; les lunettes et le regard

Pages centrales : La page 2 est illisible ; la page 3 difficilement ; trop de textes ; seuls les convaincus liront. Les sous-titres résument bien le programme.

Page 4 : Page intéressante, mais le fait d’aller rechercher Arlette LAGUILLER montre la faiblesse de la candidate.


Philippe POUTOU

Page 1 : Bonne première page

Page 2 : Trop de textes écrit petit, et le rappel d’Olivier BESANCENOT indique le manque de légitimité du candidat…

Page 3 : Écrit un peu petit ; ce serait bien s’il n’y avait que ça à lire.

Page 4 : Trop de textes…


Jean LASSALLE

Page 1 : Belle photo mais l’indication du 1er tour signifie que LASSALLE prévoit de ne pas être au second. Donc à quoi bon voter pour lui ?

Pages centrales : Trop de textes et des mesures d’inégales nécessités placées sur au même niveau.

Page 4 : Vraiment une belle quatrième page, efficace.


Jacques CHEMINADE

Page 1 : Photo assez moyenne mais messages forts

Pages centrales : Trop de textes ; on ne sait que lire et les sous-titres sont trop compliqués. Attirés par le schéma en bas à droite, on n’en comprend pas forcément la logique.

Page 4 : Trop de textes ; on ne respire pas d’autant qu’il n’y a pas d’illustrations


Jean-Luc MÉLENCHON

Page 1 : Une photo un peu flottante

Pages centrales : Un peu trop de textes ; cela irait s’il n’y avait rien en page 4.

Page 4 : Trop de textes et pas assez d’illustrations


François ASSELINEAU

Page 1 : Un peu trop d’informations sur la page

Pages centrales : Trop de textes ; aucune illustration ; sous-titres un peu abstraits pour certains…

Page 4 : Trop de textes ; on est découragé de lire rien qu’à voir !


François FILLON

Page 1 : Belle photo mais le slogan est un peu abstrait ; aucun logo des républicains

Pages centrales : Bonne présentation

Page 4 : Bonne lettre quoiqu’un peu longue



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Les médias ont-ils fait ce qu’il fallait pendant cette campagne présidentielle 2017 ?

Jamais les médias n’auront été aussi conspués pendant cette campagne présidentielle. Tant par les candidats importants reprochant qu’on parle trop des affaires et pas assez des programmes, que par les candidats moins médiatisés le reste de l’année qui reprochant qu’on ne parle pas assez d’eux. Alors pourquoi autant de défiance face à ce qui est censé être un contre-pouvoir ? Font-ils réellement ce qu’il faut, avec honnêteté ?

Je suis journaliste, et mon regard ne sera donc pas objectif en écrivant ces lignes. Néanmoins, parce que ce ne sont pas les autres médias qui m’influencent, je ne pense pas plus que la population puisse se laisser influencer par les médias. Certes, peut-être ils convainquent une toute petite minorité qui n’a pas de personnalité et a besoin de suivre des meneurs. Mais autrement, ils ne font pas l’élection et on peut trouver sur internet des traitements qui nous plaisent…


Oui, les médias ont parlé de ce qui intéressent les électeurs

Tout à fait entre nous, il est plus jouissif de parler des affaires pour dire autour de la machiné à café qu’ils sont tous pourris, que de la réforme des retraites à accomplir pour préserver le modèle social, sujet négatif en plus. Les grands médias papier ont fait de très bons dossiers, et leurs sites internet ont de bonnes infographies permettant des comparaisons faciles. Pour le reste, les papiers ont été axés sur ce qui fait vendre, car on n’achète pas les infos sérieuses !


Non, les médias ont trop parlé des affaires et pas assez des idées

Le Penelopegate a commencé le 25 janvier et a été alimenté chaque semaine par de nouvelles révélations sur tel candidat. Les médias ont surtout épinglé les idées difficilement réalisables, sans toujours parler des contradictions qui se dégageaient des idées des uns et des autres. Ils ont pris parti contre certains candidats, sur le vote utile et les hypothèses alarmistes en cas de candidats au second tour. Ils ont trop relayé les sondages pour prétendre qu’ils s’en défiaient.


Synthèse : les médias pendant cette présidentielle

La montée de MACRON a généré un intérêt inédit : comment un homme du système peut-il se prétendre anti-système ? Puis il y a eu les primaires, au cours desquelles ils ont relayé les sondages qui se sont plantés en voyant les victoires de JUPPÉ et de VALLS. Aujourd’hui, les médias parlent plus des affaires que des idées dont ils parlent aussi, parce que les candidats en viennent à plutôt parler affaires que idées, comme pendant les grands débats et les meetings


Il faut distinguer deux types de médias : les gratuits qui sont grands publics et ont pour but de faire de l’audience : ceux-là ont plus que de raison parler des affaires. Et puis des médias plus confidentiels qui ont fait du bon boulot, mais que personne ne va acheter. La corruption n’a pas commencé avec cette campagne, et pourtant, c’est seulement en 2017 qu’on a eu l’impression de la découvrir, parce que les Français ne croient plus aux idées donc ne s’y intéressent plus.

On ne peut pas jeter bébé avec l’eau du bain. Certains, même s’ils ont l’impression d’être minoritaires et peut-être le sont-ils, ont quand même fait le travail. Qui a achetés ces journaux ? Mais parce que l’information gratuite, qui est possédée par de grands patrons est plus accessible, alors la perception des informés est faussée car captivée par les travers d’une majorité, au milieu desquels elle n’arrive plus à faire la part des choses et à voir l’objectif indépendant existant.