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Sur la réunion « Urgence climatique et qualité de vie » de Jean-Marc DEFRÉMONT (Bien Vivre à Savigny en ayant approuvé le PLU qui prescrit le bétonnage intensif de la Commune)

Il y a plusieurs mois que je veux publier un article qui est terminé à plus de 95 % et que j’ai intitulé « Climatosceptique par provocation, climatoréaliste par nécessité et par raison ». Et je n’arrive désespérément à le finir, tant le sujet est sensible.

Je voudrais commencer par rappeler que le changement climatique est un phénomène naturel, et que s’il y a effectivement une urgence dans le fait de l’accélération climatique de ces dernières décennies, Jean-Marc et ses amis n’empêcheront jamais les canicules, les inondations et les tempêtes, même en changeant radicalement nos modes de vie.

Ensuite, il faudrait que les vieux blancs de sa liste convertissent leur regard ethnocentré qui dépasse à peine soixante-dix ans. Déjà parce que cela sous-entend qu’on ne peut pas vivre en dehors du climat tempéré européen (même si je pense objectivement que c’est lui qui a permis le développement de l’Europe et sa domination du monde entre les XVIe et XIXe siècles), et ensuite parce qu’il existe d’autres climats dans le monde, autrement moins sympathiques.

Je suis donc profondément gêné par cette attitude hautement réactionnaire, limite fascisante, qui lie climat et qualité de vie. D’autant que lorsque l’on regarde où l’espérance de vie est la plus grande, ce n’est pas forcément en zone de climat tempéré (Japon 1er, Australie 4e, Islande 6e et France 9e). D’autant plus que l’accroche de la réunion est très putassière dans son niveau de racolage : sauvez la planète pour pouvoir continuer de vivre comme vous avez connu.


Arrêtons-nous maintenant sur les exemples concrets :

  • la restauration scolaire bio (ok, tous les candidats l’ont dans leur programme). Je ne demande pas combien les parents sont prêts à payer (parce qu’un vrai repas bio, c’est 9 € contre 3 € avec SODEXO) Où mets-tu les champs ? C’est toi l’écolo qui a voté le PLU de Savigny qui bétonne à outrance, pour appliquer la loi de l’écolo DUFLOT. Donc ton agriculture locale est pipeau car irréaliste.
  • l’économie circulaire. Pourquoi ne parles-tu pas de décroissance et de déconsommation ? Est-ce que les Saviniens seront malheureux avec moins ? Je constate que Jean-Marc ne propose pas ici d’aborder ce sujet d’éducation à l’école… Pire, il a besoin que nous consommions tout autant pour faire vivre ses filières d’économie circulaire !
  • l’aménagement écolo du territoire. Ou planter des arbres. Jean-Marc ne propose pas tant d’améliorer l’existant que de compenser les pollutions. C’est gentil, mais c’est mou ! Sincèrement, je ne vois pas la volonté concrète de changer les choses…

Les candidats LFI font campagne sur la fin du mois. Les candidats EELV font campagne sur la fin du monde.

Moi, je ne crois pas que c’est en faisant peur aux gens qu’on développera leur conscience écologique. Et surtout pas avec des arguments datant d’un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître, quand les canicules de l’été n’étaient pas la nouvelle norme.

Parler d’urgence climatique est tendancieux, parce que l’urgence est davantage écologique. Et il faut arrêter de prendre les gens pour des cons, et de croire qu’ils ne comprennent l’écologie que par la météo, parce que pour ceux-là, on ne peut déjà plus grand chose…

Bon courage Jean-Marc, et pense à la production de CO2 supplémentaire que tu as occasionnée pour désencrer autant le papier que tu utilises dans tes tracts. Si tu étais un vrai écolo, ton papier recyclé serait davantage jauni parce que moins désencré…

À l’occasion, il faudra s’interroger de savoir comment à vécu Jean-Marc pendant longtemps, et si son engagement écolo est sincère, ou s’il n’est qu’une tentative de rachat d’un passé honteux. Je ne le cache pas car c’est générationnel, mais j’ai du mal avec les leçons de Jean-Marc…




Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : le PS rejoint et soutient le collectif « Bien vivre à Savigny » de Jean-Marc DEFRÉMONT (EELV)

Sans surprise, le Parti socialiste (PS) de Savigny-sur-Orge se rallie au collectif Bien vivre à Savigny.

J’écris « sans surprise », parce que le PS, tout seul, n’est déjà pas en capacité de monter une liste, dans la mesure où ses militants actifs se comptent aujourd’hui sur les doigts de deux mains.


Je vous propose d’ailleurs de commencer par en établir la liste, tel un zélé préfet de Vichy préparant la déportation des juifs (c’est malheureusement comme cela qu’ils me voient) :

– Lydia BERNET, responsable de la section, compétente mais débordée par toutes ses activités, investie comme chef de file pour ces élections,

– Claudine CHARRIER, qui est peut-être la seule de leur équipe à porter une réflexion sur la laïcité, voire même à avoir une action sociale concrète ; j’en profite pour glisser un mot sur son association Trocadon, et vous inviter à vous y intéresser,

– Pierre GUYARD, le vigilant, qui abandonne ses camarades et se retire de la vie politique,

– Jacques SÉNICOURT, le spécialiste des finances, doté d’une redoutable acuité, mais qui ne sait pas conclure ses interventions,

– Pierre JACQUEMARD, le meilleur d’entre nous sur les questions d’éducation,

– Bruno GUILLAUMOT, spécialisé dans les nouvelles technologies,

– Gilles VOLLANT, qui me reproche de fréquenter l’extrême-droite, mais qui n’a aucun problème quand je vais voir l’extrême-gauche trotskyste de la Quatrième internationale (lire ici et ici). Je n’ai jamais compris pourquoi il défend l’appartenance d’élus de gauche à la franc-maçonnerie, alors que ce sont les pires ennemis de la République sociale et égalitaire, en tant qu’ils privilégient toujours leurs « frères » aux autres.


Au-delà de la question du nombre de personnes nécessaires à composer une liste, il y a surtout que Lydia n’a pas le temps de mener campagne ; de la même manière que je ne vois pas comment elle pourrait être maire, et continuer ses activités salariales et syndicales… C’est le dur principe de réalité… Ils n’ont même pas leurs adjoints ! Oserai-je même écrire qu’ils ont choisi Lydia, parce qu’ils n’avaient qu’elle et elle est la plus jeune de leur équipe ? Oui, j’ai osé.


Et puis c’est vrai que dans la période actuelle, il ne fait plus très bon se dire socialiste, parce que cela fait référence au mandat présidentiel d’un certain François H., qui devait combattre son ennemie la finance, mais qui s’est retrouvé à casser le code du travail à coups d’article 49 alinéa 3. Eux vont te dire qu’ils sont fiers d’appartenir au PS parce qu’il y a eu 1936 (la SFIO) et 1981. Mais sincèrement, la gauche PS n’a plus rien fait de social depuis les 35 heures…


Je ne doute donc pas un instant que tous ces gens vont mettre en avant l’union de la gauche plurielle. En fait, ils ne veulent pas gagner seul, mais dans le cadre d’un programme commun, qui fasse sa place à toutes les composantes représentatives des progressistes (moi, j’assume de ne pas souhaiter le progrès du cancer).

Très loin d’eux le calcul simpliste que les voix des socialistes, des écologistes, des communistes et des mélenchonnistes va les amener autour de 30 % au premier tour.

J’aimerais d’ailleurs bien voir cela, parce que je rappelle que l’union de la gauche en 2014, n’a fait que 21 % au premier tour des municipales de 2014, alors que HOLLANDE n’avait pas encore fait trop d’autres conneries que le mariage pour tous (Damned, je suis dévoilé !) et la réforme des rythmes scolaires.


Au final, tout le paradoxe est que ces socialistes qui détestent profondément Jean-Marc DEFRÉMONT, qui a longtemps été chez eux, et qui défend leur couleur depuis l’élection cantonale de 2005 ; qu’ils avaient repoussé en 2013 pour lui préférer le parachuté GUYARD (à 65-35 de mémoire), et qu’ils ont fini par pousser dehors fin 2015, vont se retrouver sur la liste de DEFRÉMONT qui sera leur candidat de tête. Ah, l’hypocrisie de la politique…

Pauvre « Bien vivre à Savigny », qui devait être un collectif indépendant à la base, et qui va donc recycler tous les partis de gauche qui cherchent désespérément à se réinventer, tel une poubelle pratiquant le tri sélectif. Mais ça au moins, c’est écolo !




Des européennes comme enjeu des partis politiques pour jauger leurs forces avant les municipales

Vous êtes nombreux à vous demander pourquoi des partis qui pensent la même chose et proposent le même programme y vont séparément aux élections européennes ?

Pourquoi l’UDI ne va pas avec La République En Marche (LaREM) ?

Pourquoi Generation-s (Benoît HAMON) ne va pas avec Europe Écologie les Verts (EELV) ?

Pourquoi le Parti communiste (PC) ne va pas avec la France Insoumise (LFI) ?

Pourquoi Lutte ouvrière (LO) refuse le soutien du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ?

Pourquoi Debout la France (DLF) ne va pas avec le Rassemblement national (RN) ?

Pourquoi Les Patriotes (Florian PHILIPPOT) ne va pas avec l’Union populaire républicaine (UPR de François ASSELINEAU) ?

La réponse est simple : tous se testent avant les municipales, et en vue de celles-ci !

Comme un sondage géant et presque gratuit, qui donnera un résultat national global, et surtout des résultats dans chaque ville de France !

D’où des programmes hors-sujets, sur des compétences qui ne sont pas celles de l’Union européenne, et un désintérêt toujours croissant des populations pour l’Europe.


Ainsi,

Si certains partis voient qu’ils peuvent faire 5 % aux municipales dans certaines villes, donc être intégralement remboursés, et pourquoi pas devenir faiseurs de roi, et obtenir un siège par le jeu d’une alliance, ils iront !

S’il y a cinq listes de gauche, c’est juste dans l’espoir que celle arrivée en tête puisse proposer de réaliser l’union autour d’elle aux municipales, et ça se fera.

Si le PC se distingue de la FI, c’est pour voir s’il peut y aller seul et sans MÉLENCHON qui les embarrasse, dans les anciennes banlieues rouges.

Même chose pour Génération-s, qui veut voir comment ils s’en sortent sans EELV dans certaines banlieues.

De son côté, DLF aussi cherche à se dissocier du RN, ou au contraire à voir si en additionnant leurs voix, une union n’est pas plus intéressante voire nécessaire.

Même chose pour l’UDI avec LR cette fois voire avec LaREM, qui se servira de ces résultats pour peser dans des accords nationaux.


Et nous en arrivons au sempiternel débat : faut-il faire des compromis au risque de se compromettre, ou rester intègre et ne jamais être élu ?

Avec l’hypocrisie que les partis en question qui se présentent aux européennes, y vont donc seul, non pas parce qu’ils seraient les seuls à défendre un même programme, ce qui n’est pas vrai puisqu’ils veulent ensuite tous rejoindre un groupe au Parlement européen et donc qu’ils vont être forcés de faire des compromis à un moment donné, car c’est la seule manière de peser, mais parce qu’ils ont en vue le prochain scrutin local ou national

Et surtout qu’ils se disent qu’un mec ou une nana qui fait l’effort de se déplacer aux européennes où l’abstention est très forte, se déplacera forcément pour les municipales, qui sont un scrutin davantage populaire !


Sauf que cette dernière affirmation est fausse, parce que l’enjeu local et national est bien différent.

Même si je serai le premier à regarder les résultats sur ma commune.

Oui, les européennes vont indiquer un résultat théorique mobilisable, à la condition que le parti ne fasse pas une grosse connerie entre temps, et que son leader charismatique ne disparaisse pas subitement.

Or, la perception du temps en politique continue de se réduire, et l’immédiateté s’impose de plus en plus, de telle manière que tout peut très rapidement basculer.

Au national, les gens votent pour une personne qu’ils ont vu à la télé, et pour le coup, puisqu’il n’y a qu’un seul tour proportionnel, vont réellement choisir leur candidat, pour une élection qui en plus les engage moins que localement.

Au local, ils votent aussi en fonction de la tête de liste ; tous les partis ne sont pas représentés, et les enjeux sont bien différents ; là aussi parce qu’ils s’expriment, comme aux européennes, contre le parti au pouvoir…


Ainsi, la somme des facteurs à prendre en compte nuancent toute analyse sérieuse qu’il pourrait sincèrement être appliquée des résultats d’une élections nationale à une élection locale la suivant ne serait-ce que de six mois.



Trahison et déception : Éva SAS, de retour en Essonne, comme candidate aux législatives à Évry !

Elle avait officiellement quitté Savigny en avril 2018 pour se consacrer à l’écriture du projet politique d’Europe Écologie les Verts (EELV). Mais la voici déjà de retour, ailleurs en Essonne, candidate à la fois pour retrouver sa place de députée, mais aussi parce que le PS et EELV n’avaient manifestement personne d’autre à présenter, de plus implanté localement ; en tout cas pas quelqu’un susceptible d’atteindre le score des 5 % tant convoités !

Ce qui est dommage est qu’Éva SAS était partie sur une image positive, d’une députée qui avait été bosseuse, active, présente sur le terrain, indépendante, à la fois dans la majorité sans être « godillote » pour autant, éliminée par le contexte et non pas par rejet. Et puis elle revient en offrant l’idée d’une opportuniste, prête à candidater de manière interchangeable sur un terrain dont elle ignore probablement beaucoup ; tout ce qui dégoûte les gens de la politique…

Alors on rappelle que le mandat de député est national, et qu’effectivement l’article R.99 du code électoral dispense d’habiter sur la circonscription dans laquelle on se fait élire, non pas pour représenter les gens qui votent pour vous, mais bien la Nation tout entière. Mais il y a quand même une cohérence à ce que le député habite une des villes de sa circonscription ; en tout cas, je ne conçois pas, personnellement, de voter pour un parachuté quel qu’il soit…

Il se serait donc passé quelques années, et SAS aurait quitté Savigny pour Évry qu’on aurait pu trouver légitime qu’elle s’y présente. Mais nous savons qu’elle était repartie sur Paris, qui plus est avec cet au revoir à la politique. Car rappelons-le, SAS était élue municipale à Savigny jusqu’à 2020, et si on pouvait très bien comprendre qu’elle s’en aille, à la suite de sa lourde défaite, parce qu’elle arrêtait tout, on reste interloqué d’assister à ce soudain revirement ou « retour »

Avec le risque incompréhensible d’une fulgurance, car SAS ne fait pas figure de favorite. Elle arrive dans une circo où le PS est passé à En marche, et où même des élus EELV préfèrent soutenir CHOUAT. Que lui reste-t-il donc ? Surtout qu’elle aura en plus en face un candidat local issu du PCF (qui la soutenait pourtant en 2017) lequel est allié avec Generation-s de HAMON, auquel EELV s’était allié quand il représentait encore le PS ; ces gens étant aussi avec elles en 2017…


Outre donc les querelles politiciennes de partis qui ne représentent plus rien tant leur ligne est peu claire, on se demande sincèrement ce que l’ancienne députée va foutre dans ce champ de ruines, dans lequel elle ne peut que s’abîmer pour la suite de ses ambitions.

Si celle-ci voulait continuer la politique élective, un mandat européen ou régional n’était pas dénué de sens, mais pas un autre mandat législatif, si près de Savigny et si peu de temps après. C’est trahir les habitants de la 7e, et annoncer à ceux de la 1ère qu’on est une traîtresse…

Et bonjour l’image négative de la politique qui est donnée, par des élus verts qui vantent leur probité, mais qui restent quand même très intéressés par les places. Je suis vraiment déçu qu’Éva SAS se livre à ce genre de spectacles, en ayant accepté d’être ainsi parachutée…


Un discours très marqué par la démission de HULOT