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Trahison et déception : Éva SAS, de retour en Essonne, comme candidate aux législatives à Évry !

Elle avait officiellement quitté Savigny en avril 2018 pour se consacrer à l’écriture du projet politique d’Europe Écologie les Verts (EELV). Mais la voici déjà de retour, ailleurs en Essonne, candidate à la fois pour retrouver sa place de députée, mais aussi parce que le PS et EELV n’avaient manifestement personne d’autre à présenter, de plus implanté localement ; en tout cas pas quelqu’un susceptible d’atteindre le score des 5 % tant convoités !

Ce qui est dommage est qu’Éva SAS était partie sur une image positive, d’une députée qui avait été bosseuse, active, présente sur le terrain, indépendante, à la fois dans la majorité sans être « godillote » pour autant, éliminée par le contexte et non pas par rejet. Et puis elle revient en offrant l’idée d’une opportuniste, prête à candidater de manière interchangeable sur un terrain dont elle ignore probablement beaucoup ; tout ce qui dégoûte les gens de la politique…

Alors on rappelle que le mandat de député est national, et qu’effectivement l’article R.99 du code électoral dispense d’habiter sur la circonscription dans laquelle on se fait élire, non pas pour représenter les gens qui votent pour vous, mais bien la Nation tout entière. Mais il y a quand même une cohérence à ce que le député habite une des villes de sa circonscription ; en tout cas, je ne conçois pas, personnellement, de voter pour un parachuté quel qu’il soit…

Il se serait donc passé quelques années, et SAS aurait quitté Savigny pour Évry qu’on aurait pu trouver légitime qu’elle s’y présente. Mais nous savons qu’elle était repartie sur Paris, qui plus est avec cet au revoir à la politique. Car rappelons-le, SAS était élue municipale à Savigny jusqu’à 2020, et si on pouvait très bien comprendre qu’elle s’en aille, à la suite de sa lourde défaite, parce qu’elle arrêtait tout, on reste interloqué d’assister à ce soudain revirement ou « retour »

Avec le risque incompréhensible d’une fulgurance, car SAS ne fait pas figure de favorite. Elle arrive dans une circo où le PS est passé à En marche, et où même des élus EELV préfèrent soutenir CHOUAT. Que lui reste-t-il donc ? Surtout qu’elle aura en plus en face un candidat local issu du PCF (qui la soutenait pourtant en 2017) lequel est allié avec Generation-s de HAMON, auquel EELV s’était allié quand il représentait encore le PS ; ces gens étant aussi avec elles en 2017…


Outre donc les querelles politiciennes de partis qui ne représentent plus rien tant leur ligne est peu claire, on se demande sincèrement ce que l’ancienne députée va foutre dans ce champ de ruines, dans lequel elle ne peut que s’abîmer pour la suite de ses ambitions.

Si celle-ci voulait continuer la politique élective, un mandat européen ou régional n’était pas dénué de sens, mais pas un autre mandat législatif, si près de Savigny et si peu de temps après. C’est trahir les habitants de la 7e, et annoncer à ceux de la 1ère qu’on est une traîtresse…

Et bonjour l’image négative de la politique qui est donnée, par des élus verts qui vantent leur probité, mais qui restent quand même très intéressés par les places. Je suis vraiment déçu qu’Éva SAS se livre à ce genre de spectacles, en ayant accepté d’être ainsi parachutée…


Un discours très marqué par la démission de HULOT



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Écriture d’invention : La proposition, ou quand David FABRE suggère un ticket à Éric MEHLHORN pour le second tour des municipales 2021

ÉPISODE 1 : La proposition


Nous sommes le dimanche 21 mars 2021, aux alentours de 21 heures 20.

C’est à la fois le premier tour des élections municipales à Savigny-sur-Orge, dans l’Essonne, et en même temps le premier tour des élections départementales.

À l’origine, les municipales devaient se tenir en mars 2020. Mais la popularité du président Emmanuel MACRON ayant brutalement chutée à 19 % à la fin de l’année 2018, celui-ci a décidé en mars 2019 de les repousser d’un an, en espérant qu’elle remonte d’ici là.

Les premiers résultats pour les municipales s’esquissent… MEHLHORN (LR), le maire sortant, et IZARD (LREM) semblent au coude à coude, mais les scores sont beaucoup plus serrés que prévus, et l’ordre d’arrivée apparaît de moins en moins certain.


Minute après minute, la salle des fêtes se remplit progressivement de Saviniens inconnus dont la seule appétence pour la politique se limite aux résultats d’élections ; à ce soir très précis. Pour savoir qui est arrivé en tête. Pour essayer de deviner qui sera le prochain maire. Pour vivre l’Histoire. Pour se faire voir auprès de celui qui aura la puissance municipale pour les prochaines années, en espérant qu’il fasse tomber quelques miettes de sa table.

Les mêmes qui étaient arrivés au second tour de l’élection municipale de 2014 en affirmant que SPICHER allait gagner parce qu’elle était alliée avec FABRE, au sortir d’un raisonnement de comptoir que 21 et 14 font 35…

On sait qu’on reverra ces gens dimanche prochain, et peut-être même le jour de l’élection officielle du maire, puis qu’ils disparaîtront de nouveau ensuite pendant six ans. Curieuse espèce qui mériterait une observation ethnologique poussée.


Les bureaux de vote n°1 et 2 finissent de dépouiller. Un énième dysfonctionnement de l’administration a quelque peu retardé la mise en place des opérations de dépouillement pour la partie municipale.

Audrey GUIBERT (RN), qui participait à la tenue d’un de ces bureaux, s’énerve de l’attroupement qui se fait autour d’elle ; de ces gens qui veulent voir les premiers résultats.

Elle est surtout en colère de ce retard qui l’empêche d’exercer ses fonctions de responsable départementale du RN, alors que les appels se multiplient sur son téléphone, et qu’elle ne peut décemment pas les prendre.


D’autres têtes de liste sont déjà dans la salle : David FABRE, en grande discussion avec ses colistiers, toujours plein d’emphase, avec sa bonhommie, son accent et sa rondeur d’un homme du Sud-Ouest qu’on n’arrive pas réellement à détester. Lui se réjouit de son score qui sera plus haut que ce que tous les sondages pouvaient lui prédire.

Jean-Marc DEFRÉMONT, à la tête de la liste écolo-insoumise, se décompose au fur et à mesure que les résultats se précisent. Il change littéralement de couleur et devient livide.

Et Olivier VAGNEUX fait clairement la gueule parce qu’il a compris que sa vie politique s’arrêterait ce soir, au plus tard dans une semaine… Il a raté sa campagne, l’a sûrement aussi un peu sabordé tant il voulait que tout s’arrête.


Alexis IZARD, tête de liste En marche se trouve dans son QG savinien de la Grande-Rue. Entouré de Bernard BLANCHAUD et de Pierre GUYARD qui l’a rejoint sur sa liste, il se dit confiant mais reste en réalité extrêmement méfiant. Ce soir là, ils sont seulement deux à parfaitement comprendre ce qu’il se passe, et ni BLANCHAUD ni GUYARD ne sont de ces deux là.

Les sondages donnaient pourtant IZARD bien en tête, mais il s’inquiète de ce taux de participation à seulement 54 %. Il faut bien dire que cette élection s’est transformée en référendum anti-MACRON, et que le contexte politique national n’est plus du tout favorable à tous ceux qui se réclament du président.


Éric MEHLHORN, enfin attend péniblement dans son bureau. Il a encore pris une taille et son visage est toujours plus rouge et bouffi, mais sincèrement, plus personne ne voit la différence. Le blond de ses cheveux perd aussi en intensité ; il vieillit tout simplement. Il irait bien s’en griller une, voire même plusieurs. Mais ses proches lui conseillent de ne pas sortir tant que les résultats définitifs ne sont pas connus. Pourtant, il n’a pas réellement à craindre pour sa personne, d’autant qu’il n’a pas rencontré de franches hostilités durant sa campagne. Les gens auraient même plutôt tout oublié, et se montreraient presque compréhensifs.

Il est néanmoins anxieux et regarde frénétiquement sa collection de voitures de course et ses tableaux d’avions de chasse. Les SMS et les notifications défilent sur ses portables. Il sait qu’il joue gros. Les premiers résultats dans le Sud-Essonne ne sont pas super favorables à la droite. Son mandat de conseiller départemental aussi est en jeu ce soir. S’il perd, il devra retrouver un emploi. S’il gagne, il n’a plus qu’à tenir jusqu’à au moins 57 ans pour toucher sa retraite d’élu.

À ses côtés, se tiennent quelques uns de ses fidèles parmi lesquels Véronique, sa femme, dernièrement embauchée au cabinet du maire, Caroline COUTINHO, Alexis TEILLET ou encore Julien MIALLET qui ont fait le pari de miser sur MEHLHORN.

BÉNÉTEAU n’est pas là, mais il n’a pas finalement pas fait dissidence. ACHTERGAËLE non plus. Ils sont encore sur la liste, mais savent qu’on leur fera payer leur manque de soutien, et qu’ils seront très vite écartés.


Aucun sondage officiel n’est paru, même si trois partis en ont commandé un, réalisés fin 2020, qui ne seront dans aucun cas déclarés à la commission des comptes de campagne.

La liste En marche arrive toujours en tête avec 22 à 28 % des voix, suivie de la liste LR entre 18 et 24 %. la liste de gauche est créditée de 15 à 19 %. Celle du RN de 11 à 14 %. Enfin, la liste UDI est créditée de 6 à 9 % tandis que tous les autres sondés ont déclaré soutenir une autre liste. Dans tous les cas, celle de VAGNEUX n’a jamais été testée.


Dans la salle des fêtes, la tension monte. Des soutiens de DEFRÉMONT ont invectivé des colistiers du RN, en réponse à des provocations de ces derniers. La Police municipale, et quelques autres personnes du public, font barrage puis écartent gentiment les plus excités. L’un semble d’ailleurs carrément ivre, il est fermement reconduit dehors.

Un jeune journaliste d’EssonneInfo est là et interviewe Olivier VAGNEUX. Deux dames d’une soixantaine d’années, s’avancent, interrompent le candidat, et disent au journaliste que celui-là, il ne faut pas l’écouter, car il ne raconte que des conneries.

Trois élus de la majorité municipale, que l’on n’a jamais entendu en conseil, viennent aussi voir VAGNEUX, dont le score ne dépassera vraisemblablement pas 13 %, pour se moquer et le provoquer. Tout à coup, ils se sentent en position de force et se vengent et se libèrent de sept ans de vexations.


Entre temps, les premiers résultats par bureaux tombent. MEHLHORN dépasse les 30 % aux Gâtines et aux Marguerites. En Marche fait de bons résultats sur le Plateau, entre 26 et 28. FABRE, un très bon score à Grand-Vaux et aux Prés-saint-Martin. « Quel clientélisme a-t-il encore inventé pour obtenir ces résultats ? », se demande un ancien élu, fin connaisseur de la politique municipale.

L’écran de vidéoprojection de la salle des fêtes sort soudainement de son mode veille, éclairant tout l’espace d’un teinte bleutée.

La première diapo présente une photo de toutes les têtes de liste.

Ultime vengeance d’Armand STEIGER à l’encontre d’Olivier VAGNEUX, la photo de ce dernier est dégueulasse, datée, pixelisée au possible, sorti d’on ne sait où. Comme une vengeance du responsable des services d’information à l’encontre de celui qui a porté plainte contre lui pour détournement de fonds de l’ASLS Musculation ; des faits non établis par la Justice, de toute façon pour partie prescrits…

Le silence se fait, comme s’il se passait quelque chose de vachement important, alors que ce ne sont que les résultats du premier tour, et qu’il apparaît à l’avance que tous les candidats sont qualifiés pour le second tour…


Il est 21 heures 42 lorsque les résultats des municipales s’affichent sur l’écran. Ceux-ci ne sont pas encore officiels, et l’inscription « estimations » est précisée en face de chaque résultat, car il faut attendre que MEHLHORN descende pour les proclamer :

  • La liste LR/Libres/MODEM dissident, DVD et indépendants conduite par Éric MEHLHORN, arrive en tête avec 23 %.
  • La liste LREM/MODEM/PS, conduite par Alexis IZARD obtient 21,5 %.
  • La liste RN/DLF, conduite par Audrey GUIBERT, obtient 17,5 %.
  • La liste UDI, conduite par David FABRE, obtient 14,5 %.
  • La liste EELV/LFI, conduite par Jean-Marc DEFRÉMONT, obtient 13 %.
  • La liste Vivons Savigny autrement, conduite par Olivier VAGNEUX, obtient 10,5 %.

Un tonnerre d’applaudissements résonne quasiment instantanément dans la salle, venant d’un public très clairement acquis à MEHLHORN. Quelques membres du collectif Sauvons l’enfance de Savigny huent les résultats, mais leurs voix sont couvertes. Plus personne ne doute que MEHLHORN, arrivé en tête de ce premier tour, ne soit pas reconduit pour six ans de plus.

C’est alors que David FABRE demande au journaliste d’EssonneInfo présent de le suivre, s’avance jusque devant la scène mais ne monte pas dessus, et fait signe qu’il veut faire une déclaration. Certains lui cherchent un micro, mais FABRE fait signe qu’il n’en a pas besoin. La très grande masse de la foule se tait pour l’écouter ; plusieurs dans le public se moquent de lui sans même savoir ce qu’il va dire. Et en quelques mots bien pesés et bien préparés, il indique qu’il va proposer une union à Éric MEHLHORN pour le second tour, dans l’intérêt de Savigny et des Saviniens, et bla bla bla

Quelques uns sourient nerveusement, d’autres éclatent de rire. Peu comprennent que David FABRE est l’homme le plus sérieux du monde, et que cette alliance a déjà été préparée et actée par les états-majors des partis.

À SUIVRE !



Sur l’exfiltration tranquille de François DE RUGY du Perchoir pour éviter de demander sa démission à mi-mandat

L’Ancien monde a de beaux jours devant lui. Parmi les fanfaronnades annonciatrices du Nouveau monde, il y avait cette promesse, populiste, que le président de l’Assemblée nationale devrait démissionner à mi-mandat pour laisser sa place à un autre. Sauf que le temps passant, François DE RUGY a fait savoir qu’il ne démissionnerait pas. Dès lors subsistait une seule solution pour éviter le scandale : la nomination dans un ministère.

Comme nous ne sommes plus à une contradiction près, il était aussi question d’élire une femme au Perchoir, pour la première fois de notre histoire, après que Ségolène ROYAL à qui aurait dû revenir cet honneur en juin 2012, a été lamentablement battu par un dissident PS à La Rochelle où elle s’était fait parachuter : pas d’élection à l’Assemblée, pas de perchoir ! Mais bon, faut pas déconner non plus, POMPILI (ex-EELV, ex-LPE) n’est qu’une pièce rapportée !

Du coup, en toute logique, les députés En marche qui voulaient absolument une femme au Perchoir n’ont pas voté pour FERRAND, qui a été élu au premier tour de justesse, mais tenez-vous bien pour un autre homme, Marc FESNEAU, président du groupe MoDem au Palais Bourbon. Adieu ici aussi l’exemplarité démocratique qui consiste à avoir élu un homme, Richard FERRAND, qui s’il n’est pas mis en examen a quand même été visé par une enquête préliminaire…

À ce propos, je ne sais pas s’il faut s’étonner du nombre d’affaires qui touchent la Macronnie, et dont la procédure n’avance pas, quand elles n’ont pas déjà été classées sans suite ; et de citer en plus de FERRAND, HULOT, DARMANIN, PÉNICAUD, NYSSEN, KOHLER et BENALLA… Mais revenons à notre affaire de Perchoir, nous ne sommes qu’au premier quart du mandat. Est-ce à dire qu’il y aura aussi une démission de FERRAND dans 30 mois, s’il n’est pas rattrapé avant ?

Toujours est-il que si François DE RUGY a été exfiltré du Perchoir, d’où il était relativement critiqué (on l’appelait « le marquis »), notamment pour ses soudaines absences sur les votes sensibles (il a passé la fin des débats sur la loi Asile et immigration au stade), sans compter la fois où il a repoussé sans justification le vote d’un amendement anti-glyphosate, c’est juste pour éviter qu’on rappelle à MACRON une promesse que d’autres ont très ou trop vite fait d’oublier…

À écouter RUGY, cette démission était une mauvaise idée car elle n’était pas prévue dans les textes, et qu’elle perturbait le fonctionnement de l’Assemblée. Je pense plutôt, au vu des privilèges réservées au président de l’Assemblée, que l’homme ne voulait en fait pas renoncer aux avantages dévolus au quatrième personnage de l’État, comme au si bel hôtel de Lassay, dans le 7e arrondissement parisien, dans lequel RUGY s’est justement marié en décembre 2017…



Un(e) traître dans la majorité municipale d’Éric MEHLHORN

Cela commence par un contre-feu médiatique allumé par Alexis TEILLET, très vite cramé, du genre feu de paille : « Regardez, on dirait que les fâcheux du FN ont voté BLANCHAUD ! » Ce faisant, TEILLET cherche-t-il vraiment à montrer l’incohérence d’un tel vote, ou à sous-entendre que BLANCHAUD serait compatible avec le FN ? Ce qui dans nos esprits désinformés par la presse subventionnée, pourrait aussi vouloir dire que BLANCHAUD = nazi ?*

Un seul vote de délibération dans lesquels des oppositions se choisissent une liste commune, et M. TEILLET en conclut que les élus FN soutiennent LaREM à Savigny… Donc dès que le FN ne vote pas contradictoirement aux autres, c’est qu’ils soutiennent LR ou un autre… N’est-ce pas là une réflexion d’extrême-droite ? Ou d’extrême-gauche ?


Mais ce n’est bien qu’un écran de fumée pour masquer qu’il y a eu une défection dans l’équipe municipale de la majorité. Comparez plutôt les résultats du vote pour l’élection du conseiller métropolitain (délibération n°1/499) avec les résultats du vote pour l’élection des conseillers territoriaux (délibération n°2/500) : 26 voix pour le candidat « Le bon sens pour Savigny » (LBSS) sur le premier scrutin. Mais plus que 25 pour la liste LBSS au deuxième.



L’interrogation de TEILLET, critiquable sur sa forme, n’en est pas moins légitime sur le fond. Effectivement, on dirait bien, pour arriver à sept, que les deux voix du FN sont allées à la liste commune, accrochez-vous bien, « Un nouvel élan pour Savigny – Agir pour vous – Savigny ensemble » ou UNEPSAPVSE (le dernier ferme la porte en partant), lesquels étaient normalement assurés d’avoir cinq voix (les trois du groupe UDI/LaREM et les deux du groupe LaREM/MoDem).

Et comme l’élection se faisait à la plus forte moyenne, et que nous n’avons que 39 élus à Savigny, une liste d’opposition qui pouvait atteindre sept voix, gagnait une place. Or, le mystère plane quant à la septième voix, obtenue par le groupe de gauche, lequel ne compte que six élus. Et si effectivement, toutes les autres voix de l’opposition étaient cristallisées autour de UNEPSAPVSE, la voix qui permis la victoire de DEFRÉMONT ne pouvait venir que de la droite !


Pour certains, c’est MEHLHORN qui pressentant une union autour de BLANCHAUD aurait voté par rancune pour DEFRÉMONT, juste pour faire perdre BLANCHAUD âgé de quelques mois de moins que DEFRÉMONT (en cas d’égalité, le siège étant attribué au candidat le plus âgé). Mais personnellement, je ne pense pas MEHLHORN assez malin pour avoir vu se dessiner une telle manœuvre qui fait perdre un siège à la droite territoriale ; celui d’Anne-Marie GÉRARD !

Pour d’autres, c’est une autre personne de la majorité, qui aurait voulu se venger en votant à gauche pour emmerder MEHLHORN. Par exemple Laurence PINON-CHEVALLIER, dont il faut se rappeler l’intervention à l’avant-dernier Conseil municipal, relativement aux heures de réunion des commissions. Et ce brave MEHLHORN de dire qu’on pouvait poser des heures de travail pour aller en commission. Tout le monde ne vend pas des pièces pour machines agricoles…

Cela pourrait-il sinon être Anne-Marie GÉRARD, élue sortante non reconduite, qui aurait volontairement voté pour une autre liste, dans le but de perdre un mandat qui ne l’intéressait pas ? Elle n’a jamais rien dit en Conseil territorial, et elle n’aspirait pas franchement à en faire partie ; c’est juste qu’elle était en haut de liste. Elle perd une réunion par mois à Vitry, qui n’est pas tout à fait à côté de Savigny, et un mandat qui n’était en plus même pas indemnisé…

Pour ma part, je vais oser une autre hypothèse qui contredit l’idée que les oppositions ont complètement fait bloc : celle d’un élu de la majorité qui aurait voté pour BLANCHAUD, tandis qu’un élu d’une minorité de la droite aurait voté pour la gauche, craignant que la liste UNEPSAPVSE n’arrive pas à rassembler les sept voix, car au vu du premier scrutin, on pouvait présager que les élus FN allaient voter nuls (si c’est bien eux qui ont voté nul précédemment).

Bref, on retiendra surtout que LR a perdu un siège au Conseil territorial du Grand-Orly Seine Bièvre, du fait d’un MEHLHORN qui ne tient pas ses troupes (qu’il considère comme telles). Et que c’est son opposition, en l’occurrence EELV, qui gagne un siège ! Champion !



*On renverra le lecteur gêné par ce dernier propos à la saine lecture de Libération ou de l’Humanité depuis trente-cinq ans (remonter les unes dans les moteurs de recherche), ou dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle 2017, à la plupart des médias subventionnés, qui ont appelé à voter contre le Front national, au motif que ce serait un parti d’extrême-droite, préparant au retour des totalitarismes des années 1930. Vu son programme, le FN 2017 est plutôt à l’extrême-gauche…