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Sur l’hypocrisie des écologistes macronistes

Ô surprise, la loi Agriculture et alimentation a été délestée de tous les amendements sensibles (interdiction du glyphosate, mise en place du nutri-score, interdiction des publicités pour certains produits à destination des enfants, caméras dans les abattoirs…). Comme si c’était étonnant, venant du mondialiste MACRON, qui encourage déjà le dumping environnemental par la signature des accords de libre-échange, comme le CETA !

L’hypocrisie vient donc surtout de personnes, qui ont fait leurs classes chez les écologistes, et s’en réclament encore comme Barbara POMPILI, Matthieu ORPHELIN ou François DE RUGY (quoique la présidence de l’Assemblée nationale lui ait fait perdre beaucoup de son insoumission non-mélenchonienne). Ils sont là, grâce à MACRON, qui ne leur a pas opposé de candidats En marche aux élections, et cette caution verte de la majorité découvre qu’elle est « l’idiote utile ».

En soi, le problème se pose aussi avec Nicolas HULOT, en dépression permanente quant à l’utilité de sa place au Gouvernement. Le voir dans l’exercice du pouvoir, outre que cela nous a révélé son patrimoine de pas moins de six voitures, montre surtout les limites de son action. À cause des groupes de pression bien sûr, mais plutôt à cause du manque de soutien et d’enthousiasme de ses collègues qui ne se montrent guère soucieux de l’environnement…

Relativement au projet de loi, les justifications du Gouvernement ne tiennent pas : la volonté de ne pas défavoriser les producteurs français, la conformité au droit européen, l’incompétence de l’Assemblée… Et de nous faire croire que parce qu’il y a eu un amendement pour généraliser le doggy bag, alors c’est une grande réussite. À la base, c’était aussi une loi pour améliorer les conditions de vie des agriculteurs, ce qu’elle ne va finalement pas tellement faire…

Je pense que ce Gouvernement se dit écolo, mais qu’il ne l’est pas. Qu’en refusant de taxer les produits étrangers ne respectant pas les normes environnementales, tout en refusant de se distinguer en vendant des produits sains à l’international ; mais pire, en prenant prétexte que produire du non-pollué nous empêcherait d’exporter, il ne fera jamais rien… Mais ça ne coûte rien aux députés écolos de se plaindre que cela pourrait être mieux : de la communication !



Régionales 2015 : le discours de vérité du PRG en Essonne

J’étais étonné de ne pas reconnaître de noms de militants du PRG sur la liste de rassemblement de la gauche (il faut dire qu’ils sont si peu nombreux), alors je me suis aventuré sur leur site. Et j’ai ainsi pu vérifier qu’ils assumaient d’être une prostituée politique, aujourd’hui déçue parce que leur amant du PS leur en a préféré une autre.

Je me permets donc de relayer le communiqué de leur président départemental, José DE SOUSA, à qui nous avions déjà eu affaire lors de la campagne des départementales, et de le commenter avec vous. Pour résumer, on leur a dit :  « pas de PRG 91 en place éligible parce qu’on doit placer un copain de BARTO. Fin de l’histoire« .


Le PRG découvre M. BARTOLONE

« Ainsi de l’Essonne où serait parachuté sur les listes PRG un militant du 93, le département si cher à Monsieur Bartolone. » Commençons par nous demander s’ils auraient ouvert leur gueule s’ils avaient pu placer leur candidat. Ensuite, peut-être faudrait-il leur rappeler que BARTOLONE a détruit l’union de la gauche en Seine-saint-Denis qui permet aujourd’hui la victoire de la droite.


Le PRG de l’Essonne découvre la nature de son parti (parti de cadres)

« Les instances PRG nationales semblent se conformer au diktat de son partenaire privilégié dans l’espoir très certainement de trouver des compensations par ailleurs. » Ils sont mignons de découvrir que leur parti plus que centenaire n’est pas un parti de militants mais un parti de cadres qui préfère les accords politiciens au développement de leurs convictions (déjà abouties depuis 75).


Le PRG est conscient que le PS est menteur

« Il n’est pourtant pas nécessaire d’être historien pour savoir que le PS ne tient JAMAIS ses engagements. » Ben alors, pourquoi s’associent-ils systématiquement au parti qui a quand même porté président un homme de droite, à savoir François MITTERRAND ? Pareil avec le bourgeois François HOLLANDE, le fils de dentiste, énarque qui n’a jamais travaillé ?


Le PRG n’apprécie pas l’arrivée de l’UDE et d’Écologistes ! dans le harem du PS

« Il est certain, par exemple, que les compteurs seront remis à zéro dés le soir du premier tour des prochaines élections régionales : outre les places réservées aux recrues de dernière heure (2017 n’est pas loin) il faudra faire de la place aux meilleurs opposants du PS, à ceux du moins qui ont l’intelligence de leurs intérêts. » Mais tu t’en fous, tant que tu as des places de députés en 2017 !


Bla, bla, bla (on fait la gueule parce qu’on aura personne en Essonne pour reverser 10 % de son indemnité)

« Les militants PRG de l’Essonne entendent préserver la cohérence de leurs engagements et leurs convictions politiques et veulent des candidats Essonniens sur les listes Essonniennes, des candidats militants, élus locaux pour certains depuis de nombreuses années, des candidats qui portent à bout de bras, depuis longtemps, les valeurs radicales dans leur département, leur canton, leur commune.« 


Quand le PRG rappelle qu’il fait 1 % qui peuvent être décisif

« Le Parti Radical de Gauche 91 refuse « d’expatrier » ses candidats et refuse que le PS lui impose les siens. » Je doute personnellement que le PRG 91 ait beaucoup de candidats à expatrier, mais si ça leur fait plaisir de se gausser (arrêtez-moi ou je fais un malheur). Ils refusent le diktat du PS, mais ils sont qui ? Qu’ils présentent une liste seuls comme TAPIE aux européennes de 1994 !


Ouin, ouin (on est bien conscients qu’on est rien sans le PS)

« Le Parti Radical de Gauche demande à ses instances nationales de faire valoir ce point de vue auprès de ses interlocuteurs PS afin de préserver la légitimité de ses candidats et la cohérence d’un investissement politique qui se doit d’être proche de ses concitoyens et de leurs préoccupations. » Mais si les militants du PRG ne votent pas pour BARTO, pour qui voteront-ils ? Le FDG ? LO ?


Qu’il est triste de voir les plans de carrières des cautions de gauche se briser sur le pragmatisme de la realpolitik. En réalité, le PRG 91 traduit une crainte nationale de leur parti : ils ne sont plus le seul parti de centre-gauche prêt à gouverner. Et dans le cadre d’union de la gauche, ce sont des places de candidats qui leur échapperont. C’est le jeu politique.

Il ne faut pas désespérer MÉLENCHON

Après Billancourt (Hauts-de-Seine), c’est une autre cause désespérée qu’il s’agit de soutenir : Jean-Luc MÉLENCHON. Le président du Parti de gauche (PG) confie sa lassitude au site internet Hexagones. Il se dit « fatigué », « avoir besoin de bailler aux corneilles » et reconnaît même un « échec » du Front de gauche (FDG). L’homme annonce prendre du recul par rapport à son action politique.

Ce n’est plus une déprime, c’est une dépression. Après l’échec immérité du Front de gauche aux européennes (un des rares à avoir un programme) et face aux communistes qui cherchent à casser l’alliance du Front de gauche, c’est six années d’efforts depuis 2008 qui sont remis en cause et une grande absence de reconnaissance envers l’homme aux 11 %.

MÉLENCHON, le socialiste qui voulait rénover le communisme

Quand en 2007, Marie-George BUFFET mobilisait 700 000 électeurs pour faire 1,93 % des suffrages, MÉLENCHON en captait 4 millions soit 11,1 % en 2012. Un score à deux chiffres que les communistes n’avaient plus connu depuis les 15,35 % de Georges MARCHAIS en 1981. Mais surtout un résultat permis par le rassemblement autour d’un homme de socialistes, de communistes, d’écologistes et d’alternatifs. En 2008, MÉLENCHON créé le PG comme une dissidence au PS, revenant aux fondamentaux de la gauche, dévoyée par un PS social-libéral. À l’occasion des élections européennes de 2009, il propose le rassemblement du FDG pour conforter cette alliance et réalise 6,05 %. Outre, les désirs de revenir dans sa vraie famille politique (des trotskistes) et de profiter du réservoir de voix communistes, il y avait aussi la volonté de créer une vraie gauche, fidèle à MARX et à JAURÈS, ce que les électeurs dits « de gauche » n’ont jamais compris.

La rupture viendrait du Parti communiste (PC) qui préfère le PS au PG

Au PC, la plupart des cadres n’ont jamais pu « encadrer » Jean-Luc MÉLENCHON. Pour autant que Pierre LAURENT, secrétaire général du PC et Marie-George BUFFET se forcent, André CHASSAIGNE, président du groupe communiste à l’Assemblée ne se prive pas de critiquer l’ancien Essonnien. Les élections municipales de 2014 ont laissé paraître le malaise latent avec une frange du PC franchement hostile à MÉLENCHON, qui a lâchement préféré aller se cacher avec le PS tout en espérant obtenir plus de poste. Ce fut le cas à Paris où cela ne servit que les intérêts de Ian BROSSAT ou à Savigny-sur-Orge où le PC se décrédibilise avec un Laurent LIEPCHITZ qui ne connaît pas la ville. Tout le problème vient du fait que le PC ne comprend pas qu’il perd en visibilité et donc en voix en se terrant avec le PS qui ne manque pas une occasion de les trahir, comme Ramzy HAMMADI le fit en 2012, leur ravissant la septième circonscription de Seine-saint-Denis.

Une stratégie politique du PC minable à court terme, mortelle à long terme

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le PC perd en effet ses derniers bastions qui lui sont conquis par le PS. (En 2014, par la droite à cause du rejet massif de la gauche qu’incarne HOLLANDE). L’exemple de la Seine-saint-Denis est frappant à ce sujet avec les offensives massives de Claude BARTOLONE à chaque élection pour implanter le PS au détriment du PC. Les socialistes se croient malins à épuiser son principal réservoir de voix, jusqu’à ce qu’il n’existe plus. Les socialistes se prennent pour MITTERRAND sauf qu’ils n’ont pas l’habileté politique de notre dernier président de droite (de conviction, pas d’action). La ceinture rouge des années 1960 s’étiole progressivement tandis que le PC perd toujours plus d’élus, de villes, de cantons, de circonscriptions. Leur message politique est parfaitement inaudible. On ne se souvient plus du PC lorsqu’on parle de la fête de l’Humanité ou qu’on revoit Robert HUE à la télé ou des archives de Georges MARCHAIS.

Incapables d’incarner une alternative à la gauche molle du président HOLLANDE 

Mais le problème du FDG est de n’exister que grâce à MÉLENCHON dont les coups de gueule répétés ont fini par en agacer plus d’un. L’ancien plus jeune sénateur de France, élu à Massy (Essonne), vole immanquablement la vedette à ses camarades (sauf peut-être à Clémentine AUTAIN). Pourtant, les personnes proches qui l’entourent sont aussi intelligentes, voire parfois plus compétentes que lui : Martine BILLARD, Clémentine AUTAIN, François DELAPIERRE, Éric COQUEREL, Marc DOLEZ, Jacques GÉNÉREUX, Alexis CORBIÈRE, Gabriel AMARD son gendre, RAQUEL GARRIDO son avocate… Jérôme GUEDJ aurait eu sa place s’il n’avait pas préféré le PS… De 2008 à 2012, ils ont été les chantres de l’antisarkozysme. Mais c’est le PS qui en a récolté tous les lauriers. Et aujourd’hui, trop peu leur font confiance pour faire mieux que HOLLANDE à gauche.

Terrassé par la guerre des fronts puis par la guerre républicaine (UMPS contre FN)

Elle était annoncée pour 2012 mais elle a tourné au désastre : 17,9 % pour le FN à la présidentielle de 2012 contre 11,1 % pour le FDG. MÉLENCHON se voulait le seul vrai pourfendeur de Marine LE PEN. L’homme a  bien compris que les extrêmes ne sont pas figés et passent de la gauche à la droite en fonction du climat politique. Mais les Français ne l’ont pas suivi. Et on ne peut alors pas impunément taper sur la gauche à laquelle on appartient. Dans le même temps depuis 2013, les électeurs traditionnellement PC, partent au PS, craignant un nouveau « 21 avril 2002 », tandis que nombreux au PS cèdent aux sirènes du FN. Alors dans ces conditions, blessés par leurs divergences programmatiques comme par exemple les positions sur le nucléaire (PC pour ; FDG contre), l’extrême-gauche communiste ne peut pas survivre. Et le choix de MÉLENCHON apparaît, éclairé ainsi, comme le plus raisonnable : renoncer à diriger un ensemble indirigeable qui s’est lassé de lui.

C’est une histoire qui n’est pas finie. Au dernier moment, le PC ne lâchera pas MÉLENCHON dont ils ont trop besoin. Mais l’utopie du « pouvoir au peuple » et du FDG est morte. Jean-Luc MÉLENCHON ne peut plus dire « Place au peuple » en ne rassemblant que 6 % de la population. Il est certain que sa pause politique, si l’extrême-gauche ne se recompose pas, affectera durablement la gauche française jusqu’à créer un nouvel équilibre :

– Gauche-Extrême-gauche : 32 %

– Centre (droit) : 10 %

– Droite : 33 %

– Extrême-droite : 25 %

Et l’élimination systématique de la gauche lors des grands scrutins.

P.-S. : J’ai déjà rencontré Jean-Luc MÉLENCHON un jeudi midi dans le Xème arrondissement parisien. Il marchait seul, vêtu d’un blouson en cuir, et tenant sous le bras un journal écrit par ceux qu’il fait tant semblant de détester pour attirer l’attention médiatique. Il m’a paru « petit » puisqu’il doit mesurer autour de 1m70, quand j’en fais 1m75. Nous avons un ami commun en la personne de Mgr Guy HERBULOT.