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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : Éric MEHLHORN renouvelle sa liste à plus de 60 % !!!

L’échec résumé en un seul chiffre :

MEHLHORN a perdu 61 % de ses colistiers de 2014, qui ne repartent pas avec lui en 2020…

Tout du moins qui ne se montrent pas pour faire campagne !

C’est quand même paradoxal, cette ambition durable, qui n’a pas dépassée 6 ans, pour la moitié des colistiers de 2014 !

À croire que leur bon sens de 2014 n’était pas si bon que cela : plus de la moitié qui se sont égarés en route…


De plus, lorsque l’on regarde ses photos de campagne, on reconnaît la vieille garde de ceux qui sont élus depuis MARSAUDON, et qui s’accrochent : EUGÈNE, BELLIARD, GÉRARD et GUETTO.

Plus les soutiens de toujours : AUFFRET, LECOURT, GUILLARD, PIOU…

On pourrait encore s’attarder sur ceux qui restent par intérêts : CHEVALIER pour son emploi, que je présume fictif, du moins est-ce l’objet de ma plainte, au Département, JAUGEAS et FLOWER pour les indemnités d’adjoint.

À ce propos, si MEHLHORN repasse, le Monsieur Sécurité aura 82 ans en 2026. Un peu vieux à mon goût pour continuer de pourchasser les voleurs en illégale voiture de fonction ?




Moi, j’aurais juste aimé qu’en partant, tous les autres reconnaissent qu’ils ont échoué et qu’ils ont même fait du mal à Savigny.


Et je vais les citer un par un :

Nadège ACHTERGAËLE (Madame 190 000 €)

– Jacques PATAUT (Monsieur qui n’a pas réussi à faire titulariser sa compagne)

Réjane MALGUY (Madame qui doit se garer sur la Place Davout parce qu’elle est handicapée, mais qui écoute PÉCRESSE puis MEHLHORN debout pendant 1 heure 15)

– Christophe GUILPAIN (Monsieur je me casse parce qu’on m’avait promis que je serai adjoint)

Sébastien BÉNÉTEAU (le petit comptable)

– Laurence PINON-CHEVALLIER (qui a perdu sa délégation au SIREDOM pour avoir soutenu BLANCHAUD une fois)

– Bernard BLANCHAUD (je me suis fait avoir parce que j’ai acheté 1500 euros la place d’adjoint que je n’ai jamais eu)

– Marie-Lucie CHOISNARD (Madame je travaille 50 heures par semaine à la Commune)

– Cyrille GEORGES (disparu en cours de mandat)

– Sylvie LAIGNEAU (qui raconte des conneries sur Facebook et qui passe ses conseils municipaux à jouer sur sa tablette)

– Romain PICON (disparu en cours de mandat)

– Claude FERREIRA (n’a rien foutu)

– Nathalie CAILLEAU (n’a rien foutu)

– Véronique LABBÉ (n’a rien foutu)

– Franck BOUZIN (l’ancien socialiste qui a voulu casser la gueule à plusieurs personnes)

– Guilène DÉSIRÉE (n’a rien foutu)

– Nicolas FROGER (a pris la parole une seule fois et ce fut terrible parce qu’il arrivait à peine à déchiffrer la question qu’on lui avait écrite et tout le monde s’est foutu de sa gueule…)

– Bruno CHERONET (n’a rien foutu)

– Maryse BESACE (ne s’est pas montrée)

– Daniel VIARD (ne s’est pas montré)

– Fabien PROUST (ne s’est pas montré)

– Michèle MILLAUD (ne s’est pas montrée)

– Élodie RENAUDEAU (ne s’est pas montrée)

– Jean-Pierre LUBAT (a déménagé après avoir acheté les places du MoDem)

Soit, sauf surprise de dernière minute parce qu’il faudrait compléter la liste, 24 départs.

Et donc 14 qui restent, la plupart parce qu’ils y ont un intérêt conflictuel…




Il ne faut pas désespérer MÉLENCHON

Après Billancourt (Hauts-de-Seine), c’est une autre cause désespérée qu’il s’agit de soutenir : Jean-Luc MÉLENCHON. Le président du Parti de gauche (PG) confie sa lassitude au site internet Hexagones. Il se dit « fatigué », « avoir besoin de bailler aux corneilles » et reconnaît même un « échec » du Front de gauche (FDG). L’homme annonce prendre du recul par rapport à son action politique.

Ce n’est plus une déprime, c’est une dépression. Après l’échec immérité du Front de gauche aux européennes (un des rares à avoir un programme) et face aux communistes qui cherchent à casser l’alliance du Front de gauche, c’est six années d’efforts depuis 2008 qui sont remis en cause et une grande absence de reconnaissance envers l’homme aux 11 %.

MÉLENCHON, le socialiste qui voulait rénover le communisme

Quand en 2007, Marie-George BUFFET mobilisait 700 000 électeurs pour faire 1,93 % des suffrages, MÉLENCHON en captait 4 millions soit 11,1 % en 2012. Un score à deux chiffres que les communistes n’avaient plus connu depuis les 15,35 % de Georges MARCHAIS en 1981. Mais surtout un résultat permis par le rassemblement autour d’un homme de socialistes, de communistes, d’écologistes et d’alternatifs. En 2008, MÉLENCHON créé le PG comme une dissidence au PS, revenant aux fondamentaux de la gauche, dévoyée par un PS social-libéral. À l’occasion des élections européennes de 2009, il propose le rassemblement du FDG pour conforter cette alliance et réalise 6,05 %. Outre, les désirs de revenir dans sa vraie famille politique (des trotskistes) et de profiter du réservoir de voix communistes, il y avait aussi la volonté de créer une vraie gauche, fidèle à MARX et à JAURÈS, ce que les électeurs dits « de gauche » n’ont jamais compris.

La rupture viendrait du Parti communiste (PC) qui préfère le PS au PG

Au PC, la plupart des cadres n’ont jamais pu « encadrer » Jean-Luc MÉLENCHON. Pour autant que Pierre LAURENT, secrétaire général du PC et Marie-George BUFFET se forcent, André CHASSAIGNE, président du groupe communiste à l’Assemblée ne se prive pas de critiquer l’ancien Essonnien. Les élections municipales de 2014 ont laissé paraître le malaise latent avec une frange du PC franchement hostile à MÉLENCHON, qui a lâchement préféré aller se cacher avec le PS tout en espérant obtenir plus de poste. Ce fut le cas à Paris où cela ne servit que les intérêts de Ian BROSSAT ou à Savigny-sur-Orge où le PC se décrédibilise avec un Laurent LIEPCHITZ qui ne connaît pas la ville. Tout le problème vient du fait que le PC ne comprend pas qu’il perd en visibilité et donc en voix en se terrant avec le PS qui ne manque pas une occasion de les trahir, comme Ramzy HAMMADI le fit en 2012, leur ravissant la septième circonscription de Seine-saint-Denis.

Une stratégie politique du PC minable à court terme, mortelle à long terme

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le PC perd en effet ses derniers bastions qui lui sont conquis par le PS. (En 2014, par la droite à cause du rejet massif de la gauche qu’incarne HOLLANDE). L’exemple de la Seine-saint-Denis est frappant à ce sujet avec les offensives massives de Claude BARTOLONE à chaque élection pour implanter le PS au détriment du PC. Les socialistes se croient malins à épuiser son principal réservoir de voix, jusqu’à ce qu’il n’existe plus. Les socialistes se prennent pour MITTERRAND sauf qu’ils n’ont pas l’habileté politique de notre dernier président de droite (de conviction, pas d’action). La ceinture rouge des années 1960 s’étiole progressivement tandis que le PC perd toujours plus d’élus, de villes, de cantons, de circonscriptions. Leur message politique est parfaitement inaudible. On ne se souvient plus du PC lorsqu’on parle de la fête de l’Humanité ou qu’on revoit Robert HUE à la télé ou des archives de Georges MARCHAIS.

Incapables d’incarner une alternative à la gauche molle du président HOLLANDE 

Mais le problème du FDG est de n’exister que grâce à MÉLENCHON dont les coups de gueule répétés ont fini par en agacer plus d’un. L’ancien plus jeune sénateur de France, élu à Massy (Essonne), vole immanquablement la vedette à ses camarades (sauf peut-être à Clémentine AUTAIN). Pourtant, les personnes proches qui l’entourent sont aussi intelligentes, voire parfois plus compétentes que lui : Martine BILLARD, Clémentine AUTAIN, François DELAPIERRE, Éric COQUEREL, Marc DOLEZ, Jacques GÉNÉREUX, Alexis CORBIÈRE, Gabriel AMARD son gendre, RAQUEL GARRIDO son avocate… Jérôme GUEDJ aurait eu sa place s’il n’avait pas préféré le PS… De 2008 à 2012, ils ont été les chantres de l’antisarkozysme. Mais c’est le PS qui en a récolté tous les lauriers. Et aujourd’hui, trop peu leur font confiance pour faire mieux que HOLLANDE à gauche.

Terrassé par la guerre des fronts puis par la guerre républicaine (UMPS contre FN)

Elle était annoncée pour 2012 mais elle a tourné au désastre : 17,9 % pour le FN à la présidentielle de 2012 contre 11,1 % pour le FDG. MÉLENCHON se voulait le seul vrai pourfendeur de Marine LE PEN. L’homme a  bien compris que les extrêmes ne sont pas figés et passent de la gauche à la droite en fonction du climat politique. Mais les Français ne l’ont pas suivi. Et on ne peut alors pas impunément taper sur la gauche à laquelle on appartient. Dans le même temps depuis 2013, les électeurs traditionnellement PC, partent au PS, craignant un nouveau « 21 avril 2002 », tandis que nombreux au PS cèdent aux sirènes du FN. Alors dans ces conditions, blessés par leurs divergences programmatiques comme par exemple les positions sur le nucléaire (PC pour ; FDG contre), l’extrême-gauche communiste ne peut pas survivre. Et le choix de MÉLENCHON apparaît, éclairé ainsi, comme le plus raisonnable : renoncer à diriger un ensemble indirigeable qui s’est lassé de lui.

C’est une histoire qui n’est pas finie. Au dernier moment, le PC ne lâchera pas MÉLENCHON dont ils ont trop besoin. Mais l’utopie du « pouvoir au peuple » et du FDG est morte. Jean-Luc MÉLENCHON ne peut plus dire « Place au peuple » en ne rassemblant que 6 % de la population. Il est certain que sa pause politique, si l’extrême-gauche ne se recompose pas, affectera durablement la gauche française jusqu’à créer un nouvel équilibre :

– Gauche-Extrême-gauche : 32 %

– Centre (droit) : 10 %

– Droite : 33 %

– Extrême-droite : 25 %

Et l’élimination systématique de la gauche lors des grands scrutins.

P.-S. : J’ai déjà rencontré Jean-Luc MÉLENCHON un jeudi midi dans le Xème arrondissement parisien. Il marchait seul, vêtu d’un blouson en cuir, et tenant sous le bras un journal écrit par ceux qu’il fait tant semblant de détester pour attirer l’attention médiatique. Il m’a paru « petit » puisqu’il doit mesurer autour de 1m70, quand j’en fais 1m75. Nous avons un ami commun en la personne de Mgr Guy HERBULOT.