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Pourquoi autant d’emballement en vue d’une rencontre TRUMP/KIM ?

Quel pied (salut Georges !) de voir que les analystes et commentateurs de la politique américaine, anti-TRUMP au possible, reconnaître qu’il a réussi un coup avec la Corée-du-Nord. Et étrangement, quelle absence de retenue envers une rencontre qui ne donnera absolument rien, comme les nombreuses autres fois. KIM va ralentir son programme nucléaire pour que TRUMP lève certaines sanctions. Et ça recommencera un peu plus tard…

Effectivement, une telle rencontre, si elle se confirme serait bien la première rencontre d’un président américain en exercice, avec le dirigeant suprême de la Corée-du-Nord.

Mais ce ne serait pas non plus la première rencontre d’un président américain avec un KIM puisqu’en juin 1994, Jimmy CARTER, qui n’était certes plus aux affaires depuis janvier 1981, avait bien rencontré KIM-Il-Sung quelques mois avant son décès, et probablement empêché une guerre, entre les deux pays (là où Bill CLINTON n’est pas contre régler définitivement ce problème par les armes).

Pourquoi cette négociation avait-elle eu lieu ? Comme à chaque fois dans l’histoire de la Corée-du-Nord, lorsqu’elle passe à la table des négociations, parce qu’elle était en situation de faiblesse aggravée. Donc qu’elle voulait desserrer l’étau pour gagner du temps.

En 1994, l’URSS n’était plus depuis fin décembre 1991 et KIM se retrouvait un peu seul, avec Cuba, à résister à l’Oncle Sam. Ajouté à cela une Chine méfiante qui ne voulait pas compromettre son intégration à l’OMC (alors le GATT), et la Corée-du-Nord qui connait la famine depuis 1990, KIM ne pouvait que négocier pour recommencer à importer des vivres.

Et puis les négociations faites, KIM acceptant même la venue d’inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour enquêter sur le nucléaire coréen, la tension militaire retombe.

Alors la famine ne cesse pas tout en étant quand même limitée (elle connaitra son pic de mortalité en 1997). Tandis que de leur coté, les enquêteurs de l’AIEA sont bloqués dans leur travail, avant de finir par être remerciés. Mais la guerre n’a pas eu lieu !

Puis c’est BUSH président, qui concentre ses efforts contre l’axe du Mal en visant l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan, négligeant la Corée, laquelle va en plus profiter de la « patience stratégique » d’OBAMA qui laisse donc tranquillement KIM avancer ses pions.

TRUMP élu ; il renforce les sanctions internationales tout en promettant « le feu et la fureur » à l’encontre du petit homme-fusée. L’économie de la Corée-du-Nord s’effondre de nouveau et KIM doit négocier.

La seule inconnue de cette rencontre est donc de voir si TRUMP va refuser de lever les sanctions tant que la dénucléarisation ne commence pas, ou n’est pas effective et vérifiable, ce qu’il ne fera pas, parce que la Corée-du-Nord se dirige vraisemblablement vers une nouvelle famine, et que le président d’un pays qui prête serment devant Dieu, ne peut pas laisser des gens mourir de faim (par contre, il peut les flinguer ou les bombarder).

Alors qu’est-ce que chacun peut y gagner ?

Les Japonais font le plus la gueule car ils ne sont pas dupes sur les intentions réelles de KIM de gagner du temps pour se réapprovisionner et continuer ses programmes, surtout que la Corée-du-Nord revendique pour la Corée-du-Sud la souveraineté des îles Dodko (ou Rochers Liancourt, « découverts » par des Français).

La Corée-du-Sud est contente, parce que ça calme le Nord et qu’ils peuvent espérer un rapprochement des familles séparées. Mais ils n’ont aucune envie d’être réunifiés avec des gens qui ne rêvent que de leur imposer leur idéal communiste.

Les Nord-Coréens voient cette rencontre comme une victoire de KIM, mais attendent surtout le desserrement des sanctions pour mieux vivre. Ils rêveraient aussi d’absorber le Sud, même si les habitants de la partie australe de la péninsule n’ont plus grand chose de commun avec eux.

Les Jeux Olympiques ont d’ailleurs montré le fossé culturel entre les deux pays, qui ne fait que se renforcer années après années, tout comme le programme nucléaire des KIM qui continue de se perfectionner.

Reste la communauté internationale et les États-Unis qui veulent la paix et la dénucléarisation, mais qui ne peuvent rien proposer d’attractif en échange. D’où un échec qui ne pourra que s’annoncer, tant les revendications nord-coréennes sont irréalisables…

Bref, on cherche juste à reculer la grande aiguille de l’Horloge de la fin du monde de quelques minutes (il est actuellement 23 heures 58), en permettant à TRUMP et à KIM de se renforcer dans leurs discours, mais on ne règle rien au problème. KIM n’a aucun intérêt à renoncer à l’arme atomique, et TRUMP devra passer par la guerre pour forcer à la dénucléarisation, ce qui lui serait fatal. La situation m’apparait assez insoluble…



Quand Pierre GUYARD (PS) répond à une « fake news » d’Éric MEHLHORN (LR) par une autre « fake news »

De mon temps, on appelait une « fake news » un mensonge, mais la mode a changé depuis que Donald TRUMP est président des États-Unis, et qu’il nous explique que tout ce qui ne va pas dans son sens est fake… Or, les « gens » critiquent tellement TRUMP qu’ils s’en sont trumpisés et parlent désormais comme lui, sans même plus s’en rendre compte…

Bref, à Savigny-sur-Orge, les deux représentants des principaux courants politiques (LR et PS), représentant 70 % des électeurs (Edit : lorsqu’ils ont été élus, aux élections municipales de 2014), ne savent même pas quelles compétences sont du ressort de la commune ou de l’intercommunalité… C’est vous écrire comme ils sont informés…

Car officiellement depuis le 1er janvier 2018, en fait plus exactement depuis le 1er janvier 2013, la voirie n’est plus une compétence communale mais une compétence intercommunale !

Et donc, ce n’est plus le maire qui possède la police de la circulation et du stationnement mais le président d’intercommunalité. C’est l’article L.5211-9-2 du Code général des collectivités territoriales qui le dit !


Donc effectivement, le maire ment une première fois dans le bulletin municipal de janvier à mars 2018 quand il fait raconter que l’État augmente le coût des contraventions.

Parce que si la Loi le permet bien, notre intercommunalité n’ayant rien modifié, le coût des anciennes amendes de stationnement, devenues au 1er janvier 2018 des redevances de stationnement, est toujours de 17 € ! La Police municipale, me l’ayant encore confirmée hier par téléphone.


Mais le maire ment une seconde fois lorsqu’il dit sur Facebook que le choix du montant de la redevance appartient aux maires, en tant que celui-ci appartient désormais aux présidents d’intercommunalité.

Vous noterez au passage que notre maire est friand d’amandes… Hi hi hi !


Et son principal opposant de mentir à son tour en voulant nous faire croire que le Conseil municipal serait compétent pour se prononcer sur le sujet, alors que c’est le seul organe délibérant de l’intercommunalité (le conseil territorial) qui peut décider de modifier le montant de la somme à payer, ce qui est d’ailleurs écrit dans les articles de lois cités par Pierre GUYARD…


En clair, nos élus n’ont pas l’air de tellement maîtriser la question, et se plaisent tous autant qu’ils sont à se renvoyer la balle de la responsabilité d’une décision, qui pourtant ne se pose même pas encore à Savigny…

Toujours est-il que la redevance est bien de 17 euros, jusqu’à ce que l’intercommunalité délibère sur la question et décide de la modifier ; pouvant par exemple monter le prix du procès verbal d’infraction au stationnement à 60 euros comme à Lyon.

Et je terminerai en regrettant que nos élus, qui étaient d’accord pour donner un intérêt territorial à la voirie communale, n’aient pas pris la mesure de ce que leur décision impliquait…

Et c’est donc bien fait pour eux, qu’au niveau communal, ils perdent la police de la circulation et du stationnement, même si on voit mal comment le président d’intercommunalité pourra faire quelque chose de « terrain » pour les 24 communes…



Doit-on vraiment faire semblant de s’offusquer que Donald TRUMP entraine les États-Unis dans la guerre ?

Savez-vous que les États-Unis, dans leur courte histoire de bientôt 250 ans, n’ont jamais pu passer plus de 15 années consécutives sans faire la guerre ? Et pour cause, le creuset de la nation américaine, et d’ailleurs le seul endroit qui arrive à réunir durablement des ressortissants des 50 états américains, s’appelle l’armée ! Aussi était-il normal et logique que tôt ou tard, le président des États-Unis d’Amérique, recommence à faire la guerre…

Qui peut croire que M.TRUMP se soit réellement ému des attaques chimiques commises en Syrie, au point de vouloir mettre un terme à un conflit qui s’éternise depuis six ans ? Les Américains aimeraient certainement aussi que TRUMP s’intéresse autant aux gamins étatsuniens qui vivent dans des conditions de pauvreté et d’exclusion, différemment révoltantes. Mais face à ses nombreux échecs de politique intérieure, il détourne logiquement l’attention sur l’extérieur.


Une manière pour TRUMP de faire président

Le président est The Commander in chief, à la tête de la première armée du monde. Alors il peut très bien se contenter de revues de troupes et d’assister à des parades. Ou avoir très envie d’essayer son jouet sur le terrain, et un personnage tel que TRUMP pouvait difficilement y résister. Le président américain partage son bilan avec ses réussites et/ou ses échecs militaires. Ne pas se servir de l’armée, c’est refuser de risquer la grandeur, et donc d’avoir un bilan amoindri…


La guerre, comme ultime rempart au déclin américain

Pour rester première puissance mondiale, les États-Unis ont deux possibilités : dominer par l’argent ou s’imposer avec l’armée qui conditionne leur diplomatie. Sachant que plus de 60 % de la dette américaine n’appartient plus au Peuple américain, et que les Chinois domine(ro)nt le marché parce qu’ils sont 1,35 milliard, il ne reste plus que l’hypothèse guerrière. Alors où est-ce qu’on peut faire la guerre en 2017 pour montrer ce qu’on sait encore faire  ? Peut-être en Syrie ?


S’opposer à la Russie

Les différentes affaires ayant entrainé un certain nombre de renvois dans l’équipe TRUMP sont pour la plupart liées à la Russie qui semble être supérieure aux États-Unis, ne serait-ce que dans l’hypothèse où elle aurait influé sur l’élection. Il faut donc se montrer plus fort que la Russie et par quels biais ? Regretter le Brexit pour favoriser l’Union européenne qui fait barrage, ou prendre des positions radicalement différentes de celles de POUTINE, au hasard sur la Syrie !


TRUMP continue de se poser en anti-OBAMA. Ce dernier avait dit qu’il ne ferait plus la guerre (tout en continuant d’envoyer ses forces spéciales un peu partout). TRUMP a aussi dit qu’il ne ferait plus la guerre parce que c’est impopulaire, mais parce que OBAMA ne l’a plus fait, notamment en Syrie qui reste un des grands échecs du précédent président, alors il veut le faire. Ce n’est donc qu’une première opération qui a eu lieu mais qui est appelée à se poursuivre.



De mes doutes sur les analyses de la société Filteris

Le Français ne peut définitivement pas vivre sans sondages politiques pour lui dire pour qui ne pas voter (parce que ce serait grave la honte s’il ne votait pas pour le vainqueur). Depuis plusieurs jours, je reçois des courriels me disant que tous les sondages ont tort, sauf ceux de la société canadienne Filteris, parce que basés sur des méthodes révolutionnaires, à savoir l’analyse big data (le relevé de tendances sur les réseaux sociaux).

Alors soi disant Filteris avait prévu la victoire du Brexit, la victoire de TRUMP et il dirait actuellement que FILLON est au coude à coude avec Marine LE PEN et que MÉLENCHON sera la quatrième homme de la présidentielle. Alors je veux bien me tromper et nous verrons le soir du premier tour, mais je ne comprends pas comment le fait de parler d’un candidat peut être révélateur de son score final ; du moins cela n’est possiblement vrai que pour les petits candidats.


Sur les sondages

Les Français critiquent beaucoup les sondages mais ils sont les premiers à les regarder et les commenter, surtout pour en dire du mal et moquer qu’ils se sont trompés (un même réflexe qu’ils ont avec la météo dont en plus souvent, ils ne tiennent pas compte). Or, les sondages sont intéressants non pas pour la précision de leurs réponses, mais pour les mouvements tendanciers qu’ils soulèvent à long terme. Et force est de constater qu’ils sont alors plutôt dans le vrai.


Vérité privée et vérité publique

Outre que je doute que Filteris comprenne l’ironie (si j’écris que MÉLENCHON est un champion, ce sera pour ses gaffes et non pas parce que je suis fan), ou que je parle de HAMON du fait de l’actualité et absolument pas parce que j’ai envie de voter pour lui, je ne pense pas qu’on soit vrai sur internet. Si demain je votais Marine LE PEN pour me jouer du « système », je n’aurais sûrement pas le courage de l’écrire, par peur du regard des autres, donc Filterais ne le saura pas.


Sur l’honnêteté de Filteris

A-t-on une vie privée sur internet ? J’ai tendance à dire que non, ce pourquoi je n’aime pas le principe de tout dématérialiser, et que je contrôle ce que j’écris et ce que je veux écrire. En toute franchise, ça me gêne de savoir que les données que je produis sur internet sont récupérées et analysées par des tierces personnes (ou machines) qui ne savent pas dans quel contexte je les écris ni à qui je les adresse. Bref, qui peuvent en plus les déformer pour leurs analyses…


Oui, je regarde régulièrement les sondages et j’ai plus tendance à leur faire confiance qu’une analyse big data. Mais pour autant, ils n’influenceront jamais mon vote. Le principe de l’isoloir est d’autant plus radical qu’il n’y a plus que dans les très vieux couples que la femme vote ce que le mari lui a dit de voter (déjà vu). Aussi une part non négligeable d’électeurs avouent ne se décider que dans l’isoloir et peuvent alors avoir un comportement parfaitement irrationnel.

Je l’ai déjà écrit, mais je le réécris par rapport à ce que je vois autour de moi : oui, Marine LE PEN peut l’emporter face à quiconque au second tour de la présidentielle, parce que tout le monde se fout de la gueule de TRUMP, mais il est l’un des seuls à avoir compris et à exploiter que les gens ne veulent plus de cette mondialisation là. De la même manière en France, les électeurs ne veulent plus de cette Europe là. Or, il n’y a que LE PEN qui tranche dans le vif aujourd’hui.