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Don du sang : il est possible de donner sans délai d’éviction après un rappel de vaccin Repevax

Il est devenu tellement difficile de voir son médecin traitant que le mien ne pouvait me recevoir pour mes rappels de vaccins que cinq jours avant mon prochain don du sang…

Je m’inquiétais donc de savoir si un rappel de vaccin DTCP de type Repevax (contre la diphtérie, le tétanos, la polio et la coqueluche) m’empêcherait de donner mon sang, quelques jours après, ou si je devais attendre quatre semaines, comme avec d’autres vaccins.

J’ai donc posé la question directement à l’Établissement français du sang, qui me répond, qu’au 02 mai 2019, il est possible de donner de suite après un rappel par Repevax, en application de l’arrêté du 05 avril 2016 fixant les critères de sélection des donneurs de sang.




Pourquoi je refuse de participer à la cérémonie de remise des diplômes et des insignes de donneurs de sang

Je veux ici dénoncer une dangereuse dérive qu’est en train de prendre l’Établissement français du sang (EFS), qui parce que les besoins en sang augmentent, et que leur modèle économique d’un établissement public est vaseux, commencent à réfléchir ouvertement à la possibilité d’acheter le sang (et aussi à celle de ficher leurs donneurs).

Et il y en a, parmi les partisans de la PMA (procréation médicalement assistée) et de la GPA (gestation pour autrui) que cela arrangerait bien, et qui font pression pour obtenir une telle marchandisation du corps humain. Or, si jusque-là, les hématologues étaient très soucieux de l’éthique, cette politique commence à évoluer du fait des difficultés rencontrées.

Et évidemment, les Français sont trop cons pour y voir à mal. Ils ne voient qu’un avantage dans le fait d’être payés pour donner leur sang, ce qu’ils pensent attirer plus de monde, et ne se rendent pas compte, déjà que leur sang sera revendu beaucoup plus cher que ce qu’il est actuellement ; et ensuite que c’est la porte ouverte, à la vente de l’Homme par l’Homme…


Savigny-sur-Orge, le 02 mai 2019

Madame,

Je vous remercie pour votre invitation à la cérémonie de remise des diplômes et des insignes de donneurs de sang, prévue ce jeudi 16 mai 2019.

Je n’y assisterai cependant pas pour les raisons suivantes.


En premier lieu, je ne cours pas après les diplômes et les insignes. Je ne donne pas mon sang pour obtenir une quelconque reconnaissance, mais parce que je connais qu’il peut être utile à d’autres.


En deuxième lieu, je sais que les finances de votre établissement ne sont pas des meilleures. Je vous invite à faire des économies avec ce que ma venue aurait coûté.


En troisième lieu, je suis très dérangé par cette manie que l’EFS possède, de vouloir servir la soupe aux élus, et de mêler la politique locale à tout cela ; en l’occurrence ici, la mairie du 13e arrondissement de Paris.

Ainsi récemment, ma commune a été labellisée “Commune donneur”, et le maire a reçu en catimini un joli trophée qu’il a gardé pour lui tout seul, alors que son seul mérite est de continuer la pratique de ses prédécesseurs en mettant une salle à disposition et en affichant les dates des collectes.

Je n’apprécie franchement pas que vous offriez aux élus de se faire mousser, pour une cause qui ne fonctionne que par l’investissement des citoyens.

Le plus déplacé étant quand le maire qui ne donne pas son sang, vient se faire photographier aux côtés des donneurs, ou envoie le photographe de la mairie les immortaliser, pour sa communication personnelle.


En quatrième lieu, je souhaiterais que l’EFS soit plus transparente sur l’usage non-thérapeutique du sang collecté, et l’économie du sang (la cession des produits sanguins labiles).

Je voudrais vraiment que les professionnels de santé de l’EFS, généralement peu informés, ne soient pas gênés de répondre aux questions des donneurs, et parfois de répondre n’importe quoi.

Qu’ils arrêtent de forcer les donneurs à répondre OUI à la question de l’acceptation de l’utilisation du sang collecté à un usage non-thérapeutique.

Et qu’ils arrêtent de se cacher derrière des procédures pour trouver à quand même pomper du sang, par exemple lorsque le donneur se trouve en anémie, au prétexte d’analyses…


En cinquième et dernier lieu, j’aimerais vivement que l’EFS réaffirme son attachement à la gratuité du don, malgré les difficultés qu’elle rencontre, tant au niveau financier, qu’au niveau des besoins croissants en sang.

Les hématologues ont longtemps été parmi les plus fervents défenseurs de l’éthique, et du principe de non patrimonialité du corps humain et de ses éléments (article 16-1 du code civil).

J’espère qu’ils vont le rester, et qu’ils sauront faire porter leurs voix dans le cadre des prochains débats relatifs à la nouvelle loi de bioéthique.

Nous avons la chance, en France, que les règles qui régissent le don de gamètes soient copiées sur celles du don du sang.

Dans le cadre des débats sur la PMA et la GPA, il serait bon que l’EFS ne profite pas des pressions de ceux qui veulent réformer le système, pour établir aussi bien une marchandisation du don du sang, qu’un fichage des donneurs, potentiellement accompagné d’une levée de leur anonymat.


En vous remerciant de vos efforts, je prie de recevoir l’expression de mes sincères salutations.

Olivier VAGNEUX




Don du sang : pourquoi une telle différence d’hémoglobine entre le test au doigt (non fiable) et la poche prélevée ?

La dernière fois que je suis allé donner mon sang, j’avais une hémoglobine de 14,2 g/dL au test au doigt, puis finalement 12,7 g/dL dans le sang prélevé. Comment comprendre une telle différence ? Explications.

Le test au doigt prélève du sang provenant du système vasculaire capillaire, c’est à dire un mélange de sang artériel et de sang veineux.

La poche prélevée est constituée uniquement de sang veineux, c’est à dire de sang chargé de gaz carbonique qui est ramené au cœur.

Ainsi le test capillaire n’est pas fiable dans le cas d’un don du sang, car il ne prélève pas le même type de sang.

Il permet cependant d’indiquer une valeur indicative qui permet de détecter soit une anémie soit un taux d’hémoglobine insuffisant pour donner.

Chaque don du sang diminue le taux d’hémoglobine d’en moyenne 1g/dL.



2015 : le SIDA progresse toujours en France

Une carte de Nicoeno réalisée pour FranceTV.info – Tous droits réservés


Les années se suivent et se ressemblent : le SIDA (étape avancée de la séropositivité) continue de progresser en France. Alors certes, cela pourrait simplement vouloir dire une dégradation de la santé des personnes séropositives et non pas une augmentation du nombre de personnes contaminées. Pourtant, c’est le cas…

Je veux donc m’interroger sur les raisons qui font qu’un pays développé, la France, dans lequel l’accès aux préservatifs est facile et les risques sanitaires connus de tous, puisse continuer de développer le SIDA. C’est un peu comme si l’embrigadement doctrinal que l’on fait subir aux collégiens, aux lycéens ou aux communs dans les médias ne fonctionnait pas.


Comment est né le SIDA ?

Bien malin serais-je si j’avais cette réponse. Je reste cependant encore fasciné par tout ce qu’on a pu attendre (de loufoque – des théories du complot) sur la question : des rapports sexuels entre des hommes et des singes, une punition divine contre les personnes homosexuelles, une expérience génétique des Américains en Afrique qui aurait mal tourné…


Je suis partisan de la stratégie ABC (qui fonctionne en Afrique)

En 2007, George W BUSH détaillait une stratégie qui lui a valu l’inimitié de tous nos bienpensants soixante-huitards. Soit une liste d’étape à respecter pour éviter la contamination sinon la transmission : A pour Abstinence, B pour be (être en anglais) – sois fidèle, C pour condom (préservatif en anglais). Je pense que c’est à ce jour la meilleure stratégie.


Pourquoi on n’y arrive pas en France ?

J’y vois deux raisons : la première est que beaucoup (certains chiffres disent 50 000) de séropositifs ignorent leur maladie et qu’ils « couchent » pensant être sains donc transmettant le virus. La seconde est ce besoin d’émancipation des diktats de la société donc si la société dit « protégez-vous », je ne le fais pas… 2/3 des jeunes (18-25 ans) coucheraient sans préservatifs…


La réussite passe par le sexe

En Occident, celui qui réussit possède trois caractéristiques : l’argent, le pouvoir et le sexe. Je me rappelle un de mes profs à Sciences-Po (je n’ai jamais fait Sciences-Po) qui me disait que la réussite passait par le fait d’avoir « une femme, des enfants, un poisson rouge et une maîtresse« . Alors, cumuler les partenaires sexuelles serait un signe de réussite. (Pas à mes yeux de fachô)


La preuve par la science

De plus en plus d’études scientifiques veulent démontrer que l’homme n’est pas fait pour rester éternellement avec la même femme (du genre que l’amour dure trois ans). Donc qu’il est normal de cumuler les aventures sexuelles. La preuve scientifique, c’est qu’une femme ne pourrait avoir deux orgasmes consécutifs qu’avec deux partenaires successifs différents…


Plus de sexe = plus de risques

Après, cela obéit aux lois de proportionnalité. Plus je fréquente de partenaires et plus j’ai de risques d’être contaminé, en tombant sur une personne séropositive ou en ne me protégeant pas ou en me protégeant mal. Je trouve juste cela dommage de devoir passer sa vie à se soigner parce qu’on a eu un comportement à risque, même une fois.


À quand la responsabilisation ?

Je crains que le développement du SIDA en France tient aussi au fait que les Français n’ont pas assez d’engagements responsables. Par exemple, lorsque je donne mon sang, je m’assure qu’il soit le meilleur possible, je ne vais pas aller me droguer juste avant… Une femme lorsqu’elle est enceinte fait attention pour son bébé. Pourquoi le souci de l’Autre n’est pas systématique ?


Que l’école et les médias changent leur discours

Je pense que la propagande hygiéniste ne passe par car elle est trop empreinte d’un discours idéologisée post-soixante-huitard. Quand le message donné aux gens est « Sortez couverts« , cela signifie aussi que celui qui ne sort pas est le dernier des impuissants. Je suggère donc de revoir toutes les campagnes de prévention pour mettre en avant l’impact du SIDA sur soi et les autres.


Je suis malgré tout admiratif des peuples Africains qui subissent le SIDA plus directement que nous, qui survivont avec nos trithérapies, et qui prennent des mesures efficaces pour endiguer l’épidémie. Est-ce là l’individualisme de nos sociétés occidentales ? Je le crains. Voilà la sale mentalité que j’espère un jour voir changer : « C’est tout pour ma gueule, tant pis si j’ai le SIDA (et surtout si je le file à quiconque), de toute façon je dois bien mourir un jour. » Alors changeons cela !