Archives du mot-clé DLF

Écriture d’invention : La proposition, ou quand David FABRE suggère un ticket à Éric MEHLHORN pour le second tour des municipales 2021

ÉPISODE 1 : La proposition


Nous sommes le dimanche 21 mars 2021, aux alentours de 21 heures 20.

C’est à la fois le premier tour des élections municipales à Savigny-sur-Orge, dans l’Essonne, et en même temps le premier tour des élections départementales.

À l’origine, les municipales devaient se tenir en mars 2020. Mais la popularité du président Emmanuel MACRON ayant brutalement chutée à 19 % à la fin de l’année 2018, celui-ci a décidé en mars 2019 de les repousser d’un an, en espérant qu’elle remonte d’ici là.

Les premiers résultats pour les municipales s’esquissent… MEHLHORN (LR), le maire sortant, et IZARD (LREM) semblent au coude à coude, mais les scores sont beaucoup plus serrés que prévus, et l’ordre d’arrivée apparaît de moins en moins certain.


Minute après minute, la salle des fêtes se remplit progressivement de Saviniens inconnus dont la seule appétence pour la politique se limite aux résultats d’élections ; à ce soir très précis. Pour savoir qui est arrivé en tête. Pour essayer de deviner qui sera le prochain maire. Pour vivre l’Histoire. Pour se faire voir auprès de celui qui aura la puissance municipale pour les prochaines années, en espérant qu’il fasse tomber quelques miettes de sa table.

Les mêmes qui étaient arrivés au second tour de l’élection municipale de 2014 en affirmant que SPICHER allait gagner parce qu’elle était alliée avec FABRE, au sortir d’un raisonnement de comptoir que 21 et 14 font 35…

On sait qu’on reverra ces gens dimanche prochain, et peut-être même le jour de l’élection officielle du maire, puis qu’ils disparaîtront de nouveau ensuite pendant six ans. Curieuse espèce qui mériterait une observation ethnologique poussée.


Les bureaux de vote n°1 et 2 finissent de dépouiller. Un énième dysfonctionnement de l’administration a quelque peu retardé la mise en place des opérations de dépouillement pour la partie municipale.

Audrey GUIBERT (RN), qui participait à la tenue d’un de ces bureaux, s’énerve de l’attroupement qui se fait autour d’elle ; de ces gens qui veulent voir les premiers résultats.

Elle est surtout en colère de ce retard qui l’empêche d’exercer ses fonctions de responsable départementale du RN, alors que les appels se multiplient sur son téléphone, et qu’elle ne peut décemment pas les prendre.


D’autres têtes de liste sont déjà dans la salle : David FABRE, en grande discussion avec ses colistiers, toujours plein d’emphase, avec sa bonhommie, son accent et sa rondeur d’un homme du Sud-Ouest qu’on n’arrive pas réellement à détester. Lui se réjouit de son score qui sera plus haut que ce que tous les sondages pouvaient lui prédire.

Jean-Marc DEFRÉMONT, à la tête de la liste écolo-insoumise, se décompose au fur et à mesure que les résultats se précisent. Il change littéralement de couleur et devient livide.

Et Olivier VAGNEUX fait clairement la gueule parce qu’il a compris que sa vie politique s’arrêterait ce soir, au plus tard dans une semaine… Il a raté sa campagne, l’a sûrement aussi un peu sabordé tant il voulait que tout s’arrête.


Alexis IZARD, tête de liste En marche se trouve dans son QG savinien de la Grande-Rue. Entouré de Bernard BLANCHAUD et de Pierre GUYARD qui l’a rejoint sur sa liste, il se dit confiant mais reste en réalité extrêmement méfiant. Ce soir là, ils sont seulement deux à parfaitement comprendre ce qu’il se passe, et ni BLANCHAUD ni GUYARD ne sont de ces deux là.

Les sondages donnaient pourtant IZARD bien en tête, mais il s’inquiète de ce taux de participation à seulement 54 %. Il faut bien dire que cette élection s’est transformée en référendum anti-MACRON, et que le contexte politique national n’est plus du tout favorable à tous ceux qui se réclament du président.


Éric MEHLHORN, enfin attend péniblement dans son bureau. Il a encore pris une taille et son visage est toujours plus rouge et bouffi, mais sincèrement, plus personne ne voit la différence. Le blond de ses cheveux perd aussi en intensité ; il vieillit tout simplement. Il irait bien s’en griller une, voire même plusieurs. Mais ses proches lui conseillent de ne pas sortir tant que les résultats définitifs ne sont pas connus. Pourtant, il n’a pas réellement à craindre pour sa personne, d’autant qu’il n’a pas rencontré de franches hostilités durant sa campagne. Les gens auraient même plutôt tout oublié, et se montreraient presque compréhensifs.

Il est néanmoins anxieux et regarde frénétiquement sa collection de voitures de course et ses tableaux d’avions de chasse. Les SMS et les notifications défilent sur ses portables. Il sait qu’il joue gros. Les premiers résultats dans le Sud-Essonne ne sont pas super favorables à la droite. Son mandat de conseiller départemental aussi est en jeu ce soir. S’il perd, il devra retrouver un emploi. S’il gagne, il n’a plus qu’à tenir jusqu’à au moins 57 ans pour toucher sa retraite d’élu.

À ses côtés, se tiennent quelques uns de ses fidèles parmi lesquels Véronique, sa femme, dernièrement embauchée au cabinet du maire, Caroline COUTINHO, Alexis TEILLET ou encore Julien MIALLET qui ont fait le pari de miser sur MEHLHORN.

BÉNÉTEAU n’est pas là, mais il n’a pas finalement pas fait dissidence. ACHTERGAËLE non plus. Ils sont encore sur la liste, mais savent qu’on leur fera payer leur manque de soutien, et qu’ils seront très vite écartés.


Aucun sondage officiel n’est paru, même si trois partis en ont commandé un, réalisés fin 2020, qui ne seront dans aucun cas déclarés à la commission des comptes de campagne.

La liste En marche arrive toujours en tête avec 22 à 28 % des voix, suivie de la liste LR entre 18 et 24 %. la liste de gauche est créditée de 15 à 19 %. Celle du RN de 11 à 14 %. Enfin, la liste UDI est créditée de 6 à 9 % tandis que tous les autres sondés ont déclaré soutenir une autre liste. Dans tous les cas, celle de VAGNEUX n’a jamais été testée.


Dans la salle des fêtes, la tension monte. Des soutiens de DEFRÉMONT ont invectivé des colistiers du RN, en réponse à des provocations de ces derniers. La Police municipale, et quelques autres personnes du public, font barrage puis écartent gentiment les plus excités. L’un semble d’ailleurs carrément ivre, il est fermement reconduit dehors.

Un jeune journaliste d’EssonneInfo est là et interviewe Olivier VAGNEUX. Deux dames d’une soixantaine d’années, s’avancent, interrompent le candidat, et disent au journaliste que celui-là, il ne faut pas l’écouter, car il ne raconte que des conneries.

Trois élus de la majorité municipale, que l’on n’a jamais entendu en conseil, viennent aussi voir VAGNEUX, dont le score ne dépassera vraisemblablement pas 13 %, pour se moquer et le provoquer. Tout à coup, ils se sentent en position de force et se vengent et se libèrent de sept ans de vexations.


Entre temps, les premiers résultats par bureaux tombent. MEHLHORN dépasse les 30 % aux Gâtines et aux Marguerites. En Marche fait de bons résultats sur le Plateau, entre 26 et 28. FABRE, un très bon score à Grand-Vaux et aux Prés-saint-Martin. « Quel clientélisme a-t-il encore inventé pour obtenir ces résultats ? », se demande un ancien élu, fin connaisseur de la politique municipale.

L’écran de vidéoprojection de la salle des fêtes sort soudainement de son mode veille, éclairant tout l’espace d’un teinte bleutée.

La première diapo présente une photo de toutes les têtes de liste.

Ultime vengeance d’Armand STEIGER à l’encontre d’Olivier VAGNEUX, la photo de ce dernier est dégueulasse, datée, pixelisée au possible, sorti d’on ne sait où. Comme une vengeance du responsable des services d’information à l’encontre de celui qui a porté plainte contre lui pour détournement de fonds de l’ASLS Musculation ; des faits non établis par la Justice, de toute façon pour partie prescrits…

Le silence se fait, comme s’il se passait quelque chose de vachement important, alors que ce ne sont que les résultats du premier tour, et qu’il apparaît à l’avance que tous les candidats sont qualifiés pour le second tour…


Il est 21 heures 42 lorsque les résultats des municipales s’affichent sur l’écran. Ceux-ci ne sont pas encore officiels, et l’inscription « estimations » est précisée en face de chaque résultat, car il faut attendre que MEHLHORN descende pour les proclamer :

  • La liste LR/Libres/MODEM dissident, DVD et indépendants conduite par Éric MEHLHORN, arrive en tête avec 23 %.
  • La liste LREM/MODEM/PS, conduite par Alexis IZARD obtient 21,5 %.
  • La liste RN/DLF, conduite par Audrey GUIBERT, obtient 17,5 %.
  • La liste UDI, conduite par David FABRE, obtient 14,5 %.
  • La liste EELV/LFI, conduite par Jean-Marc DEFRÉMONT, obtient 13 %.
  • La liste Vivons Savigny autrement, conduite par Olivier VAGNEUX, obtient 10,5 %.

Un tonnerre d’applaudissements résonne quasiment instantanément dans la salle, venant d’un public très clairement acquis à MEHLHORN. Quelques membres du collectif Sauvons l’enfance de Savigny huent les résultats, mais leurs voix sont couvertes. Plus personne ne doute que MEHLHORN, arrivé en tête de ce premier tour, ne soit pas reconduit pour six ans de plus.

C’est alors que David FABRE demande au journaliste d’EssonneInfo présent de le suivre, s’avance jusque devant la scène mais ne monte pas dessus, et fait signe qu’il veut faire une déclaration. Certains lui cherchent un micro, mais FABRE fait signe qu’il n’en a pas besoin. La très grande masse de la foule se tait pour l’écouter ; plusieurs dans le public se moquent de lui sans même savoir ce qu’il va dire. Et en quelques mots bien pesés et bien préparés, il indique qu’il va proposer une union à Éric MEHLHORN pour le second tour, dans l’intérêt de Savigny et des Saviniens, et bla bla bla

Quelques uns sourient nerveusement, d’autres éclatent de rire. Peu comprennent que David FABRE est l’homme le plus sérieux du monde, et que cette alliance a déjà été préparée et actée par les états-majors des partis.

À SUIVRE !



Publicités

Savigny-sur-Orge : Daniel JAUGEAS, une « taupe » chez Debout la France (DLF) selon Nicolas DUPONT-AIGNAN

« Daniel, c’est une taupe chez nous. On en avait parlé, simplement que j’ai hésité à le virer parce que je ne voulais pas faire de drame maintenant, juste avant les élections. Mais c’est une taupe, c’est évident. Il est le vrai représentant de la municipalité chez nous, et pas l’inverse. (…) Moi, je l’invite nulle part. Mais simplement, il faut… Est-ce qu’on ne peut pas le… ? Je ne sais pas ce qu’on fait. On s’est posé la question vingt fois. (…) Mais on fera le ménage. (…) Moi, je veux bien le faire avant mais j’ai peur que ça… On va le faire juste après. Ne vous inquiétez pas. »

Source audio : https://vocaroo.com/i/s0yvLQ9UyJnz (cliquez sur le lien – peut nécessiter d’activer Adobe Flash en cliquant sur le symbole blanc au milieu du rectangle noir)

Nous sommes deux mois avant les élections régionales de décembre 2015. Ces quelques mots sont prononcés devant moi par Nicolas DUPONT-AIGNAN (NDA), président de Debout-la-France (DLF), en présence d’Hélène BRUNG, alors responsable DLF de la 7e circonscription et secrétaire générale adjointe du mouvement. Quelques années après, aucun « ménage » n’a été fait, mais il reste intéressant de voir quels termes emploie NDA concernant Daniel JAUGEAS, du moins devant moi.

Pour ceux qui ne sauraient pas trop qui est JAUGEAS, c’est le maire-adjoint à la Sécurité, étiqueté Debout-la-France, que vous pouvez souvent apercevoir en train de téléphoner, au volant de sa Toyota blanche municipale de fonction parce qu’en bon défenseur des produits français, il a fait acheter japonais. Il est régulièrement entouré de la Police municipale dont il se croît le chef, et c’est lui qui prend souvent des arrêtés liberticides prouvant en fait qu’il ne contrôle rien.

Je l’ai épinglé pour avoir déclaré une agence immobilière avec l’adresse de son voisin en début de mandat ; et aussi pour de détournement de fonds publics quand il utilise la Police municipale pour accompagner sa femme aux courses, ou quand il se sert d’agents des services techniques pour faire des travaux chez lui. J’ai plusieurs photos, et des témoignages concordants des accusations que je porte, y compris de personnels en mairie, mais les publier nuirait à mes sources qui seraient identifiables (et puis, je garde du biscuit, au cas où, même si j’ai choisi de ne pas feuilletonner plus)…

NDA aurait-il donc adapté son discours pour me faire plaisir ? Auquel cas Hélène BRUNG est drôlement bien rentrée dans son jeu quand elle s’est aussi mise à taper sur Daniel ! Pourquoi n’a-t-il pas tenu sa promesse de « faire le ménage » ? Est-ce lié au score de 12 % aux régionales dans la ville qu’il croît pouvoir lui devoir ? Pourquoi garde-t-il JAUGEAS dont il se méfie depuis des années, d’autant plus qu’il y a eu un autre élu DLF à Savigny : Jean-Charles HENRY ?

Électeurs DLF de Savigny-sur-Orge : voyez comment le président, du parti pour lequel vous votez, désavoue son représentant local. Comment pouvez-vous continuer de voter pour eux malgré cela ? Garder un tel homme va à l’encontre de toutes les autres convictions exprimées publiquement par NDA ; qui occupe ses places avec qui il trouve… Mais pourquoi ne lui rappellerait-on pas cette promesse, en vue des prochaines municipales ?

Dans tous les cas, avec l’investiture DLF ou pas, Daniel JAUGEAS, membre de la majorité municipale, n’a aucune crédibilité à incarner le souverainisme patriotique de NDA ! Sérieusement, où a-t-on déjà vu un président de parti défoncer autant un de ses adhérents ? Alors je l’écris : JAUGEAS est juste un opportuniste qui a pris une étiquette DLF pour compléter la jolie collection de MEHLHORN, et obtenir un poste d’adjoint au nom du pourcentage théorique qu’il aura apporté pour la victoire…


Pour écouter l’intégralité de ma conversation de 02 minutes 18 avec Nicolas DUPONT-AIGNAN (je précise que ce n’est pas un enregistrement pirate et que j’avais mon micro à la main ; d’autant que l’on entend dans la conversation NDA dire me fait confiance quand à ce que je vais publier sur mon blog) :

https://vocaroo.com/i/s1VPgFcOxDZo


DSCN99731

Daniel JAUGEAS exflitrant Éric MEHLHORN du forum des associations 2018



Bof convaincu par les vérités de Richard TRINQUIER, suppléant d’Éric MEHLHORN

Avez-vous remarqué qu’il y avait un grand absent lors de la réunion bilan de nos conseillers départementaux, le 31 mai 2018 ? Richard TRINQUIER, maire de Wissous, et suppléant d’Éric MEHLHORN. Et pour cause, l’édile wissoussien se fait relativement discret depuis sa mésaventure du 08 avril 2018, au cours de laquelle il avait tenté, plus ou moins éméché, de s’opposer à l’installation de gens du voyage à l’aide d’un katana


Sorti de garde à vue, le maire de Wissous a fait distribuer un courrier à ses habitants, vers le 20 avril 2018, pour leur livrer « ses » vérités ; les faits ayant été déformés par la vilaine presse macroniste, soumise aux ordres du pouvoir. (On rappellera que Richard TRINQUIER avait appelé à voter Marine LE PEN au deuxième tour de l’élection présidentielle après avoir parrainé Nicolas DUPONT-AIGNAN ; tout en soutenant François FILLON pour le premier tour puis l’UDI aux législatives…)

Lesquelles vérités ne me convainquent pas vraiment, même si  TRINQUIER n’a pas non plus tort dans certains éléments factuels qu’il dénonce (en l’occurrence, qui n’avaient jamais été mis en cause), que la Préfecture et la Police sont complètement larguée et impuissantes dans ces situations, et enfin que Wissous accueille deux aires pour gens du voyage, dont on ne veut pas ailleurs en Essonne, ce qui arrange bien certaines villes voisines ou proches comme Savigny.

TRINQUIER commence par rappeler qu’alors que Wissous possède deux aires d’accueil pour les gens du voyage, ceux-ci ont décidé de s’installer ailleurs, sur le parking d’une crèche. Qu’il y a déjà eu une première installation illégale à l’issue de laquelle il aurait été menacé de mort, et que c’est donc pour se prémunir de nouvelles menaces, voire d’une agression, qu’il a emporté son sabre dont il dit savoir se servir. Pourtant, dans la vidéo, il dit qu’il « n’a pas qu’une (arme) ».

Cette vidéo, qui reste malgré tout partielle et subjective, ne montre cependant ni agression spectaculaire, ni même TRINQUIER sortir son katana ; même si on pense le deviner au bout d’une minute. Pareillement, on ne voit pas le policier municipal sortir son arme pour défendre son maire. On s’étonne alors que TRINQUIER présente dans son courrier une arme saisie par la Police, cran de sécurité relevé, sans faire référence à sa propre arme de poing 9 mm


L’autre vérité qui ne tient pas concerne les 0,29 mg d’alcool par litre d’air expiré. Il faudrait d’abord voir combien de temps après les faits a été réalisé ce contrôle, qui ne tient donc pas compte de l’alcool déjà éliminé. Et de rappeler qu’à 0,29 mg/LAE, TRINQUIER était passible au volant d’une contravention de 4e classe (une amende, une suspension de permis jusqu’à 3 ans et 6 points en moins). Je ne comprends donc pas cette mention qui l’enfonce encore plus…

Car il doit être vachement fort son petit vin dominical pour pouvoir, avec deux verres à midi, lui coller encore 0,6 g d’alcool par litre de sang dans l’après-midi… On n’est plus sur du vin, mais des spiritueux ! Et de vous à moi, je pense qu’on n’en aurait pas voulu à TRINQUIER de dire qu’il avait pris plus que deux verres, parce que c’est dimanche, et qu’on fait tous moins attention ce jour là, surtout s’il y a plusieurs vins, encore plus quant il y a la famille…

L’ébriété est une notion subjective. Chacun tient plus ou moins bien l’alcool ; question de génétique et d’habitude. Ce n’est pas parce que TRINQUIER dit qu’il ne sentait pas ivre, qu’il ne l’était pas. Mais au-delà de ça, je trouve d’autant plus inquiétant que le maire de Wissous, se disant maître de ses moyens, aille menacer des gens avec un sabre ! Certes, TRINQUIER possède le surnom de « shérif », sauf qu’on n’est plus dans la terre sans-loi du Far-West de 1840 !


Notons enfin que le service communication du parti Debout la France est venu à la rescousse de Richard TRINQUIER pour appuyer sa version des faits, et surtout dire que les gens du voyage sont de vilains voleurs, ce qui justifierait qu’on puisse les menacer avec un sabre… Si j’étais complotiste, je trouverais même étrange la coïncidence entre l’altercation avec le jeune homme, et la présence de la caméra ; TRINQUER semblant même porter un micro-cravate…


Le courrier original tient sur deux pages. Il a été fusionné pour gagner de la place. (cliquez pour agrandir)



Savigny-sur-Orge ne connait pas le parallélisme des formes

La photo d’illustration provient du compte Facebook du maire de Savigny. On y voit tout à droite Daniel JAUGEAS, maire-adjoint à la Sécurité, tenant dans sa main une flûte de champagne, dont j’ai la faiblesse de penser qu’il la sifflera tôt ou tard ! (jeu de mots avec flûte et siffler ; vous aviez compris ?) Plus sérieusement, à Savigny, ni élus ni agents de l’administration ne connaissent le principe du parallélisme des formes. Pas très étonnant !

Alors je vais encore écrire qu’ils sont nuls, et cibler tant l’édile Éric MEHLHORN, que Stéphane DAVIN, responsable du Domaine des Affaires générales et du service juridique de la commune. Mais à juste titre, en tant que ce dernier a encore commis une faute professionnelle, qui pour le coup m’interroge sur ses compétences, et ses connaissances en droit administratif ; la règle du parallélisme des formes étant la base qu’on apprend dès le premier cours de droit public !

Qu’est-ce donc que le parallélisme des formes ? Une règle de droit qui dit qu’un acte administratif ne peut être remplacé que par un autre acte administratif. Dans l’exemple de cet article, le maire-adjoint Daniel JAUGEAS a pris un arrêté municipal, référencé n°17/342. Pour le supprimer, il conviendra donc de prendre un deuxième arrêté municipal qui rapportera (supprimera) ce premier arrêté. On ne peut pas dire : STOP, on arrête tout, il est annulé, on le raye !

Or, ce 11 décembre 2017 au matin, je me pointe en mairie pour consulter le registre des arrêtés du maire et surprise, l’arrêté n°17/342 pris par JAUGEAS pour obliger les épiceries savinienes à fermer à 22 heures en semaine, de manière à limiter la consommation d’alcool sur la voie publique, est absent du registre. Donc je me renseigne, et c’est ce pauvre Jordan HAYÈRE, que DAVIN envoie à sa place, qui me dit que l’arrêté a été annulé, et qu’il est rayé sur sa liste…

Sauf que précisions prises, aucun nouvel arrêté ne vise à remplacer le précédent. Donc en gros, le premier est toujours valable, sauf qu’on ne peut plus le trouver de manière, à ne pas pouvoir l’attaquer au Tribunal (il faut joindre à son recours la décision qu’on veut attaquer). Et connaissant la malhonnêteté de MEHLHORN, je ne serai pas surpris qu’il le resorte du placard la semaine prochaine, en disant qu’il n’a jamais été annulé. Oui, je sais, je suis complètement parano !

J’ai donc demandé au sous-préfet qu’il envoie une note à MEHLHORN et à DAVIN pour leur expliquer la règle du parallélisme des formes. Mais là aussi, j’ai des doutes quant au fait qu’ils la comprennent, déjà qu’ils n’ont pas compris en début d’année, le courrier de la préfète sur les nouvelles modalités de vote du rapport d’orientation budgétaire… Si je voulais vraiment gagner du fric, je demanderai 1000 € de frais de justice dans mes recours qui ne me coûtent rien…

Finissons en reparlant de Daniel JAUGEAS qui a vraisemblablement un problème avec l’alcool. Déjà c’est le mec du parti qui a fait un pacte de gouvernement avec LE PEN, qui dit vouloir faire respecter l’ordre mais qui conduit en téléphonant (à la main) ou dont les voisins dénoncent qu’il fait travailler certains services municipaux chez lui ou pour lui. Et surtout, c’est le deuxième arrêté qu’il prend pour faire interdire la consommation d’alcool en certains lieux de Savigny.

Si cet homme était vraiment de droite, et pas d’un opportunisme qui fait fi de toute science politique, il s’engagerait pour lutter contre le fléau de l’alcoolisme par exemple par une politique sociale et sanitaire accrue. Mais non, c’est le sécuritaire liberticide poussé à un degré de débilité extrême en tant que ce n’est pas parce que tu bois que tu es bourré. Et ce n’est pas parce que tu es bourré que tu te comportes mal. Mais si ça rassure l’électorat vieux bourgeois…

Je laisse donc jusqu’à mercredi 13 décembre au matin pour que MEHLHORN se bouge un peu, et prenne l’arrêté nécessaire à annuler ce premier qui a en plus pour titre « Arrêté portant adjonction au règlement général de la circulation et du stationnement sur le territoire communal » parce que les types sont tellement nuls qu’en plus de ne pas être capable de se relire, ils abusent du copier/coller. Passé le délai, je ne m’emmerde pas avec un recours gracieux ; je vais au Tribunal administratif et je demande peut-être même des sous !