Archives du mot-clé dette

Conseil départemental de l’Essonne : la masturbation intellectuelle face à l’incompétence

Ce mercredi 06 juin 2018, le Conseil départemental organisait une réunion publique à Savigny, consacrée à la question de la stratégie de transition énergétique pour l’Essonne à l’horizon 2040 par l’habitat et l’aménagement durable. Seul petit problème, ni la transition énergétique, ni l’habitat, ni l’aménagement ni même le logement ne sont des compétences départementales obligatoires. Bref, juste l’occasion de se dire écolo !

En effet, depuis la loi NOTRe de 2015, la seule compétence obligatoire du Département qui rejoint ce thème est la « contribution à la résorption de la précarité énergétique ». Alors certes, il peut le faire, de manière facultative ou optionnelle, car ce sont désormais soit les intercommunalités, soit la Région, soit même la Métropole du Grand-Paris, qui sont en charge de ces compétences. Mais est-ce intelligent, au vu de l’état des finances du Département ?

L’Essonne n’aurait pas plus de 900 millions d’euros de dette (et on rappellera que c’est la droite qui a commencé à endetter le Département la première pour les cent premiers millions) et serait au mieux de la gestion de ses compétences obligatoires, que ce serait certainement une bonne idée de consacrer des moyens pour des réflexions à destination de ceux qui ont la compétence. Car dans l’intérêt des citoyens, autant ne pas se concurrencer lorsqu’il y a une tête désignée.

Or, ce n’est pas le cas, et nous sommes uniquement dans le plan communication du président DUROVRAY qui veut juste foutre son nom et sa gueule à un maximum d’endroit, limite maladivement du fait d’un égo insatiable. Encore une fois, la propension de DUROVRAY à vouloir parler du futur, outre que ça fait bien de dire qu’on se projette à moyen et long terme, n’a d’égal que son incapacité à régler les questions qui s’imposent à nous au présent.

Je finis avec un peu de psychologie de bazar : en se projetant en 2040, DUROVRAY cherche d’une part à se convaincre de l’utilité du Département en tant que force de proposition. Il essaie surtout de trouver un moyen de rendre le Département indispensable dans un certain avenir, afin de justifier qu’on ne doive pas le supprimer ; comme si cela allait changer quelque chose. Tout à fait entre nous, je pense même que cela dessert sa cause, en étant hors-sujet…

Alors je ne dis pas que c’est mieux de réfléchir au revenu de base, comme le font 13 départements socialistes. Mais c’est en tout cas une problématique du présent, qui rentre dans les compétences du Département. Et puis tout le cérémonial que veut DUROVRAY, et qui n’existait pas avec GUEDJ, de ces réunions soi-disant publiques, mais où il faut s’inscrire en envoyant un courriel au service du Protocole, qui emploie inutilement plusieurs personnes…




Sur l’absence de vision budgétaire de la municipalité de Savigny-sur-Orge

Les chiffres, on peut leur faire dire ce qu’on veut, tout dépend de ce qu’on veut en faire. Il n’empêche que je me pose des questions de savoir si c’est une gestion de bon sens ou de bon père de famille qui vous amène à estimer sur les résultats d’une année précédente, et pour un budget consolidé 2017 de 68 343 000 €, 6,075 millions d’excédent de fonctionnement, 1,745 million € de déficit investissement et 3,113 millions € de reste à réaliser.

Sauf que l’avantage (ou la manipulation) de volontairement trop prévoir en fonctionnement, au détriment de l’investissement est que vous pouvez vous féliciter d’un montant d’épargne brute fort, donc d’une capacité d’autofinancement importante, donc d’une capacité de désendettement théorique faible. Parmi tous ces restes à réaliser, n’y aurait-il pas d’ailleurs quelque manœuvre préméditée de cavalerie budgétaire, tant dénoncée par la droite départementale ?



Mais intéressons-nous plutôt au Plan pluriannuel d’investissements (PPI) 2017-2020. Et commençons par regarder, sans commentaire aucun, ce que la municipalité prévoyait de dépenser en 2017 pour la seule année 2017, puis pour 2017-2020.


Regardons maintenant ce qu’on estime, en 2018, avoir dépensé en 2017, et comment le PPI s’en trouve modifié pour les trois années qui restent. Je vous propose ensuite mes commentaires, qui tendent à prouver que la municipalité ne contrôle rien.


Sur le budget 2017, estimé en 2018 dans l’attente du Compte administratif

Une dépense de 700 000 € de cadre de vie est apparue.

Le PPI véhicules a été doublé  : de 300 000 € prévus à 600 000 €.

Le PPI Informatique a été doublé aussi : de 200 000 € prévus à 460 000 € réalisés.

Le divers a été économisé : de 380 000 € à 140 000 €.

L’entretien des autres bâtiments également : de 450 000 € à 350 000 €.

Mais l’entretien des bâtiments sportifs a explosé : de 200 000 € à 700 000 € !

L’agenda adaptabilité a été augmenté : de 400 000 € à 600 000 €.

Le PPI des cours d’école a coûté 110 000 € de plus : 660 000 € dépensés pour 550 000 € prévus.

Mais l’entretien des bâtiments scolaires a aussi explosé : de 400 000 € à 1 960 000 € !

Les façades de l’école Kennedy ont disparues ! (1 million € budgétés).

Quant à la réhabilitation complète de l’école Ferdinand-Buisson, elle aura au moins un an de retard puisque seulement 40 000 € ont été dépensés par rapport aux 750 000 € prévus.

==> Comment dès lors expliquer toutes ces dépenses supplémentaires, alors qu’il y a un million d’euros en plus !


Sur le PPI pour 2018 à 2020

Une rubrique Cadre de vie est apparue, c’est à dire qu’ils ne savent pas trop où caser leurs dépenses, sous quelle couleur…

Le PPI véhicules a été gonflé en 2018, mais diminué en 2019 et 2020. C’est mauvais signe, parce qu’ils manqueront sûrement de fonds en 2019 et 2020.

Le PPI Informatique est logiquement légèrement revu à la baisse. Les investissements divers aussi.

L’entretien des équipements sportifs est légèrement revu à la baisse de 200 000 €, logique vu les 500 000 € dépensés en plus en 2017.

Les fonds pour la rénovation urbaine de Grand-Vaux sont diminués de 1 700 000 € à 750 000 € !

Les crédits pour le renouvellement du mobilier scolaire sont encore augmentés de 200 000 €.

L’argent pour la rénovation des bâtiments scolaires est diminué de 400 000 €. Mais on rappellera que cela laisse un manque de 1 560 000 € par rapport à ce qui avait été pensé en 2017 !

Enfin, la réhabilitation de Kennedy passe de 6 250 000 € prévus à 6 800 000 €, maintenant pensés. Pourquoi cette augmentation ?


Bilan des différences

2 millions € d’investissement en cadre de vie sont apparus !

Le PPI Informatique diminue de 50 000 €.

Le PPI véhicules augmente de 80 000 €.

L’entretien des autres bâtiments augmente de 70 000 €.

Les investissements divers diminuent presque de moitié de 1 160 000 € à 630 000 €.

La réparation des équipements sportifs augmente de 300 000 €.

L’entretien du Parc des sports augmente de 140 000 €.

La rénovation urbaine de Grand-Vaux perd 930 000 € de financements (de 1 900 000 € à 970 000 €)

Le renouvellement du mobilier dans les écoles augmente de 60 000 €.

Le PPI cours d’école augmente de 310 000 €.

L’entretien des bâtiments scolaires explose de 1 960 000 € ! (de 1 600 000 € à 3 560 000 €)

Les façades de l’école Kennedy (1 800 000 €) ont disparues, sûrement réaffectées ailleurs. Mais où ?

La réhabilitation de Ferdinand-Buisson diminuerait de 60 000 € ; mais ce n’est pas le résultat auquel on arrive en additionnant les chiffres de la page précédente !!!


Ce que je veux dire au travers de cet article est que l’actuelle majorité municipale ne gère pas mieux que la précédente. Sauf qu’elle a le mérite de ne pas emprunter 3 millions d’euros chaque année, tout en gaspillant autrement celui qu’elle a, au nom du mythe que la dépense publique nous rend service.

C’est faux, et je vous invite en 2020 à choisir une autre gestion municipale ! Et ce qui me désespère est que je n’arrive pas à vous faire comprendre qu’on vous prend pour des cons, et que c’est votre argent, de vos impôts… Allo ! Non, mais allo quoi !



Est-ce bien la vie qui a fait mourir Grain d’Orge, ou ne l’a-t-on pas un peu aidée ?

Vous souvenez-vous du journal Grain d’Orge ? Ce trimestriel toutes boîtes aux lettres qui participait à l’évangélisation* de Savigny-sur-Orge en alliant actualités locales et dossiers religieux, écrits à destination d’un large public ? Alors non pas que ce journal soit mort, mais il est en coma ; distribué scotché dans un amas de publicités, et composé quasi-exclusivement d’articles hyper-religieux… Je le trouve devenu pénible à lire, et je me demande : qui le lit encore ? Même moi ne fait plus que le survoler.

Je voudrais commencer par revenir sur le terme d’évangélisation. Grain d’Orge n’était pas fait pour dire aux gens de devenir chrétiens, ce sans quoi les plus douloureuses souffrances d’un enfer leur serait promises. Mais pour pouvoir mettre un peu de christianisme, écrivons apporter un peu de Jésus, là où il n’est pas. Et puis c’était pratique pour tous ceux qui voulaient contacter la paroisse par rapport à leurs différentes démarches ou demandes, parce que numériquement, on reste mauvais avec un site qui n’est pas très didactique ni très ergonomique…

Mais Grain d’Orge avait deux gros défauts :

  • (1) il ne disait pas toujours du bien de la mairie, et ô combien de fois, des conseillers municipaux de la majorité, chrétiens pratiquants, Élise ALOUR ou Gérard MONTRELAY sont venus nous dire que tel article (particulièrement ceux que j’écrivais) ne plaisaient pas : sur le mur anti-bruit, sur le Tram-train Massy-Évry, sur le cinéma l’Excelsior, sur la piscine…
  • (2) il était indépendant de la paroisse et donc du pouvoir temporel des prêtres, à qui si nous laissions volontiers la parole, n’étaient pas maîtres du journal ni du contenu de ses publications. Et à l’heure où les prêtres ont de moins en moins d’influence, certains vivent mal l’égalité entre tous les croyants qui a été rappelée par le concile Vatican II.

Bref, officiellement de ce qu’il en a été dit tant à l’équipe de rédaction qu’expliqué aux distributeurs du journal, Grain d’Orge est passé sous le giron de la paroisse pour deux raisons :

  • (A) il n’était plus viable économiquement, ce qui est vrai parce que le journal a fini avec une dette d’environ 1600 euros, non sans avoir changé deux fois de formules en quatre ans.
  • (B) le directeur de publication et rédacteur en chef, Bertrand WITTMANN, souhaitait arrêter après une trentaine d’années de bons et loyaux services, et il n’y avait personne pour reprendre le journal.

Je voudrais donc simplement faire profiter au plus de monde possible d’un échange de SMS avec le prêtre responsable de secteur, le Père Thierry DAVID, et Bertrand WITTMANN, propriétaire du journal, prouvant que je me suis proposé de reprendre le journal, ce qui ne signifie pas pour autant que c’était une bonne idée, et que le journal aurait davantage perduré.

C’est plus facile de l’écrire après coup, mais je pense que j’aurais quand même su trouver le temps (qui pourtant me manque beaucoup), l’argent, et que j’aurais su la part des choses entre mon combat politique et une information politique (parce que parlant de la Ville) objective. Toujours est-il qu’il n’y a jamais eu de rendez-vous pour parler de la suite du journal. Et je redis aussi que je m’étais proposé de reprendre la dette du journal à mon compte.

Tout cela pour écrire que je ne pense pas que ce soit « la vie » qui soit responsable de la mort (plus exactement du coma prolongé) de Grain d’Orge, mais bien d’autres volontés et intérêts.

Oui, j’ai parlé dans un autre article d’un financement par subvention municipale des cloches de l’église sainte-Thérèse, mais ce n’est qu’un des projets auxquels la paroisse espérait que la Ville contribue.

Mais aussi l’ai-je eu mauvaise de lire cet éditorial du centième journal de secteur, dont la portée est limitée parce qu’il ne s’adresse qu’aux cathos-cathos de Savigny-Viry, parce que je ne suis pas d’accord avec ce qu’en dit le Père Thierry !

Et en restant entre nous, nous favorisons un communautarisme voire une consanguinité malsaine, qui fait que l’Église va continuer de se réduire, parce qu’au lieu d’aller dans le monde, nous restons plus lâchement entre nous, en attendant que des gens viennent à nous.

Or, si justement nos prêtres valorisent la communication interne, à la communication externe, c’est parce qu’ils se rendent aussi compte que nous ne sommes pas suffisamment forts pour sortir de nos marges de sécurité confortables.

Et puis en même temps, les gens sont saoulés de religion à cause des problèmes de laïcité, écrivons plutôt des problèmes causés par l’islam, qui malgré tout sont religieux…

Avec en plus ce que je considère être un problème, en ce que nous n’arrivons pas ou plus à transformer la foi de tradition des croyants, en foi de conviction(s).

Et je le réécris, je suis effrayé de ce que nous proposons au catéchuménat (la préparation aux sacrements chrétiens), où nos prêtres sont trop souvent absents, parce que nous sommes trop souvent encore des païens et que ce n’est pas ça le christianisme ; et combien de fois ne me suis-je pas dit qu’à la place des catéchumènes (ceux qui préparent les sacrements), j’aurais foutu le camp.

Bref, ce sont des anniversaires contrastés que je fête sur mon secteur pastoral, parce que la véritable information des chrétiens se meurt…

Parce qu’on étouffe sous une tradition qui ne fait plus toujours sens, et que nous relayons naïvement, avec malheureusement selon moi, toujours la réalité que des gens viennent au christianisme pour être cadré ! Mais alors qu’est-ce qu’on fait des chrétiens de conviction ?



Savigny-sur-Orge n’a manifestement trouvé personne pour écrire ses bulletins municipaux

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de bulletins municipaux pendant des mois à Savigny-sur-Orge ? Pour faire des économies, admettons mais non, puisqu’il y en a un nouveau qui vient de paraître pour trois mois (janvier-mars 2016). Parce que c’était une période d’élections ? Non, puisque MEHLHORN a rédigé une lettre sécuritaire pour inviter à voter PÉCRESSE. Alors pourquoi ? Parce qu’il n’y avait plus de journaliste à Savigny !

En effet, depuis le 04 août 2015, soit la parution du dernier bulletin municipal (comme si la personne en poste jusque-là avait claqué la porte ou été mise dehors), la Ville recherchait un journaliste/reporter pour écrire sa communication : « Nous faisons des choses, mais vous ne les voyez pas parce qu’on ne sait pas communiquer. C’est pas qu’on est incompétent, mais c’est comme le Gouvernement, on ne sait pas vous expliquer que ce qu’on fait est plein de bon sens... »


Le service communication sous l’autorité du cabinet du maire

C’est donc qu’ils sont tous aussi nuls les uns que les autres à la lecture du nombre incroyable de coquilles qu’ils ont laissé passer après avoir tous retravaillé ce dernier numéro… Il faut bien que la communication soit sous tutelle dès fois qu’elle se montrerait objective. Par exemple sur la dette (avec toutes les coupes, seulement 1,3 M € en moins) ou la rétrocession des compétences (en évitant de dire qu’on y laisse des plumes à plusieurs centaines de milliers €).


« Votre activité de Conseil des services municipaux »

Savigny est bien une technocratie dans laquelle les élus sont tellement incapable de quoi que ce soit qu’il demande au service communication de conseiller les services. Donc soit c’est pour truquer les images, faire du montage et donc de la propagande fausse ! Soit c’est qu’effectivement, il y a besoin d’un sang neuf pour expliquer aux services ce qui ne va pas dans leur fonctionnement ; des dysfonctionnements devenus normaux aux yeux des autres…


« La diversité et la spécificité des publics » : savoir parler aux vieux

Pour ne pas froisser trop la gauche, on va consacrer une page au secteur associatif et à l’environnement. Pour le reste, on parle à la droite dès fois qu’on parviendrait à reprendre des voix à l’extrême-droite avec le thème de la sécurité (on va armer la Police municipale qui n’aura pas plus le droit de se servir de son arme mais on va l’armer) et des finances (tout ce qu’on fait est génial et plein de bon sens, mais on ne vous dit pas tout parce que c’est trop compliqué).


L’identité de la Ville et la diversité des publics

Le bulletin nous propose une vision idéalisé de Savigny : où parle-t-on de la pauvreté existante à Savigny, de la vie dans les quartiers les plus défavorisés, des routes et des trottoirs qui ne sont pas refaits, des commerces trop absents où auxquels on ne peut pas se rendre à cause du stationnement, de l’enfance, de la jeunesse, de la culture, du sport… ? J’ai beau vivre à Savigny, je ne me reconnais pas dans ce document qui est une publicité mensongère.


Si le bulletin municipal, qui est un vrai document de propagande, vous rassure, c’est tant mieux pour vous. Si vous avez l’impression qu’il vous cache la réalité de la situation et ne vous parle pas de vos attentes (un mot sur la santé ou le cinéma), interrogez-vous et parlez-en.


Offre-SSO