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Sur les 5 heures 30 d’auditions libres d’Olivier VAGNEUX du 13 janvier 2021

Bon, je ne vais pas vous cacher qu’elles se sont plutôt mal passées, et que j’ai encore une fois, fini signalisé (prise de photos et d’empreintes), ce qui n’est que la troisième…

Cela ne s’est pas tellement mieux passé au Tribunal administratif le lendemain où l’on me demande 2000 euros de frais de Justice, ce qui est cher payé pour obtenir la mise en place de commissions de contrôle financier, même si au moins, je l’aurais obtenu !


Mon sentiment est que je n’ai absolument pas convaincu l’officier de police judiciaire (OPJ) et qu’il va produire des conclusions selon lesquelles il pense que je suis coupable.

Au passage, pendant l’audition, j’ai eu l’impression d’être filmé par la webcam qui a été changée de place pendant la pause méridienne parce que je n’étais pas dans le bon angle le matin.

La prochaine fois, pour la plainte que BLANCHAUD doit déposer contre moi (il m’a dit qu’il attendait un rendez-vous), rappelez-moi de m’asseoir sur la chaise qui n’est pas face à la caméra.

J’aurais sinon dû oser changer de chaise…

Au moins sinon ai-je appris que ma plainte sur le corbeau avançait et qu’il y avait eu une première audition. Bon après, tant qu’ils ne demandent pas aux hébergeurs (dont l’affaire TRUMP nous révèlent qu’ils sont en fait des éditeurs), nous n’avancerons pas d’un iota.


Sur la première plainte, pour violation du secret de l’instruction,

il s’agit d’un « article 40″ (du CPP), c’est-à-dire que c’est la procureure qui s’est autosaisie à la suite de la dénonciation de la juge d’instruction agissant dans le cadre de ses fonctions.

Donc en face de moi, l’officier de police judiciaire m’affirme, non sans qu’il m’ait reproché de le prendre de haut parce que je lui ai dit que le droit pénal était de stricte interprétation, que j’ai enfreint l’article 114-1 du code de procédure pénale, lequel dispose que :

« Sous réserve des dispositions du sixième alinéa de l’article 114, le fait, pour une partie à qui une reproduction des pièces ou actes d’une procédure d’instruction a été remise en application de cet article, de la diffuser auprès d’un tiers est puni de 10 000 € d’amende. »

Or là, impossible d’arriver à lui faire comprendre que le fait d’avoir effectivement mentionné des informations issues des pièces reproduites ne valait pas diffusion de pièces ou d’actes de procédures au sens strict de cet article…

Encore moins que je ne pouvais pas être poursuivi pour des faits d’atteinte au secret professionnel parce que je ne suis pas un professionnel, soumis à cette obligation…


Sur la deuxième plainte, pour diffamation,

Il s’agit d’une plainte déposée par Christophe-Reynald MICHEL pour un commentaire de mon article du blog du 03 octobre 2020 dans lequel j’écris :

« MICHEL est gentil. Mais il est dans le déni des saloperies contre-républicaines qu’il a faite, entre autres aux Prés-saint-Martin, pour espérer gagner cette élection. »


J’invite donc M. MICHEL à se constituer partie civile, aux fins que je puisse faire valoir devant les magistrats du siège à la fois l’exception de vérité des distributions réalisées par la liste « Osons Savigny », en infraction de l’article L.106 du code électoral, et déclarées dans son compte de campagne, donc admises en tant qu’opérations électorales pour obtenir des suffrages.



Mais à la fois l’exception de bonne foi par rapport à ce qui s’est passé à la mosquée, et a minima, l’appel à voter contre moi. Et nous attendons toujours que M. DEFRÉMONT, dont le permis de construire a été annulé par le Tribunal administratif, exécute le jugement !


Sur la troisième et dernière plainte, pour harcèlement moral,

il s’agit d’une plainte de DEFRÉMONT, qui est en boucle sur deux mots d’un article du blog du 13 juillet 2020, pour lesquels il m’a déjà poursuivi pour injures publiques, et pour lesquels la procureure a déjà classé l’affaire pour infraction insuffisamment caractérisée.

J’ai définitivement acquis la conviction ce lundi 13 juillet 2020 que DEFRÉMONT se comportera comme un connard.

ce lundi 13 juillet au soir, je me rends compte que Jean-Marc est un salaud.

Et donc il dit que je le harcèle, et que je dégrade sa qualité de vie.

J’ai répondu qu’il vaudrait mieux pour cet élu fragile qu’il démissionne s’il ne supporte pas la pression induite par le cumul de 4 mandats qui lui rapportent 6 500 euros brut par mois. Le pire étant que c’est lui qui est allé les chercher, et que personne ne l’a forcé.


À suivre, mais je ne vous cache pas que je ne suis pas forcément très rassuré pour la suite, dans la mesure où j’ai cru ressentir que l’OPJ était plutôt à charge.

Il ne comprenait désespérément pas la réalité du fonctionnement du Conseil municipal, et me reprochait de parler de DEFRÉMONT et pas de l’équipe municipale. J’ai essayé de lui expliquer que c’est le maire qui signe les arrêtés, les décisions et qui fixe l’ordre du jour des délibérations qui seront quoiqu’il arrive approuvées par les 27 moutons de la majorité. En vain…

Il ne comprenait pas non plus que je puisse continuer à commenter la vie politique sur mon blog, alors que j’avais une place au Conseil municipal, sous entendu il n’y a qu’un seul lieu pour la démocratie qui est l’assemblée communale. Je lui ai demandé de me trouver les compte-rendus des débats du Conseil municipal. Il n’a pas saisi que j’ai beaucoup plus d’impact avec ces articles de blog, lus par 1000 personnes tous les jours, qu’en Conseil, où personne ne va.

Enfin, il m’a dit qu’aider la police, comme je prétends vouloir faire, ce serait de déposer moins de plaintes (alors qu’on avait passé la journée sur les plaintes des autres), je lui ai répondu que ma vision d’aider la Police, c’était de défendre plus de moyens pour plus de locaux et plus d’enquêteurs pour pouvoir traiter toutes les plaintes. Ambiance…

Je termine en considérant qu’il serait à mon avis même du genre à considérer que cet article viole le secret de l’enquête préliminaire. Or, je ne fais, là aussi, pas partie des personnes tenues au respect de l’enquête préliminaire, au titre de l’article 11 du code de procédure pénale.



Des limites à la démocratisation de l’Église catholique

Si l’Église catholique devait être un régime politique, alors il conviendrait de la qualifier, davantage que de théocratie, d’autocratie des évêques.

Ceci après avoir été une autocratie du pape, en dépit des doctrines nationales qui ont cherché à organiser les églises locales en autonomie du pape.


En termes d’organisation, il est toujours plus simple de ne confier le pouvoir politique qu’à un seul homme, avec la limite que celui-ci choisit la direction qu’il veut prendre

Et toujours plus compliqué d’aller dans le sens d’une minorité lorsque démocratiquement, la majorité a choisi d’aller dans une autre direction.


Parmi les fondements de la doctrine politique de l’Église, il y a cette idée et cet idéal d’unité de l’humanité, pour laquelle doit être pris la décision politique.

On le retrouve par exemple exprimé dans la parabole de la brebis perdue qui raconte l’histoire d’un berger qui a 100 brebis et en perd une, et laisse les 99 autres pour aller la retrouver.

Autrement écrit, l’Église vise 100 % d’adhésion.


La démocratie est loin d’être parfaite.

C’est le meilleur des régimes connus pour paraphraser CHURCHILL (« le moins pire des régimes que nous avons essayés »)


La démocratie directe est plus juste que la démocratie indirecte.

Mais elle n’est jamais totalement directe, à compter du moment où elle devient représentative.

La démocratie directe qui élit ses représentants au scrutin proportionnel est en plus très généralement ingouvernable.

La Grèce antique, ou la Suisse, avec leurs limites fonctionnaient dans l’esprit, parce qu’elles ne concernaient que respectivement 40 000 et 200 000 personnes (par canton).

Demeure en plus le problème de celui qui se désintéresse à la politique et refuse de jouer le jeu, mais également celui qui n’en est pas capable (avec tout ce qu’on peut mettre derrière ce terme).


En France, le président est aujourd’hui élu par 18,67 % de la population autorisée à voter.

Dans ma commune, le maire est élu par 11 % de la population autorisée à voter, et il dispose de 78 % des sièges.


J’entends ceux qui réclament plus de démocratie dans l’Église.

Mais j’ai aussi conscience que ma vision politique du christianisme est minoritaire.


Actuellement, j’ai un évêque qui ne va pas dans mon sens.

Mais je peux le critiquer parce que c’est la vision d’un seul homme.

Et je peux en même temps proposer une autre vision, en espérant le convaincre.

Tout en lui rappelant de ne pas m’oublier dans l’idéal de conviction des 100 %.


Si demain, on met en place une vraie démocratie, qui décide à partir de l’adhésion du plus grand nombre, c’est à dire dont l’idéal passe de 100 % à 50 % et une voix,

non seulement, je me retrouverais automatiquement en minorité, mais en plus et sauf à défendre que 90 % des autres ont tort, et que je suis le seul à avoir raison, je n’aurais plus ce pouvoir de critique…

Je pourrais donc bien toujours continuer de proposer, mais avec le sort qu’on réserve aux minorités.


Enfin, je me méfie beaucoup des conseils de l’évêque, dans lesquels on placerait des laïcs.

Parce que les laïcs seront évidemment choisis en fonction de leur degré de soumission ou de servitude volontaire.

Et nous aurons alors pire, sous une apparente façade de démocratie et de souveraineté populaire, la décision des clercs, enregistrés par une chambre de laïcs faire-valoirs.


En conclusion, je pense que tout en avançant doucement vers plus de démocratisation, l’Église ne doit pas devenir une démocratie.

Et que les chrétiens doivent mieux s’organiser en groupes d’influence pour faire valoir leurs idées auprès de leurs décideurs.

Mais qu’une vraie démocratie dans l’Église sera encore pire pour les minorités qu’une autocratie, à plus forte raison du fait de l’évolution politique du peuple de Dieu.



Archives – Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : Dominique DAUVERGNE, déjà candidat il y a 31 ans !

À l’époque, l’écologiste Monsieur DAUVERGNE (c’est lui le colleur en diésel de DEFRÉMONT qui se fait engueuler par les riverains des panneaux d’expression libre) était encore socialiste (comme Jean-Marc d’ailleurs qui le sera jusqu’en 2015).

Et il faisait alors concurrence à la liste Verte conduite par Stéphane LE PONT, laquelle obtiendra d’ailleurs plus de voix que la liste ESTIVILL (PS dissidente) sur laquelle Dominique DAUVERGNE figurait en 1989.

Un jour que je discutais avec Jean-Marc, il me parlait du potentiel électoral écolo de Savigny. Et même si DEFRÉMONT m’a vendu qu’il était écolo parce qu’il avait fait le Larzac dans sa jeunesse (ce qui en y réfléchissant, mais je suis un peu lent, ne veut absolument pas dire qu’il est écolo), je me demande sincèrement dans quelle mesure tous ces gens sont réellement écologistes.

Pas tant à cause des quatre passages en diésel par jour pour recoller, au motif que c’est pour cela que RÉDA aurait gagné les législatives. Mais par exemple, parce qu’il n’y a rien d’actif dans leur soi disant engagement écologiste contre Linky. Et nous en parlions le jour des vœux du maire où DAUVERGNE a simplement repris à son compte l’action de son parti, qu’il n’applique pas à Savigny, parce que je ne l’ai jamais vu agir contre Linky dans notre commune.


Il y a trente-et-un ans.


Maintenant.


En trente-et-un ans, on note le recentrage de l’homme, en tout cas sur les photos !


Je ne sais pas ce que je ferai dans 31 ans.

Et même si mon métier consiste à rentrer par la cheminée après qu’on m’ait viré par la fenêtre, la porte de derrière, la porte de devant et la porte du garage, je ne suis pas certain qu’il soit sain de s’accrocher autant en matière de démocratie.

Avec le suffrage de 1 électeur sur 8 après 7 ans d’engagement, je suis quand même conscient que les Saviniens n’adhèrent pas à mon projet politique. Je ne rentre pas dans la considération schizophrénique que les gens votent pour des partis pour pouvoir s’en plaindre.

J’espère ne pas faire comme Dominique DAUVERGNE, et que je ne chercherai pas à revenir dans 31 ans, non pas parce que mes idées ne valent pas le coup, mais parce que le Peuple m’a déjà exprimé trois fois qu’il ne voulait pas de moi. Nul n’est prophète en son pays.



Scandaleuse récupération politique : tous les élus ne sont pas Jean-Mathieu MICHEL, maire de Signes (Var)

Un maire est mort ce lundi 05 août 2019.

Possiblement assassiné par deux ouvriers mécontentements que l’édile leur ait demandé de rembarquer les gravats qu’ils étaient en train d’abandonner au bord d’une route.

Au moment de repartir avec leur fourgon tôlé, ils auraient fait une manœuvre pour reculer leur fourgon, et ont heurté l’élu de 76 ans, qui se trouvait dans leur angle mort, et n’a pas survécu.

Depuis, les réactions hypocrites ne cessent de s’enchaîner.


De MACRON qui ne peut d’ordinaire pas voir les maires élus depuis plus de trois mandats, à l’exception de quelques uns de ses copains, pourtant élus depuis le siècle dernier, comme COLLOMB. Le président aime tellement les maires qu’il continue de diminuer les dotations des communes, mais aussi de créer des intercommunalités, et d’y transférer les dernières compétences des maires. Il leur est juste reconnaissant de lui avoir sauvé son Grand débat.


À tous les autres élus, qui tout à coup se sentent solidaires de leur « collègue » de l’autre bout de la France, alors qu’à cause de l’intercommunalité, ils ne peuvent déjà pas voir le maire d’à côté.

Et puis, vous deux types de réactions :

  • cela aurait pu être moi. À six cents kilomètres près.
  • je risque ma vie tous les jours. Surtout quand je reste planqué dans ma tour d’ivoire.

Et de là, de longues déblatérations et complaintes qu’il faut être gentil avec son maire, parce qu’il est bénévole, et que ce n’est pas facile, et que les gens sont méchants, et qu’il ne faut pas dire quand il fait quelque chose de mal.


Dès lors, plusieurs réflexions.

Un maire est certes bénévole, quoique indemnisé, mais personne n’a forcé personne à être maire. C’est d’ailleurs tellement compliqué avec la campagne, les comptes, l’élection… Que les maires qui se plaignent, et qui veulent nous apitoyer, démissionnent. Il se trouvera toujours quelqu’un, peut-être moins compétent qu’eux, pour faire leur travail.

Un maire moralisateur se doit d’être irréprochable. Puisque TRUMP libère la parole raciste, un maire qui enfreint ouvertement la loi encourage ses administrés à le faire aussi. Je ne sais pas si Jean-Mathieu MICHEL était parfait. Mais avant de critiquer les dépôts sauvages, que nos élus regardent aussi leurs propres dépôts sauvages.

Oui, les électeurs sont clientélistes, et veulent tous deux ralentisseurs avant et après leur maison, et même que si le maire refuse, alors non seulement, le râleur ne votera plus pour lui, mais il dira en plus à tous ses amis de ne pas le faire. Comme des parents avec des enfants, il appartient au seul maire de fixer des limites, et de ne pas commencer avec ses copains.

Un maire doit pouvoir être critiqué. Cela s’appelle la démocratie. Personne n’est à l’abri de faire une connerie. Sauf que dans le cas d’une mairie, c’est fait avec de l’argent public par des personnes rémunérées avec de l’argent public. Est-ce se rendre service que de taire des dysfonctionnements qui pourraient cesser, voire être corrigés.

Ce n’est pas facile d’être maire. Mais à quoi servent alors tous les personnels, les formations, les différentes sociétés de conseil et d’expertise ? Un maire qui veut est capable d’apprendre et de comprendre, parce qu’il reste possible de lui expliquer. Mais c’est aussi plus facile de se plaindre, et de se survendre, parce qu’on fait quelque chose de difficile !


En conclusion, je trouve cette solidarité de circonstance assez déplacée.

Dans la période électorale, nos maires ont là un prétexte idéal pour communiquer et se faire plaindre, en jouant sur un phénomène d’identification assez malsain.

C’est tout le problème de la politique contemporaine, et qui s’est vue avec l’élection de MACRON : on nous fait voter par et pour l’émotion, plutôt que par et pour la raison et les convictions. Et le pire dans tout cela, est que ça trompera bien les petites gens…